Publié le 23/06/2022
Samedi 18 juin, Kuhn a ouvert les portes de son Kuhn Center for Progress à Monswiller. Malgré la chaleur écrasante, près de 800 personnes sont venues découvrir les nouveautés de la gamme en rouge.
Pour ces premières journées portes ouvertes post-Covid, Kuhn avait choisi de coller au calendrier des Journées nationales de l’agriculture. Quelque 80 machines étaient exposées dans toutes les gammes (élevage, culture, paysage…) et 30 permanents étaient mobilisés pour accueillir les visiteurs, qui ont été invités par mail, par des communications dans les journaux agricoles départementaux, par le réseau de concessionnaires Kuhn et par celui des Cuma. « Nous avons surtout communiqué dans le Bas-Rhin et en Moselle, mais certains agriculteurs viennent de plus loin », constate Christian Fischer, directeur commercial de Kuhn, satisfait du climat qui règne dans le grand hall d’exposition. « Les visiteurs sont intéressés, ils se renseignent, que ce soit pour des pulvérisateurs, du matériel de semis, de travail du sol, de récolte… On sent aussi une certaine inquiétude liée à la disponibilité des outils, aux tarifs qui évoluent. Une inquiétude qui peut freiner ou accélérer des achats, selon les cas et les besoins. » Et une inquiétude que Kuhn partage avec ses clients : « Nous subissons aussi des modifications de tarif sans délais de la part de nos fournisseurs. Nous sommes donc aussi confrontés à des hausses des coûts, provoquées notamment par la perturbation des chaînes d’approvisionnement. » Malgré ce contexte incertain, Christian Fischer est rassurant : « Notre activité reste bien orientée. » Faucheuse conditionneuse FC9330RA : qualité de coupe, polyvalence, compacité Parmi les outils à découvrir lors de cette journée, Lilian Cathenoz, support produit fenaison chez Kuhn, mettait en avant la faucheuse conditionneuse FC9330RA avec recoupeur d’andain, commercialisée depuis un an. « D’une largeur de travail de 9,3 m, elle est équipée d’un lamier Optidisc Élite, lubrifié à vie, sans entretien, avec des entre-axes différents selon que l’assiette soit divergente ou convergente, afin d’évacuer plus facilement le fourrage. » Le lamier est aussi conçu pour faucher efficacement, tout en chargeant le moins de terre possible. Il est équipé du système Kuhn Lift Control, qui protège le lamier en faisant en sorte qu’il se soulève lorsqu’il rencontre un obstacle. Le conditionneur à doigt tourne à quelque 1 000 tours par minute vers le haut. « Les doigts abîment la cuticule de l’herbe, dont l’eau s’évapore plus vite. » Le fourrage est ensuite propulsé sur des tapis, qui permettent de créer des andains de largeur variable, de 1,8 à 3,6 m de large, de quoi s’adapter aux volumes de fourrage et aux outils de récolte, pointe Lilian Cathenoz, qui précise qu’il est possible de piloter automatiquement la vitesse des tapis en fonction de la pente de la parcelle. L’ensemble est 100 % Isobus et peut être piloté depuis la cabine du tracteur via un terminal, un joystick. Bien que les équipes de Kuhn aient particulièrement travaillé sur le porte-à-faux et le poids de la faucheuse, notamment avec des convoyeurs en aluminium, elle pèse tout de même 4 t. Mais le porte-à-faux étant réduit, un tracteur de 250 ch convient. À noter que tous les équipements sont de série sur cette faucheuse conditionneuse, qui existe aussi en version frontale, avec le même lamier et le même conditionneur, pour un suivi de terrain optimal. Prolander : un déchaumeur polyvalent À l’autre bout du Kuhn Center for Progress, Pascal Grasser présentait notamment le Prolander porté, un outil de déchaumage conçu pour les reprises de labour, la préparation des lits de semences, les faux semis mais « plutôt pour des deuxièmes ou des troisièmes passages ». Le Prolander existe en largeur de travail de 4, 5 et 6 m. Il est équipé de trois rangées de dents suivies d’un rouleau, avec différentes versions possibles, voire plutôt une herse peigne, notamment lorsqu’on veut éviter de rappuyer des plantules arrachées qui pourraient repartir. Les dents, de 70 par 12, sont fixées par une mono vis. Les pointes peuvent être changées, par exemple pour des pattes d’oie, qui permettent de scalper l’horizon à 5 cm. « Il est possible de fixer une tête de répartition pour implanter une culture, un couvert », conclut Pascal Grasser, qui vante la polyvalence de l’outil. Entre les échanges techniques, les visiteurs pouvaient profiter de la fraîcheur d’un petit espace de restauration, ou encore de la boutique Kuhn Shop pour se faire plaisir avant de repartir avec des projets plein la tête !












