Cultures

Pommes d’Alsace

Mangez des pommes (Natti)

Publié le 26/09/2019

Mardi 22 octobre, les consommateurs alsaciens ont rendez-vous avec natti, la variété de pomme qu’une poignée de producteurs alsaciens dorlotent depuis maintenant trois ans dans leurs vergers. La saison devrait durer deux à quatre mois.

C’est une sorte de speed dating qui se prépare entre la variété natti et sa cible, le consommateur alsacien. En effet, cette variété présente de nombreux atouts (lire en encadré), parmi lesquels un regroupement des calibres et de la maturité. « Natti sera mûre entre le 1er et le 5 octobre, avec un gros potentiel de récolte en première passe, puis entre le 10 et le 15 octobre », estime Rudy Hecky, arboriculteur à Steinseltz et président du Groupement d’intérêt économique (GIE) Pom’Est, qui a été créé pour gérer la plantation et la promotion de cette variété. Les 250 tonnes de pommes attendues cette année seront donc distribuées en plateaux ou barquettes de six fruits en GMS et en restauration hors domicile (RHD) via les grossistes habituels à partir du 22 octobre. Un concours de la plus belle mise en avant en rayon sera organisé. Et, la semaine d’après, la gamme sera complétée par du jus de pomme natti, pressé par la société Sauter Pom’or. 15 000 bouteilles de jus, issu des écarts de tri, notamment d’un producteur victime d’un épisode de grêle. « Nous faisons un lancement un peu façon Beaujolais nouveau pour marquer le coup et avoir un maximum d’impact, parce que la saison ne va durer que quatre mois au maximum », indique Maurice Dubois, responsable commercial de la société Alsace Fruits, fondée par Rudy Hecky pour mettre en marché les fruits des producteurs qui ont peu à peu rejoint cette société.     Programme de plantation triennal Les premières plantations de natti ont été effectuées il y a trois ans, il y en a encore eu l’année dernière, puis cette année. Avant une pause. Histoire d’évaluer comment natti est perçue par le marché visé. « Si les retours des consommateurs sont positifs, il y aura une prochaine vague de plantations », explique Rudy Hecky. Retrouvez ce lancement en images :  

Publié le 26/09/2019

Le groupe mondial Corteva Agriscience vient d’inaugurer à Cernay la nouvelle unité de conditionnement de son fongicide « naturel » : InatreqTM active. Avec cette innovation, l’entreprise a comme ambition d’apporter des solutions efficaces pour l’agriculteur et conformes aux attentes sociétales en matière de protection de l’environnement.

Plus de « naturel » pour protéger les cultures agricoles. C’est avec cette promesse que l’entreprise mondiale Corteva Agriscience a développé son nouveau fongicide contre la septoriose : InatreqTM. Une molécule dont la substance active provient de produits naturels obtenus par fermentation. « Grâce à son mode d’action unique, InatreqTM offre aux agriculteurs un nouveau moyen de lutte durable contre des maladies de céréales. Il s’agit de la première nouvelle famille de molécule lancée pour la protection des céréales depuis plus d’une décennie », explique le directeur Europe du Nord de Corteva Agriscience, Éric Dereudre. Connaissez-vous notre solution #fongicide pour le traitement des maladies des #céréales ?➡️ Il s'agit du 1er nouveau mode d'action fongicide pour céréales ?mis sur le marché depuis 15 ans : un dérivé de produits naturels obtenus par fermentation.#Thread pour + d'infos ⬇️ pic.twitter.com/b4gYv3NzHK — Corteva France (@CortevaFR) September 19, 2019   Ce nouveau produit sera exclusivement fabriqué et conditionné à partir du mois d’octobre dans l’usine de Cernay, au sein d’un atelier flambant neuf de 4 000 m2 spécialement construit. Un investissement de 20 millions d’euros qui doit déboucher sur la création de cinquante emplois dans les quatre années à venir. La commercialisation du produit auprès des agriculteurs est prévue à l’horizon 2020-2021, le temps d’obtenir toutes les autorisations de mise sur le marché (AMM) dans les différents pays européens. Soutenir une agriculture « durable » La concrétisation de ce projet suscite énormément d’enthousiasme parmi les dirigeants de Corteva Agriscience comme le souligne la vice-présidente des opérations, Susan Lewis : « Nous avons l’ambition d’aller vers une agriculture plus durable qui permette aux agriculteurs de répondre aux enjeux alimentaires et aux attentes des consommateurs qui veulent des produits de plus en plus naturels. InatreqTM est à nos yeux un produit exceptionnel dans la mesure où il utilise un tout nouveau mode d’action. Une première depuis 50 ans. » Les équipes techniques de Corteva Agriscience ont en effet réussi à stabiliser une bactérie pour extraire cette molécule qui reste néanmoins associée à des produits issus de la chimie dans sa formulation finale. « C’est un peu comme un produit cosmétique naturel dans lequel il y a toujours quelques excipients », relativise Éric Dereudre. Il poursuit : « Progressivement, on réussira à développer d’autres produits à base de matières actives naturelles et sortir de la chimie. Mais tout cela demande du temps et de la recherche. Et surtout, il faut que cela reste efficace et économiquement viable, pour notre entreprise comme pour les agriculteurs amenés à les utiliser. »

Publié le 13/09/2019

Alors que la filière française de houblon s’est réunie il y a peu pour ses premières assises nationales, l’heure est à la récolte dans toutes les houblonnières de France. Une production française qui progresse du fait de la hausse des surfaces avec l’arrivée de nouveaux houblonniers, mais qui s’annonce en retrait en volume pour 2019 du fait de la sécheresse estivale.

La campagne 2019 s’annonce moyenne par rapport aux cinq dernières années et en baisse par rapport à 2018. L’objectif de production national, à 900 tonnes, ne sera pas atteint cette année. On s’avoisine vers les 870 t en raison de la sécheresse qu’a connue la France cet été. Les conditions fraîches en fin de cycle jusqu’à la récolte devraient cependant permettre de diminuer légèrement l’impact des fortes chaleurs. La production française progresse en dehors des bassins historiques (Alsace et Nord), avec le développement du houblon hors de ces territoires, tiré par une demande pour des bières incorporant des houblons locaux. Avec des projets d’installation compris entre 0,5 et 8 ha, de nouveaux échafaudages houblonniers font leur apparition dans le paysage, signe du renouveau du houblon français. L’arrivée de nouveaux producteurs va permettre d’augmenter la production française, et de favoriser l’approvisionnement en houblon en circuits courts des brasseurs. En Alsace plus spécifiquement, la campagne houblonnière a été assez difficile. Le printemps a été marqué par des températures fraîches et de fortes attaques de mildiou primaire. Les houblonnières ont ensuite souffert des effets conjugués de la canicule et de la sécheresse. Les premières variétés les plus précoces ont commencé à être récoltées le 28 août. Le strisselspalt, variété emblématique de la région, a commencé à être décroché des houblonnières à partir du 7 septembre. Et la récolte a ensuite pris son rythme de croisière. Difficile pour l’heure de dire ce que réserve le millésime 2019, tant en termes de quantité que de qualité. « Une chose est sûre, avance Bernadette Laugel, c’est que les résultats seront très différents d’un terroir à un autre. C’est souvent le cas en année climatique hors normes. Donc d’autant plus après deux années atypiques. » Sécher à point nommé La qualité du séchage constitue un point crucial de la récolte du houblon. La liane, qui peut atteindre 8 m de long, doit être préalablement coupée, puis les cônes sont séparés de la liane et des feuilles, et séchés avec précaution. Le séchage est un point critique, car il conditionne en partie la qualité aromatique du houblon. Il s’agit donc pour les producteurs de savoir trouver un juste équilibre afin d’optimiser le séchage tout en protégeant l’intégrité physique du cône afin de préserver la lupuline, qui confère arômes et amertume à la bière. Le taux d’humidité maximum du produit fini est défini par FranceAgriMer, opérateur de l’État qui certifie tous les lots qui seront commercialisés en France ou à l’étranger. Une nouvelle architecture pour la filière Les premières assises de la filière houblonnière se sont tenues le 22 et 23 août 2019 à Obernai. Un acte fondateur qui a été l’occasion de présenter la nouvelle architecture de la filière : « Le renouveau du houblon sur tout le territoire français impose une nouvelle organisation de la filière pour répondre à ses enjeux à l’horizon 2022 », précise Bernard Ingwiller, président de l’Association générale des producteurs de houblons de France (AGPH). L’Institut technique du Houblon voit le jour, une interprofession InterHoublon est créée, et la marque France Houblon est lancée. Cette dernière devient le nom de la filière française de houblon. Son objectif est de repositionner le houblon comme ingrédient central et singulier dans la fabrication de la bière, de développer sa notoriété sur le marché intérieur et de sensibiliser le consommateur aux enjeux de la filière.

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