Brasserie L’Alcolyte à Blienschwiller
Brasseurs et expérimentateurs
Brasserie L’Alcolyte à Blienschwiller
Publié le 16/08/2018
La microbrasserie l’Alcolyte a effectué une démonstration de brassage de malt de tritordeum, une nouvelle céréale, sur le stand FW Courtiers et associés le 1er août lors de la journée du parc agricole.
Non sans un brin d’humour en rapport à l’orthodoxie rigoriste des instances de prévention en addictologie, ils ont appelé leurs bières « La notoire », « L’anonyme » et « La chronique », avec, au bas de chaque étiquette, un commentaire narquois, invitant à la dégustation modérée mais dans l’esprit du bien vivre ensemble : « La rousse de la fortune », « Assieds-toi on n’est pas pressé », « Toujours en retard sauf pour ma blonde »… Et, pour couronner le tout, leur microbrasserie en micro-entreprise s’appelle L’Alcolyte. Micro… plus tout à fait ! Cela fait 3 ans que Jérémy Wolfrom d’Itterswiller, salarié viticole, et Pierre Freyermuth de Blienschwiller, étudiant à l’École de management à Strasbourg et à Neoma (ex ESC Reims), se sont lancés dans la brasserie, sur un simple pari entre copains. Et le succès de l’entreprise des deux amis d’enfance est déjà au rendez-vous. Si bien qu’ils cherchent un local pour rassembler toutes leurs activités, de brassage, élevage, et conditionnement. Ils brassent par batch de 200 litres « des bières légères, bien houblonnées à cru, peu chargées, et d’une grande buvabilité » : « On essaie de faire des trucs jeunes et modernes ». Pour l’heure, faute de boutique, les bières de l’Alcolyte sont diffusées sur des points de vente, une dizaine en tout, des restaurants et des bars locaux, des points de vente à la ferme, et ils proposent aussi des fûts. La nouveauté, c’est la pils « Esprit de pils » pour l’été. Mais c’est la blanche, « L’anonyme » qui était proposée à la foire. Viendront prochainement une kriek à la cerise fraîche, une bière en barrique… Mercredi 1er août, les deux jeunes microbrasseurs se sont lancés dans une expérience de brassage de tritordeum, une céréale issue du croisement entre du blé dur et une orge chilienne, qui résiste bien au stress hydrique. Les deux brasseurs découvrent cette nouveauté, mais ses promoteurs tentent de lancer une filière en France. Avis donc aux agriculteurs, et aux transformateurs potentiels de cette farine et de ce malt d’un nouveau genre !












