Technique

Journée au champ Schaechtelin

« Une présentation dynamique des marques »

Publié le 11/12/2017

Fin novembre, l’entreprise Schaechtelin, fournisseur de machines agricoles installé Muntzenheim, a exceptionnellement présenté des pièces de choix lors d’une démonstration au champ.

Pour sa journée au champ, l’entreprise Schaechtelin a choisi de s’établir chez un client historique, Hubert Meyer. « Son séchoir, situé entre Wickerschwihr et Muntzenheim, est au centre de notre secteur. C’est un bel endroit pour présenter notre matériel », estime Marc Misbach, directeur commercial. L’objectif était de présenter de manière dynamique les marques : la gamme de tracteurs Claas, avec en nouveauté le Arion 510, les pulvérisateurs, épandeurs d’engrais et combinés de semis Amazone et les vibroculteurs Grégoire Besson. « Pour les charrues, nous avons mis l’accent sur deux gammes que nous proposons de longue date. D’une part, Amazone qui produit des charrues simples, et qui commercialise les charrues Vogel & Noot sous le nom Amazone depuis qu’elle a racheté l’usine de la société en Hongrie. Cela nous permet de faire un suivi, car nous avons déjà les pièces correspondantes. D’autre part, les charrues de la gamme Grégoire Besson. Leurs fournitures et finitions sont plus poussées. Elles sont destinées à des clients exigeants. » Marc Misbach met notamment en avant les avantages des charrues Grégoire Besson RW6 équipées de barres carrelets « adaptées aux terres coriaces. Leur capacité d’usure est beaucoup plus longue parce qu’on peut les avancer au fur et à mesure de l’usure ». Le deuxième avantage réside dans ses pointes plus pénétrantes et fines qui permettent de casser la semelle de labour. « Son troisième point fort est la soudure de l’étançon, de manière inclinée, qui permet une meilleure répartition de l’effort, donc moins de consommation de gasoil et moins d’usure du contre-sep, car il n’y a pas de frottement. » Enfin, le dernier corps de la charrue est désaxé pour permettre d’aligner la roue avec le gabarit de la charrue, « ce qui est pratique surtout lorsque l’on travaille en bordure de terrain ».

Démonstration de drones à usage agricole en Suisse

Une « drone » de révolution se prépare

Publié le 29/11/2017

Une révolution technologique agricole est en marche chez nos voisins agriculteurs suisses, à la faveur d’une législation compréhensive sur les bénéfices agronomiques attendus de l’usage des drones.

Identifier un pommier malade dans un verger, un pied de vigne flavescents, ou la tache d’infestation de pucerons d’une orge. Puis aller dans la parcelle traiter le sujet avec une précision chirurgicale. Le tout réalisé par des drones télépilotés à distance ou programmés en avance : les technologies n’ont jamais été aussi proches de ce scénario. En Suisse, comme les tracteurs, les drones feront partie du paysage agricole. Le fabricant chinois DJI - qui revendique 70 % du marché des drones de loisir et à usage pro - et l’École suisse de pilotage de drones avaient donné rendez-vous dans un domaine viticole près de Vevey au bord du lac Léman, pour présenter l’état d’avancée des technologies et proposer une démonstration du drone Agras MG1 utilisé pour le traitement phytosanitaire ciblé des cultures. Une démonstration en Suisse, parce que la législation permet actuellement à tout un chacun de piloter un drone de moins de 30 kg, tandis qu’en France, la réglementation sur l’usage des aéronefs est beaucoup plus contraignante*. D’ores et déjà, les applications agricoles du drone sont multiples mais vont se développer. Couplé à des caméras spectrales, le drone peut par exemple aller traiter une zone qu’il a identifiée comme malade ou/et attaquée par un ravageur. Un scénario extrêmement élégant au plan agroenvironnemental. Et les Suisses l’ont bien identifié… À l’école de Changins, Dorothéa Noil teste trois drones. Pour apprécier par exemple la vigueur des parcelles de vignes : « Les données sont bien corrélées avec la pesée des bois de taille », confirme la chercheuse. Ou bien pour mesurer le volume de perte des terres érodées en grandes cultures. Ou, actuellement, pour détecter la maladie de la flavescence dorée des vignes, grâce à un capteur hyperspectral qui détecte les pieds atteints, plusieurs mois avant qu’ils n’expriment les premiers symptômes. En effet, la présence du phytoplasme provoque une signature spectrale des feuilles, invisible à l’œil nu, mais visible sous certaines longueurs d’onde lumineuse que des caméras dites hyperspectrales peuvent révéler. Moins dépendants de la météo que les satellites, les drones confèrent en outre une résolution spatiale supérieure aux images satellites. Ils peuvent embarquer différents capteurs dans le proche infrarouge ou multispectral. Mais pour Philippe Vayssac, expert en logiciel de traitement d’images par drone chez Groupama, il est techniquement envisageable aujourd’hui d’avoir des drones qui détectent les prémices d’une maladie, puis d’aller traiter la zone touchée : « C’est surtout sur l’interprétation et l’exploitation des données qu’il y a nécessité de travailler », confirme Frédéric Gex, qui a fondé l’École suisse de pilotage de drones.  

Publié le 28/11/2017

Parce que l'entraide est une valeur forte en agriculture qui suppose équité et réciprocité, retrouvez dans ce guide une évaluation des coûts de référence des principaux matériels agricoles.

         

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