Vigne

Domaine Pierre et Frédéric Becht

Dédicace à Lætitia

Publié le 25/05/2016

Une journée portes ouvertes a permis au domaine Pierre et Frédéric Becht de présenter ses dernières nouveautés et de guider ses clients vers des associations mets-vins originales.

« Nous ouvrons nos portes tous les trois ou quatre ans, dans l'objectif de faire découvrir nos vins sous l'aspect accord mets-vins, indique Frédéric Becht. Nos clients connaissent nos vins, mais ils ne savent pas toujours comment les accorder. » Samedi 21 mai, par une magnifique journée, le domaine Becht a aménagé un parcours gourmand dans ses chais, en partenariat avec deux fermes bas-rhinoises, le Gaveur du Kochersberg-Nonnenmacher à Woellenheim et la ferme Vogelgesang-Jost à Dorlisheim, ainsi que le chocolatier Théo Schreiber, qui a pignon sur rue à Strasbourg mais dont l'atelier est à Dorlisheim. Plusieurs ateliers ont ainsi permis de déguster les crémants, les vins de cépages, les vins de terroir et les « douceurs », en association avec des produits du canard, des fromages, des chocolats, etc. L'occasion était idéale pour présenter officiellement « Dédicace à Lætitia », la cuvée spéciale de la reine des vins qu'une poignée de privilégiés avaient pu vendanger en septembre dernier sur les hauteurs de Mutzig. C'est un assemblage de muscat, de riesling et de gewurztraminer, indique Lætitia, employée au domaine Pierre et Frédéric Becht où elle assure la réception des clients au caveau et la préparation des commandes. « Sur la base du commentaire de dégustation que nous avons réalisé, l'imprimerie Freppel a conçu une étiquette spéciale, avec trois couleurs - jaune, vert et rose - qui reflètent les trois cépages. » Il a été embouteillé dans une bouteille transparente pour mettre en valeur sa couleur, particulièrement belle. Un crémant Divine Sensation D'autres « trouvailles » étonnantes émaillaient ce parcours gustatif. À commencer par une série de bulles, dont un crémant extra-brut à base de chardonnay, et une cuvée Divine Sensation. « Pour élaborer ce crémant, nous récoltons les raisins à 12,5 ou 13 °, donc avec une acidité et des arômes plus mûrs, explique Frédéric. Nous arrêtons la fermentation dès qu'il reste 22 g de sucre pour la prise de mousse. La fermentation continue après la mise en bouteille, sans ajout de sucre. Cela nous permet de faire un élevage plus long, en général de 36 mois. » Avec au final un crémant plus gras, plus riche, plus gastronomique car il est plus facile à accorder avec des plats. « Nous en faisons depuis 2009, mais pas forcément tous les ans. » Autre nouveauté à découvrir, le pinot gris Clémence, du nom de la fille de Frédéric et Christine Becht. « Nous cherchons aussi à mettre en avant les lieux-dits, comme le Stierkopf de Mutzig, dans l'objectif d'obtenir un classement en appellation premier cru », ajoute Pierre Becht. Le domaine Pierre et Frédéric Becht exploite 22 hectares de vigne en production. Outre le patron de l'entreprise, Frédéric, il emploie cinq salariés. « Mes parents sont à la retraite, mais ils sont toujours très actifs », confie Frédéric. En 2009, le domaine s'est équipé de pressoirs entièrement pneumatiques De Franceschi. « Nous venons aussi d'acquérir un nouveau filtre lenticulaire. Auparavant, toutes les opérations de filtration se faisaient avec un filtre kieselgur. Avec le filtre lenticulaire, nous pouvons filtrer des vins plus chargés, plus troubles, et faire des élevages sur lies beaucoup plus longs. C'est un filtre que nous avons fait faire sur mesure par la maison Gauthier, pour qu'il soit facile à utiliser et que la qualité de filtration soit supérieure à ce que nous avions auparavant », explique Frédéric.

Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer) Alsace

Les ventes et les prix des vignes diminuent

Publié le 23/05/2016

L'assemblée générale de la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer) Alsace, qui se tenait mercredi 18 mai à Sainte-Croix-en-Plaine, a permis de faire le point sur le marché des vignes. Après une hausse de 20 % en 2014, les surfaces de vigne vendues baissent de 13 %, soit 151 hectares. Le montant des transactions passe de 19,2 à 15,3 millions d'euros entre 2014 et 2015, soit un recul de 20 %. Le prix moyen de l'are de vigne s'établit à 1 273 euros (1 030 € dans le Bas-Rhin, 1 452 € dans le Haut-Rhin) et celui de la terre à vigne s'élève à 442 € (335 € dans le Bas-Rhin, 832 € dans le Haut-Rhin).

Intervitis - Hortitechnica à Stuttgart

Irrigation, GPS, drones : un salon très technologique

Publié le 20/05/2016

Rendez-vous attendu des vignerons alsaciens, Intervitis se tiendra du 27 au 30 novembre prochains à Stuttgart. Un salon très refondu. Les Allemands misent sur les nouvelles technologies : GPS, drones, robots… Ce qui ne manquera pas d'interroger sur la protection des savoir-faire en viticulture d'appellation.

En novembre prochain, Stuttgart verra affluer beaucoup de vignerons alsaciens à l’assaut de nouvelles idées en technique œnologique et viticole, lors du salon Intervitis. Les nouveautés ? Une branche Hortitechnica, dédiée comme son nom l’indique à l’horticulture et aux cultures spéciales (fraises, houblon, asperges). Et un nouveau partenaire, outre la DWV (Deutscher Weinbauverband) : la DLG (German Agricultural Society). Fondée en 1885, cette association comprend 27 000 adhérents. Ce qui marque donc un rapprochement avec le salon Agritechnica. Comme il est de coutume, les vignerons de la fédération DWV tiendront au même moment leur congrès avec des séminaires complets dans tous les domaines du secteur vin. Et toujours, seront proposées la dégustation des essais œnologiques, 250 vins en tout, et la présentation mécanisée du matériel qui se déroule désormais dans un hall. L’édition 2016 d’Intervitis - Hortitechnica s’annonce comme un salon très tourné vers les nouvelles technologies. Et pour appuyer la tendance, les organisateurs ont invité lors de la présentation du salon, le Pr Hanz Peter Schwarz, spécialiste à Geisenheim en engins autoguidés, et développeur du Phenobot, un appareil d’évaluation phénologique (mildiou, rendement) complètement autonome, et qui condense les dernières acquisitions technologiques en matière de viticulture de précision. Cette évolution ne manquera pas de susciter de la curiosité dans le public et également du débat. Invité à cette présentation, le président Francesco Colpizzi, président des vignerons de Toscane, a posé la question : « Qu’est-ce que la qualité aujourd’hui ? » L’état sanitaire des raisins, la précision du goût, la qualité de la maturité ? « Certes des conditions nécessaires mais pas suffisantes en appellation », a commenté le représentant italien qui rappelle qu’en appellation, « la qualité combine aussi un milieu géographique, un savoir-faire humain, une typicité reconnaissable et originale. Original signifie qui ne peut être reproduit nulle part ailleurs dans le monde ». À terme, la question de la robotisation va également se poser dans les cahiers des charges d'appellation concernant la non-reproductibilité des savoir-faire. Par exemple les robots de taille… Déjà en France, dans l’appellation Comté, la question des robots de traite a été soulevée cet hiver. Et au final, l'immense majorité des éleveurs a choisi de ne pas introduire le robot de traite, considérant que l'acte de traite fait partie des savoir-faire de l'appellation comté à protéger.

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