Technique

Publié le 17/08/2018

Gaëlle Silvente a pris la direction de l’agence française d’Humus le 1er août dernier. Une promotion destinée à accompagner l’augmentation des ventes du constructeur allemand de machines agricoles.

Une ascension fulgurante. Imaginez. En 2011, Gaëlle Silvente entre en tant que secrétaire chez le constructeur de machines agricoles Humus, à Bergheim. Trois ans plus tard, elle profite du départ d’un collègue pour devenir commerciale sur la moitié nord du pays. Dernier épisode en date : mercredi 1er août, elle prend la tête du siège français de l’entreprise, suite au départ de Jacky Baldinger. « Désormais je ne réponds plus qu’au siège en Allemagne », remarque-t-elle avec fierté. Mais à peine installée dans le fauteuil de directrice, un gros chantier se présente à elle. Réorganiser les équipes et embaucher du personnel. Avec un carnet de commandes rempli jusqu’à la fin de l’année, les salariés surchauffent. L’atelier de Bergheim, chargé de la confection du matériel de travail du sol, peine à tenir la cadence. Conséquence immédiate de la situation : « Cet été on ne ferme pas, alors que d’habitude on interrompt l’activité pendant au moins trois semaines », indique la directrice. Pour répondre à la demande, elle va enfiler son costume de responsable des ressources humaines. « Aujourd’hui, on a trois employés sur l’atelier de Bergheim et on aimerait passer à quatre ou cinq. » Un avenir doré De plus, les achats de matériel de travail du sol devraient bondir dans les prochaines années. « Avec les nouvelles réglementations et les interdictions de produits phytosanitaires, les agriculteurs vont de plus en plus se tourner vers nos outils », confirme la jeune femme. Pour saisir ce nouveau marché, elle compte recruter un commercial supplémentaire. Ses équipes planchent aussi sur un nouvel outil « trois en un » disponible à la vente dès 2019. Un programme chargé pour la nouvelle directrice. Mais il en faudra plus pour l’effrayer. Avant de travailler dans l’agriculture, elle vendait des maisons et a même dirigé une agence immobilière pendant des années. Les responsabilités, elle connaît. D’autant plus qu’elle a dû prouver ses compétences en tant que femme. Eh oui, les préjugés ont la vie dure. « Certains clients m’ont beaucoup testée au début, se souvient-elle. Ils me demandaient des choses très techniques en alsacien, chose qu’ils n’auraient pas forcément faite à un homme. » Pas de chance pour ces grincheux, Gaëlle comprend l’alsacien et a grandi dans le parfum d’Humus. « Mon grand-père a été commercial pendant trente ans dans l’entreprise, et mon père a fait son apprentissage ici. » Bref, la marque et les machines agricoles n’ont pas de secrets pour elle. Alors ascension fulgurante, certes, mais méritée avant tout.

Brasserie L’Alcolyte à Blienschwiller

Brasseurs et expérimentateurs

Publié le 16/08/2018

La microbrasserie l’Alcolyte a effectué une démonstration de brassage de malt de tritordeum, une nouvelle céréale, sur le stand FW Courtiers et associés le 1er août lors de la journée du parc agricole.

Non sans un brin d’humour en rapport à l’orthodoxie rigoriste des instances de prévention en addictologie, ils ont appelé leurs bières « La notoire », « L’anonyme » et « La chronique », avec, au bas de chaque étiquette, un commentaire narquois, invitant à la dégustation modérée mais dans l’esprit du bien vivre ensemble : « La rousse de la fortune », « Assieds-toi on n’est pas pressé », « Toujours en retard sauf pour ma blonde »… Et, pour couronner le tout, leur microbrasserie en micro-entreprise s’appelle L’Alcolyte. Micro… plus tout à fait ! Cela fait 3 ans que Jérémy Wolfrom d’Itterswiller, salarié viticole, et Pierre Freyermuth de Blienschwiller, étudiant à l’École de management à Strasbourg et à Neoma (ex ESC Reims), se sont lancés dans la brasserie, sur un simple pari entre copains. Et le succès de l’entreprise des deux amis d’enfance est déjà au rendez-vous. Si bien qu’ils cherchent un local pour rassembler toutes leurs activités, de brassage, élevage, et conditionnement. Ils brassent par batch de 200 litres « des bières légères, bien houblonnées à cru, peu chargées, et d’une grande buvabilité » : « On essaie de faire des trucs jeunes et modernes ». Pour l’heure, faute de boutique, les bières de l’Alcolyte sont diffusées sur des points de vente, une dizaine en tout, des restaurants et des bars locaux, des points de vente à la ferme, et ils proposent aussi des fûts. La nouveauté, c’est la pils « Esprit de pils » pour l’été. Mais c’est la blanche, « L’anonyme » qui était proposée à la foire. Viendront prochainement une kriek à la cerise fraîche, une bière en barrique… Mercredi 1er août, les deux jeunes microbrasseurs se sont lancés dans une expérience de brassage de tritordeum, une céréale issue du croisement entre du blé dur et une orge chilienne, qui résiste bien au stress hydrique. Les deux brasseurs découvrent cette nouveauté, mais ses promoteurs tentent de lancer une filière en France. Avis donc aux agriculteurs, et aux transformateurs potentiels de cette farine et de ce malt d’un nouveau genre !

Pressoir vertical Bucher Vaslin sur le stand Beyler

Une qualité de jus « incomparable »

Publié le 08/08/2018

Conçu à l’origine pour les vins rouges, le pressoir vertical de Bucher Vaslin a démontré son efficacité sur les vins liquoreux et certains cépages blancs comme le riesling. De quoi inciter les établissements Beyler à commercialiser en Alsace cette machine dédiée à ceux qui recherchent le « must » en termes de qualité de jus.

Avec sa couleur rappelant la robe des vins rouges et son gabarit imposant, il est difficile pour le visiteur du Parc Agricole de faire l’impasse sur le nouveau pressoir vertical Bucher Vaslin exposé devant le stand des établissements Beyler. Conçu au départ pour les vins rouges - il est utilisé par de nombreux producteurs du Bordelais et de Bourgogne - ce pressoir à quatre vérins a démontré d’excellents résultats avec des cépages blancs comme le viognier, le chardonnay, le pinot gris ou le riesling. Il s’est également montré performant pour la production de vins liquoreux. « Du coup, on s’est dit qu’on pourrait commercialiser en Alsace ce pressoir qui offre une qualité de jus qu’on ne retrouve pas sur un pressoir pneumatique », explique Maxime Walter, commercial chez Beyler. Ce pressoir vertical constitue le « très haut de gamme » du catalogue de Bucher Vaslin. La raison est simple : un système de pressurage qui fonctionne aussi bien verticalement qu’horizontalement, de « 45 minutes à indéfiniment ». « Il n’y a pas de rebechage. On ne mixe pas les marcs. Du coup, on ne crée aucune bourbe excessive », développe le responsable commercial export de Bucher Vaslin, Guillaume Peyvel. Une fois pressés, les marcs peuvent être récupérés facilement au-dessous pour être repressés à nouveau. Un processus qui demande évidemment d’avoir un peu de temps à y consacrer. « L’idée est de ne retirer que le meilleur des raisins. Avec ce pressoir, il faut que le producteur souhaite obtenir le must en termes de jus », tient à préciser Guillaume Peyvel. Avec ce pressoir vertical, qui se décline en trois tailles (cinq, douze et vingt hectolitres), Bucher Vaslin n’a fait qu’améliorer le système qui était utilisé autrefois. Sauf que, désormais, tout est automatisable, facilement nettoyable et utilisable. « Avant, il fallait cinq personnes pour faire tourner un pressoir comme celui-là. Désormais, un seul opérateur suffit. » Pour l’instant, aucun exemplaire n’est utilisé en Alsace. Le modèle présenté à la Foire aux Vins est une exclusivité des établissements Beyler. Et il interpelle. « Beaucoup de gens s’arrêtent pour en savoir plus. On a établi quelques contacts. On espère que cela aboutira avant la fin de la foire », ajoute Maxime Walter.

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