Vie professionnelle

Publié le 23/06/2023

L’assemblée générale d’Alsace Qualité s’est tenue le 9 juin dernier au musée Les secrets du chocolat à Geispolsheim. L’association souhaite notamment mieux accompagner les entreprises agricoles et agroalimentaires sur la question de leur impact environnemental.

Fédérer, accompagner, valoriser. Il s’agit des trois valeurs d’Alsace Qualité, qui aide aujourd’hui près de 168 entreprises adhérentes. Catherine Graef-Eckert, vice-présidente de la CEA, et Patrick Bastian, conseiller régional, ont tenu à féliciter l’évolution de l’association. « Il y a une forte demande des entreprises, la nécessité est là. Les services que vous rendez sont plus qu’appréciés et utiles », souligne Patrick Bastian. Alsace Qualité a notamment lancé une enquête auprès de ses adhérents au printemps. Un tiers y a répondu, avec un taux de satisfaction d’une moyenne de 8,8/10. L’enquête avait également pour objectif « d’être au plus près des besoins des entreprises et filières », d’après Régis Huss, directeur d’Alsace Qualité. L’association a recueilli l’avis des adhérents concernant les thématiques qu’ils jugeaient nécessaire d’aborder. La majorité a évoqué l’envie d’être accompagné sur l’impact environnemental, ce qui va être étudié de très près. Alsace Qualité compte aussi améliorer son service à travers la création d’un nouveau site internet prévue d’ici fin 2023, et la création d’un nouveau logo. Le défi de la souveraineté alimentaire La qualité des produits alsaciens et des entreprises passe par l’amélioration de l’association, mais aussi par la bonne gestion de notre agriculture, et de ses défis à relever. « Sur la question de souveraineté alimentaire, le constat est que la moitié des éleveurs arrivent à la retraite dans les 8 prochaines années », lance Jean-Michel Schaeffer, président d’Alsace Qualité. « Nous avons du mal à préserver l’ensemble des filières, car nous avons une diversité de productions en Alsace. Avoir de la main-d’œuvre et des jeunes qui s’installent, c’est essentiel si on veut garder l’ensemble des filières et la qualité que nous avons », rajoute Denis Ramspacher, vice-président de la Chambre Agriculture Alsace.

Le Tour des fermes

Balade entre les champs

Publié le 22/06/2023

Malgré la chaleur, la 9e édition du Tour des fermes a connu un franc succès le dimanche 18 juin. Entre Lipsheim, Blaesheim et Geispolsheim, les plus curieux sont partis, à vélo ou à pied, à la rencontre de dix agriculteurs et de leur exploitation.

Cette année, le Tour des fermes proposait des boucles de 18 ou 32 km pour profiter des paysages et des animations des différentes exploitations agricoles. Petits et grands se sont aventurés dans ces circuits et ont sillonné par centaine les rues à vélo. Certains découvraient pour la première fois ces fermes. Car après tout, l’objectif de cette journée est bien de reconnecter les citadins aux paysans. « Cela permet de découvrir le quotidien des agriculteurs en enlevant nos préjugés, voir comment est produit ce que l’on mange. Et en même temps, on peut faire une belle balade entre les champs », lance Laura, une Strasbourgeoise de 39 ans, accompagnée de son fils de 5 ans, Logan. L’agriculture locale sous tous ses angles Entre polyculture, choucrouterie, exploitation maraîchère ou encore production fruitière, il y en avait pour tous les goûts à chaque arrêt. Dans l’une des dix fermes, à Champichoux, il était possible de visiter la champignonnière. Ensemencement, conditionnement, incubation : les plus petits ont pu apprendre tous les secrets du champignon. Avec 25 à 30 t de champignons produits par an, Champichoux en transforme 80 % en tartes, nems, tourtes et ravioles. Les plus chanceux ont même eu la chance d’y goûter ! La ferme Schaeffer, spécialisée dans la polyculture et production de volailles Label rouge, proposait également de nombreuses animations. Avec environ 22 000 poulets bio sur l’exploitation, cette ferme de 108 ha a attiré les curieux. Côté maraîchage, on retrouvait La Cabane du Jardin. Il était notamment possible d’acheter dans leur distributeur automatique qui se veut « 100 % local et 100 % de saison ». L’occasion de finir en beauté cette journée et de repartir avec des légumes et produits frais à la maison.

Publié le 18/06/2023

L’année prochaine, l’entreprise Kronenbourg souffle ses 360 bougies ! L’occasion pour nous de découvrir son usine implantée depuis 1969 à Obernai, qui est la plus grande brasserie de France.

« Pour un litre de bière, il faut 3,5 litres d’eau, 200 grammes de malt, deux grammes de houblon et le trésor des brasseurs, un gramme de levure », a lancé Cathia Gross, directrice de la fabrication, pour débuter comme il se doit notre visite à la brasserie Kronenbourg d’Obernai. Elle a également rappelé les différentes étapes du brassage, comme la mouture, la transformation ou encore la cuisson, qui demandent une durée totale de huit heures. Rien que ça. Aujourd’hui, la brasserie comporte seize silos de matières premières, dont six pour le malt. « On reçoit entre 20 et 30 camions de 27 tonnes chacun par jour. Tout est consommé en 24 h. Surtout en ce moment, nous sommes dans une grosse période de production », continue Cathia Gross. Après le brassage, direction le conditionnement. Le bâtiment dédié, qui fait 500 mètres de long, est une vraie petite ville, où les employés se déplacent à vélo. Il compte dix lignes de production, dont une ligne pour les fûts, deux pour les canettes, et le reste pour les bouteilles. Environ 45 000 bouteilles de l’heure sont préparées. Pour produire encore plus, une 11e ligne est en cours de construction. Un héritage encore bien utile La dernière étape et pas des moindres, la livraison des palettes pour les clients. Et pour cette partie, l’usine d’Obernai est bien rodée. « Dès sa création en 1969, l’usine a été raccordée au rail. C’est une idée de génie et cela nous arrange bien aujourd’hui, car il y a 70 % de nos livraisons qui partent en train. La dernière partie du transport se fait en camion, et ils font seulement 270 km en moyenne. D’un point de vue environnemental, c’est sûr que c’est un plus », explique Stéphane Comte, responsable du site. L’usine compte 14 km de voie ferrée et quatre quais, qui réduisent considérablement l’empreinte carbone. « Un train complet, c’est 40 camions en moins sur la route. À l’année, c’est 20 000 en moins. On cherche à développer encore plus cet aspect, surtout vu les enjeux actuels », dit Vincent Petit, directeur logistique chez Kronenbourg Obernai. De nombreux défis à relever La brasserie d’Obernai est en constante évolution face aux enjeux actuels. Dans les cinq dernières années, elle a notamment réduit de 20 % sa consommation d’eau. « Notre mission au quotidien est de mettre en place des initiatives pour réduire notre impact environnemental. On a par exemple pour objectif de réduire de 30 % nos émissions de CO2 à l’horizon 2030 », affirme Eva Demonière, chef de produit 1664 & Kronenbourg. Aujourd’hui 18 % des besoins énergétiques de la brasserie sont couverts par du biogaz, qui provient des boues traitées de la station d’épuration du site. « Le défi qu’on a pour demain, c’est d’arriver à une neutralité carbone. C’est extrêmement complexe, car on sait qu’il faudra plus d’une solution pour faire tourner la brasserie à 100 % », conclut Agnès d’Anthonay, en charge du développement durable de Kronenbourg.

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