Démonstration de charrue à disques
Niess élargit sa gamme
Démonstration de charrue à disques
Publié le 20/04/2017
Niess Agriculture a présenté une charrue à disques pour vigne, jeudi 30 mars, en présence du constructeur espagnol Agromet. L’introduction de cette machine dans le catalogue de l’entreprise signe un changement de pratiques des vignerons.
Les deux Espagnols présents jeudi 30 mars se sont sentis à la maison sous le soleil d’Obernai. Mais loin de faire du tourisme, les représentants du constructeur espagnol Agromet étaient venus présenter leur charrue à disques pour le compte de Niess. Un élargissement de gamme qui répond à une évolution des usages dans les vignobles. L’Okuflex GL8-1R est une nouveauté en Alsace. Luis Millas, agent commercial pour la France, explique que les disques permettent un travail de la terre plus doux. « Avec cet outil, on ne laboure pas, on creuse entre 12 et 6 cm de profondeur », précise-t-il. Répondre à la tendance du bio Qui dit moins profond, dit moins de ruissellement. Donc « on perd peu de matière organique quand il pleut ». Résultat, l’engrais n’est plus si indispensable, et les viticulteurs peuvent diminuer les doses. « Ça répond tout à fait à l’augmentation de la consommation en bio », insiste le vendeur. Il va même plus loin. « On peut enlever quatre des huit disques et faire un passage superficiel pour aérer la terre. » Côté caractéristiques, la charrue pèse 500 kg, et offre une largeur de travail allant de 0,90 à 1,30 mètre, l’idéal dans les rangs étroits. Le réglage hydraulique permet de l’adapter rapidement à des vignes de dimensions différentes. L’Okuflex a un autre avantage, elle est rapide. « On travaille à 8 km/h, deux fois plus vite qu’avec un engin classique, donc on consomme moins de carburant ! », vante le commercial. Niveau transport sur route, pas de problème puisque le châssis mesure 83 cm de largeur en position fermée. Une demande en augmentation Luis Millas avoue avoir essuyé de grandes réticences de la part des agriculteurs français et espagnols. « Au début, on nous prenait pour des fous car nous ne voulions pas creuser à 50 cm ! Mais les mentalités ont bien changé ces dernières années. » Selon Olivier Meintzer et Gérard Jacquat, les responsables de Niess, cette acquisition était devenue indispensable. « On a une vraie demande pour ce type d’engins, mais jusqu’à présent nous ne le proposions pas », explique le premier. Et son collègue d’ajouter : « Notre fournisseur actuel n’a pas cet outil, du coup nous sommes allés le chercher en Espagne ». Des deux côtés de la frontière, on confirme que cette collaboration est le fruit de longues discussions. « Ce n’est pas le genre de chose qui se fait du jour au lendemain, note Olivier Meintzer. On discute avec Agromet depuis deux ans déjà. » Il faut dire que la tendance vers ce type de machine est assez récente en Alsace. Mais à voir l’intérêt porté par la quinzaine de vignerons présents ce jour-là, nul doute qu’elle ne peut que s’accentuer.












