Technique

Stone Industrie - Groupe Costral

À la (re)conquête du vignoble alsacien

Publié le 23/10/2017

Pour remplacer sa ligne d’embouteillage obsolète, le domaine Jean-Baptiste Adam, à Ammerschwihr, a choisi la solution proposée par Stone Industrie : un monobloc rinçage tirage bouchage capsulage hyperpersonnalisé. Avec cette nouvelle référence prestigieuse à son actif, Stone Industrie espère bénéficier d’une belle vitrine de son savoir-faire dans le vignoble alsacien.

« Quand on vend une bouteille à un certain prix, il faut que tout soit parfait ! » Comme tout bon viticulteur qui se respecte, la qualité n’est pas négociable pour Jean-Baptiste Adam, héritier d’une longue tradition familiale née il y a un peu plus de 400 ans à Ammerschwihr. Alors, quand il s’agit de remplacer sa ligne d’embouteillage composée de plusieurs machines obsolètes, il n’hésite pas à mettre les petits plats dans les grands pour apporter « ce qu’il y a de mieux » à son entreprise. L’idée est de remplacer cette ligne d’embouteillage morcelée par un seul monobloc qui fasse à la fois le rinçage, le tirage, le bouchage, le capsulage à vis et l’inertage. La réflexion démarre en novembre 2015. Conscient de l’enjeu économique qui accompagne un aussi lourd investissement, Jean-Baptiste Adam décide d’impliquer toute son équipe, mais aussi ses potentiels successeurs que sont sa fille et son gendre, pour réfléchir ensemble à cette nouvelle ligne d’embouteillage. Très vite, deux choix restent sur la table : la proposition du fabricant isérois Stone Industrie - repris en 2010 par la société Costral de Riquewihr - et celle d’un concurrent italien. « C’était un choix cornélien car les deux proposaient un produit de très grande qualité. Mais au final, notre choix s’est porté sur Stone Industrie au vu de la qualité du service après-vente déjà éprouvée chez Costral. Notre précédente ligne d’embouteillage venait de chez eux, et je dois dire que cette expérience réussie a clairement motivé notre décision, avant le prix », reconnaît Jean-Baptiste Adam. En cas d’une panne éventuelle, il sait qu’il pourra compter sur la réactivité des équipes de Costral, le cas d’échéant. « On essaie d’abord de résoudre le problème par téléphone, et ensuite en interrogeant la machine à distance via une connexion par modem. Si cela ne suffit pas, notre équipe sur le terrain prend aussitôt le relais pour une intervention rapide sur site », développe le PDG de Costral et de Stone Industrie, Frédéric Kuhlmann. « Performante », « confortable » et « propre » Quitte à investir dans un outil qui sera au moins présent pendant vingt ans, autant opter pour quelque chose qui facilite le travail des opérateurs tout en garantissant l’exigence du process de fabrication. Fini le maximum de 3 500 bouteilles/heure possibles avec l’ancienne ligne, place à un potentiel de production de 6 000 bouteilles/heure. Un doublement des capacités de production qui n’est pas là pour augmenter les cadences à tout prix, indique Jean-Baptiste Adam. « Ce n’est pas notre objectif. On voulait surtout travailler qualitativement, quelle que soit la situation rencontrée. Ainsi, la machine est capable d’avoir des pics d’accélération sans que cela nuise à la qualité de la production. On a certes une machine un peu surdimensionnée, mais c’est un sacré confort de travail pour les équipes. » La ligne d’embouteillage est surtout parfaitement adaptée aux contraintes de production de la maison Adam. Entre les vins bios, ceux en biodynamie, ou ceux en production plus conventionnelle, le catalogue proposé à la clientèle est très riche et diversifié. Dans ces conditions, il faut que tout roule « parfaitement », sans hésitation ou perte de temps. « Quand on met un vin en bouteille, on veut être tranquille et ne pas avoir des problèmes de refermentation, ou des niveaux de SO2 mal réglés, souligne le viticulteur. On veut aussi éviter les poussières qui volent ou les autres impuretés qui pourraient se glisser ici ou là. » Dans le cas présent, aucune matière sèche n’est présente dans le local qui abrite la ligne d’embouteillage. Tout est stocké sur une mezzanine située au-dessus de la machine, le tout est relié par un large tuyau. « C’est la machine qui gère automatiquement les besoins en capsules et bouchons », note Grégory Beldame, œnologue et commercial chez Costral. La gestion des différentes bouteilles a également été grandement facilitée. « On gagne un temps précieux sur les réglages. Il suffit d’appuyer sur un bouton pour préciser quel type de bouteille il faut remplir, et la machine s’occupe du reste. Chaque format de bouteille a son programme qui a été configuré avant la livraison par les équipes de Stone », poursuit Jean-Baptiste Adam. Enfin « prophète » en son pays ? Le fait de pouvoir bénéficier d’une ligne d’embouteillage hyperpersonnalisée a joué grandement dans la prise de décision finale. « Le credo de Stone Industrie, c’est l’embouteillage sur mesure. Chez eux, chaque cahier des charges est unique, de 3 500 à 25 000 bouteilles par heure. Chez Costral, en revanche, nous proposons des produits catalogue que l’on peut adapter à la marge, et limités à 3 500 bouteilles par heure », fait remarquer Frédéric Kuhlmann. Une complémentarité entre les deux entités qui lui tient à cœur, et qui permet aujourd’hui à son groupe d’être le numéro 2 mondial de l’embouteillage petite cadence. Seule petite ombre au tableau, un marché local encore trop peu développé. Très présent à l’export, Costral n’est pas encore devenu « prophète en son pays ». Et que dire de Stone Industrie qui a véhiculé pendant longtemps l’image d’une société « vieillissante » dans le vignoble alsacien. « C’est une société qui a 70 ans d’existence et qui jouit d’une réputation très différente d’une région à l’autre. Dans les vignobles du Sud-Ouest ou du littoral méditerranéen, c’est une référence, souvent favorite dans les appels d’offres. Chez nous, beaucoup ont encore en tête la société qui fabriquait des laveuses de bouteilles recyclées, chose qui n’existe plus vraiment depuis quelque temps », développe le PDG de l’entreprise. En concluant l’affaire avec la maison Jean-Baptiste Adam, Stone Industrie et Costral disposent désormais d’une « belle référence » dans une maison « prestigieuse » du vignoble alsacien. Et il semblerait que cela ne soit que le début puisqu’un second opérateur du cru a lui aussi opté pour une ligne d’embouteillage Stone, quelques semaines après voir découvert celle du domaine d’Ammerschwihr.

Publié le 22/10/2017

Le 3 octobre dernier, Jean-Luc Marx, préfet de la Région Grand Est, s’est rendu dans l’arrondissement de Saverne pour visiter deux fleurons industriels de ce secteur. À commencer par l’entreprise Caddie, implanté sur le site de Dettwiller. Il y a été accueilli par Stéphane Dedieu, président directeur général de la société, en présence des élus locaux. L’occasion de remettre à Stéphane Dedieu le label d’entreprise du patrimoine vivant (EPV) décerné par le ministère de l’Économie aux entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence. Jean-Luc Marx s’est ensuite rendu au centre de formation Kuhn à Monswiller, un bâtiment de 5 700 m2 baptisé Kuhn Center for Progress. Il y a été accueilli par la direction générale - Dominique Schneider, directeur financier, Jean-Luc Collin, directeur industriel, et Yves Guehl, directeur du site de Saverne - de cette entreprise, leader mondial des machines agricoles non motorisées. La visite du préfet s’est achevée a à la sous-préfecture de Saverne où il a échangé avec les agents avant un déjeuner républicain.

Publié le 20/10/2017

Familiale et allemande, l’entreprise de construction de machines agricoles Horsch fait désormais figure de référence dans le milieu du non-labour et du semis simplifié. Mais la robustesse et la polyvalence de ses outils de semis et de travail du sol les rendent adaptés à tout type d’agriculture.

« Nous sommes revendeurs des produits Horsch depuis toujours, indique Olivier Meintzer, responsable commercial chez Niess. Nous organisons cette démonstration parce que voir les machines au travail, c’est toujours mieux que de les voir dans les prospectus. » L’entreprise, spécialisée dans la vente de matériels agricoles neufs et d’occasion, déploie son savoir-faire sur le territoire grâce à quatre sites, situés à Hoffen, Dambach-la-Ville, Marlenheim et Fénétrange. Une proximité qui lui permet d’être à l’écoute des agriculteurs alsaciens, souvent maïsiculteurs, et qui sont donc à la recherche des solutions adaptées à la gestion des volumes de résidus importants que laisse cette culture. Les salariés de Niess sont présents en force pour orchestrer cette démonstration sur une parcelle dont le maïs a été récemment récolté. Et dans des conditions de travail du sol rendues difficiles par un épisode pluvieux récent, sur une terre humide et collante. Qu’à cela ne tienne, les organisateurs font contre mauvaise fortune bon cœur : « Au moins ça nous permet de voir les limites des machines ! » Terrano : flexible et polyvalent « Les déchaumeurs Terrano et les semoirs Pronto sont les outils les plus distribués dans la région, mais nous proposons de nombreuses alternatives à disques ou à dents, qui peuvent travailler dans les cannes de maïs », introduit Henri Goetzmann, inspecteur commercial Horsch France pour le nord-est de la France. Mais commençons par les basiques. Le Terrano FX s’inscrit dans la gamme des outils à dents. Cet outil de travail du sol porté comporte trois rangées de dents TerraGrip espacées de 30 cm, avec un dégagement de 85 cm sous bâti. « La dernière génération de Terrano bénéficie d’un châssis renforcé. Les dents y sont fixées par un système de boulons en biais, pour mieux répartir les forces », décrit l’inspecteur commercial. Les dents, équipées d’une sécurité ressort, permettent de travailler jusqu’à 30 cm de profondeur. Si une dent doit dégager face à un obstacle, « grâce à la triangulation des points de force, le travail en profondeur reste régulier », assure Henri Goetzmann. Les dents peuvent être modifiées avec différents équipements en fonction du résultat souhaité. « Sur la pointe MulchMix, il est possible de positionner les ailerons à deux hauteurs différentes, ce qui donnera deux résultats très différents : soit un travail en profondeur, soit un scalpage du sol sur les 3-4 premiers centimètres. » Sur le même étançon, il est possible de monter des pointes de fissuration, qui sont plus adaptées à une restructuration complète du sol, mais sans dilution des résidus. Les rangées de dents sont suivies de disques de nivellement, puis d’un rouleau, que l’agriculteur peut choisir au sein d’une large gamme. « Tous ces éléments font du Terrano un outil flexible et polyvalent, qui peut travailler de 4 à 35 cm de profondeur, en allant de la fissuration au foisonnement intensif », conclut Henri Goetzmann. Pronto 3DC : un semis vite fait bien fait Le deuxième modèle s’avance. Il s’agit du Pronto 3DC, un modèle de semoir conçu pour le semis rapide. Il s’agit donc d’une machine compacte et légère, présentée en version 3 m et équipée du système PPF (pour placement précis de la fertilisation) qui permet de positionner de la fertilisation en localisé au moment du semis. « Le semis a lieu derrière un packer, donc après un ré-appui ciblé du sol, pour que la profondeur de semis soit régulière ». Le rouleau est équipé de pneus étroits non décalés. Un choix dicté par l’objectif de régularité du semis. Henri Goetzmann explique : « Chaque pneu bouge de la terre. S’ils sont décalés, ils doivent en bouger davantage, et digérer ce volume de terre devient plus difficile. S’ils ne sont pas décalés, ils se répartissent mieux la terre et, comme ils sont étroits, ils assurent un ré-appui homogène devant chaque élément de semis. En effet, la rampe de semis est conçue pour que chaque élément de semis passe derrière chaque bord de pneu. Il y a donc à la fois une zone ré-appuyée sur la ligne de semis et des zones non ré-appuyées entre les lignes de semis, ce qui permet de gérer les excédents hydriques. » Au niveau des éléments de semis, les graines sont captées par des languettes en téflon, qui permettent de les canaliser et de les plaquer au fond du sillon. Enfin, une roulette en caoutchouc et une herse viennent refermer le sillon avec de la terre et des résidus végétaux. Joker : une compacité adaptée au parcellaire morcelé Le Joker 3 CT, présenté pour la première fois en Alsace en version 3 m portée, est un outil de travail qui combine disques et dents. « De par sa compacité, il est adapté à votre parcellaire morcelé », introduit Henri Goetzmann. Il se compose à l’avant d’une rangée de dents espacées de 60 cm, qui permettent une restructuration en profondeur, et un travail superficiel intensif, par exemple pour préparer un lit de semence. Il s’agit des mêmes dents TerraGrip que sur le Terrano, qui peuvent donc aussi être équipées de pointes de fissuration pour effectuer une restructuration. Les dents sont suivies par deux rangées de disques, qui assurent l’émiettement des mottes. « Comme un bras porte deux disques, il y a davantage de place pour laisser circuler la matière », souligne Henri Goetzmann. Lors de la démonstration, le Joker 3 CT était équipé d’un rouleau RollFlex, idéal pour préparer des lits de semence, car « il génère des projections, des zones de ré-appui pour la fraîcheur et des zones non consolidées pour permettre l’infiltration des excédents hydriques ». Rouleau WinterPacker : bien préparer l’hivernage des sols À ce stade de la démonstration, le Terrano 3 FX revient sur le devant de la scène, équipé à l’arrière d’un rouleau WinterPacker, conçu pour une utilisation tardive, avant l’hiver. Un travail du sol qui a pour objectif d’optimiser l’effet du gel. Ce rouleau a la particularité de présenter une profondeur de travail maîtrisée, mais sans ré-appui. « Il est donc très adapté aux structures alsaciennes puisqu’il permet de travailler en conditions humides sans occasionner de lissage et sans risque de bourrage, tout en laissant une structure ouverte. » Avatar : Horsch ouvre un nouveau chapitre du semis direct Nouveauté chez Horsch, l’Avatar 3.16 SD est un semoir de semis direct ou simplifié, conçu pour pouvoir semer à la fois sur un sol préparé en faisant bouger le moins de terre possible, mais aussi en direct sous un couvert. Pour arriver à un tel résultat, les équipes de Horsch ont élaboré une nouvelle rampe de semis, « qui combine toute la philosophie Horsch : entretien réduit, usure et coût d’utilisation optimisés… » Avant les éléments semeurs, il n’y a aucun élément qui travaille le sol. La pression appliquée sur chaque élément semeur peut être très importante, jusqu’à 310 kg. À cela s’ajoute un débattement important, pour accompagner le terrain. « Chaque disque est lié au bras par un palier lubrifié à vie, qui ne requiert donc aucun entretien. Le contrôle de la profondeur de semis s’effectue par une roue de jauge située sur le côté. Et les réglages s’effectuent par un système de boulons », poursuit Henri Goetzmann. La mise en terre des graines est assurée par un coutre protégé par une plaquette en carbure. La fermeture du sillon est assurée par une roulette caoutchouc, ou en acier en option, qui peut s’escamoter en conditions humides. Bénéficiant de six positions de réglage, ces roulettes peuvent être lisses ou dentées. « Opter pour des roues dentées permet d’optimiser la fermeture du sillon en conditions difficiles. En effet, chaque pignon correspond à un point de poussée sur le sol. » L’Avatar est particulièrement adapté au semis « low disturbance », consistant à limiter le brassage de terre, donc les levées de graminées résistantes. L’angle des disques a notamment été travaillé en ce sens. « Il est de 6°, soit le minimum pour ouvrir un sillon propre tout en remuant le moins de terre possible. » En outre, les disques sont légèrement couchés, de 3°, afin de limiter les phénomènes de projection et le lissage sur le bord du sillon. Et d’emmener moins de paille au fond du sillon. Plusieurs trémies peuvent être montées sur l’Avatar, de manière à avoir jusqu’à trois dosages de produits différents. Les graines peuvent être dirigées à la fois vers la rangée de semis avant et arrière, mais il est aussi possible de diriger une sorte de graine vers la rangée avant et une autre vers la rangée arrière, afin de réaliser des semis de cultures associées. Un apport d’engrais au semis est également possible. Enfin un microgranulateur permet, par exemple, l’apport d’un anti-limace. La démonstration s’est achevée par un court passage de Terrano MT, un combiné semi-porté de deux rangées de disques à l’avant et de deux rangées de dents à pointes fines à l’arrière, qui procure un travail à la fois intensif et superficiel. Il permet un travail en profondeur, avec une certaine capacité de restructuration, sans remonter de mottes en surface. « À l’avant on retrouve le principe du Joker, puis deux rangées de dents TerraGrip espacées de 40 cm et de manière à ce qu’il y ait toujours un passage de dent derrière chaque roue, afin d’effacer leur travail. » Les dents et les disques travaillent de manière indépendante. Mais, comme les disques doivent tourner vite, ce type d’outil doit être attelé derrière un tracteur capable de développer une puissance de 300 ch. Retrouvez cette démonstration en images :  

Pages

Les vidéos