Technique

Trompeter et fils

Nouveautés et animations

Publié le 02/08/2018

Comme chaque année, la société Trompeter est présente au parc agricole de la foire aux vins de Colmar. Entre les animations sur le stand et les nouveautés présentées, le public peut profiter du professionnalisme de cette entreprise familiale.

Avec la chaleur qui écrase le Parc-Expo de Colmar depuis le début de la 71e foire aux vins, attirer du monde, notamment au beau milieu de l’après-midi, relève d’un exploit. « Nous essayons de proposer différentes animations sur le stand. C’est le cas avec le petit marché fermier les deux samedis. C’est une idée innovante que j’avais soumis au comité des représentants du parc agricole. Elle a été retenue. Et cela semble avoir bien plu. Nous avons accueilli Christophe Rué d’Osenbach avec ses glaces. Le public a répondu présent tout en s’intéressant à notre matériel », se félicite Pascal Trompeter. Une autre animation était proposée mercredi lors de la journée du parc agricole avec un apéritif musical et la présence sur le stand de Bruno, agriculteur de l’émission télévisée « L’Amour est dans le pré », l’après-midi. Enfin, ce dimanche 5 août, la société Trompeter reçoit Alfred Baumgart, un bûcheron retraité de Hochstatt et ancien champion de France, d’Europe et vice-champion du monde de sculpture bois à la tronçonneuse. « Il sera présent de 14 h à 16 h avec son matériel et va faire des démonstrations », ajoute Pascal Trompeter. À noter également les kartings à pédales mis à la disposition des enfants pour faire le tour du parc agricole comme chaque année. Conseils techniques Mais, la société Trompeter n’oublie pas son cœur de métier, raison pour laquelle elle est fidèle à la foire aux vins et à son parc agricole. Ses fournisseurs sont présents pour promouvoir le matériel exposé. C’est par exemple le cas de Patrick Hugel de la société Otico qui commercialise des pneus et rouleaux issus de la technologie Farmflex®. La marque propose un système qui repose sur l’utilisation de pneu semi-creux, ce qui lui confère des caractéristiques particulièrement intéressantes pour les applications agricoles. Elle met également en valeur son partenaire indien MRL, leader dans le pneu semi-automatique en Europe pour, notamment, le travail du sol. Trompeter axe également sa communication avec un autre fournisseur de pneus agricoles, les pneus Vredestein. Sur le stand, on a également pu croiser le responsable des ventes du lubrifiant Minerva et Gilles Desmouly, le responsable de la société BKT Benoît Gegout. « Ce sont des partenaires qui nous aident à présenter les produits, à faire les promotions et sont à nos côtés pour apporter les conseils techniques à nos clients », précise Pascal Trompeter. Enfin, on retrouve les produits de la marque Kioti avec le tout dernier Mechron 4X4 UTV. Une nouveauté qui peut intéresser un très large public de professionnels et de privés. Grâce à ses quatre roues entièrement indépendantes, sa suspension arrière double (bras A double) et sa suspension arrière de type MacPherson, ils bénéficient d´une conduite stable et sécurisée, en terrain difficile comme en terrain lisse.

Eurl Hertzog à Pfaffenheim

Un nouveau groupe d’embouteillage mobile

Publié le 30/07/2018

Afin de répondre au mieux aux nouvelles demandes dans le domaine viticole, l’entreprise Hertzog à Pfaffenheim développe depuis plusieurs années l’embouteillage à façon dans les locaux des viticulteurs et autres professionnels du secteur. La foire aux vins d’Alsace de Colmar lui permet d’exposer un nouveau groupe d’embouteillage mobile sur le stand de Costral, au parc agricole.

Depuis 1987, Véronique Hertzog est la gérante de cette entreprise située dans la zone artisanale de Pfaffenheim et spécialisée dans l’embouteillage. Elle possède trois groupes de filtration, deux capsuleuses à vis avec une cadence de 3 000 à 6 000 cols/heure, une déboucheuse pneumatique d’une cadence de 2 500 cols/h et quatre groupes de tirage possédant chacun leur propre palette de filtration (kieselguhr, plaques, membrane). Elle vient de se doter d’une nouvelle chaîne d’embouteillage mobile par le biais de son fabricant, Costral. « C’est actuellement le seul groupe d’embouteillage qui propose le bouchage verre avec une automatisation de la distribution ainsi qu’un inertage du dégarni à l’azote. Nous l’amenons chez nos clients sur un chantier mobile. » Du « sur-mesure » « Nous proposons un service « sur-mesure » en fonction de l’espace disponible chez le client. Le calage du chantier mobile se fait via trois vérins qui permettent de l’adapter à la morphologie du terrain. La grande nouveauté de ce groupe d’embouteillage, est l’absence de pompe. Tout coule par gravité au niveau des baies. Il y a moins d’oxygénation. Cela préserve le taux de CO2 des vins », explique Véronique Hertzog. L’entreprise est actuellement la seule à posséder cette palette complète. « Nous pouvons intervenir chez tous les viticulteurs et pour toutes les entreprises du vignoble sur tous les formats, de 37,5 cl jusqu’au Magnum de 150 cl, sans changer de machine. C’est appréciable. Le monde viti-vinicole est en pleine mutation. Il faut donc s’adapter aux demandes des professionnels et proposer des techniques personnalisées. Cette nouvelle chaîne d’embouteillage répond parfaitement à cet état d’esprit », ajoute Sébastien Marzolf, l’un des six techniciens de l’entreprise Hertzog. En plus de toutes ces caractéristiques, ce nouveau groupe d’embouteillage présente d’autres avantages. Il est ainsi possible de faire de la capsule à vis mais aussi du bouchage verre qui n’existe que depuis quelques années en Alsace. « Nous sommes spécialisés sur le Vinolok qui correspond au marché local », précise Sébastien Marzolf. Lors de la foire aux vins, l’entreprise exposera ce nouveau groupe d’embouteillage sur le stand de Costral au parc agricole. L’occasion de communiquer sur ce matériel, de répondre aux questions et de présenter ses spécificités. L’Eurl propose également d’autres prestations comme la clarification des vins où elle intervient après fermentation ou lors des arrêts de fermentation et le débouchage effectué grâce à un système innovant d’une aiguille qui rentre dans le bouchon avec de l’air comprimé et permet de traiter de 2 500 à 3 000 bouteilles par heure.

SARL Travaux paille commerce et service à Sainte-Croix-en-Plaine

Acheter et vendre de la paille de qualité

Publié le 29/07/2018

Créée en 1999, la société Travaux paille commerce et service, de la famille Weiss à Sainte-Croix-en-Plaine, s’est spécialisée dans l’achat et la revente de paille. Une activité qui constitue une diversification agricole et qui répond, au niveau local, national voire international, à des difficultés d'approvisionnement.

Historiquement, la famille Weiss a toujours vécu de l’agriculture. Aujourd’hui encore, l’exploitation cultive le maïs, le blé, l’orge ou encore le soja. C’est en 1999, suite à un sinistre, que Bernard Weiss décide de diversifier ses activités. Il crée la SARL Travaux paille commerce et service. L’activité consiste à faire de la prestation de service en pressage de paille et de l’achat-revente de paille sur champ. « Nous répondons aux demandes de nos clients qui manquent de paille. Localement, mais également à l’export. Là, un camion vient de partir pour livrer en Suisse et en Allemagne. Parfois, des sociétés servent d’intermédiaires entre nous et les agriculteurs », explique Sophie Weiss qui gère l’entreprise familiale avec son frère, Vincent, et son époux, Emmanuel Kohler. Les clients de l’entreprise sont des éleveurs et des céréaliers. « Nous produisons une partie de la paille sur l’exploitation, mais c’est un tout petit pourcentage de l’activité. Le reste vient de tout le grand est de la France. Cette année, c’est difficile, à cause des inondations et de la faible quantité de paille que l’on trouve en Côte d’Or ou en Champagne-Ardenne », indique Sophie Weiss. Elle ajoute que la paille est convoyée par un transporteur. Le frein, c’est le prix Cependant, malgré ces événements climatiques, les stocks sont encore suffisants. Le problème, pour de nombreux agriculteurs, ce n’est pas le manque de paille, mais plutôt de foin, à cause de la sécheresse et du maigre regain. Pour l’activité de la paille, la famille Weiss travaille sur une année calendaire qui va de juin à mai. « Nous traitons 4 000 à 5 000 t de paille à Sainte-Croix-en-Plaine. Environ 1 200 t de paille proviennent chaque année du secteur. Il s’agit principalement de paille de blé, d’orge de printemps ou d’hiver. Mais nous achetons de tout. Suite à un manque de paille de blé, en mai dernier, nous avons acheté de la paille de riz. Une première pour nous. Notre fournisseur est situé en Camargue. La seule difficulté, c’est le prix, forcément plus élevé à cause du coût du transport. Mais cela a été une solution de repli intéressante », rapporte Sophie Weiss. « Nous envisageons également de nous fournir en paille de miscanthus. Là aussi, le frein, c’est le prix », complète Vincent. Un frein économique d’autant plus important que de nouveaux concurrents ont fait leur apparition, des professionnels belges et hollandais qui viennent en France et qui cassent les prix. Le marché est de plus en plus difficile. Et quand la paille se fait rare, son prix augmente rapidement. « Nous avons connu cette difficulté l’année passée, où les stocks étaient à zéro. La paille se vend au poids. En moyenne, la tonne de paille vaut 90 €, à l’heure actuelle », précise Sophie Weiss. Pas plus de 15 % d’humidité La société Travaux paille commerce et service revend sa paille localement, dans le Haut-Rhin, pour 30 % de son activité, et à l’export, notamment en Suisse, en Allemagne et en Autriche, pour les 70 % restants. « Nous achetons la paille sans la voir au préalable, et inversement. C’est une relation de confiance nécessaire entre nous et nos clients. Après toutes ces années, nous sommes connus, et nous sommes l’une des plus grosses entreprises du secteur du commerce de paille », précise Emmanuel Kohler. Avant d’être vendue, la paille est stockée sous un hangar dédié de l’exploitation de Sainte-Croix-en-Plaine. La capacité de stockage est de 1 000 t. La priorité des priorités est de maintenir la paille au sec. Les bottes ne doivent pas dépasser les 15 % d’humidité pour pouvoir être vendues. « Au-delà, la paille colle, sent le moisi, a un goût de champignon. Cela peut générer des problèmes sanitaires et abîmer les machines. Nous utilisons des capteurs d’humidité pour vérifier ce taux d’humidité à tout moment », note Emmanuel Kohler. La paille qui est pressée est rentrée le jour même pour préserver sa qualité. En revanche, et contrairement à d’autres, la famille Weiss n’est pas favorable au broyage. Ce sérieux dans le travail permet à l’entreprise de pouvoir compter sur la fidélité de ses clients, qui sont un grand nombre à lui faire confiance depuis les débuts de l’activité. C’est aussi pour cela que la SARL utilise du matériel performant. Sophie Weiss était présente à Rumersheim-le-Haut pour tester la première presse à balles carrées produite par Fendt et présentée par le concessionnaire Euro-Agrar. « La machine est effectivement performante. Elle offre un gros débit de chantier, tout en alliant simplicité et fiabilité. La densité des bottes est très intéressante. Nous avons d’autres matériels de la marque. Ils font tous leurs preuves », conclut Sophie Weiss.

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