Technique

Publié le 03/10/2022

La Cuma des 4 saisons à Galfingue a reçu institutionnels et agriculteurs afin d’échanger autour des leviers disponibles pour préserver les captages d’eau dits « prioritaires ».

Les agriculteurs sont l’un des rouages de la préservation de la qualité de l’eau. Jérémy Ditner, exploitant à Ammertzwiller en a bien conscience. « 80 % de nos terres se trouvent en zone de captage. J’ai repris la ferme céréalière de mes parents qui était dans une rotation classique maïs/blé. Je l’ai diversifiée en y intégrant des couverts végétaux, puis en passant en bio. J’ai alors intégré une dizaine de cultures. Alors que nous étions deux doubles actifs, nous sommes désormais cinq ETP. L’accompagnement est un élément essentiel car sur certains points, nous apprenons un nouveau métier. On ne se soucie plus de l’augmentation des prix des engrais mais plus du désherbage. L’adhésion à la Cuma m’a permis aussi d’intégrer des techniques nouvelles. Le désherbage mécanique nécessite quasiment une machine spécifique pour chaque culture. Seul, je n’aurais pas pu les financer ». Jérémy est membre de la Cuma des 4 saisons à Galfingue qui regroupe 40 adhérents. Trois d’entre eux ont présenté des outils à la fois utiles à leur exploitation et permettant de limiter les intrants ou le travail du sol. La houe rotative est présentée par Olivier Bischoff, agriculteur à Galfingue. « C’est un outil polyvalent (maïs, soja, blé, triticale) qui nécessite peu d’entretien mais beaucoup d’attention lors de l’utilisation notamment dans les virages. Le débit de chantier est de 4 à 5 ha/ha. Elle est louée 8 €/ha. » Également exploitant à Galfingue, Paul Deguille a détaillé les usages du rouleau Faca : « Il a été acheté il y a trois ans. Avec une largeur de 6 mètres pour 5 tonnes, il est utile à la destruction des couverts. Il agit comme un hachoir, il coupe et couche de 3 à 4 ha/h. Il a fait venir de nouveaux adhérents à la Cuma et tourne autour de 250 ha/an car son créneau d’action est large (de la canne de colza, de maïs au Cipan, puis les engrais verts jusqu’à novembre). Il est proposé à 10 €/ha. » Le semis direct pour limiter l’érosion Le dernier outil exposé est un semoir de semis direct proposé seulement à un groupe de trois agriculteurs, on parle alors de section fermée au sein de la Cuma. Il a été acheté en 2021 pour 80 000 € financés à 50 % par le plan de relance. Seuls les trois agriculteurs concernés sont autorisés à l’utiliser et à payer les échéances pour son financement. Émile Schweitzer, de Vieux-Ferrette, fait partie de cette section : « Nous l’utilisons dans le cadre de champs TCS (techniques culturales simplifiées), sans labour. Cela fait un an que je l’utilise et je ne l’ai pas encore en main pour le bon réglage. Cette technique nous permet de conserver le carbone qui se trouve dans le sol et de stocker celui qui se trouve dans l’air. Il permet aussi d’éviter l’érosion du sol. Nous avons choisi de l’utiliser en section fermée tout d’abord parce que ce n’est pas un outil qui intéresse tous les membres de la Cuma, d’autre part parce qu’il nécessite beaucoup de technique et de formation. Les pièces d’usure sont aussi coûteuses. Mais cela n’est pas irréversible. La section peut être ouverte à la décision des membres. » La dernière présentation technique concerne l’aire de lavage collective pour le remplissage et le nettoyage des pulvérisateurs. François Alves, conseiller à la Chambre d’agriculture rappelle qu’elle est utilisée depuis 2015 par 18 exploitants, soit 168 000 ha. Le PVE (plan végétal pour l’environnement, qui aide les entreprises agricoles pour la durabilité des pratiques) a financé le projet à hauteur de 90 000 € sur 250 000 € d’investissement. 7 €/ha de participation sont demandés aux utilisateurs. Ils ont choisi un phytobac avec un mélange de terre. À cela s’ajoutent une cuve de 90 m3 d’eau de récupération des toits et une aire de lavage distincte pour les autres outils. L’aire ferme en décembre lorsque le thermomètre tombe à 4 °C et rouvre en février. Depuis ce printemps, la Cuma a évolué dans son organisation avec la mise en place des groupes de responsable par machine et des groupes WhatsApp pour la réservation.

Publié le 28/09/2022

Rémy Heim, entrepreneur de travaux agricoles, avec son frère Maxime, à Hilsenheim, met « son savoir-faire et ses compétences en matière de techniques culturales simplifiées, semis direct et d’agriculture intégrée, à disposition des autres agriculteurs par le biais des travaux à façon ». Il est aussi versé en agriculture de précision mais, selon lui, c’est un autre métier que celui d’agriculteur, qui demande une formation.

« Pour tout ce qui concerne le guidage et les coupures de tronçon, la cartographie de parcelles est accessible au plus grand nombre ; du moins, on peut s’y retrouver, assez facilement, estime Rémy Heim, de l’ETA Heim Fils, à Hilsenheim. Mais, concernant la modulation intraparcellaire, qui permet d’apporter ce qu’il faut au sol, à la culture, où il faut et, même, quand il le faut, cela demande plus de compétences à un agriculteur : c’est un autre métier. » Rémy Heim sait de quoi il parle. Depuis plus de 25 ans, il cherche à optimiser son potentiel de production, en prenant en compte les différences de son terroir, et ce, grâce aux nouvelles technologies. Plusieurs prix l’honorent. « Je crée mes propres cartes, moi-même. C’est une compétence, une corde de plus à l’arc d’agriculteur. Rassembler et analyser des données, via un logiciel, c’est encore un autre métier », assure le passionné. Rémy Heim trouve un intérêt économique et écologique à utiliser les nouvelles technologies, dans ses pratiques agricoles. « Entre un semoir à maïs avec coupure automatique et un semoir intelligent, sur 18 ha, j’économise une dose et demie de semences », partage Rémy Heim. Après deux ans d’usage de l’adaptation au semoir Precision Planting, il observe aussi une régularité de semis des maïs et une baisse de 20 % de consommation de fioul au semis, a-t-il confié récemment à David Lefebvre, qui l’avait interviewé, en 2020. La cartographie du tassement des sols, sous l’effet du trafic à la parcelle, par la mesure de la résistance à la pression de pénétration des éléments semeurs, permet cette économie. Rémy et Maxime Heim utilisent, ainsi, l’agriculture de précision pour pallier les risques d’irrégularité de rendement, d’hétérogénéités intraparcellaires, liés aux semis directs. L’importance du renseignement Et ils en font bénéficier leurs clients. Mais ces derniers sont rarement très curieux des nouvelles technologies, glisse Rémy Heim. Il cite même le cas d’un client qui ne veut pas croire que ses rendements sont impactés par une mauvaise gestion de l’irrigation, alors que la carte de rendement que Rémy a sortie, basée sur des informations factuelles, le montre. S’il regrette que l’engouement pour les nouvelles technologies ne soit pas au rendez-vous, il le comprend. « Le numérique très pointu est très cher et la rentabilité peut être discutable, prévient-il. Sur d’anciennes machines, c’est exorbitant, voire impossible, d’installer les derniers outils intelligents. Sur les nouvelles, il faut penser à demander les options pour ce faire. Ensuite, il faut récolter toutes les informations sur ses parcelles, cultures, rendements, sur son irrigation et sa fertilisation, avant de les entrer dans les logiciels… L’ultra-majorité des agriculteurs n’a pas tous les renseignements précis pour avoir recours à la modulation intraparcellaire. Et, sans la réalité du terrain, la modélisation ne sert à rien. » Aussi, impossible de prédire l’avenir à partir d’une carte de rendement, puisque les aléas, notamment climatiques, de l’année suivante sont inconnus. Savoir, c’est pouvoir, certes, mais il restera toujours une part d’imprévus… ce qui peut être décourageant. L’entrepreneur de travaux agricoles utilise, par exemple, Farmer Basic, un logiciel américain, mais FieldView lui semble plus abordable. Ce travail de compilation des données (et de création de cartes, dans son cas) est chronophage. Rémy Heim s’y attelle donc l’hiver. En fonction des données météorologiques, durant la campagne, il saura, ensuite, par exemple, à quel moment apporter telle dose d’azote ou passer un fongicide sur du blé. « On a encore beaucoup à apprendre et à inventer, et de bénéfices à tirer de l’agriculture connectée. Moi, j’ai tout appris sur le tas car ça m’a toujours attiré. Mais je souhaite que les jeunes soient formés, dès le lycée », conclut-il.

Création, sélection et évaluation variétales

Les stations d’expérimentations lèvent le voile

Publié le 28/09/2022

Jeudi 22 septembre, sur le site du Grand show des fruits et légumes d’Alsace, une conférence de l’Association française des stations d’expérimentation en fruits et légumes (Irfel, pour Innovation et recherche en fruits et légumes) a rappelé les enjeux de la création, de la sélection et de l’évaluation variétale.

Après son assemblée générale, jeudi 22 septembre, sur le site du Grand show des fruits et légumes d’Alsace, à Illkirch-Baggersee, l’Irfel a enfoncé le clou sur l’importance de ce réseau de quinze stations d’expérimentations, quant à la création, la sélection et l’évaluation variétales, et à l’accompagnement des agriculteurs. Sa conférence s’intitulait « La recherche variétale en fruits et légumes : levier indispensable pour répondre aux attentes des producteurs et de la société ». Dans l’assistance, parmi les professionnels, l’Union française des semenciers (UFS) et l’interprofession des semences et plants (Semae) étaient présents, ainsi que la presse spécialisée. Une trentaine d’auditeurs ont profité des denses exposés sur la recherche appliquée. Il a été question de création variétale en fraises, de sélection variétale en noix, d’évaluation variétale en quetsches, en tomates et légumineuses, et en choux. Amener sa fraise Sébastien Cavaignac, de la station Invenio, en Nouvelle-Aquitaine, a tout d’abord rappelé les spécificités de la fraise, un faux fruit (il y a plusieurs fruits sur une seule fraise), qui se reproduit par reproduction allogame (mode de reproduction sexuée, où les deux gamètes mâle et femelle, proviennent de deux parents différents) ou végétative (mode de reproduction assexué : en bouture, par exemple). Sa sélection débute à partir d’une plante unique issue d’un croisement. Le génome de la fraise est complexe. Quand chez l’être humain, deux gènes déterminent le groupe sanguin des individus, chez la fraise, huit gènes décident de tel ou tel caractère. Aussi, entre le génome et l’environnement, l’interaction est forte ; les dates de floraison par exemple, changent selon le terroir. La multiplication végétative est donc choisie pour le processus de création et de sélection, qui avec le développement de la variété, dure douze ans. Beaucoup d’acteurs sont impliqués, des obtenteurs aux consommateurs, en passant par les multiplicateurs, les cultivateurs et les metteurs en marché. Tout l’enjeu est de confier aujourd’hui le pilotage d’une création variétale aux producteurs, afin qu’ils définissent leurs attentes et deviennent co-obtenteurs. Sébastien Cavaignac clot son intervention sur l’importance du goût pour les consommateurs ; goût dont on ne sait pas encore quels gènes sont responsables, puisque 350 molécules composent les arômes de la charlotte par exemple, cette fraise en forme de cœur. Une sélection pas à la noix Marie-Neige Hébrard, de la station de Creysse en Dordogne, a elle, parlé de la sélection de matériel végétal en vergers de noyers. Les enjeux pour les producteurs sont les suivants : augmenter la productivité́, conserver la qualité́ des noix, limiter le risque de gel (pour les variétés tardives) et étaler le chantier de la récolte. Quant aux enjeux sociétaux de la sélection variétale des noix, ils sont doubles : limiter le recours aux produits phytosanitaires et avoir une noix dont la coquille est adaptée au cassage mécanique, pour récupérer les cerneaux. La noix en France, c’est 20 000 ha, soit 40 000 t de fruits produits principalement dans le Sud-Est et le Sud-Ouest. La sélection variétale s’effectue d’abord sur des critères simples, puis sur des caractérisations précises. De mars à mai, sont observés le débourrement, la floraison, la nouaison, puis de mai à septembre, la sensibilité à la bactériose, aux anthracnoses, à la mouche du brou, entre autres, ainsi que la fructification : latérale (comme aux Amériques) ou terminale (comme pour les espèces européennes). À la récolte, en septembre et en octobre, la maturité et le rendement sont scrutés. Puis, en novembre et décembre, le calibre, la couleur et la saveur des cerneaux sont analysés. De novembre à janvier, l’aspect, la soudure des valves, l’épaisseur de la coquille et sa forme sont relevés. Et enfin, de novembre à février, il est question du port et de la vigueur des arbres. Mais la sélection variétale est longue… Pour la variété Fernor créée en 1978, quinze années de sélection ont été nécessaires. Elle n’a été inscrite qu’en 1995. Il a ensuite fallu attendre dix ans, jusqu’à sa commercialisation… pour qu’elle prenne son essor en 2012 ! Marie-Neige Hébrard (tout comme Sébastien, quelques minutes avant elle, au sujet de la création) pointe la nécessité de réduire le temps de sélection variétale. En effet, il faut encore environ quinze ans pour que les producteurs s’approprient une variété suite à sa sélection, et il est extrêmement difficile de prévoir quels seront les bioagresseurs par exemple, trente ans après une création. Un nouveau programme de création devrait d’ailleurs voir le jour, puisque les dernières variétés de noix inscrites, créées en 2004, seront commercialisées en 2034. Quelle quetsche ! Hervé Bentz, responsable du Verexal à Obernai, le plus âgé des intervenants, a résumé quarante ans de sélection et d’évaluation variétale en quetsche d’Alsace, de 1981 à 2021… avec l’humour qu’on lui connaît. « Si un Alsacien n’a pas au moins une tarte aux quetsches dans l’année, il est de mauvaise humeur… et c’est mauvais pour la santé », démarre-t-il. La quetsche est donc un enjeu de santé publique ici. Blague à part, nombreux sont les enjeux pour les producteurs : maintien et développement des surfaces d’une culture rustique, avec des variétés tolérantes aux bioagresseurs tels que la maladie virale sharka, résistance aux stress hydriques, amélioration de la rentabilité… Ce fruit est emblématique de la région : parmi les enjeux sociétaux, celui de la préservation de la culture alsacienne est cité d’emblée, ainsi que celui de la réduction des traitements phytosanitaires. En parallèle à la création du Verexal, un appel aux producteurs familiaux est lancé, début des années 1980, pour signaler des types de quetsches d’Alsace jugés d’un intérêt particulier. L’objectif est de faire mieux que le standard type 2910. Au bout de six années, seuls vingt types approchent ou dépassent la référence (le type 2910). En 1992, les dix quetsches les plus performantes sont plantées, à Obernai. Un nouveau cultivar, originaire du Sundgau à la frontière suisse, le type 3066 se démarque au fil des ans. En 2005, les cinq meilleures variétés sont mises en comparaison au Verexal. And the winner is ? 3066, le Haut-Rhinois, s’exclame Hervé Bentz, sans trop faire durer le suspense. Meilleur en rendement, en calibre, le type 3066 est en plus parfait sur le plan gustatif. Pour l’instant, les variétés étrangères sont dépourvues d’intérêt en ce qui concerne le marché alsacien ; les allemandes sont grosses et moins goûteuses, notamment. Les essais de variétés tardives et précoces ne sont pas concluants, non plus. Le Verexal a presque testé tous les porte-greffes possibles et le calibre du fruit sera à l’image de la vigueur de celui choisit, conclut Hervé Bentz. Et comment voit-il l’avenir ? « La quetsche d’Alsace déteste avoir soif… comme tout bon Alsacien », plaisante-t-il. L’irrigation est donc envisagée, au Verexal. Si le virus de la sharka est un obstacle aux plantations et aux replantations, le Verexal se bat pour cette petite production, historique, très importante pour les locaux de l’étape. Ils déplorent au passage, que les financements nationaux deviennent difficiles d’accès du fait de l’exigence d’une bibliographie scientifique internationale, qui n’existe pas pour cette culture régionale.     De succulentes tomates… chiche ? Lilian Boullard, l’autre Alsacien de la conférence, conseiller à Planète Légumes, s’est chargé de l’évaluation variétale sur tomates et légumineuses. L’adaptation au changement climatique, la souveraineté alimentaire et l’innovation ont guidé celle-ci. La diversité et l’amélioration gustative sont au cœur des enjeux aussi. Pour s’affranchir des problèmes de sol, le greffage sur tomates apparaît comme une nouvelle solution. La Tronus 2T est particulièrement bien réceptive au greffage, puisque son rendement s’améliore au fil des mois d’été avec cette technique. Quant aux tomates noires, la variété Ebeno concentre toutes les qualités gustatives. En pois chiche et lentille, les enjeux sont plus nombreux : rotation vertueuse, intérêts agronomiques, nouveau débouché stockable, du côté des producteurs ; mais aussi réduction de l’apport d’engrais, économie en autres intrants et en eau, adaptation au changement climatique et préservation des sols, des enjeux partagés avec la société, dans son ensemble ; avec les consommateurs qui s’intéressent de plus en plus aux protéines végétales. De nouvelles variétés de pois chiches sont ainsi en test depuis deux ans, et ce, dans toute la France. Pour fixer l’azote de l’air (et utiliser ainsi moins d’engrais), le pois chiche réalise une symbiose avec une bactérie : reste à trouver laquelle ! L’évaluation variétale sur lentilles quant à elle, a permis de retenir la variété Anicia, en vertes. Des tests d’association pour limiter la verse (jusqu’à̀ la récolte et au tri) sont aussi réalisés, avec l’orge ou l’avoine et la cameline ; à différentes doses et selon différentes modalités de semis. Feuille de chou Damien Penguilly, de la station de Caté en Bretagne, a présenté l’évaluation variétale en choux comme une source d’innovation. Plus de 100 variétés de choux sont toujours disponibles, dont une trentaine de nouvelles, chaque année. Le matériel génétique détermine l’itinéraire technique, la performance agronomique, la qualité́ au champ… mais il peut être la source de litiges entre tous les acteurs jusqu’au point de vente, a-t-il précisé. Les objectifs de l’évaluation sont donc de proposer, en conventionnel et en agriculture biologique (AB), une gamme de variétés adaptées au marché́ (qualité́, conservation…), adaptées aux conditions climatiques, tolérantes aux maladies et s’affranchissant de l’utilisation de fongicides pour diminuer l’indice de fréquence de traitement (IFT) fongicide de 100 %, en chou-fleur… et ainsi constituer des références robustes et fiables, pour des démarches sans pesticide, zéro résidu de pesticides, AB ; des données transférables à l’ensemble de la filière, en lien avec les dispositifs Dephy Expe, Fermes et Groupes 30 000. Dix variétés de choux-fleurs, trente variétés de choux pommés et une variété de brocolis ont ainsi été testées durant un an sur deux sites, et durant deux ans sur quinze à 18 sites. La variété pour réduire la pénibilité au ramassage est aussi dans le collimateur, puisque la récolte équivaut à 50 % du coût de production. Une plus longue et meilleure conservation post-récolte est encore étudiée. Dans la revue Aujourd’hui et demain, éditée par le Caté, un tableau permet de comparer les variétés retenues, afin de faire son choix. Les résultats des évaluations variétales sont encore valorisés, à travers un maximum de publications spécialisées.    

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