Vie professionnelle

Service de remplacement du Bas-Rhin

On ne change pas une équipe qui gagne !

Publié le 08/07/2023

L’assemblée générale du Service de remplacement Bas-Rhin (SR 67) vendredi 23 juin, a été l’occasion de rappeler l’importance d’anticiper les congés maternité et paternité. En 2022, ces derniers ont engendré plus de remplacements que les arrêts de travail pour accident, maladie et hospitalisation réunis. Et c’est tant mieux ! Par ailleurs, les chiffres de 2022 sont stables en comparaison à ceux de 2021.

En 2022, près de 7 900 jours de services tous motifs confondus, ont été rendus par le SR 67 : accident, hospitalisation, maternité, paternité, congés, complément de main-d’œuvre, formation syndicale. Le nombre de jours travaillés par les agents du SR 67 a chuté de 1,5 % entre 2021 et 2022, mais il est toujours en légère hausse par rapport à une année d’avant Covid. 2022 enregistre ainsi une des plus fortes demandes de ces dix dernières années : en cause vraisemblablement toujours, la natalité (+20 % de remplacements pour maternité et +37 % pour paternité en 2022 par rapport à 2021). Les hospitalisations ont chuté un peu par rapport à l’année d’avant : une chance ! Les remplacements représentent plus de 63 500 heures en 2022, soit presque autant qu’en 2021. Le service compte 251 agents de remplacement, dont quatre sont en CDI, soit presque 40 ETP. Un salarié en CDI est parti mais un CDD (six mois) est arrivé. En moyenne, une soixantaine de bulletins de salaire sont édités par mois pour le SR 67, par le Centre de fiscalité et de gestion (CFG) du Bas-Rhin. Les salariées administratives représentent, elles, 1,5 ETP. Marylin Chardonnet, responsable administrative et financière, est revenue à son poste suite au départ d’Audrey Schmitt. Un peu plus de 430 agriculteurs adhèrent au SR 67, soit une centaine de plus que l’an passé. Ils sont 438 à utiliser le service, dont 26 femmes, soit quasiment moitié moins de femmes que l’an passé. Une dynamique de réseau Yannis Baltzer, nouveau président des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, a passé sa première année de présidence du SR 67 avec brio. La communication a été au cœur des préoccupations de 2022. Presse agricole locale, réseaux sociaux, diffusion des offres d’emploi mais aussi pédagogie sur le SR 67 et mise en valeur des salariés, présence aux journées de l’installation à Obernai, aux stages à l’installation, à la finale départementale de labour et au festival de l’élevage à Brumath : tous les moyens sont bons pour faire connaître le service. Au vu des adhésions qui ont grimpé, ça fonctionne ! Christophe Haas, président du SR France et du SR Grand Est, et très investi au SR 67, rappelle aussi l’importance de l’échelon régional. La deuxième journée des Olympiades du SR a mis à l’honneur deux agents de remplacements bas-rhinois, Pierrick et Nicolas. Ils ont entre autres dégorgé du champagne dans la Marne, où avaient lieu les épreuves. Premiers sur les dix départements du Grand Est, ils vont concourir au championnat national qui se tiendra à Cambray, durant les Terres de Jim, rassemblement national des JA. « Le réseau impulse une dynamique », rappelle Christophe Haas. Les gestionnaires du SR 67 ont insisté pour que la communication positive serve aussi à fluidifier l’utilisation du service. Quant aux congés maternité et paternité, « plus on le sait tôt, mieux c’est », répète Marylin Chardonnet. L’aide au répit a légèrement augmenté en 2022, mais la communication doit aussi se poursuivre pour faire connaître le dispositif. Des partenaires impliqués Le budget 2022 a bien sûr été approuvé, tout comme le prévisionnel de 2023. En 2023, l’augmentation de certains taux et l’inflation perdurent. Le prévisionnel table sur des activités et budget stables par rapport à 2022. Avec l’augmentation des salaires et charges, une journée de remplacement coûtera 176 euros en 2023, contre 169 en 2022. Heureusement, grâce à l’engagement des partenaires, la charge des exploitations sur l’année en 2023 ne se verra pas augmentée : le président Yannis Baltzer, de même que Christophe Haas, tiennent à les remercier pour leur implication.

Publié le 07/07/2023

Après deux années chahutées par le Covid, l’Alsace a renoué avec son potentiel touristique en 2022 avec plus de 17 millions de visiteurs. Une tendance à la hausse qui se confirme déjà en 2023 et qui devrait continuer à progresser au vu des potentiels sportifs et gastronomiques récemment mis en avant à travers la cérémonie du Guide Michelin et le trail Alsace Grand Est. Mais gare au phénomène de surtourisme qui pourrait survenir.

En 2022, le tourisme a repris des couleurs en Alsace. Cette économie du « sourire » et du « lâcher prise » est peu ou prou revenue à son niveau de 2019 après deux années compliquées comme en témoignent les chiffres présentés (lire en encadré) lors de l’assemblée générale d’Alsace Destination Tourisme (ADT) le 29 juin à Colmar. « Les six premiers mois de 2023 confirment cette tendance à la hausse, ce qui peut parfois donner le tournis. Nous devons en effet être vigilants pour éviter tout phénomène de surtourisme », explique la présidente d’ADT, Nathalie Kaltenbach. « Il faut garantir un équilibre homme/nature, prévient le président de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA), Frédéric Bierry. Il y a donc un enjeu d’aménagement intelligent de nos territoires que nous devons tous avoir à l’esprit. » Pour rester une destination « phare » répondant aux enjeux de demain, l’Alsace doit engager et amplifier les démarches de transition énergétique et écologique, de solidarité, et de responsabilité au développement durable par la sensibilisation des prestataires aux enjeux environnementaux. « Cela passera entre autres par la planification de l’offre et la gestion des flux pour éviter les ressentis de surtourisme, un enjeu essentiel à nos yeux, comme le sont aussi la mobilité et la question de l’eau, notamment en montagne », souligne Nathalie Kaltenbach.     En face, l’envie de « consommer » de l’Alsace est en effet de plus en plus forte chez les touristes et voyageurs. Il faut dire qu’entre le vignoble, la montagne, les châteaux forts, le vélo, les sites historiques ou encore la gastronomie, la destination ne manque pas d’arguments d’attractivité. À cela s’ajoutent les Alsaciens eux-mêmes comme le fait remarquer Frédéric Bierry : « Nous avons été reconnus comme l’un des endroits les plus accueillants de France. Sur le site Booking, ce sont trois communes alsaciennes qui sont sur le podium, et nous en avons six au total dans le top vingt. » Le sport, nouveau porte-étendard touristique Cet accueil premium a pu se vérifier en mars dernier lors de la cérémonie du Guide Michelin à Strasbourg. L’évènement phare de ce début d’année 2023 qui a offert à l’Alsace une visibilité inédite à travers le monde. « Tous les passionnés de gastronomie du monde entier ont suivi cet évènement. Nous avons eu plus de spectateurs qu’à Cognac qui a accueilli la manifestation l’an passé, et nous avons même fait mieux que Paris selon Michelin. Nous voulions donner envie aux gens de venir chez nous et nous avons réussi au vu des retours que nous avons eus après coup », se satisfait le président de la CEA.     L’essai a également été transformé auprès des sportifs à travers le trail Alsace Grand Est by UTMB® qui s’est déroulé au mois de mai. « Nous avons pu montrer en un seul coup le potentiel sportif de l’Alsace, le potentiel historique avec ses châteaux forts, et le potentiel environnemental avec les montagnes. Cela a été un très gros succès qui, je l’espère, sera réédité à l’avenir », espère Frédéric Bierry qui se projette déjà sur le passage de la flamme olympique en Alsace en juin 2024. Un mini-évènement en soi quand on sait que le dernier passage de la flamme en terre alsacienne date de 1924. « Elle va traverser plusieurs de nos communes du sud au nord. Cela peut répondre à des attentes de curieux, mais aussi montrer une nouvelle fois tout notre potentiel sportif. »    

Fête du lait d’Alsace Lait

Convivialité et solidarité

Publié le 06/07/2023

Dimanche 2 juillet, Alsace Lait a invité producteurs et salariés à partager un moment de convivialité pour fêter, enfin, les 40 ans de la coopérative, et asseoir ses valeurs de coopération, de solidarité, et son rôle de moteur d’une consommation locale et responsable.

Pour accueillir près de 600 personnes, dont 150 enfants, 130 salariés et 320 producteurs, Alsace Lait avait prévu pas moins de quatre sites : l’EARL Goehry et le Gaec des 4 Ponts à Mittelhausen, l’EARL de l’Ancien Moulin Wack à Mittelschaeffolsheim, et l’EARL Bohr à Gimbrett. Sur chaque site, de petites animations étaient prévues, et les visiteurs pouvaient aller de l’un à l’autre à pied grâce à des parcours balisés à travers champs. « Réunir producteurs et salariés était une idée qui nous trottait dans la tête depuis un certain temps », indique Michel Debes, président d’Alsace Lait. Sa concrétisation a également été motivée par la volonté de fêter les 40 ans de la coopérative, qui auraient dû être célébrés en 2020. Une célébration qui a été repoussée deux fois par le Covid. À l’heure du repas, salariés et producteurs sont réunis autour de la buvette, tenue pas les Jeunes Agriculteurs du canton de Hochfelden, et des tartes flambées concoctées avec des produits Alsace Lait, évidemment. « Nous avons voulu faire quelque chose de simple et de convivial, à l’image de la coopérative », confie Thomas Gillig, administrateur à Alsace Lait. Il précise que, suite à son renouvellement, le conseil d’administration est rajeuni, avec une « moyenne d’âge autour de 42 ans ». Et que ce conseil d’administration rajeuni, a, en phase avec la nouvelle direction, incarnée par Hervé Massot, la volonté de « donner la priorité au local, d’ancrer l’entreprise dans son territoire ». Une volonté démontrée par Hervé Massot dans son mot d’accueil où il a rappelé qu’Alsace Lait est certes une industrie laitière, mais pas que : « C’est aussi 300 salariés, et 198 exploitations agricoles dans 70 villages ». « Coopérer avec passion » Yves Demangel, directeur du pôle marque à l’Adira, l’Agence de développement d’Alsace, a remis le prix Alsace Excellence aux représentants de la coopérative. Ce prix a une portée de label RSE, a-t-il rappelé. Il est décerné - ou pas - aux entreprises après un audit portant sur un « référentiel exigeant » au gré de quatre piliers : économique, social, sociétal et environnemental. Si Alsace Lait l’a obtenu, c’est pour différentes raisons, notamment « ses innovations pour développer sa gamme et gagner des parts de marché, son implication dans l’écosystème local, sa volonté de produire des denrées saines et les moins impactantes possibles sur l’environnement ». Yves Demangel, a conclu avec le slogan de l’entreprise : « Coopérer avec passion pour faire vivre des savoir-faire régionaux authentiques et durables ». Après avoir dit « l’honneur pour l’entreprise » que représente ce prix, Michel Debes a appelé le père Denis Ledogar, pour l’association Semeurs d’étoiles, et Marthe Kehren, pour l’association Les enfants de Marthe. Chacun à leur tour, ils ont présenté leurs associations, qui œuvrent toutes deux, à leur manière, à rendre la vie des enfants hospitalisés et de leurs familles, plus douces dans l’épreuve. Chaque association a reçu un chèque d’une valeur de 5 000 €. Une spécialité à l’ail d’Alsace dans les tuyaux Gâtée par la météo, cette fête avait aussi lieu dans une conjoncture laitière favorable. « Après avoir été en hausse, nos charges se stabilisent, et les hausses de prix sont passées, ce qui nous permet de rémunérer le lait à 500 €/1 000 l et 520 €/1 000 l pour le lait de prairie jusqu’à fin septembre », indique Michel Debes. Lancé récemment, le beurre Alsace Lait se fait une place dans les étals et les habitudes de consommation. Michel Debes est serein : « Les Alsaciens sont chauvins », lance-t-il. Ce n’est pas que lui qui le dit, ce sont aussi les études de consommation, qui montrent que « huit fromages blancs sur dix achetés en Alsace sont estampillés Alsace Lait », ou encore que « dans le top 10 des marques locales, trois sont alsaciennes, dont Alsace Lait ». Les industries alimentaires locales auraient tort de ne pas proposer aux Alsaciens de quoi satisfaire leur locavorisme. Aussi, Alsace Lait et l’entreprise Colin de Mittelhausen se sont associées pour proposer, d’ici quelques mois, une nouvelle spécialité : « Un fromage à tartiner à l’ail d’Alsace qui sera produite et transformée par Colin », annonce Michel Debes. « Nous avons envie d’explorer l’univers du salé, notamment en proposant des spécialités apéritives », ajoute Thomas Gillig. Seule ombre au tableau, la distribution, qui tend à faire son beurre sur les produits régionaux. Michel Debes illustre : « La plaquette de beurre sort de notre usine à 2,05 €. Dans certains magasins, nous l’avons trouvée à 3,60 €. C’est une marge énorme. Un prix de vente à 2,40 € - 2,60 € serait plus correct et incitatif pour les consommateurs ! »

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