Cultures

Ferme Pulvermühle à Volgelsheim

Savourons les fruits et légumes bios d’Alsace

Publié le 10/10/2016

La première journée consacrée à la marque « Fruits et légumes bios d’Alsace » s’est déroulée mardi 4 octobre à la ferme Pulvermühle à Volgelsheim. Issue d’un partenariat entre l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace et l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace, elle a été créée dès 2011.

Cette première journée destinée aux professionnels avait pour objectif de mettre en avant la marque « Fruits et légumes bios d’Alsace » auprès des acheteurs de tous les circuits de distribution implantés dans la région : magasins 100 % bios, grossistes spécialisés bios, grossistes mixtes, grande et moyenne distribution. L’objectif était de présenter la filière fruitière et légumière bio alsacienne, ses spécificités, ses contraintes et ses dynamiques de développement. La marque a pour objectif d’aider les consommateurs à retrouver rapidement les fruits et légumes de la région grâce à un visuel qui date de 2005 et qui est désormais bien connu. Elle se démarque de son homologue rouge par sa couleur verte et la présence du logo bio européen (« eurofeuille ») et du logo AB (logo bio français). On peut ainsi la retrouver sur les cartons d’emballage des producteurs partenaires (les fameux cartons « verts »), mais également sur divers supports de communication, comme des jupes de palettes et des guirlandes. « On sème, on plante, on récolte » Cette journée s’est déroulée dans un contexte où les produits bios, dans la production comme dans les ventes, semblent susciter un enthousiasme croissant. Que de chemin parcouru depuis la fin des années 1960 ! À l’époque, la ferme Pulvermühle à Volgelsheim était pionnière en la matière. Pas étonnant que cette journée se soit déroulée sur le site de la famille Schmidt. « Mon père, victime des produits de traitement, a pris conscience de l’intérêt de changer sa façon de travailler. Au début, le bio concernait l’arboriculture, la polyculture et l’élevage. Il n’y avait « que » 13 hectares. Je me suis installé en 1984 et l’entreprise a poursuivi son développement. Aujourd’hui, nous sommes quatre associés et nous travaillons sur 97 ha, dont 45 ha de légumes, 45 ha de grandes cultures et 7 ha avec des arbres et des haies. Nos parcelles sont en effet entourées d’arbres. C’est notre ADN », explique Dany Schmidt. La ferme travaille avec un grossiste distributeur allemand depuis 35 ans. Une façon d’écouler 50 % de la production. Les autres 50 % sont vendus localement. 98 % de la production sont destinés à l’alimentation humaine dans un circuit le plus court possible. La ferme propose des produits toute l’année grâce aux serres sous abri, notamment un bâtiment qui fonctionne depuis le mois d’août dernier. « En production légumière, le travail est désormais perpétuel. On sème, on plante, on récolte. Il n’y a plus de temps mort. Là, cette parcelle de courgettes a été semée après le 15 août. Nous avons pu le faire grâce aux conditions météorologiques. Les récoltes se font tous les jours, sauf le dimanche. Nous écoulons les produits sur des marchés spécifiques. Nous allons travailler jusqu’à ce qu’il gèle », ajoute Dany Schmidt qui emploie quinze salariés à temps plein, mais également dix à vingt saisonniers suivant les années. Une dynamique de conversion régulière Produire toute l’année est nécessaire pour répondre à une demande croissante. À l’image de la ferme Pulvermühle, il y a aujourd’hui plus de 600 fermes bios en Alsace. Elles représentent 7 % de la surface agricole utile (SAU). Et des filières sont à la pointe. 20 % des vergers sont conduits en bio dans la région, 13 % des légumes. « Nous connaissons une dynamique de conversion régulière et un peu plus soutenue depuis deux années. La production biologique est désormais présente sur une grande diversité des circuits de distribution : la vente directe, les magasins spécialisés, les grandes et moyennes surfaces ou encore les artisans et commerçants. Cela permet de répondre à une augmentation de la demande. Cette augmentation a été de 15 % en 2015 et nous suivons la même courbe en 2016. Il y a une attente forte et une demande sociétale pour des produits bios, mais surtout des produits bios et locaux », assure Julien Scharsch, président de l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba). Les professionnels engagés dans la production biologique veulent répondre à cette demande et aux attentes des consommateurs en privilégiant une production de haute qualité. Pour y parvenir, ils comptent proposer à leurs interlocuteurs (grossistes, distributeurs) un partenariat durable et sur du long terme pour continuer à progresser tant dans la qualité que dans la quantité. Ils comptent également s’appuyer sur leurs premiers partenaires, l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla) et l’Opaba. « Nos relations sont très bonnes comme en témoigne la visite d’essais effectuée cet été ici même où une cinquantaine de producteurs, des bios et des conventionnels, ont échangé et travaillé ensemble. Nous avons une image à défendre et à promouvoir. La réussite des uns sera la réussite des autres. Le développement du bio est dans l’air du temps. Il doit répondre à des attentes fortes. En Alsace, notre organisation commune entre producteurs, grossistes et distributeurs permet de le faire. Tout le monde joue le jeu avec le soutien des collectivités ». Doris Burger, arboricultrice bio à Steinseltz et responsable de la commission « fruits » à l’Opaba, a également témoigné positivement. « Il y a actuellement 124 fermes en production fruitière bio en Alsace sur 248 ha et 7 ha en conversion, soit 20 % des vergers de la région. Nous sommes très attachés à la marque « Alsace ». Cette lisibilité permet de repérer nos produits et de faciliter leur écoulement auprès des consommateurs. Après une année 2015 difficile à cause de la sécheresse, 2016 est également compliquée avec toute cette pluie. Pour autant, nous proposons une variété de fruits incomparable. À l’image de nos pommes, dont les variétés ne sont pas forcément connues, mais plus faciles à produire en bio. Quoi qu’il en soit, la demande est là, il faut s’adapter. » D’autant plus que des conversions sont en cours et seront réalisées en 2017.

Blé d’hiver en Alsace

Semer à la bonne densité

Publié le 09/10/2016

Arvalis-Institut du végétal et la Chambre d’agriculture comparent depuis plusieurs années les réponses à la densité de semis de deux types de blé tendre d’hiver : les lignées et les hybrides.

Une fois le choix de la variété effectué, il convient de régler son semoir à la bonne densité. L’impact de la densité de semis peut jouer plusieurs rôles selon la date de semis. Rappel de quelques règles : un semis réalisé dans la première quinzaine d’octobre aura un développement plus avancé avant l’hiver. Le nombre de talles sera potentiellement plus important. Dans ce cas, il est utile de ne pas semer trop dense. Pour un semis tardif, par exemple après le 1er novembre les conditions de levée peuvent être plus difficiles en fonction du climat. Pour prendre en compte le risque de perte à la levée et le plus faible tallage on augmentera un peu la densité de semis. On connaît les risques de semis trop clair qui limite le tallage et par conséquent le nombre d’épis potentiel donc le rendement. On connaît aussi les risques de semis trop dense : verse, apparition des maladies favorisée, diminution de la fertilité et du poids des grains. Tout cela en plus de l’augmentation du coût en semences. Les enseignements des essais Les essais réalisés en petites parcelles comparent les réponses de deux types de variétés, lignée ou hybride, semées à quatre densités différentes (100 à 350 grains/m2). Selon les années, les lignées sont : rubisko, cellule, diamento ; et les hybrides : hyxpress, hyfi, atoupic. Les résultats prennent en compte les essais de Pfettisheim (67), Logelheim (68) en 2013, Gimbrett (67), Ensisheim (68) en 2014 et Dingsheim (67), Galfingue (68) en 2015. L’année 2016 est trop atypique pour pouvoir être incluse dans les résultats pluriannuels. Le graphique 1 présente les rendements bruts en fonction du peuplement réel, qui peut être différent de la densité de semis. Chaque résultat est exprimé par rapport au rendement maximum de chaque essai, ce qui permet de comparer les lieux et les années entre elles. En termes de rendement brut, on voit peu de différence entre les réponses des lignées et celles des hybrides. Pour obtenir un rendement à 98 % du rendement maximal, la courbe des lignées arrive à un plateau entre 240 et 320 grains/m2 et celle des hybrides entre 200 et 300 grains/m2. Si on sème plus clair, le fait de diminuer la densité de semis des hybrides à 150 grains/m2 permet même de rester à 96 % du rendement maximal, contre environ 94 % pour les lignées. Le moins qu’on puisse dire est que cela est assez proche entre les deux types de variétés. Pour aller plus loin, il faut s’intéresser à l’aspect économique, donc au rendement net, c’est-à-dire coût de la semence déduite. Le graphique 2 présente les réponses à la densité en rendement net, en exprimant toujours chaque résultat par rapport au rendement maximum de chaque essai. Les hypothèses retenues pour les calculs sont : PMG de 48 grammes pour les lignées coût des semences certifiées en lignées de 75 €/quintal coût de la dose des semences hybrides de 70 €/500 000 grains prix de vente du blé à 150 €/tonne. La plage optimale de densité de semis pour les lignées est assez large car elles peuvent être semées de 200 à 300 grains/m2 pour obtenir des rendements nets proches. Pour les hybrides, il ne faut pas trop densifier car le coût élevé des semences situe l’optimum de densité se situe entre 120 et 175 grains/m2. Ce que l’on retient On n’observe pas de différence nette de valorisation de la densité entre les lignées et les hybrides testés. L’autre point remarquable des essais est la capacité de compensation du blé tendre aux effets de peuplement. Le rendement maximal est le plus souvent atteint en suivant les recommandations de densités de semis, mais l’abaissement des densités de semis ne pénalise que très rarement les rendements. Le tableau 1 présente les conseils de densité de semis des lignées pour la région Alsace en fonction de la date et des conditions de sol. Au vu des résultats présentés ci-dessus et de l’expérience locale, les chiffres sont relativement sécuritaires. S’il est possible de réduire ces chiffres pour les hybrides comme pour les lignées, le coût de la semence est moins un facteur à prendre en compte dans le cas de ces dernières. Par contre, pour les hybrides, il est vivement conseillé de diminuer d’au moins 30 % la quantité indiquée. Un outil d’aide à la décision est disponible gratuitement sur le site d’Arvalis-Institut du végétal pour faire le bon choix de densité de semis. Vous le trouverez en allant sur : www.arvalis_infos.fr ou en cliquant directement sur le lien : http://oad.arvalis-infos.fr/densitesemis/etape1.asp.

Développement de l’agriculture biologique en Alsace

Le soja bio voit loin

Publié le 06/10/2016

Les surfaces dédiées à l’agriculture biologique progressent chaque année en Alsace. Si la viticulture, l’élevage ou les cultures légumières sont les plus représentés, la filière soja bio offre des perspectives intéressantes pour les agriculteurs souhaitant valoriser au mieux leur production.

N’est pas bio qui veut. Si l’agriculture biologique grappille chaque année plus d’hectares en Alsace (voir encadré), elle reste d’abord une filière de personnes convaincues par la démarche et l’agronomie, et conscientes du travail supplémentaire que cela demande. Car la tentation de se convertir pour bénéficier d’abord des aides à la conversion existe. Et si l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba) et la Chambre d'agriculture d’Alsace (CAA) souhaitent que le « bio progresse », c’est sur des bases solides. « Il ne faut pas aller à l’aveugle dans le bio. Il faut d’abord passer par un pôle d’expertise du pôle conversion de la Chambre qui analysera la solidité du projet. Sinon, c’est le risque d’un échec quelques années plus tard », prévient Véronique Klein, agricultrice bio en Alsace Bossue et présidente de la commission agroécologie à la CAA. Si l’objectif des 10 % d’exploitations bios en 2020 en Alsace est toujours présent, il ne sera donc pas atteint à n’importe quel prix. « Nous avons déconseillé à certains agriculteurs de se convertir. Économiquement, cela ne tenait pas la route alors que c’est le plus important. Nous pouvons trouver des débouchés pour quasiment toutes les productions, mais cela ne suffit pas. Il faut par exemple bien calculer et optimiser ses charges de mécanisation, forcément plus importantes qu’en agriculture conventionnelle. Dans mon cas, j’ai intégré une Cuma, ce qui permet de mutualiser les moyens, mais aussi de pouvoir souffler de temps en temps », témoigne Véronique Klein. Aujourd’hui, elle souhaite lever les a priori qui subsistent sur le bio. « Il est temps de sortir de l’image d’Épinal où l’agriculteur fait tout à la main. Le bio est plus technique que le conventionnel ; on doit tout analyser car on n’a pas de moyen de secours. Le bio n’est plus une niche désormais. L’ère philosophique sur le sujet est passée. L’approche est bien plus pragmatique qu’avant », estime-t-elle. Une structure peut ainsi être de taille importante en agriculture biologique, sans pour autant basculer dans l’industrialisation tant redoutée par beaucoup d’observateurs. « À partir du moment où le cahier des charges, le lien au sol et le bien-être animal sont respectés, on peut être grand et bio. Ce n’est pas incompatible », poursuit Véronique Klein. Elle prend comme exemple Lactalis, aujourd’hui très présent sur le marché du lait bio, qui valorise, en moyenne, les 1 000 litres de lait à 450 euros. Et plutôt que de voir une « bulle » se créer autour du bio avec un effondrement des prix à la clé, le groupe laitier ne prend actuellement plus d’agriculteurs en conversion afin « de ne pas surcharger le marché », précise la présidente de la commission agroécologie à la CAA. « Il faut anticiper » Un raisonnement qu’applique également l’entreprise allemande Taïfun, basée à Freiburg, qui est spécialisée dans la production de tofu bio. « Nos objectifs de l’année vont être dépassés avec un tonnage plus important que prévu, entre 4 000 et 4 500 tonnes selon nos dernières estimations. Nous reprendrons des producteurs bien sûr, mais d’ici un an ou deux. Le temps de se convertir en somme », souligne Fabian Van Beesten, conseiller culture chez Taïfun. C’est principalement grâce à cette entreprise allemande que la filière soja bio s’est développée en Alsace. Sur les 29 producteurs de soja bio dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin - pour une surface de 300 hectares -, 12 sont sous contrat avec Taïfun. Parmi eux, la ferme Pulvermühle, à Volgelsheim, convertie en bio depuis les années 1960 et productrice de soja depuis dix ans. Une culture que le gérant de la ferme, Dany Schmidt, soutient fortement après l’avoir « regardée de loin » pendant des années. « Le soja est une culture qui s’enherbe rapidement et facilement. On se disait toujours que le jour où l’on saura avoir des cultures légumières propres, on fera du soja. Et un jour, on a appris. » Ses associés et lui en produisent 20 ha sur les 97 ha que compte l’exploitation. Comme pour le soja conventionnel destiné à l’alimentation humaine, le soja bio livré à une industrie agroalimentaire doit être le plus propre possible, mais aussi le plus riche en protéines ; c’est en effet le taux de protéines qui détermine le volume de tofu produit. Pour arriver à un soja bio le plus qualitatif possible, un seul mot d’ordre : l’anticipation. Tant pour la préparation du sol, que pour les faux semis, le semis (pas dans des sols inférieurs à 15 °C) et le binage ; ce dernier point étant considéré par Dany Schmidt comme le « nerf de la guerre » pour la conduite du soja. Il recommande d’effectuer un premier binage « à l’aveugle » cinq à six jours après le semis, « dans une bonne fenêtre météo » précise-t-il, puis un deuxième binage quelques semaines plus tard. « Ces deux premiers binages sont déterminants pour la propreté de la culture », explique-t-il. Pour la récolte 2016, il a dû biner jusqu’à fin juin. « Avec le printemps pluvieux, le travail était plus compliqué, même dans des sols légers comme ici. Après, il faut être clair : le zéro adventice n’existe pas, même si on réussit à faire de très belles choses. » Cette année, le rendement de son soja bio devrait avoisiner les 35 q/ha, avec de bons taux d’humidité et de protéines. De quoi satisfaire le cahier des charges de Taïfun, à cheval sur la qualité du soja qui lui est livré. « Nous appliquons les normes européennes en matière d’agriculture biologique. Mais moi, je suis plus strict. Notre débouché est une voie alternative et de qualité. Je veux conserver cela comme ça », indique Fabian Van Beesten. 16 000 tonnes de tofu en 2030 Si Taïfun se fournit en soja en Autriche, en Franche-Comté, en Bourgogne, dans le Bade Wurtemberg, au sud de Berlin (grâce à des variétés plus précoces), et un peu hors d’Europe, c’est bien le soja alsacien qui offre selon elle les meilleures teneurs en protéines. Un potentiel que souhaitent développer l’Opaba et la CAA dans les années à venir. « Avec la plaine que nous avons en Alsace, on s’est dit que nous devions être en mesure de proposer quelque chose. Le soja a en plus l’avantage de ne pas être cher à produire comparé à d’autres cultures, et bénéficie d’une très bonne valorisation. Et si nous ne produisons pas localement, d’autres le feront », fait ainsi remarquer Dany Schmidt. Un point à ne pas négliger quand on connaît les objectifs fixés par Taïfun pour les quinze prochaines années. De 7 000 tonnes de tofu bio produites aujourd’hui, l’entreprise allemande entend faire monter ce chiffre à 16 000 t en 2030, soit une augmentation de plus de 100 %. Avec un niveau d’exigence toujours aussi drastique. Toujours à l’image du soja conventionnel, la récolte reste une étape essentielle pour la propreté de la matière première, tout comme le stockage. Dans le cas de Taïfun, ce dernier est assuré par un producteur de soja allemand situé à quelques kilomètres de l’usine de production. « Il assure le nettoyage, le stockage et le séchage », précise Fabian Van Beesten. « On peut par contre nettoyer une première fois avant la livraison s’il y a beaucoup de mauvaises herbes. À partir de 20 % de mauvaises herbes, j’estime que c’est trop et que l’agriculteur doit faire quelque chose. » Pour obtenir de bons taux de protéines, et donc de bons rendements, Taïfun mise sur des semences choisies par ses soins. Le producteur de tofu bio met un point d’honneur à gérer toute sa filière, dès le semis. « Cela nous permet d’assurer la qualité de notre produit », justifie Fabian Van Beesten. Une politique qui porte ses fruits vu les bons résultats enregistrés d’année en année. Sur les 200 livraisons que reçoit Taïfun à chaque campagne, seules une ou deux s’avèrent manquer de protéines. « Et à chaque fois, cela résulte d’un problème d’inoculation », constate le conseiller culture. De petits désagréments qui n’empêchent pas Taïfun d’entretenir d’excellentes relations avec ses 100 producteurs, tous sous contrat. C’est même un élément essentiel de la philosophie de l’entreprise ajoute Fabian Van Beesten : « Avant l’aspect économique, nous cherchons d’abord à établir des relations humaines, durables et sincères avec nos agriculteurs. Aujourd’hui, je les connais tous personnellement. Quand je m’engage avec l’un d’entre eux, je veux un travail à long terme, avec un plaisir à produire ensemble. Dans une filière comme la nôtre, la qualité doit être à tous les niveaux. »

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