Horticulture Schwarz à Geudertheim
Des fleurs pour le député
Horticulture Schwarz à Geudertheim
Publié le 22/05/2016
Le printemps est la saison idéale pour partir à la découverte de l'horticulture alsacienne. Dans le but de mieux connaître les producteurs de sa circonscription, le député Claude Sturni s'est invité dans les serres de la famille Schwarz à Geudertheim.
C'était l'effervescence, vendredi 6 mai, dans les serres de l'horticulture Schwarz à Geudertheim. Elles bruissaient comme une ruche, en cette belle journée printanière. Profitant du pont de l'Ascension, les passionnés de fleurissement étaient venus nombreux pour faire le plein de végétaux en vue de fleurir leurs jardins et leurs terrasses. « Nous réalisons 50 % de notre chiffre d'affaires en deux mois, au printemps », explique le patron de l'entreprise, Stéphane Schwarz, au député Claude Sturni, venu visiter les lieux en compagnie de son attachée parlementaire, Aurélia Drif, et de plusieurs élus, Christiane Wolfhugel, conseillère départementale, Denis Riedinger, maire de Hœrdt et président de la communauté de communes de la Basse-Zorn, Pierre Gross, maire de Geudertheim, et Étienne Wolff, maire de Brumath. Créée en 1949 par le grand-père de l'actuel dirigeant, l'entreprise fournit 32 communes pour le fleurissement estival, dont une commune « 4 fleurs » et une dizaine de communes « 3 fleurs ». Un grand motif de fierté pour Stéphane Schwarz : « Nous préparons 5 000 vasques pour les collectivités », indique-t-il. La vente aux collectivités représente 40 % de son chiffre d'affaires, 50 % provenant de la vente au détail et 10 % de la vente en gros. Du géranium à la décoration de Noël Au total, quelque 600 références sont proposées par l'horticulteur tout au long de l'année. « 90 % des végétaux que nous vendons sont produits par nos soins, y compris les sapins de Noël. » Les décorations de Noël sont une autre spécialité de la maison Schwarz. « Nous fournissons de nombreuses collectivités, notamment la ville de Strasbourg, mais aussi des particuliers. » Dans la famille Schwarz, la passion de l'horticulture se transmet de père en fils. « Lorsque j'ai repris l'entreprise en 1999, mon père avait 1 000 m2 de serres. Aujourd'hui, il y en a 10 000 m2. » Neuf personnes travaillent toute l'année sur ce site de 2 hectares, certains depuis fort longtemps, à l'image d'Ernest qui va prendre sa retraite après 46 ans d'activité. « J'ai déjà formé une vingtaine d'apprentis », explique Stéphane Schwarz, avec une certaine fierté. Rien ne se perd… Le chauffage des serres est assuré par une chaudière bois, alimentée par toutes sortes de déchets : vieux bois, bois de démolition, palettes, sapins de Noël, à raison de 2 000 m3 par an. Quant aux déchets végétaux, ils sont broyés et stérilisés, puis mélangés au terreau, un terreau venu tout droit des tourbières de Finlande. « Nous en utilisons 500 m3 par an. » L'eau, quant à elle, était puisée dans la Zorn jusque dans les années 1990, mais la présence d'une bactérie nuisible pour les solanacées a entraîné une interdiction de pompage, ce qui a poussé l'entreprise à forer un puits. Mais tout ceci risque bien de changer. Une querelle de voisinage oppose en effet le dirigeant de l'entreprise à sa voisine, Doris Glassen, qui a saisi le tribunal de grande instance de Strasbourg. Outre des dédommagements financiers, elle demande la démolition des serres de vente qui ont pourtant fait l'objet d'une demande de permis de construire dans les règles de l'art. Le TGI de Strasbourg n'a pas accepté la demande de la voisine, mais l'affaire a été portée devant le tribunal de grande instance de Colmar. « Si je suis amené à démonter mes serres, je me verrai dans l'obligation de licencier une partie du personnel, voire de fermer définitivement l'entreprise », car celle-ci ne serait plus viable.












