Cultures

Alsace Destination Tourisme - Horticulteurs et pépiniéristes alsaciens

La nouvelle convention de partenariat est signée

Publié le 26/10/2016

Alsace Destination Tourisme (ADT) la filière horticole alsacienne (Flhoreal), et l’Union régionale des pépiniéristes et horticulteurs d’Alsace (Uphoral) ont profité des dernières Folie’Flore de Mulhouse pour signer leur convention de partenariat pluriannuelle.

Cette convention a pour objectif de faire connaître davantage le rôle des horticoles auprès des communes dans le cadre du label « Villes et Villages fleuris », et des particuliers, par le concours des Maisons fleuries, élargi aux catégories socioprofessionnelles telles que les hôteliers-restaurateurs, les viticulteurs et l’ensemble des prestataires touristiques. La convention a été engagée au titre des années 2016 et 2017 porte sur 16 000 euros d’aides allouées par l’ADT à la filière horticole. Une somme qui permet de financer notamment la campagne de communication autour d’Elsass Geranium, l’espace animation des Folie’Flore 2016 et 2017, des formations pour les communes non labélisées, et diverses manifestations (marché aux plantes du parc zoologique et botanique de Mulhouse, le salon du Jardin et Fête des Plantes, la Fête des plantes d’automne à Schoppenwihr). À noter que pour l’année 2016, un accent particulier a été mis sur la nouvelle catégorie des potagers fleuris. Initialement créé par l’association « Fleurs et Plantes d’Alsace », ce concours vise à récompenser les jardins potagers remarquables d’un point de vue esthétique et présentant une grande diversité de légumes et de fleurs associée. Une « qualité de vie » Le président délégué de l’ADT, Vincent Debes, voit le label « Villes et Villages fleuris » comme une « vraie marque de qualité de vie et d’attractivité des territoires. Fleurissement, développement de la palette végétale et mise en valeur paysagère participent fortement à la qualité du cadre de vie dans nos communes et répondent à une large attente de la population », souligne le président délégué de l’ADT, Vincent Debes. « Le fleurissement sert à tout le monde. C’est une question de qualité de vie », résume pour sa part le président de Flhoreal, Christian Romain. En Alsace peut-être encore plus qu’ailleurs. Depuis plusieurs décennies, le fleurissement des villes et villages - symbolisé par l’emblématique géranium - s’est progressivement inscrit dans le paysage bas-rhinois et haut-rhinois. Et même si le nombre d’entreprises horticoles a chuté d’un tiers ces dix dernières années, la filière conserve un poids économique important : 60 millions d’euros de chiffre d’affaires, 120 entreprises et 800 salariés, soit 5 % de l’emploi agricole en Alsace. Une tendance que tous les professionnels du milieu souhaitent bien évidemment voir perdurer dans les années à venir. D’où l’intérêt pour le président de l’Uphoral, Paul-André Keller, de « développer et réhabiliter le fleurissement » auprès des communes et des consommateurs.

Publié le 25/10/2016

Cette année, les prairies sont passées de l’état de marécage à celui de steppes arides. Et le maïs ensilage, après avoir végété sous l’eau, a failli griller au soleil. Les silos sont néanmoins remplis, et plutôt bien. Quant au foin, il faut bien s’en accommoder…

Il paraîtrait qu’il va faire froid cet hiver… Quelle bonne nouvelle ! Parce que c’est par l’hiver dernier doux qu’ont commencé les turpitudes traversées par les prairies alsaciennes en 2016 : « Avec la douceur hivernale, elles ont commencé à pousser tôt, puis, il ne s’est quasiment jamais arrêté de pleuvoir. Si la récolte n’a pas été faite le 7-8 mai, l’un des seuls créneaux qui s’est ouvert, elle s’est éternisée », rappelle Laurent Fritzinger, conseiller agricole à la Chambre d'agriculture d’Alsace. Ce n’est finalement que fin juin-début juillet que les foins ont pu être rentrés. Et quel foin ! Dépassé en stade, souvent couché par les excès d’eau, donc maculé de terre… Et puis, brusquement, tout s’est inversé. Une chose incroyable s’est produite : il s’est arrêté de pleuvoir ! Complètement. Si bien que « ceux qui avaient pu faucher en mai ou en juin ont encore eu de belles repousses, mais si les foins ont été faits mi-juillet, il n’y a pas eu de repousse, ou très petite, car après le 15 juillet, il n’y a quasiment plus eu de pluie », indique Laurent Fritzinger. Le coup de chaud de fin août-début septembre a fini de rendre les repousses misérables. « C’est dommage parce qu’au départ toutes les conditions étaient réunies pour faire une récolte de regain superbe. Mais finalement les prairies ont grillé parce que toute l’eau du printemps était inaccessible aux prairies qui puisent l’essentiel de leur ressource en eau dans les dix premiers centimètres du sol. Il y a donc eu très peu de repousses estivales et automnales. » Autre conséquence du manque d’eau : dans les prairies pâturées, l’herbe ne pousse plus depuis mi-août. Les conditions permettent aux bêtes de rester à la pâture, qu’elles n’abîment pas, mais il faut compléter leur alimentation en les affourageant avec le foin de piètre qualité récolté précédemment. Fauché avec un mois de retard, au moins ne fait-il pas défaut. Mais, à lui seul, il ne nourrit pas suffisamment les bêtes et il faut donc compléter les rations avec de l’énergie : « Certes il remplit la panse, mais il ne nourrit pas plus, voire moins, qu’une bonne paille », assène Laurent Fritzinger. Ensilage de qualité Pour le maïs ensilage, le scénario est relativement similaire, mais pas les conséquences. Leur démarrage les pieds dans l’eau s’est traduit par des décalages de semis, des pertes de pieds, et surtout dans les zones où il se fait traditionnellement beaucoup de maïs ensilage, rapporte Laurent Fritzinger. Au final, 10 à 30 % de rendement en moins, et des maïs au gabarit plutôt court du fait de leur végétation durant le mois de mai. Du coup, bon nombre d’éleveurs ont dû ensiler plus de parcelles que d’habitude pour remplir leurs silos, ou acheter du maïs ensilage pour compléter leur propre récolte. Autant de maïs qui va manquer à la collecte de maïs grain. La qualité de ce maïs ensilage, récolté dans de bonnes conditions, est satisfaisante, avec un bon rapport épi-plante entière.

Filière maïs semences

Pourvoyeuse d’emplois

Publié le 24/10/2016

La filière maïs semences prend de l’ampleur et crée de plus en plus d’emplois dans son sillage. De 15 en période creuse, le personnel de l’usine de Marlenheim passe à 70 personnes pendant les quelque huit semaines que dure la réception à l’usine. Pour répondre à cet appel d’air, le Comptoir agricole a fait confiance à Germa Alsace, une entreprise de travail temporaire d’insertion.

Ils sont 50, de tous âges et de tous horizons. Ils, ce sont les 50 salariés intérimaires que Germa Alsace a recrutés pour le compte du Comptoir agricole. Parmi eux, il y a 25 % de femmes : « J’y tenais, elles apportent une certaine dynamique au groupe », confie Élizabeth Pracht, conseillère emploi chez Germa Alsace, qui a participé au recrutement de ce vivier de main-d’œuvre. En les regardant travailler, elle désigne un jeune homme, qui ne ménage pas ses efforts pour trier le maïs semences sur la table d’effeuillage : « Le travail l’a transformé, sourit-elle. Cela lui a permis de reprendre confiance en lui. » Une belle victoire pour Germa Alsace, pour qui en plus du souci de rendre un service de qualité à ses clients, s’ajoute celui d’accompagner ses intérimaires vers l’insertion professionnelle. C’est pourquoi, tous les vendredis à 13 h, l’heure à laquelle l’équipe du matin cède la place à celle du soir, Élizabeth Pracht est venue à la rencontre des intérimaires, pour maintenir leur motivation et leur implication. Et c’est aussi pourquoi, à l’issue de leur mission, chaque salarié intérimaire en dressera le bilan avec une conseillère emploi de Germa Alsace, qui démarchera d’autres entreprises afin de leur trouver d’autres missions. Un recrutement pointilleux Mais arrêtons-nous sur celle-ci. Le partenariat entre Germa Alsace et le Comptoir agricole n’est pas une nouveauté : en 2014, Germa Alsace avait été missionnée par le Comptoir agricole pour recruter 12 personnes, puis 23 en 2015, et 50 cette année, dont 46 opérateurs de tri, deux caristes et deux opérateurs aux séchoirs. La nouveauté c’est que cette fois le Comptoir agricole a délégué à Germa la gestion des ressources humaines (fiches de paie, gestion des absences, des remplacements...). Sa proximité avec la Mutualité sociale agricole (MSA), dont elle émane, a facilité certains aspects. Ainsi, tout le personnel a passé une visite médicale sur site. Le recrutement a débuté cet été. Pour trouver les personnes les plus adaptées aux tâches à effectuer, Germa Alsace a effectué des études de postes, a pioché dans son vivier d’intérimaires, et a procédé au recrutement de nouvelles personnes. Tous les canaux ont été utilisés : le bouche-à-oreille ; la mobilisation des partenaires de Germa Alsace comme Pôle emploi, les missions locales, les Conseils départementaux ; la diffusion d’offres d’emploi ; l’organisation de réunions d’information collectives, où les postes et les missions ont été présentés, et à l’issue desquelles des entretiens individuels ont été passés par les personnes intéressées. Des valeurs au travail Une fois que l’effectif de personnel requis a été atteint, les salarié intérimaires ont été formés : présentation du Comptoir agricole, de l’usine, des aspects de sécurité au travail… Et Germa Alsace est resté en contact avec eux jusqu’à ce que la mission démarre. Avant cela, toutes les personnes ont été vues et validées par le personnel encadrant de Germa Alsace et du Comptoir agricole. Pour pourvoir chaque poste de travail il y a donc eu un regard croisé afin d’y missionner la bonne personne. Grâce à cette phase préparatoire, les responsables de Germa Alsace et du Comptoir agricole connaissent chaque salarié intérimaire individuellement, que ce soit d’un point de vue social ou professionnel, ce qu’apprécie particulièrement Matthieu Hamm, responsable de l’usine : « J’ai pu repérer les personnes les plus sérieuses. Je sais à qui je peux confier des responsabilités. Je peux leur dire que si je le fais, c’est parce qu’elles le méritent. Et ça les valorise. » Élizabeth Pracht confirme : « Au Comptoir agricole, il y a des valeurs, du respect et de la considération pour les salariés. Ils le ressentent et du coup ils sont parfois restés un peu plus longtemps à leur poste lorsque la cadence l’imposait. » Une assistance à la gestion des ressources humaines Marc Moser, président du Comptoir agricole, est également satisfait de la collaboration avec Germa Alsace : « Grâce au professionnalisme de Germa Alsace, nous avons bénéficié d’un recrutement ciblé, d’une formation des salarié intérimaires, qui a permis de leur mettre rapidement le pied à l’étrier. Le poste de tri et d’effeuillage est essentiel dans le processus de fabrication des semences. C’est un travail noble et, cette année encore, ça a très bien fonctionné. » Déjà, Marc Moser voit plus loin : lui-même producteur de maïs semences, il sait à quel point cette culture est exigeante en main-d’œuvre. En outre, cette campagne a montré qu’en fonction des conditions météorologiques, les volumes horaires peuvent rapidement exploser : « Germa Alsace pourrait répondre à ces besoins en main-d’œuvre, à condition qu’ils soient préparés et anticipés. Et le Comptoir agricole pourrait faire le relais entre les producteurs et Germa Alsace. » À noter aussi que Germa Alsace peut s’occuper de toute la gestion administrative des ressources humaines (contrats de travail, versement des salaires, visites médicales, gestion des EPI) pour le compte des agriculteurs employeurs de main-d’œuvre. Cette année, Germa Alsace a par exemple organisé une réunion d’information collective à destination des saisonniers pour le compte de la Cuma de Marckolsheim.

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