Vigne

Domaine Dopff Au Moulin à Riquewihr
 

La fête des 40 ans de l’AOC Crémant d’Alsace

Publié le 25/08/2016

Le domaine Dopff Au Moulin à Riquewihr, pionnier de la production de vin effervescent en Alsace, a célébré mercredi 24 août, jour pour jour quatre décennies après sa création, le 40e anniversaire de l’AOC Crémant d’Alsace.

Le 24 août 1976, le décret définissant l’appellation d’origine contrôlée « Crémant d’Alsace » était publié. 40 années plus tard, jour pour jour, le domaine Dopff Au Moulin à Riquewihr a tenu à fêter cet anniversaire. L’occasion pour Etienne-Arnaud Dopff à la tête de l’entreprise familiale, de retracer toute l’histoire en présence de nombreux représentants du monde viticole alsacien, de partenaires du domaine et des collaborateurs de Dopff Au Moulin. Auparavant, le président du syndicat viticole de Riquewihr, Yvan Engel a tenu à saluer l’histoire de l’entreprise. « La viticulture alsacienne doit beaucoup à cette maison pour le développement du crémant d’Alsace. Ce dernier constitue aujourd’hui une véritable bouffée d’oxygène pour le vignoble et ses entreprises ». De son côté, le président du conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (CIVA) Didier Pettermann a salué ce parcours familial. « Vous avez contribué à la naissance et à la croissance de l’appellation et qui connaît un taux de croissance qui dépasse les 5 % par an ». Enfin, le président du syndicat des Crémants d’Alsace et élu régional Jacky Cattin a rappelé qu’il venait « dans une entreprise qui est une référence historique et une marque en Alsace, mais également en Europe et dans le monde. Avec 35 millions de bouteilles vendues, le crémant d’Alsace est devenu une référence. Et il y a encore une marge de progression possible ». La valorisation, la qualité, l’identité Étienne-Arnaud Dopff a ensuite rappelé le contexte historique de l’entreprise et du crémant d’Alsace. Le domaine est situé au cœur de la région des grands crus en Alsace avec un vignoble de 70 hectares. Aujourd’hui, la 13e génération, menée par Etienne-Arnaud Dopff poursuit une histoire démarrée en 1574 qui se confond étroitement avec celle de la commune de Riquewihr. Attachée à préserver et développer l’art vigneron, la famille Dopff a toujours eu une influence importante sur la viticulture alsacienne. « Au début du XXe siècle, Julien Dopff découvre lors de l’Exposition Universelle de Paris une démonstration pratique de la « Méthode champenoise ». Profitant d’un climat favorable, d’un terrain propice et de la fraîcheur naturelle du pinot blanc, il décida de l’appliquer aux vins d’Alsace. Ce fut un succès… et le début de la belle aventure du Crémant d’Alsace ! Il récidiva en 1913 en ayant le premier l’idée de commercialiser le vin dans une bouteille en forme de flûte, qui est aujourd’hui encore le signe distinctif de l’élégance du vin d’Alsace », a rappelé Etienne-Arnaud Dopff. S’en suivie une période faste de croissance pour l’entreprise et le crémant d’Alsace. Ce 40e anniversaire a également permis de rendre hommage à Pierre Dopff décédé en avril 2015. C’est lui qui, en 1974, a fondé l’actuel syndicat des producteurs de crémant d’Alsace, qu’il présidera jusqu’en 1999. Il fondera, sept ans plus tard, la Fédération nationale qui regroupe aujourd’hui les appellations d’Alsace, de Bordeaux, de Bourgogne, de Die, du Jura, de Limoux, de la Loire et de Savoie sans oublier le crémant du Luxembourg. Etienne-Arnaud Dopff a également rappelé tous les faits historiques de l’entreprise et du développement du crémant. « Aujourd’hui, le crémant d’Alsace se porte bien. Il est à l’âge de la maturité et à tous les atouts pour encore se développer. Néanmoins, dans un contexte mondialisé, la concurrence est là. Ne baissons pas la garde et protégeons notre appellation car nous sommes en face d’autres appellations qui ont des moyens de communication importants sur le marché mondial. Quoi qu’il en soit, notre développement se fera par la valorisation, la qualité et notre identité », a conclu Etienne-Arnaud Dopff. Une cuvée hommage Et à l’occasion de cet anniversaire, la famille Dopff a présenté une cuvée spéciale éditée à 824 exemplaires (8 comme le mois et 24 août comme le jour) numérotés en coffret bois. « Il s’agit d’une cuvée hommage composée de pinot blanc et de chardonnay issus du domaine familial, après 38 mois sur lattes », a précisé Étienne-Arnaud Dopff qui invite le public à venir découvrir cette cuvée lors de la fête des vendanges organisée au domaine samedi 27 août dès 11 h et dimanche 28 août jusqu’à 18 h. Au programme : dégustations des vins et crémants de la Maison Dopff au Moulin avec conseils d’œnologues, découverte de produits locaux à travers le marché des commerçants, restauration originale avec un sanglier à la broche et les traditionnelles tartes flambées, proposées par les associations de Riquewihr. Des animations pour les enfants, balades et dégustations dans le vignoble sont également proposées tout le week-end.  

69e foire aux vins d’Alsace de Colmar

Si le vin manque, il manque tout

Publié le 09/08/2016

La 69e foire aux vins d’Alsace a débuté vendredi 5 août et se poursuit jusqu’au lundi 15 août au Parc des expositions de Colmar. La profession agricole et viticole est au cœur de l’événement.

Invité d’honneur de l’inauguration de la 69e foire aux vins d’Alsace, le chef trois étoiles de l’Auberge de l’Ill à Illhaeusern, Marc Haeberlin, a souligné l’importance de l’événement « pendant cette période sombre ». Avec un élan d’optimisme, tandis que des signes d’embellie pointent dans l’horizon économique. Plus à l’aise, de son propre aveu, derrière les fourneaux que devant un micro, Marc Haeberlin a rendu un hommage émouvant et sincère à la manifestation et à l’art de vivre à la française. « L’obscurantisme ne triomphera pas, au pays de la gastronomie, de la table et des vins. Nous avons encore plus besoin de nous retrouver et de faire la fête, pour prouver à ces lâches et à ces abrutis que la vie est belle, et qu’elle continue. Cette foire aux vins rassemble tout ce qu’il y a de plus beau dans le terroir alsacien, et bien sûr tous les grands vignerons : nos cépages alsaciens peuvent s’allier à toutes les cuisines, traditionnelles, contemporaines ou exotiques. Oui, la foire aux vins est comme un restaurant, qu’elle soit belle et festive, alors bon appétit et large soif ! Mais avec modération. » Des propos enthousiastes qui ont évidemment ravi l’assemblée. Une méthode d’élaboration rigoureuse Le nouveau président du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa), Didier Pettermann, a profité de cette inauguration pour faire un tour d’horizon de l’actualité viticole. Il a salué le 40e anniversaire de l’AOC crémant d’Alsace, une appellation qui a profondément bouleversé la physionomie de la filière. « Dans les années 1970, l’Institut national de l’appellation d’origine (Inao) souhaitait clarifier l’offre des vins effervescents pour faciliter l’émergence des productions d’AOC. Le choix s’est porté sur le terme « crémant » pour qualifier l’ensemble des AOC qui accepteraient de se ranger sur une méthode d’élaboration rigoureuse, comprenant à la fois le pressurage du raisin entier, la limitation du taux d’extraction de la vendange, et la deuxième fermentation en bouteille. Il se trouve qu’à cette époque, l’Alsace faisait preuve d’une belle antériorité dans le domaine des effervescents, puisqu’une maison célèbre s’était lancée dans cette belle aventure dès l’aube du 20e siècle ». Les volumes représentent désormais 27 % de l’ensemble de la production régionale. Ce qui assure au crémant d’Alsace une position de leader incontesté dans la famille des crémants. Le président du Civa a également évoqué la clarification de la loi Évin au cours de cette année 2016 et la réussite de nombreux événements qui témoignent de l’attractivité du vignoble alsacien comme, par exemple, le slowUp du dimanche 5 juin, le salon Millésimes Alsace le 13 juin ou encore le Marathon du vignoble d’Alsace qui, petit à petit, devient une référence. Concernant la situation économique, Didier Pettermann se veut optimiste malgré les difficultés. « Durant ces trois dernières années, la nature n’a pas été très généreuse avec notre vignoble avec trois petites récoltes très en dessous des besoins de nos marchés. Nous connaissons les prévisions de récolte 2016. Elles nous laissent espérer le retour à la normale. Mais, la saison viticole n’est pas terminée et certains secteurs ont souffert de l’excès d’eau durant ce début d’année. Et comme disait mon grand-père, nous ne pourrons nous faire une idée de la récolte que lorsque nous l’aurons en cave. » Il a également relevé la qualité du millésime 2015 que certains n’hésitent pas à qualifier de « millésime du siècle ». Parallèlement, les ventes à l’export progressent (+ 6,7 %) depuis le 1er janvier sur l’ensemble des pays tiers. « Cette évolution positive sur les marchés lointains mérite d’être soulignée car s’ils représentent encore des volumes relativement modérés, ils montrent un intérêt croissant pour les vins d’Alsace qui sont d’ailleurs mieux respectés et valorisés sur ces marchés. Cela doit nous encourager à poursuivre l’effort de communication engagé dans ces pays avec le soutien du budget européen depuis 2009 », a ajouté Didier Pettermann. Une meilleure valorisation des vins d’Alsace Le président du Civa a profité de la tribune pour insister une nouvelle fois sur la nécessité de repenser la stratégie collective de la filière viticole. Il avait déjà tenu ces propos lors de son élection, en appelant les professionnels à être unis pour faire progresser les vins d’Alsace. « Cela doit nous permettre d’avancer sur différents sujets de préoccupation comme, par exemple, la recherche d’une meilleure valorisation des vins d’Alsace. Pour y parvenir, nous devons définir, ensemble, notre identité, améliorer la lisibilité de notre gamme extraordinairement riche de diversité, créer de la valeur en promouvant la qualité des vins et leur image. Nous devons également conforter la recherche et le développement pour la mettre au service de nos préoccupations prioritaires : préserver la santé du vignoble, préparer l’avenir avec du matériel végétal parfaitement adapté, poursuivre notre orientation de développement qualitatif des vins d’Alsace. Nous devons également nous engager sur le plan national pour mettre nos moyens en synergie avec ceux des autres vignobles comme nous le faisons avec le Comité national des interprofessions vinicoles (CNIV) et avec le soutien de FranceAgriMer sur le plan national de lutte contre les dépérissements ! » Et d’insister sur la nécessité de renforcer l’accompagnement des entreprises dans leurs choix économiques, faciliter la dynamique de mise en marché, et notamment d’export, et redynamiser le marketing et la communication autour des vins d’Alsace. « Il faut partir de notre ADN, de ce que nous sommes et surtout de ce que nous voulons être. Ce message doit être perceptible dans chaque affiche, dans chaque encart presse. Il doit être une vraie ligne conductrice de notre stratégie à long terme. Et nos metteurs en marché doivent se l’approprier sur leurs propres outils. Le vin d’Alsace est le fleuron de notre patrimoine régional. Il est une composante majeure de notre économie, créateur de richesse et d’attractivité pour le territoire alsacien », a-t-il conclu. Promouvoir une filière ambitieuse La foire aux vins d’Alsace de Colmar peut aider la profession viticole et agricole à se promouvoir. Une filière qui est au cœur de l’activité économique de la région comme l’a rappelé Christiane Roth, présidente de Colmar Expo et de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) du Centre Alsace. « Ce rendez-nous revêt cette année une importance particulière, car il témoigne également, dans le contexte sécuritaire national, de notre volonté de maintenir des événements festifs et de continuer nos activités sociales et économiques, en prenant toutes les mesures de sécurité nécessaires. Certes, le chômage reste trop élevé en Alsace, à plus de 9 %, malgré une stabilisation ces douze derniers mois. Mais les tendances pour les prochains mois sont plutôt positives, tant sur le chiffre d’affaires que sur le carnet de commandes ou l’emploi. Les créations d’entreprise ont rebondi de manière significative au cours du premier trimestre 2016 : + 10 % dans le Haut-Rhin et + 26 % dans le Bas-Rhin, grâce au plan de revitalisation à Colmar et dans ses environs, 34 entreprises ont été soutenues et 400 emplois sont en passe d’être créés. Mais, seuls les investissements ne suivent pas ces tendances car les chefs d’entreprise se montrent encore prudents même si les projets sont nombreux dans le Centre Alsace ». De son côté, le maire de Colmar, Gilbert Meyer, a salué ces améliorations économiques, et notamment sur Colmar. Il a estimé que « si la foire aux vins pouvait paraître en décalage par rapport aux attentats ailleurs en France, il faut continuer à aller de l’avant. Car oui, c’est toujours un grand moment d’être présent ici. Il faut continuer de promouvoir cette filière viticole ambitieuse, d’excellence, dans une démarche collective, de proximité et d’authenticité ». 350 exposants et une nouvelle reine des vins d’Alsace Sur cette note d’optimisme, la 69e foire aux vins d’Alsace a été inaugurée après la traditionnelle passation de « pouvoir » du trio royal. La cape a été remise à la nouvelle reine des vins d’Alsace, Mathilde Fleith, de Beblenheim. Près de 350 exposants et presque autant d’animations attendent les visiteurs en onze jours d’ouverture. Une bonne trentaine d’entre eux sont présents pour la première fois comme le viticulteur Damien Schueller d’Husseren-les-Châteaux. Les vins d’Alsace restent les « stars » de l’événement tout comme les entreprises agricoles qui sont présentes au cœur d’un parc agricole toujours plus agréable. Et comme l’a souligné, Christophe Crupi, directeur des foires et salons, « si le vin manque, il manque tout ».

France Boissons. Association Service en tête

Créer les conditions de son développement économique

Publié le 08/08/2016

Avec son association Service en tête, le distributeur France Boissons propose chez ses clients restaurateurs des services de conseil et d’assistance pour améliorer la qualité de la restauration et de l’accueil.

Filiale du groupe Heineken, France Boissons distribue à partir de 78 centres de distribution, des vins, du café, de l’eau, des spiritueux et autres boissons auprès de 56 500 clients, sur le circuit dit hors domicile des cafés, hôtels et restaurants. Cet acteur important de l’économie des vins et spiritueux a développé une méthode commerciale associative et participative. L’objectif est de créer les conditions de son développement du marché des boissons auprès de ses clients restaurateurs, en contribuant à leur professionnalisation. Explications. En 2006, France Boissons a créé l’association Service en tête composée de professionnels de bars, brasseries, restaurants. Son objet est de « redonner l’envie aux consommateurs de fréquenter les établissements », explique Denis Zeigin, responsable développement en Alsace. L’association Service en tête, regroupe 400 adhérents, dispose d’un budget de 1,3 million d’euros, avec dix permanents consultants, coaches en restauration. Son conseil d’administration est paritaire, avec des professionnels de la restauration et les permanents de l’association. France Boissons s’assure ainsi un lien associatif fort avec ses clients. « Rien que sur Strasbourg, nous avons 42 établissements affiliés. Ça facilite les choses », reconnaît Fernand Helmer, responsable fidélisation clients chez France Boissons. Un accompagnement dynamique et progressif La mission de Service en tête consiste à obtenir auprès des clients de France Boissons, « un standard de qualité d’accueil, et à transmettre un savoir-faire en matière de bonnes pratiques en restauration, en contribuant à professionnaliser le secteur », explique Denis Zeigin, responsable du développement Service en tête en Alsace. Cela se traduit par une charte dont le logo est apposé à l’entrée des établissements. « Dans ce système, chacun y trouve son intérêt. Les établissements augmentent la qualité de leurs prestations, et nous fidélisons nos clients. » La charte d’engagement repose sur six points fondamentaux de la restauration : accueil, confort, propreté, choix et qualité des produits et citoyenneté. En 2015, les consultants de l’association ont effectué 2 400 visites, pour quelque 5 000 heures de coaching, « où on apporte des solutions correctives et adaptées », précise Denis Zeigin. En mai dernier, Service en tête organisait à Strasbourg un grand rassemblement, l’occasion de présenter une nouvelle déclinaison de la charte en trois niveaux : Rallye, Académie et Certification, de manière à graduer la professionnalisation des restaurateurs, dans un accompagnement dynamique et progressif. Le troisième niveau, Service en tête Certification, étant même reconnu par le label Qualité tourisme de l’État. Il en résulte une vie associative foisonnante, résume Fernand Helmer, avec « une page Facebook, des partenaires de l’association, des réunions entre les adhérents, et l’assemblée générale où le monde de la restauration se retrouve, échange et partage, se nourrit des bonnes idées, des tendances. On a aussi des temps forts avec des opérations comme celle des « petits gourmets » qui invite à venir au restaurant en famille. » Pour apprécier la qualité effective de la charte et l’engagement associatif du restaurant, on pourra se rendre au restaurant le Bouchon brionnais, au 25 rue du Jeu des enfants à Strasbourg.

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