Technique

Publié le 08/08/2018

Ils mettent de la jeunesse dans leur moteur. Ce sont les jeunes agriculteurs, éleveurs et viticulteurs, adhérents de la coopérative CAC Ampélys. Ils étaient invités à se retrouver, le 27 juillet dernier, jour d’ouverture de la 71e foire aux vins d’Alsace, pour une soirée VIP à la foire aux vins. L’occasion de nouer des liens, d’échanger, de souder un groupe « motivé et dynamique, prêt à partager des expériences ».

Ils sont viticulteurs, récoltants-manipulants ou coopérateurs, agriculteurs céréaliers de la plaine d’Alsace, agriculteurs polyculteurs-éleveurs du Sundgau, arboriculteurs, maraîchers, en filière biologique ou conventionnelle, installés à temps complet ou en pluriactivité… Mais vendredi soir, ils étaient surtout coopérateurs dans l’âme, adhérents de CAC Ampélys. Et c’est toute cette diversité et richesse humaine que la grande coopérative haut-rhinoise veut mettre à profit pour écrire son avenir. Anticiper Car « c’est par votre esprit de jeunes que nous arrivons à imaginer de nouvelles choses, votre esprit critique et d’ouverture, votre dynamisme que nous pourrons anticiper », leur a lancé Jean-Michel Habig, président de la coopérative, et agriculteur céréalier à Ensisheim. « J’espère beaucoup de vous, a poursuivi le président, car c’est par vous que demain nous existerons. » Le jeune président invite ses adhérents à prendre part aux débats internes sans crainte : « Soyez moteur, dites ce que vous pensez. Même si tout n’est pas juste, il y a toujours une part de vérité. Même si ça prend du temps pour que vos propos se réalisent, dites-vous que vous aurez apporté une pierre à l’édifice. C’est sur vous que nous comptons. » Enrichissement mutuel Car le monde agricole doit relever bien des défis : le plus imminent est « la séparation entre la vente et le conseil en produits phytosanitaires. Ça va changer les pratiques », prévient Jean-Marc Schacherer, directeur de la CAC. La valeur coopérative, rappelle-t-il, par la mise en commun, les échanges, l’enrichissement mutuel, permet d’amener des solutions. Et d’abord de réfléchir ensemble à ce que sera « l’agriculture de demain dans le Haut-Rhin », pour l’accompagner « au mieux dans les services et les conseils ». Prévenir et mutualiser les risques La qualité de services : c’est d’ailleurs l’un des principaux souhaits des jeunes adhérents, invités à s'exprimer chacun leur tour sur leurs attentes. Pour les uns, le groupe permet de mutualiser les risques en rapport aux essais mis en place pour envisager de nouvelles solutions agronomiques. Bon nombre des jeunes adhérents disent leurs inquiétudes face aux pressions sociétales. L’action de groupe permet soit de mieux y résister quand ces pressions sont déraisonnables, soit d’entrevoir des solutions, sur la base d’expérimentations mises en commun. Si la qualité des conseils techniques, des analyses, des essais arrivent en tête, au-delà, ce sont surtout les valeurs humaines que les jeunes adhérents de CAC Ampélys souhaitent cultiver : « Échanger, s’enrichir mutuellement, transmettre, développer le relationnel humain, avancer ensemble, être acteur en technique et se démarquer, prévenir et mutualiser les risques et savoir en tirer les enseignements », a-t-on souvent entendu. Bientôt en Ukraine Les jeunes adhérents devraient incessamment se retrouver en Ukraine pour un voyage d’étude, histoire d’ouvrir leurs horizons. Mais dans l’immédiat, les jeunes viticulteurs du groupe avaient apporté chacun un de leur vin, qu’ils ont présenté : une cuvée Black papillon de Wolfberger, un crémant prestige de Wolfberger, un riesling Brand 2013 de la cave de Turckheim, un rouge de Saint Hippolyte 2013 du domaine Koeberlé et un autre pinot noir du domaine Freudenreich à Eguisheim. Pour Élodie Richard, responsable marketing à la CAC et également en charge de l’animation des Jeunes Agriculteurs Coopérateurs, et Jean-Michel North, responsable d’Ampelys, artisans de l’alchimie de cette soirée, il s’agit aussi de préparer la coopérative à l’agriculture de demain. Car « vous en serez les administrateurs », leur ont rappelé le président et Christian Dietschy, administrateur, et président de la commission jeunes de la CAC.

Publié le 07/08/2018

Désireuse de se diversifier, la concession Alsagri, spécialisée dans les matériels d’irrigation, se lance dans le travail du sol et la fenaison. C’est Roger Freyther, transfuge de Vogel & Noot, qui a la charge de développer ces deux nouvelles activités.

Présente depuis cinq ans à la Foire aux vins de Colmar, la concession Alsagri, située à Hilsenheim, vient de diversifier son activité et propose désormais une gamme complète pour le travail du sol agricole et la fenaison. Une évolution qui s’accompagne de l’arrivée de Roger Freyther au poste de commercial. Arrivé au mois de mars, ce dernier connaît bien cette partie du machinisme agricole pour avoir travaillé pendant cinq ans chez Vogel & Noot en tant qu’inspecteur commercial de Calais à Lyon. « Il vient chez nous avec toute son expérience et une grande base clients existante. C’est un vrai plus pour notre entreprise », se félicite le patron d’Alsagri, Jean-Marie Schmitt. Pour Roger Freyther, c’est le côté « familial » d’Alsagri qui l’a motivé à accepter cette nouvelle proposition d’emploi. « Ici, on peut discuter quand il y a souci, ça m’a plu. » Le matériel de travail du sol a toujours été son « dada » comme il le souligne. Une qualité évidente aux yeux de Jean-Marie Schmitt qui souhaite conquérir de nouveaux clients grâce à cette diversification d’activité articulée autour des marques Pöttinger, Pom, et RM pour la partie irrigation. Cette dernière activité restant le « fer de lance » de la concession d’Hilsenheim. « On a déjà beaucoup de demandes pour du matériel de travail du sol », se satisfait Jean-Marie Schmitt. Reste maintenant à profiter des derniers jours de la Foire aux vins de Colmar pour prendre contact avec de potentiels nouveaux clients.

Concession Techniques Agricoles Muller C.

Deux tracteurs polyvalents à découvrir

Publié le 06/08/2018

Jusqu’à dimanche, la concession Techniques Agricoles Claude Muller, de Berrwiller, propose sur son stand de nombreux modèles de tracteurs dont deux particulièrement polyvalents : le 6120 TTV de Deutz-Fahr et le C270 de Holder.

Le Deutz-Fahr 6120 TTV est la déclinaison quatre cylindres des « gros » modèles de la série 6 du constructeur allemand. À part une cabine plus petite et un moteur un peu moins rutilant (de 120 à 140 chevaux), ce 6120 TTV conserve tous les atouts de ses grands frères : le nouveau pont avant suspendu, le relevage avant intégré, un radiateur entièrement en alu qui s’ouvre en portefeuille, le contrôle de profondeur à l’arrière, le tableau de bord numérique ainsi que la poignée de commande MaxCom, réputée pour être l’une des plus ergonomiques sur ce type de machine. « Tout est sous le pouce : le relevage avant, le relevage arrière, le distributeur, la vitesse d’avancement, l’inversion, le réglage des vitesses », détaille Fabien Gsell, commercial de la concession. Ce 6120 TTV est présenté comme le tracteur « à tout faire » par excellence : épandage, pulvérisation, semis… Des démonstrations sont prévues dans les prochains mois. Une bonne occasion d’évaluer les qualités de ce tracteur compact et très maniable. Un système de roues breveté chez Holder Plus petit, mais tout aussi efficace dans son registre, le tracteur C270 de Holder se présente comme une sorte de couteau suisse pour les vignerons et les agents communaux. Il bénéficie d’un moteur Kubota de 65 chevaux, d’un gabarit compact (1 m18 de largeur, roues comprises), d’une prise de force mécanique avant qui permet de transmettre plus de 90 % de la puissance moteur, de deux pompes de 70 et 35 l capables d’entraîner « tous les équipements disponibles sur le marché », de trois modes de conduite « souples et ergonomiques », et d’un poste frontal qui offre une excellente visibilité sur le travail fait à l’avant. Il se distingue surtout par deux éléments essentiels : son système breveté de répartition homogène des quatre roues et la présence de trois espaces d’attelage. « Il peut gravir sans problème des pentes de plus de 40 % », explique Nicolas Walter, responsable commercial France et Luxembourg chez Holder. Les trois postes d’attelage permettent de multiples configurations, tant pour le travail dans les vignes que pour le travail communal. « À l’arrière par exemple, on peut y mettre une cuve de 500 litres ou un outil de désherbage à eau chaude. On peut également ajouter un relevage arrière et bien sûr à l’outil à l’avant. Grâce à ce porteur, on réussit à valoriser la main-d’œuvre de qualité. Il faut quand même être compétent pour piloter trois outils à la fois », souligne le responsable commercial d’Holder.

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