Vie professionnelle

Jeunes Agriculteurs. Canton de Niederbronn-les-Bains

Deux fermes laitières ouvrent leurs portes

Publié le 27/06/2019

Dimanche 30 juin, les Jeunes Agriculteurs du canton de Niederbronn-les-Bains organisent une journée portes ouvertes, avec découverte de deux fermes laitières à Uhrwiller.

Cette année, les Jeunes Agriculteurs du canton de Niederbronn-les-Bains donnent le coup d’envoi des portes ouvertes estivales dans les fermes. Ils attendent le public le dimanche 30 juin à Uhrwiller sur deux fermes : le Gaec du Château d’eau et le Gaec Fichter. « Les portes ouvertes, c’est l’une de nos principales activités de l’année, avec le dîner dansant », explique Jonathan Karcher, président des JA du canton depuis 2016. Autant dire que les 23 membres du syndicat et leur entourage sont entièrement mobilisés pour l’événement.     La principale attraction de la journée sera la visite des deux fermes. Les associés du Gaec du Château d’eau expliqueront aux visiteurs la façon dont ils élèvent leurs 125 vaches prim’holstein et leur suite. « Montrer comment on travaille, c’est important car le milieu agricole est souvent critiqué », explique Manuela Leonhart, qui s’est installée en avril 2016 avec son père, Jean-Luc, et son frère, Joris. Depuis la sortie d’exploitation réalisée en 1989, la ferme s’est régulièrement agrandie : l’étable avait alors été construite pour 60 vaches, dans l’objectif de produire 400 000 litres. La reprise de surfaces et de références laitières a permis d’augmenter la production, qui a atteint 600 000 l au moment de l’installation de Joris en 2015. Un an plus tard, l’installation de sa sœur, Manuela, se traduit par le lancement d’un nouveau projet : la construction d’une nouvelle étable et l'achat de deux robots de traite. « Notre objectif, c’est d’atteindre 1,4 million de litres de lait d'ici 2020 », expliquent les trois associés. Pour cela, ils ont été attentifs au confort des animaux : le bâtiment est largement ouvert pour apporter un maximum de ventilation, mais il est aussi doté de filets pour protéger les animaux des intempéries, de brasseurs d’air et de brumisateurs pour les rafraîchir en été. La qualité du couchage - les logettes sont équipées de matelas - et la possibilité d’aller au robot plusieurs fois par jour contribuent au bien-être des animaux. Box de vêlage et infirmerie Pour la conduite de l’exploitation, qui compte 185 hectares en plus de l’atelier laitier, les trois associés se répartissent les tâches, mais ils sont suffisamment polyvalents pour pouvoir se remplacer les uns les autres, pendant les week-ends notamment. Ils peuvent aussi compter sur Claudie, l’épouse de Jean-Luc, qui est salariée de l’exploitation. D’ici un à deux ans, ils seront rejoints par Nicolas, 19 ans, le frère de Joris et Manuela, qui devrait également s’installer. Une extension de bâtiment et l’installation d’un troisième robot sont déjà envisagées. Autre ferme ouverte le dimanche 30 juin : le Gaec Fichter, également spécialisé dans la production laitière, mais à partir de vaches simmental. Le troupeau compte 85 vaches laitières sur lesquelles veillent Michel Fichter, son épouse Anita, salariée, et leur fils Mike. Suite à l’installation de Mike, l’étable a été rallongée en 2015 et des places supplémentaires ont été aménagées pour les vaches, désormais installées sur logettes paillées. La salle de traite est une 2 x 8 places. Un box de vêlage et une infirmerie viennent également d’être aménagés. Au Gaec Fichter comme au Gaec du Château d’eau, le réaménagement des bâtiments existants se fait aussi avec la volonté d’améliorer les conditions de travail des éleveurs. En effet, l’augmentation de la taille des troupeaux génère un surcroît de travail qu’il n’est pas toujours facile d’absorber. Matériel agricole et tours à poneys En plus des deux élevages, les visiteurs pourront découvrir une exposition de matériel agricole, grâce à la participation d’entreprises et de concessionnaires locaux. Des tours à poneys sont prévus pour les petits et les grands. Le déjeuner est programmé sur le site du Gaec du Château d’eau : au menu, steaks marinés, salade de carottes, de pomme de terre et de céleri, desserts Alsace Lait et café, sans oublier les grillades servies toute la journée, les pizzas et les tartes flambées en soirée. « Toute la restauration est faite à partir de produits locaux », précise Jonathan Karcher.

Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa)

L’interprofession des vins d’Alsace va amplifier sa mutation

Publié le 27/06/2019

Didier Pettermann est réélu président du Civa. Un projet de Cité internationale des vins d’Alsace est à l’étude. De même, qu’une refonte des statuts du Civa. Le projet d’accords interprofessionnels triennaux reste à approuver par les ministères. Bilan d’une mutation de l’interprofession alsacienne en 2019 qui reprend position sur l’amont de la filière.

La présidence du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa), créé en 1963, est tournante, avec une alternance production-négoce. Toutefois Didier Pettermann a été reconduit dans ses fonctions de président, avec l’aval du négoce, lors de l’assemblée générale qui se tenait à la Maison des vins d’Alsace le 24 juin. C’est que la mutation en cours « pour faire du Civa une entreprise au service du vignoble et le sortir de son environnement institutionnel ». Un projet qui nécessite une gouvernance stable. Malgré la baisse des ventes de vins d’Alsace, le bilan fait apparaître en 2018 un résultat net de 427 000 €. Dû surtout à des économies drastiques sur les dépenses et une politique de « thésaurisation » pour concentrer les investissements sur la nouvelle campagne de communication lancée en 2019. Avec néanmoins 7,43 millions d’euros (M€), le marketing export occupe encore 39 % des dépenses en 2018, tandis que le marketing France ne représente que 10 %. Mais en volumes, la part exportée des vins d’Alsace avoisine 25 %. Le budget 2019 devrait réduire cette « disproportion ». Le marketing France passerait à 22 %. Les cotisations volontaires obligatoires (CVO) représentent 85 % des recettes et les subventions de l’OCM-Vins (européennes), 8 %. Dans son rapport moral, Didier Pettermann n’a pas fait mystère d’une situation économique où les vins d’Alsace « peinent à se vendre depuis quelques années ». Même si le bailleur de fonds de la promotion des vins d’Alsace « fait tout ce qu’il peut ». Cependant, la situation est très « disparate selon les modèles organisationnels et économiques ». « Piloter la filière avec responsabilité » C’est pourquoi, la nouvelle campagne de communication, à laquelle, globalement, la profession et le consommateur adhèrent, « n’est qu’une première phase ». Elle reçoit « un accueil remarquable ». C’est « une campagne enfin statutaire, qui traite l’Alsace avec modernité et puissance ». Mais, « la promotion n’est pas que l’affaire du seul Civa, poursuit Didier Pettermann. Cet élan doit être repris par les entreprises. » Il s’agit d’afficher les « facteurs de différenciation par rapport à nos concurrents, d’aller à la reconquête des marchés et des centres de consommation, les villes forteresses ». Et en aval, « les cibles prioritaires sont les distributeurs de vin, les cavistes et la grande distribution. Ils doivent être accompagnés dans la refonte de leur offre. Ils doivent bénéficier de notre aide pour focaliser l’attention sur nos produits fer de lance » : riesling, gewurztraminer, crémant et grands crus. Mais, « les fluctuations de production n’ont fait qu’empirer l’âpreté de la bataille sur les marchés », souligne le président du Civa. Et même si « d’autres vignobles sont encore plus mal lotis que nous », il appelle « à se remettre en cause, piloter la filière avec responsabilité et lancer un nouveau chantier sur l’amont de la filière ». Il propose de l’organiser en « deux visions de gestion. À court terme et moyen terme. » Il s’agit de « définir un intérêt commun et l’ambition à dix ans pour les vins d’Alsace » dont la filière est particulièrement « interdépendante ». Le comité directeur du Civa a déjà commencé à travailler « sur l’identification des premiers chantiers structurants pour l’avenir des vins d’Alsace ».

Finale mondiale de labour

Bertrand Rott dans les starting-blocks

Publié le 26/06/2019

Pour sa cinquième participation à une finale mondiale de labour, Bertrand Rott se prépare à s’envoler pour les États-Unis. Tracteur et charrue le précèdent par la mer.

Traverser l’Atlantique avec un tracteur et une charrue, ça ne s’improvise pas. En plus d’être laboureur, Bertrand Rott doit s’inventer logisticien. Avec son coéquipier, Mathieu Cormorèche, de l’Ain, qui concourt dans la catégorie à plat, ils ont trouvé un transporteur pour leur matériel. Jeudi, Bertrand Rott a quitté l’Alsace avec un camion prêté par l’entreprise Waltz, conduit par ses soins, avec à l’intérieur son tracteur et sa charrue. Direction Lyon, où il transfère son matériel dans un conteneur. Une opération qui va nécessiter d’enlever les pneus arrière du tracteur, pour le laisser sur jante. Une condition sine qua non pour que l’engin rentre dans le conteneur, avec les pneus, la charrue et les outils. Le conteneur rejoindra ensuite le port de Fos-sur-Mer, où il embarquera le 3 juillet, pour arriver à New York le 26 juillet. Une fois la douane passée, le conteneur sera embarqué sur un train, qui le conduira jusqu’à Minneapolis. Il ne restera plus alors qu’une dizaine d’heures de camion pour rejoindre Baudette, à 500 mètres de la frontière canadienne, où se disputeront les épreuves du championnat mondial de labour. Verdict le 31 août De son côté, Bertrand Rott s’envolera le 18 août avec sa compagne et son ami Olivier, qui l’a incité à tenter encore une fois sa chance, pour arriver le même jour, décalage horaire oblige, sur les terres du concours. « J’ai réservé du terrain pour m’entraîner sur place, en plus de l’entraînement officiel », précise-t-il. Le programme officiel débute le 25 août, par les enregistrements, pour se poursuivre du 26 au 29 août par quatre jours d’entraînement officiel, ponctués par des visites, des rappels réglementaires, un culte des laboureurs, la présentation de la prochaine finale mondiale qui aura lieu en Russie. La compétition en elle-même aura lieu le 30 août, avec l’épreuve sur chaume, et le 31 août avec l’épreuve sur prairie. Et la proclamation des résultats dans la foulée. Bertrand Rott restera jusqu’au 3 septembre. Histoire de renvoyer son matériel en France le 2 septembre et de visiter un peu les environs en compagnie de la dizaine de supporters qui vont traverser l’Atlantique pour encourager leur champion.

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