Technique

SARL Travaux paille commerce et service à Sainte-Croix-en-Plaine

Acheter et vendre de la paille de qualité

Publié le 29/07/2018

Créée en 1999, la société Travaux paille commerce et service, de la famille Weiss à Sainte-Croix-en-Plaine, s’est spécialisée dans l’achat et la revente de paille. Une activité qui constitue une diversification agricole et qui répond, au niveau local, national voire international, à des difficultés d'approvisionnement.

Historiquement, la famille Weiss a toujours vécu de l’agriculture. Aujourd’hui encore, l’exploitation cultive le maïs, le blé, l’orge ou encore le soja. C’est en 1999, suite à un sinistre, que Bernard Weiss décide de diversifier ses activités. Il crée la SARL Travaux paille commerce et service. L’activité consiste à faire de la prestation de service en pressage de paille et de l’achat-revente de paille sur champ. « Nous répondons aux demandes de nos clients qui manquent de paille. Localement, mais également à l’export. Là, un camion vient de partir pour livrer en Suisse et en Allemagne. Parfois, des sociétés servent d’intermédiaires entre nous et les agriculteurs », explique Sophie Weiss qui gère l’entreprise familiale avec son frère, Vincent, et son époux, Emmanuel Kohler. Les clients de l’entreprise sont des éleveurs et des céréaliers. « Nous produisons une partie de la paille sur l’exploitation, mais c’est un tout petit pourcentage de l’activité. Le reste vient de tout le grand est de la France. Cette année, c’est difficile, à cause des inondations et de la faible quantité de paille que l’on trouve en Côte d’Or ou en Champagne-Ardenne », indique Sophie Weiss. Elle ajoute que la paille est convoyée par un transporteur. Le frein, c’est le prix Cependant, malgré ces événements climatiques, les stocks sont encore suffisants. Le problème, pour de nombreux agriculteurs, ce n’est pas le manque de paille, mais plutôt de foin, à cause de la sécheresse et du maigre regain. Pour l’activité de la paille, la famille Weiss travaille sur une année calendaire qui va de juin à mai. « Nous traitons 4 000 à 5 000 t de paille à Sainte-Croix-en-Plaine. Environ 1 200 t de paille proviennent chaque année du secteur. Il s’agit principalement de paille de blé, d’orge de printemps ou d’hiver. Mais nous achetons de tout. Suite à un manque de paille de blé, en mai dernier, nous avons acheté de la paille de riz. Une première pour nous. Notre fournisseur est situé en Camargue. La seule difficulté, c’est le prix, forcément plus élevé à cause du coût du transport. Mais cela a été une solution de repli intéressante », rapporte Sophie Weiss. « Nous envisageons également de nous fournir en paille de miscanthus. Là aussi, le frein, c’est le prix », complète Vincent. Un frein économique d’autant plus important que de nouveaux concurrents ont fait leur apparition, des professionnels belges et hollandais qui viennent en France et qui cassent les prix. Le marché est de plus en plus difficile. Et quand la paille se fait rare, son prix augmente rapidement. « Nous avons connu cette difficulté l’année passée, où les stocks étaient à zéro. La paille se vend au poids. En moyenne, la tonne de paille vaut 90 €, à l’heure actuelle », précise Sophie Weiss. Pas plus de 15 % d’humidité La société Travaux paille commerce et service revend sa paille localement, dans le Haut-Rhin, pour 30 % de son activité, et à l’export, notamment en Suisse, en Allemagne et en Autriche, pour les 70 % restants. « Nous achetons la paille sans la voir au préalable, et inversement. C’est une relation de confiance nécessaire entre nous et nos clients. Après toutes ces années, nous sommes connus, et nous sommes l’une des plus grosses entreprises du secteur du commerce de paille », précise Emmanuel Kohler. Avant d’être vendue, la paille est stockée sous un hangar dédié de l’exploitation de Sainte-Croix-en-Plaine. La capacité de stockage est de 1 000 t. La priorité des priorités est de maintenir la paille au sec. Les bottes ne doivent pas dépasser les 15 % d’humidité pour pouvoir être vendues. « Au-delà, la paille colle, sent le moisi, a un goût de champignon. Cela peut générer des problèmes sanitaires et abîmer les machines. Nous utilisons des capteurs d’humidité pour vérifier ce taux d’humidité à tout moment », note Emmanuel Kohler. La paille qui est pressée est rentrée le jour même pour préserver sa qualité. En revanche, et contrairement à d’autres, la famille Weiss n’est pas favorable au broyage. Ce sérieux dans le travail permet à l’entreprise de pouvoir compter sur la fidélité de ses clients, qui sont un grand nombre à lui faire confiance depuis les débuts de l’activité. C’est aussi pour cela que la SARL utilise du matériel performant. Sophie Weiss était présente à Rumersheim-le-Haut pour tester la première presse à balles carrées produite par Fendt et présentée par le concessionnaire Euro-Agrar. « La machine est effectivement performante. Elle offre un gros débit de chantier, tout en alliant simplicité et fiabilité. La densité des bottes est très intéressante. Nous avons d’autres matériels de la marque. Ils font tous leurs preuves », conclut Sophie Weiss.

Publié le 29/07/2018

L’agence Claire D sera à nouveau présente dans le Parc Agricole pour présenter l’ensemble de ses créations, dont sa dernière innovation (candidate au Trophée de l’Innovation 2018) : l’impression céramique pour les étiquettes des bouteilles de vin. Une technique qu’utilise déjà la Cave de Turckheim pour « sublimer » ses grands crus.

Il faut parfois peu de chose pour sortir du lot. Pour les étiquettes de vins, une couleur, une forme ou une matière permettent à la bouteille d’attirer l’œil du chaland. C’est la première étape. Après, il faut que cette étiquette soit suffisamment séduisante pour déclencher l’acte d’achat. Belle, oui, sans pour autant être provocante ou tape-à-l’œil. Une équation que tente de résoudre quotidiennement l’agence Claire D depuis 2004 pour ses nombreux clients situés dans le Bordelais, en Champagne et en Alsace. À chaque fois, la réponse apportée est différente. « Avec Claire, on travaille ensemble, progressivement, pour aboutir au résultat espéré », explique Corinne Vonarx, responsable marketing d’Union Alliance Alsace, qui regroupe la Cave de Turckheim et celle du Roi Dagobert. Voilà sept ans que les deux entités travaillent avec Claire Deffarge pour élaborer de nouvelles étiquettes plus « design » et « attractives ». Toute la gamme de la cave du Roi Dagobert y est passée. À Turckheim, le « dernier gros bébé » était la gamme de grands crus. « Nos vins de terroirs n’étaient pas assez mis en avant. On cherchait quelque chose pour les sublimer », poursuit Corinne Vonarx. Plusieurs pistes sont explorées pendant des mois, sans succès. « On était partis sur du nacré, et des étiquettes dessinés avec des motifs complexes. Mais cela n’allait pas. Il manquait le lien avec le terroir, il manquait la magie », confie Claire Deffarge. Et puis, impossible d’être trop novateur pour des bouteilles déjà marquées historiquement et commercialement. « Pour les grands crus, il faut quelque chose de rassurant. Ces bouteilles sont connues depuis longtemps. Il ne fallait pas les dénaturer », justifie Corinne Vonarx. « Raffiner » les codes et couleurs existants La solution sera finalement trouvée « un peu par hasard » après moult essais sur la machine : l’impression sur céramique sur un tout nouveau papier réagissant à la chaleur. « Il a fallu près de trois ans à un industriel italien pour réussir à créer ce papier magique qui est ni mat, ni brillant, mais neutre. Et quand on pose un fer chaud dessus, il devient transparent. Cela a ouvert la porte à de nouvelles possibilités créatives comme l’impression céramique », souligne la créatrice. Seule la lettre du grand cru en question est imprimée selon cette méthode. L’idée étant que la nouvelle étiquette garde les codes et les couleurs de l’ancienne, tout en ajoutant une subtilité qui la rend « sublime » et « raffinée ». Cela fait deux mois que les grands crus commercialisés par la Cave de Turckheim (Ollwiller, Brand, Hengst, Sommerberg) sont vendus avec ce nouvel habillage, plus le pinot noir rouge qui est produit à partir de raisins situés sur des parcelles de grands crus. Ce sont les premiers vins en Alsace à bénéficier de cette technique d’impression sur céramique. La Cave de Turckheim espère maintenant que le succès commercial sera aussi probant que celui rencontré avec les autres bouteilles « rhabillées » par l’agence Claire D, à l’image de la gamme « Racines & Terroirs » de la cave du Roi Dagobert, qui est retenue tous les ans dans les foires aux vins des supermarchés. « Et à chaque fois, ils sont en rupture au bout de quelques jours », se satisfait la responsable marketing de l’Union Alliance Alsace. Il suffisait juste de sortir du lot.

6e édition du prix de l’innovation

Des étoiles pour Costral

Publié le 28/07/2018

Ils étaient 11 concurrents cette année à prétendre au titre de prix de l’innovation EAV/PHR, organisé dans le cadre de la Foire aux vins. Le prix est décerné en partenariat avec la Chambre d'agriculture d’Alsace, la fédération des Cuma, l’Union des Œnologues et le Parc-expo de Colmar.

S’il met en évidence les tendances économiques, techniques et même sociologiques de la viticulture et de l’agriculture alsacienne, ce prix démontre un dynamisme très innovant des acteurs économiques des filières des vins et de l’agriculture alsacienne : fournisseurs, constructeurs, tant d’ailleurs dans les domaines classiques de la mécanique, que des services et du marketing. Que dire de ces tendances ? Un effort significatif est proposé dans l’innovation du marketing, de l’habillage et du conditionnement des vins, traduisant une nécessité impérieuse de rajeunir l’habillage des vins d’Alsace et de libérer la créativité. Étiquettes, bouchons, impression d’étiquettes, capsules de surbouchage : cinq des 11 innovations présentées proposent de quoi revoir de fond en comble son habillage de bouteille pour une meilleure valorisation sur le marché. Véritable signe des temps : les techniques innovantes d’habillage frappent à la porte des vins d’Alsace… Une autre tendance est véritablement agronomique avec une prise en compte des nouvelles exigences environnementales visant à améliorer la fertilité naturelle des sols ou la protection des cultures : bineuse intercep rotative, épandage de compost en prestation rendu à la parcelle et épandu, nouveau tracteur surbaissé et léger, station météo connectée, et outils d’entretien des espaces verts et vigne électroportatifs. Enfin en œnologie, une innovation était proposée pour améliorer la qualité de l’égrappage des raisins. Comme pour les éditions précédentes, le jury s’est montré sensible aux innovations alsaco-alsaciennes. En 2016, c’était la greffe F2 de Christophe Hebinger, qui avait été couronnée. Et en 2017, le tracteur Carraro Tony 9800SR avait beaucoup de « sang alsacien » grâce au génie inventif d’Étienne Berger. En 2018, ce sont les établissements Costral à Riquewihr qui obtiennent un prix qui vient récompenser la success-story de cette PME alsacienne produisant des groupes d’embouteillage. Les groupes d’embouteillage peuvent désormais, y compris sur des modèles de petite cadence, admettre différents formats de bouteille sans avoir à changer les étoiles dans lesquelles les bouteilles s’insèrent sur la ligne. C'est un dispositif inédit sur ces machines de petite cadence qui sont très compactes, ce qui complexifie la possibilité d'intégrer cet équipement en réduisant suffisamment la mécanique tout en garantissant longévité et robustesse. Les étoiles s’ajustent sans outil. Leurs pinces s’adaptent à des diamètres de 62 à 110 mm et assurent le maintien et le centrage de la bouteille lors de chaque transfert vers la boucheuse et la tireuse. Au final, le vigneron ou l’opérateur embouteilleur y trouveront plus de souplesse dans l’offre de conditionnement à proposer sur le marché des vins d’Alsace. Un prix reflétant là encore une tendance de diversification des conditionnements, répondant à des consommateurs, tournés vers des produits de moins en moins standardisés. Bravo à l’équipe Costral qui démocratise l’accès technique des vignerons en matière d’embouteillage.

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