Technique

Établissements Balthazard à Orbey

Le retour des portes ouvertes

Publié le 20/04/2018

Du 13 au 15 avril dernier, les établissements Balthazard, situés à Orbey, ont organisé leurs portes ouvertes, deux ans après la précédente édition. Trois jours de démonstration, d’échanges et de convivialité avec les visiteurs autour du parc matériel de l’entreprise qui va des tracteurs spécialisés pour les exploitations de montagne aux matériels de travaux forestiers, en passant par les outils de fenaison et de pressage.

Les établissements Balthazard, à Orbey, ont organisé leurs portes ouvertes du 13 au 15 avril dernier. Cela faisait deux ans qu’une telle manifestation n’avait pas eu lieu. « Cette année, on a voulu changer un peu la formule », explique Patrick Balthazard. La durée, déjà, puisque les portes ouvertes de cette année ont eu lieu du vendredi au dimanche, et non plus du lundi au vendredi comme auparavant. Une manière de toucher plus d’agriculteurs, pas forcément disponibles pendant la semaine. Ensuite, les établissements Balthazard se sont associés aux Jeunes Agriculteurs du canton pour gérer toute la partie restauration-boissons. Un « plus » qui permet d’alléger la charge de travail des organisateurs. De quoi dégager du temps pour présenter l’important parc matériel de la concession. À commencer par la série 6 des tracteurs Deutz Fahr qui s’échelonnent de 120 à 215 ch. Des modèles à variation continue qui bénéficient de l’exclusivité d’un frein sur la boîte de vitesses. Une option « idéale pour la montagne et le transport », tient à souligner Patrick Balthazard. En effet, ce système de freinage hydraulique baptisé « HEB » assure une sécurité maximale pour les topographies accidentées. Ainsi, lorsque l’utilisateur actionne la pédale de freinage, le système hydraulique va effectuer une montée en pression, le ventilateur Evisco va fonctionner à son régime maximal et le rapport de transmission va, si possible, être peu à peu réduit. Afin d’empêcher un dérapage de l’essieu arrière, les quatre roues motrices sont également engagées. Cette sécurité dans les endroits les plus escarpés est renforcée par la présence du frein de stationnement hydraulique « HPB » qui est entièrement intégré dans la transmission. Ainsi, le frein de stationnement est libéré par la pression hydraulique et garantit une sécurité supplémentaire pour l’utilisateur. L’autre marque mise en avant lors de ces portes ouvertes est le tractoriste Same avec la série Virtus et la série Frutteto dédiée à l’arboriculture et à la vigne. Une machine qui bénéficiera prochainement de l’ajout de la variation continue. « Nous présenterons ce nouveau modèle lors de la Foire aux vins de Colmar », annonce Patrick Balthazard. Tout comme le nouveau Lintrac 110 de la marque Lindner, qui reprendra la variation continue et les quatre roues directionnelles du Lintrac 90. Le Terratrac TT 280 d’Aebi était aussi à l’honneur. Ce tracteur de 109 ch spécialisé pour les fortes pentes dispose d’une transmission hydrostatique. « Et de nombreux points ont été améliorés suite aux remontées des clients », précise Patrick Balthazard. La concession familiale ne se limite pas au matériel agricole. Au côté des tracteurs, du matériel de fenaison et de pressage de Kuhn et Pöttinger, les nombreux visiteurs ont pu découvrir deux marques de télescopiques (l’Italien Dieci et l’Allemand Schäffer), et surtout une large gamme de matériels forestiers de la marque alsacienne AMR. « Cela fait plus de vingt ans qu’on commercialise leurs produits. Mais c’est la première fois qu’ils sont présents directement à nos portes ouvertes », ajoute Patrick Balthazard. Cette marque, bien développée en France et numéro 1 en Allemagne, a notamment fait des démonstrations de certains de ses outils comme la scie circulaire à tambour.

Alsaterr à Dannemarie

Le nouveau tracteur Kubota M7002

Publié le 30/03/2018

À l’occasion de ses traditionnelles journées portes ouvertes les 24 et 25 mars, Alsaterr à Dannemarie a présenté en exclusivité le nouveau tracteur Kubota de la gamme M7002. L’occasion de mettre en valeur les marques Caterpillar et Yamaha, dont l’entreprise est nouveau revendeur.

Le nouveau tracteur Kubota M7002 est désormais disponible en trois modèles : M7132, M7152 et M7172. C’est cette dernière version qui était exposée pendant deux jours lors des portes ouvertes d’Alsaterr. Sa première présentation, après avoir été dévoilé à Hanovre en novembre dernier. « Le confort du tracteur a été revu, tout comme le moteur et le freinage. Il bénéficie également d’un meilleur agencement, explique Laurent Fuchs, le responsable d’Alsaterr à Dannemarie. En tant que revendeur et avec nos deux bases, nous couvrons une grosse partie de l'Alsace. Nous en avons déjà commercialisé sur le Territoire de Belfort. Et là, les premiers contacts sont intéressants. » Cette nouvelle génération 2018 de tracteurs Kubota série M7, disponibles de 130 à 170 ch, dispose, en plus de sa transmission à variation continue KVT, d’une nouvelle powershift à 6 rapports sous charge, 30 vitesses avant et 15 arrière. Lors du salon Agritechnica 2017, le constructeur japonais expliquait avoir travaillé sur de nombreux détails pour améliorer le confort et la précision dans l’utilisation de ces tracteurs, comme un contrôle plus précis du joystick multifonctions, l’augmentation de la mémoire du système de gestion des bouts de champ, l’amélioration de la suspension de cabine, l’insonorisation ou encore un nouveau siège. La série M7002 intègre aussi son propre système TIM (Tractor Implement Management) Isobus Class III. Il offre ainsi la possibilité d’automatiser une série de commandes pour gagner en efficacité, durant un chantier de fenaison, par exemple. L’outil prend d’une certaine façon le contrôle du tracteur pour l’arrêter lorsque la balle atteint la bonne dimension, lancer le liage, ouvrir la porte pour l’évacuer, etc. et repartir. Le concept TIM intégrerait même une gestion du guidage du tracteur en fonction de l’andain. Revendeur récent Ces portes ouvertes ont aussi été l’occasion de présenter l’ensemble de la gamme de matériels Kubota, dans un contexte économique qui reste difficile. « Le début de 2018 est assez morose. Ces portes ouvertes nous permettent d’accueillir du monde et de valoriser notre matériel. La fréquentation est bonne, grâce à une météo favorable », se félicite Laurent Fuchs. Avant d’ajouter qu’Alsaterr est aussi, depuis le 1er mars, revendeur de la marque Caterpillar pour l’Alsace et le Territoire de Belfort. « C’est une marque qui a une bonne renommée. Nous cherchions à compléter notre gamme. Les contacts que nous avions noués lors du dernier Sima ont pu aboutir. » Quant à Yamaha, Alsaterr a commencé à travailler la marque au début du mois de novembre 2017. « Yamaha était autrefois distribuée par les réseaux motos, mais a ouvert son réseau aux concessionnaires. Nous proposons une gamme d’utilitaires qui convient au secteur agricole », conclut Laurent Fuchs.

Publié le 01/03/2018

Initiés en 2013 par Stéphane Le Foll, alors ministre de l'Agriculture, les GIEE (Groupements d’intérêt économique environnementaux) avaient pour objectif de favoriser l’émergence de l’agroécologie, en aidant des groupes d’agriculteurs dans leurs initiatives agronomiques novatrices. L’heure était au bilan, mercredi 21 février.

Ascendants, participatifs, mutualistes : les GIEE présentent l’intérêt de l’action de groupe pour mutualiser les risques inhérents aux expérimentations agronomiques, estime Rémy Mickaël. Les problématiques sont partagées. Mais au-delà, l’innovation ascendante et partagée qu’ils représentent débouche globalement sur des solutions robustes pour les agriculteurs. « Les agriculteurs vont être confrontés à des besoins d’adaptation et le temps va passer très vite », fait observer Véronique Klein, vice-présidente de la Chambre d’agriculture d’Alsace. « Nos alimentations changent, il va falloir répondre à de nouvelles demandes ». La vice-présidente compte bien s’appuyer sur la capacité des GIEE « à aller plus loin » pour relever ces défis. Cependant, pour Heini Klein, le financement de l’animation est insuffisant. Ce que confirme Francis Humann qui, dans le cadre de sa filière naissante volaille de chair bio, souligne que les besoins d’animation sont très importants au départ pour la mise en place du GIEE. Thomas Blum déplore en outre quelques lourdeurs administratives. Les GIEE comprennent deux axes principaux : ils constituent une forme de label permettant aux groupes d’agriculteurs d’être plus facilement éligibles à différentes aides, et l’État apporte une aide sous forme de financement d’un animateur du groupe. En retour, les groupes doivent expérimenter et communiquer leurs résultats, les échecs comme les succès, auprès de leurs confrères. Qu’en est-il du bilan des huit groupes alsaciens labellisés GIEE au cours de ces cinq dernières années ? La réunion se tenait le 21 février au lycée agricole d’Obernai. « Trois ans c’est un peu court, il y a possibilité de prolonger », informe Christelle Ponsardin, de la Direction régionale de l’agriculture, de l’alimentation et de la forêt. Dans la foulée des GIEE, s’ajoute le label Écophyto, orienté sur la réduction des produits phytosanitaires, par une approche collective ou individuelle, avec comme objectif la réduction de l’IFT (Indice de fréquence des traitements). Une obligation de résultat donc, à la différence des GIEE qui sont plus orientés sur une obligation de moyens. Si globalement on ressent que le gouvernement n’entend pas arrêter les GIEE, on se demande si les moyens consentis par l’État améliorent la dynamique de transition agroécologique.

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