Cultures

Publié le 17/06/2017

Un petit groupe de jeunes adhérents de la coopérative Acolyance est venu découvrir l’agriculture alsacienne, guidé par le Comptoir agricole, qui leur a fait découvrir les filières houblon, maïs semences, vigne et chou à choucroute.

Le siège de la coopérative Acolyance se situe à Reims, en Champagne. Ses principaux secteurs d’activité sont les grandes cultures (pommes de terre, betterave, blé, colza, orge), auxquelles s’ajoute une filière viticole mais seulement pour l’approvisionnement. Chaque année, la coopérative collecte quelque 1,5 million de tonnes (Mt) de denrées agricoles, produites par 3 500 associés coopérateurs, générant 500 millions d’euros (M€) de chiffre d’affaires, grâce au travail de 400 salariés. Au sein d’Acolyance, une commission, le groupe Cap’ac, vise à fédérer les jeunes adhérents, à les « faire sortir de leurs fermes et à recruter de nouvelles têtes pensantes en proposant des formations, des visites, des voyages. La commission travaille par exemple à l’évolution du contrat Cap Jeune, qui propose différents avantages aux jeunes adhérents », indique Adam Romain, président du groupe Cap’ac. Ce groupe, qui existe depuis 10 ans, rassemble 120 à 130 jeunes, dont un noyau dur d’une trentaine. « La limite d’âge est de 40 ans car les installations sont de plus en plus tardives. Il n’est d’ailleurs pas obligatoire d’être installé pour y adhérer », précise Adam Romain. Les membres du bureau de cette commission sont invités à siéger au conseil d’administration de la coopérative, où ils ont droit d’écoute et de parole mais pas de vote. Et, tous les ans, ils organisent un petit et un grand voyage. L’année dernière, ils avaient été en Camargue et à Stockholm. Auparavant, ils ont déjà sillonné Chicago, l’Ukraïne, la Roumanie… Une manière de « cultiver notre ouverture d’esprit, de revenir avec des idées neuves pour renouveler notre système d’agriculture céréalière », indique Adam Romain. Et puis, à l’occasion de ces voyages, il se crée du lien, des échanges entre les membres du groupe. Le rayon d’action de la coopérative couvre les départements de la Marne, Seine-et-Marne, Aisne, Oise, Aube, Ardennes. Ces voyages sont donc aussi l’occasion de provoquer des rencontres entre des agriculteurs aux profils très différents. Cette année, pour leur petit voyage, les jeunes d’Acolyance ont choisi l’Alsace. Une manière de découvrir le côté Est de la nouvelle région. Et de mieux appréhender la nouvelle politique agricole régionale. Ils sont restés trois jours en Alsace, le temps de visiter Strasbourg, de découvrir les filières houblon, maïs semences, viticole et chou à choucroute. 150 start-up dans les AgTech en France Au cours de ce séjour, Matthieu Luthier de Saint Martin, responsable développement et communication au groupe Comptoir agricole, leur a présenté une analyse prospective sur la révolution numérique appliquée à l’économie, avec de « nouveaux businness models ». Puis il a présenté comment cette révolution allait s’appliquer en agriculture et comment le Comptoir agricole prépare les transformations au regard des bouleversements à venir via son projet « Comptoir Smart Farming ». Ainsi la notion de propriété pourrait s’effacer devant celle de droit d’usage. « Les modes de consommation se superposent et s’imbriquent, révolutionnant notre manière de consommer, de travailler, de nous déplacer avec, par exemple des voitures en copropriété (Nissan), mi-roulantes mi-volantes (Pop Up d’Airbus). » La promesse du numérique, « rendre possible ce qui ne l’était pas », est en tout cas en passe d’être tenue en agriculture. Déjà en 2013, 46 % des agriculteurs français étaient équipés d’un système de guidage. Les premiers tracteurs autonomes ne sont déjà plus de la science-fiction avec le lancement en octobre 2016 du Case Autonomous Tractor. Et, demain, la multiplication des données les rendra encore plus intelligents, de manière à répondre automatiquement aux conditions météorologiques. Cela va s’accompagner d’une révolution du conseil, de la distribution… Au niveau mondial, les AgTech (regroupant les start-up spécialisées dans les nouvelles technologies liées aux activités agricoles) ont reçu pour 400 M€ d’investissement en 2010 contre 4,6 Md$ en 2016. « Les fonds d’investissement ont compris les enjeux du développement des nouvelles technologies agricoles », constate Matthieu Luthier de Saint Martin. En France, on dénombre quelque 150 start-up qui œuvrent dans l’innovation numérique en agriculture, dont certaines se sont regroupées au sein de la communauté La ferme digitale. Enfin, Matthieu Luthier a terminé son inventaire prospectif en évoquant le projet Mars de Fendt, reposant sur un essaim de petits robots, capables d’effectuer les travaux agricoles en synergie grâce au géoréférencement de chaque semence. Du défi du développement des NT en Alsace « Nous sommes en veille, nous testons de nouvelles solutions, mais nous ne passons en phase de production et de vente que si elles s’avèrent opérationnelles, efficaces et matures », poursuit Denis Fend, directeur du Comptoir agricole, qui replace les nouvelles technologies dans le contexte agricole local : « En Alsace, nous avons des atouts, comme le Rhin, des industriels locaux, et le maïs, dont les rendements ont considérablement progressé en quelques décennies. Mais nous avons aussi des contraintes comme une taille d’exploitation modeste, à 40 ha en moyenne, un parcellaire très morcelé avec 100 000 parcelles pour 5 000 paysans et une forte proportion de doubles actifs. » Autant d’éléments qui compliquent le déploiement de technologies pour l’instant surtout conçues pour du grand parcellaire et des agriculteurs à temps plein.

Digestats de méthanisation

Bien les épandre pour bien les valoriser

Publié le 16/06/2017

La méthanisation produit des digestats qui constituent autant de matières fertilisantes stabilisées et inodorantes propices à une bonne valorisation dans les sols cultivés. Comment optimiser les effets fertilisants de ces digestats, réduire l’impact environnemental des épandages ? Autant de questions qui ont été abordées lors du dernier forum transfrontalier organisé par l’Institut transfrontalier d’application et de développement agronomique.

« Bien valoriser les digestats de méthanisation dans les systèmes de culture du Rhin supérieur ». Tel était le thème du forum organisé par l’Institut transfrontalier d’application et de développement agronomique (Itada), en partenariat avec le Landwirtschafliches Technologiezentrum Augustenberg (LTZ), la Chambre d'agriculture d’Alsace et les régions Grand Est et Bade-Wurtemberg. Car s’il n’est plus guère à prouver que les digestats issus du processus de méthanisation présentent des propriétés fertilisantes intéressantes, des incertitudes demeurent sur les meilleures modalités d’apport de ces digestats au sol, à la fois pour maximiser leurs effets agronomiques et réduire les effets connexes sur la qualité des eaux souterraines, l’atmosphère et les sols. En Allemagne : un décret pour inciter à l’injection C’est pour limiter ces effets et inciter à l’injection des digestats dans le sol afin de réduire les émissions d’ammoniac dans l’atmosphère qu’un nouveau décret encadrant l’épandage des digestats issus de la méthanisation est entré en vigueur récemment dans le Bade-Wurtemberg. Il stipule notamment que les épandages de digestats liquides et solides ne devront pas représenter un apport d’azote de plus de 170 kg N/ha/an. Il est cependant possible de demander une dérogation pour l’épandage de digestats provenant de l’exploitation d’une installation de méthanisation sur des surfaces de cultures et prairies. Cette dérogation doit être renouvelée chaque année. En outre, le décret comprend des interdictions générales d’apports, considérant que le sol n’est pas en capacité de recevoir un épandage, s’il est submergé, saturé d’eau, gelé ou couvert de neige. Le décret instaure en outre un nouveau calendrier d’interdiction d’épandage. Il est désormais interdit d’épandre des digestats à partir de la récolte de la dernière culture principale jusqu’au 31 janvier de l’année suivante. Et, pour les prairies permanentes et les prairies temporaires pluriannuelles du 1er novembre au 31 janvier de l’année suivante. Avec certaines exceptions. Le décret instaure aussi de nouvelles règles d’épandage, la principale étant l’obligation d’incorporation des digestats sur les parcelles sans couvert végétal, au plus tard dans les 4 heures après le début de l’épandage. Dès lors, une série de matériels d’épandage sont désormais interdits. Les agriculteurs doivent recourir à des systèmes de pendillards, d’injection ou de sabots. Pour des raisons de sécurité (terrains en pente), les Länder peuvent cependant autoriser d’autres techniques, à condition qu’elles conduisent à des émissions en ammoniac comparables à l’injection. En France : de déchet à matière fertilisante En France, les méthaniseurs sont des Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Elles sont différenciées en fonction de ce qui y est méthanisé, et en quelle quantité, les soumettant à des régimes administratifs plus ou moins contraignants. Le régime de l’autorisation comprend une étude d’impact, une enquête publique, la consultation d’organismes spécialisés. Le régime déclaratif est plus souple : « L’installation peut fonctionner dès lors que la déclaration a été effectuée en préfecture », indique Aurélie Vignot, de la Dreal Grand Est. Lorsque les installations de méthanisation traitent des produits animaux (lisier, fumier, lactosérum) il est nécessaire d’obtenir un agrément sanitaire auprès de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations afin de s’assurer de leur hygiénisation. Les digestats ayant un statut de déchet, ils sont soumis à traçabilité. Pour être épandus, il faut justifier de l’intérêt agronomique et de l’innocuité de l’opération pour l’homme, les animaux et les cultures dans le dossier d’épandage. Pour chaque régime, des arrêtés ministériels fixent les règles d’épandage en termes de dates, de quantités d’azote et de phosphore apportées, de distance aux habitations… Une étude préalable à l’épandage doit donc être effectuée, avec une carte au 1/25 000e des parcelles, les éléments qui démontrent le respect de la réglementation relative aux nitrates d’origine agricole, les quantités totales d’azote apportées par parcelle toutes origines confondues, l’analyse des éléments traces, l’intérêt agronomique des digestats grâce à leur analyse chimique, la caractérisation des sols, les doses de digestats à épandre selon les cultures, les modalités techniques de réalisation de l’épandage, l’adéquation entre les surfaces à épandre et la quantité de digestats produite, l’identité des prêteurs de terres, des contrats écrits entre le producteur et les prêteurs de terre précisant les engagements de chacun, un programme prévisionnel d’épandage, un cahier d’épandage… Une somme de données qui doit permettre d’éviter la superposition de plan d’épandage et une pollution liée à une surfertilisation. Actuellement, un projet d’arrêté ministériel est en cours d’élaboration afin de définir un cahier des charges permettant la mise sur le marché et l’utilisation de digestats en tant que matières fertilisantes afin de faciliter leur valorisation. Cet arrêté ne concernera que les digestats agricoles. Il dispensera du plan d’épandage, mais pas du plan de fumure. La traçabilité des matières entrantes et sortantes sera exigée, tout comme un système de gestion de la qualité de la fabrication, l’analyse de l’innocuité des lots de digestats produits, l’étiquetage des produits. Leur usage sera limité, il sera notamment interdit en culture maraîchère. « Toute modification d’utilisation du méthaniseur devra être signifiée au préfet, au risque d’une mise en demeure ou d’une sanction. » Réduire les émissions de GES Ces réglementations encadrant le devenir des digestats s’inscrivent dans le cadre d’une tentative de réduction de l’impact des pratiques agricoles sur le climat. Reiner Ruser, de l’Universität Hohenheim, a rappelé que la teneur en protoxyde d’azote (N2O) dans l’atmosphère a augmenté de manière exponentielle ces 150 dernières années. Les sources anthropogènes représentent un tiers des émissions, et 50 % des sources anthropogènes sont issues des surfaces agricoles, notamment via le processus de nitrification et de dénitrification. Et la fertilisation azotée, par différents processus chimiques, augmente significativement l’émission de N2O par les sols, que l’engrais soit organique ou minéral. L’agriculture est également une activité humaine responsable d’une part importante des émissions de NH3 dans l’atmosphère. L’ammoniac se transforme en ammonium, en sels d’ammonium sous forme d’aérosols qui peuvent circuler très loin, et provoquer des effets toxiques sur la peau, les yeux (à fortes doses), former des particules fines qui se redéposent, entraînant une pollution des eaux de surface et souterraines… Selon les pratiques, les pertes de NH3 après application de digestats peuvent représenter de 7 à 46 % de l’azote total. Il est donc possible - et souhaitable - de mettre en œuvre des mesures pour réduire ces émissions. Reiner Ruser en a développé certaines, comme l’utilisation d’un inhibiteur de nitrification, qui permet de réduire les émissions de N2O, de l’ordre de 18 % pour l’instant, et certainement davantage à l’avenir. Autre levier d’action : l’incorporation rapide du digestat puisque les émissions augmentent fortement 4 h après l’application. En outre, l’acidification de fumier liquide, digestats des digestats, permettrait de réduire les émissions d’ammoniac, non sans quelques contreparties olfactives et en matière de sécurité au travail puisque l’opération nécessite d’équiper l’avant du tracteur d’une cuve d’acide sulfurique concentré. Reiner Ruser a également cité une étude utilisant des bactéries homofermentatives (contenues dans un stabilisateur d’ensilage) provoquant une fermentation lactique, donc une baisse du pH. À la clé, une réduction des émissions d’ammoniac, mais moins de celles de N2O. Une autre piste envisageable afin de réduire les émissions de GES consiste en une séparation des phases solide et liquide. « Ce n’est pas forcément recommandé car il y a de fortes émissions d’NH3 lors de la phase de séchage du digestat solide », constate Reiner Ruser. En conclusion, l’utilisation d’un inhibiteur de nitrification s’avère efficace surtout sur le N2O, l’injection est efficace sur NH3 mais pas sur N2O. La combinaison de l’utilisation d’un inhibiteur de nitrification et de l’injection permet de réduire les émissions des deux GES. L’acidification est probante sur NH3 mais pas sur N2O. L’acidification homofermentative est efficace sur NH3 mais n’a pas effet sur N2O. Enfin, la séparation de phase n’apparaît pas comme une solution permettant de réduire les émissions de NH3. Dans une prochaine partie, nous aborderons la valorisation agronomique des digestats.

Publié le 15/06/2017

Mardi 30 mai, le réseau Dephy Légumes Alsace Lorraine, animé par Planète Légumes, organisait une demi-journée de démonstration de matériels de désherbage mécanique et thermique à destination des producteurs de légumes du Grand Est.

Dans le cadre de la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires, Planète Légumes anime un réseau Dephy Légumes Alsace Lorraine, qui a pour objectif de tester et valider des solutions alternatives aux traitements chimiques. Ce réseau comprend 10 producteurs en Lorraine et 11 en Alsace, dont Christian Ehrhart, de Niedernai, dont les terres accueillaient une démonstration de désherbage alternatif sur oignons et carottes. « Une démonstration du même type sur poireau et pomme de terre est prévue », annonce Chloé Schneller, animatrice du réseau Dephy Alsace Lorraine. En effet, ces démonstrations « émanent d’une volonté des producteurs qui sont confrontés à un cadre réglementaire de plus en plus contraint, avec de moins en moins de solutions chimiques à leur disposition ». Exemple : le Totril, un herbicide à spectre large est interdit depuis décembre 2015, et l’Afalon 50 L, un herbicide jusqu’ici homologué sur carotte, devrait perdre son AMM fin juillet. Aussi sont-ils soucieux de trouver des solutions alternatives qui soient acceptables, malgré les freins qui sont une organisation plus contraignante, la rareté des fenêtres d’intervention, et le montant des investissements. Des outils multifonctionnels Premier outil présenté, le combiné Speedridger de la société AVR, spécialisée dans la pomme de terre, se caractérise par un châssis équipé de vérins qui permettent d’appliquer une pression sur les buttes grâce à des billes d’azote. Ce châssis peut être équipé de différents éléments : des dents pour travailler un sol lourd, des disques pour butter, des socs pour désherber. Autre caractéristique : un système de rappui de la butte grâce à des capes qui peuvent être ouvertes ou fermées. Renseignements. La bineuse Duo-Parallelogramm de la société Kult est spécialement conçue pour les cultures légumières. Avant l’élaboration de l’outil final, le constructeur demande au producteur l’espacement entre les rangs afin de concevoir un outil qui se rapproche au plus près du rang. La bineuse à doigt est équipée d’étoiles qui scalpent les mauvaises herbes et ramènent de la terre sur le rang. Elles sont amovibles en fonction des cultures. Il est possible d’équiper l’outil du RTK, mais comme il faut alors le prévoir sur la bineuse et sur le tracteur cela représente un certain coût. Aussi le constructeur préconise-t-il plutôt un guidage manuel ou par caméra de la bineuse. Renseignements. Désherber couché Le chariot électrique ergonomique et automoteur de la société Coserwa, située à Hagenbach (68), est destiné aux travaux de soins et de récolte en position allongée ventrale. Il facilite considérablement le travail au niveau du sol puisque l’opérateur est couché et non pas accroupi et que le chariot avance tout seul. La vitesse est réglable, il est possible de faire marche arrière, et d’opter pour un chariot biposte ou monoposte. Ce type d’outil vient en complément des deux précédents, pour désherber sur le rang. Il est aussi utilisé pour effectuer des plantations en tunnel. À l’avant, le constructeur a prévu des emplacements pour des porte-cagettes. Il est aussi possible d’équiper le chariot de repose-tête pour soulager la nuque. Ou encore d’un poste coulissant pour travailler sur de plus grandes largeurs. Le constructeur avance une autonomie de travail d’une journée, la batterie se retirant très facilement pour être rechargée la nuit. Compter 3 800 à 4 500 € d’investissement en fonction des options. Renseignements. La société Terrateck, basée dans le Pas-de-Calais, conçoit du matériel pour des exploitations maraîchères allant de 1 à 20 ha, avec une large gamme de matériels manuels, mais professionnels, ainsi que des porte-outils maraîchers, dénommés Culti’track. Le plus petit développe une puissance de 23 ch. Il est conçu pour les travaux de semis, de binage, de hersage, d’étrillage… « Bref pour tout ce qui est gratouillage de précision », résume Romain Wittrisch, commercial de la société. « D’un poids de 900 kg, soit 2,5 fois moins qu’un tracteur, l’outil ne le remplace pas mais le complète. Il peut être conçu sur mesure en fonction des besoins des maraîchers. » Plusieurs options sont en effet envisageables : différents types de relevage, installation d’un petit pulvérisateur à l’arrière… Le Culti’track existe aussi en version 35 ch, pour porter une barre de 4,5 à 6 m, et être équipé de l’autoguidage. Renseignements. L’alternative du thermique Jean-Christophe Sussmann, de la société Sussmann FDC distribution, présentait un désherbeur thermique de la marque française 2Ebalm. Jusqu’à présent ce type de désherbeur fonctionnait en phase liquide, le gaz étant vaporisé au niveau du brûleur. L’outil présenté utilise un procédé en phase gazeuse, c’est-à-dire qu’il est équipé d’un détendeur qui lui permet d’atteindre des performances de chaleur supérieures. Les brûleurs de 38 kWatt chacun peuvent dégager une chaleur de 1 400 °C. Les tuyères se dévissent et les injecteurs peuvent être changés pour passer à 16 kWatt, produisant moins de chaleur mais de manière plus précise. Il faut compter 30 à 50 € de combustible par hectare à une vitesse d’avancement de 4-5 km/h qui est dictée par la taille des adventices. « Cet outil fonctionne sur à peu près toutes les cultures, mais pas à tous les stades », précise Jean-Christophe Sussmann. Sur maïs, poireau, pas de problème, car la nouvelle feuille est toujours protégée par les précédentes. Sur carotte, à l’inverse, la technique n’est envisageable qu’en prélevée. L’autre limite, c’est le volume de gaz qui peut être embarqué. Jean-Christophe Sussmann préconise d’utiliser une citerne de 560 kg, chaque brûleur consommant 2,5 à 3,2 kg de gaz par heure. Renseignements. La société Novaxi, importateur exclusif du matériel issu des ateliers anglais du fabricant Garford présentait notamment des bineuses guidées par caméra. Malheureusement, l’orage qui a éclaté à ce moment-là a coupé court à la démonstration ! Mais il est possible de visionner des vidéos des outils en action sur leur site. Retrouvez cette après-midi de démonstration en vidéo :  

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