Technique

Voyage d’étude « Eau et agriculture de montagne » à la ferme du Krameterhof en Autriche

Épisode 2 : La permaculture en pratique

Publié le 27/10/2022

Face au régime sec auquel est soumise l’agriculture de montagne d’étés en étés, le Parc naturel régional des Ballons des Vosges s’est emparé de la problématique et a organisé un voyage d’étude en Autriche, à la ferme du Krameterhof, réputée notamment pour sa gestion de l’eau. Dans cet épisode, retrouvez les explications de Josef Holzer sur la permaculture telle qu’elle est pratiquée sur ses terres.

Après la théorie, place à la visite. Au niveau du siège de l’exploitation, Josef Holzer donne le ton du reste de la visite. « Partout, nous combinons plusieurs utilisations de l’espace. Vous verrez donc beaucoup d’arbres fruitiers, et des pins, que nous considérons comme des fruitiers. » En effet, leurs épines sont récoltées et vendues pour en extraire de l’huile essentielle, tout comme les pommes, dont les extraits peuvent entrer dans la composition d’huiles, marmelades, vinaigres, jus, eaux-de-vie… Mais pas n’importe quelles pommes : il s’agit des fruits du pin cembro, qui après récolte, sont mis sous vide, congelés et vendus à… 1 € la pomme de pin ! « Alors que les arbres poussent sans que ça ne nous coûte rien », enfonce Josef Holzer. Josef Holzer guide les visiteurs encore sous le choc de cette première révélation vers un outil monté sur chenilles : c’est sa moissonneuse-batteuse. Elle vient du Japon. Elle est conçue pour récolter le riz dans les rizières, mais elle est aussi particulièrement adaptée aux toutes petites parcelles du Krameterhof. Ici, elle récolte des céréales (seigle, épeautre, triticale…), essentielles à la rotation, mais aussi du pavot, des légumineuses, du sarrasin, et les semences que la ferme multiplie, comme des carottes cœur de bœuf, énormes et adaptées aux semis tardifs. « On commence à trouver ces machines en Italie, en Allemagne. C’est pratique pour récolter entre les arbres, entre les vignes », indique l’agriculteur. Il a payé la sienne 6 000 €, dans le cadre d’un réseau d’agriculteurs qui fonctionne sur un principe d’entraide et de solidarité, car le service après-vente est un peu loin, rigole Josef Holzer. Produire le plus possible avec le moins possible Face au premier étang rencontré, Josef Holzer plante le décor : l’étang produit des poissons, l’herbe autour est pâturée, les fruits et le bois des arbres sont récoltés. Cet étang est le dernier d’un groupe de sept, qui « travaillent ensemble ». Ils sont disposés pour recueillir un maximum d’eau de ruissellement. Et c’est le cas de chaque groupe d’étang, qui correspond chacun à un bassin-versant, afin de maximiser leur efficacité. « L’objectif est de capter l’eau qui ruisselle sur les pentes vers les étangs, pour qu’elle s’y infiltre doucement. » Cet étang est alimenté par d’autres, situés plus haut, et dont l’eau s’écoule graduellement. Pour les positionner, il s’agit de prendre en compte la nature des terrains environnants, les chemins préférentiels de l’eau… Au Krameterhof, plusieurs types de retenues d’eau se côtoient. Les étangs « profonds » affichent une profondeur de 2 à 3 m. Ils sont tous équipés d’un système de tuyaux qui permet de réguler leur hauteur d’eau en laissant s’écouler le trop-plein, d’un système qui permet de les vider, et d’un évacuateur de crise. « Il y a donc trois évacuateurs : de fond, de crise et de trop-plein », résume Josef Holzer. Ces étangs sont destinés à la production de poissons, qui sont « pêchés » en vidant les étangs une fois par an ou tous les deux ans. Josef Holzer les décrit comme « un pâturage », ou « une surface exploitée ». Trois types de poissons s’y côtoient : des herbivores, des omnivores et des prédateurs piscivores. « Ils doivent tous trouver de la nourriture, donc il est important de respecter un chargement qui permette d’atteindre un équilibre. » Les herbivores sont nourris en été avec un godet d’herbe par jour. Les omnivores se nourrissent essentiellement de la faune et de la flore lacustres. Les poissons prédateurs régulent les maladies en consommant leurs congénères malades. « Dans les étangs comme dans les pâtures, le chargement est plus important qu’à l’état naturel. Cela ne fonctionne que parce qu’il y a de l’affouragement, du pâturage tournant… » Dans les étangs, pour savoir si le chargement est correct, un bon indicateur est la vie du sol, et notamment la population d’écrevisses à pattes rouges qui, en se nourrissant des détritus, nettoient les bassins, et dont Josef Holzer fait également commerce. Une digue plus loin se situe un autre bassin, à zone plate, destiné à la reproduction des poissons et à la culture de plantes aquatiques. « Les poissons pondent dans l’eau chaude située sur la butte, où poussent les herbes aquatiques. Les jeunes poissons y sont à l’abri des prédateurs et trouvent de la nourriture », décrit Josef Holzer. Comme les autres, ces étangs sont aussi des réserves d’eau de ruissellement. Enrichie en nutriments, elle est particulièrement propice à l’irrigation, notamment des serres. Certains étangs sont équipés de turbines qui permettent de produire de l’électricité. D’autres accueillent des canards. D’autres encore des plantes médicinales… « Nos plus vieux bassins ont 60 ans », conclut Josef Holzer. La visite se poursuit, de terrasses en terrasses. « Le principal frein à la production, ici, c’est l’eau », pointe Josef Horzel. Les terrasses ont donc pour rôle de faciliter la mécanisation des interventions, mais aussi de faire en sorte que l’eau s’infiltre mieux, en réduisant sa vitesse de ruissellement. Elles réduisent aussi l’exposition du sol au rayonnement lumineux. En outre, chaque terrasse est ombragée par des fruitiers au sud. Une terrasse contient toujours au moins une culture à forte valeur ajoutée, que ce soient des légumes, des fruits ou des plantes médicinales. Les pentes, elles, sont consacrées au pâturage, aux taillis d’arbres, dont le bois broyé sert de paillage pour les animaux, le tout étant ensuite composté. Des animaux adaptés à leur milieu La première terrasse accueille des cochons noirs des Alpes. Avant la suivante, Josef Holzer signale les highlands qui entretiennent les friches, des arbres qui ont été coupés et qui recèpent. Au détour d’un chemin : un logement typique en bois « pour la famille et les stagiaires ». À sa porte, un poulailler mobile. Quelques mètres plus haut, des moutons Southdown, une race anglaise qui a la particularité de ne pas s’attaquer aux écorces des arbres. À l’étage au-dessus, des oies paissent entre des andains de compost, composés de bois broyé. Josef Holzer décrit : le bois est composté trois ans. Au début, il est retourné, pour favoriser une montée en température nécessaire à son hygiénisation. Puis il est couvert de géotextile pour laisser travailler les vers de terre, et il sert de substrat à la culture de cucurbitacées, dont les plants sont insérés dans le géotextile à l’aide de trous garnis de laine de mouton. Après la récolte des courges, les oies profitent de ce qui reste de cette culture qui ne nécessite quasiment ni eau ni entretien. Vient une terrasse où carottes, panais et oignons côtoient des arbres fruitiers. Puis une autre de choux (rave, pointu, rouge, de Bruxelles…). Une autre de pommes de terre, destinées à nourrir les cochons, les carpes, les volailles. Particularités de toutes ces surfaces en légumes : elles sont toutes mulchées. Objectif : éviter de laisser le sol nu entre les rangs, repousser au maximum le recours à l’irrigation. « Il n’y a qu’au printemps que les parcelles ne sont pas mulchées, pour favoriser le réchauffement du sol. » Pour remplir ces objectifs, Josef Horzel utilise comme mulch de la fauche de prairie, qui se dégradera régulièrement sans créer de faim d’azote. Encore un peu plus haut, une parcelle de topinambours est destinée à la fabrication d’alcool. Mais, surtout, « c’est un spa pour les volailles », rigole Josef Holzer. Après les avoir mises à contribution pour nettoyer les parcelles de légumes, elles sont mises au repos dans le topinambour. En effet, si elles trouvent le couvert dans les parcelles de légumes, elles n’y trouvent pas le gîte, ce qui peut les stresser. À l’arrivée au sommet du Krameterhof, c’est le clou de la visite : deux étangs scintillent dans l’air du soir, deux chevaux dévalent la pente à la rencontre des visiteurs. Ce sont des freibergers (Franches-Montagnes en français), une race de chevaux de travail montagnards d’origine suisse. Qui sont là essentiellement… pour le plaisir.

Voyage d’étude « Eau et agriculture de montagne » à la ferme du Krameterhof en Autriche

Épisode 1 : contexte et théorie

Publié le 24/10/2022

Face au régime sec auquel est soumise l’agriculture de montagne d’été en été, le Parc naturel régional des Ballons des Vosges s’est emparé de la problématique et a organisé un voyage d’étude en Autriche, à la ferme du Krameterhof, réputée notamment pour sa gestion de l’eau. En parallèle, trois exploitations pilotes vont servir d’incubateurs de solutions en France. Les premières propositions devraient être opérationnelles d’ici début 2023. Retour sur ce voyage d’étude en quatre épisodes.

Josef Holzer n’est pas un magicien, et sa ferme n’est pas un miracle. Elle est le fruit d’une histoire, plutôt rude, à l’image des conditions pédoclimatiques qui règnent dans la région du Lungau, en Autriche. « Jusque dans les années 1960, toutes les petites fermes d’altitude étaient des systèmes autonomes, qui produisaient davantage pour la subsistance des agriculteurs que pour la vente, contrairement aux plus grosses fermes, situées en plaine », rappelle Josef Holzer. C’est en quelque sorte ce modèle ancestral que la ferme du Krameterhof reproduit aujourd’hui. « Nous nous positionnons sur des produits de niche, et c’est pour ça que cela fonctionne », constate l’agriculteur. Il raconte que cette ferme a été achetée par son grand-père en 1890 : « Il n’était pas l’aîné. C’était la seule qu’il pouvait s’offrir car elle était désaffectée après un incendie. » Elle est alors conduite comme une ferme destinée à la subsistance de ses propriétaires. Mais le grand-père de Josef a un penchant pour la bouteille et le jeu. Son père, Sepp, hérite donc d’une ferme amoindrie, de dettes, et aussi de la farouche volonté « d’être heureux, de se faire plaisir, et d’être rentable », rapporte Josef Holzer. Il décide donc de prendre le contrepied de ses confrères qui se spécialisent dans le lait, et cherche des niches, dans un contexte où la vente directe est quasi inexistante. « Sa première idée a été de se lancer dans la pisciculture, ce qui était une idée assez folle dans ce contexte escarpé. Il y avait des étangs, irrigués par gravité, pour alimenter des moulins, qui n’existaient quasiment plus, mais pas de pisciculture. C’est ainsi que lui est venue cette idée », raconte Josef Holzer. Une idée qui a été creusée, jusqu’à obtenir un réseau de 30 étangs. Josef Holzer précise que, si son père a dû beaucoup batailler, jusqu’à décrocher le surnom d’« agriculteur rebelle », il ne rencontre guère plus de difficultés à obtenir les autorisations nécessaires à la réalisation des travaux. « Si le projet fait sens, que la sécurité et la stabilité sont prouvées et que la réglementation est respectée, il n’y a pas de problème. » Ainsi, les étangs du Krameterhof sont notamment dimensionnés et conçus pour être capable d’encaisser une crue centennale, soit quelque 200 m3 en 20 minutes. Des permaculteurs qui s’ignorent Finalement le projet fou de Sepp Holzer a bien fonctionné. Si bien qu’il a appliqué la même méthode - prendre le contrepied de ses contemporains - à d’autres aspects de sa ferme. Au lieu de n’élever que des vaches laitières, il pratique un élevage diversifié de cochons, poulets, dindes, oies et autres canards qui profitent aussi des étangs. Alors que les haies sont arrachées en plaine, Sepp Holzer plante des arbres fruitiers. À peu près tout a été envisagé et tenté sur la ferme : élevage de gibier, production de champignons, apiculture… « Toujours avec la conscience que ça peut ne pas fonctionner et que ça n’est pas un problème, puisqu’il y a déjà des activités qui fonctionnent. Donc c’est si on n’essaie pas qu’on a perdu », pointe Josef Holzer. À partir des années 1990, la notoriété de la ferme dépasse les frontières autrichiennes, et elle commence à accueillir des étudiants, des stagiaires. C’est ainsi que les Holzer découvrent qu’ils pratiquent la permaculture sans le savoir. « Alors qu’ici nous étions plutôt à la marge, ça nous a intéressés de savoir que d’autres font comme nous, ailleurs, et cela nous a incités à nous engager dans cette voie et à nous revendiquer de la permaculture », explique Josef Holzer, qui livre sa définition de ce mouvement à la mode, qui suscite autant de vocations que de crispations. « C’est un état d’esprit. Ce n’est pas quelque chose qui se planifie, avec un design, un hôtel à insectes ici et un autre là, c’est quelque chose qui croît. Ici nous n’avons rien planifié. Nous avons essayé, arrêté, recommencé autrement… Rien n’est figé. La ferme est toujours en train d’évoluer. » Fort de ces expériences, Josef Holzer sait mieux ce qu’il est possible de faire chez lui, et ce qui ne l’est pas. « Mais ça ne veut pas dire que c’est comme ça qu’il faut faire. Chaque situation est unique. » La diversité comme pendant aux ressources limitées Entretien de la fertilité du sol, valorisation de la diversité génétique, de la biodiversité, des ressources locales, font partie des principes de base de la permaculture. « Il s’agit d’interagir en harmonie avec la nature. Bien sûr, notre activité perturbe les écosystèmes naturels, mais l’objectif est de limiter cette perturbation. La nature dirige, et la technique suit, pas l’inverse », pose Josef Holzer. De ce premier principe découle le second : « Nous sommes confrontés à un environnement avec une surface et des ressources limitées qu’il convient d’économiser, recycler, renouveler au maximum. Il ne s’agit pas d’être parfait, nous ne sommes pas autonomes non plus, mais de faire au mieux dans cette direction. » Et pour Josef Holzer, la limitation en termes de surface et de ressource a pour équivalent la diversité : « Ici, j’ai la même quantité de bovins qu’une ferme d’altitude typique, mais en plus j’ai des légumes, des poissons, des fruits, des abeilles, des plantes médicinales, des volailles… Tant qu’il n’y a pas de concurrence, on peut ajouter de la diversité », pointe Josef Holzer, qui constate : « Plus de diversité, c’est aussi plus de travail. » Et plus que la surface, le temps et la force de travail posent les limites du système. Aujourd’hui, la ferme s’étend sur 45 ha, de 1 100 à 1 500 m d’altitude, en une succession de terrasses, qui ont été aménagées au fil du temps. Ces successions de pentes et de terrasses, couvertes de taillis, de pâtures, d’étangs, de parcelles cultivées, de petits bâtiments d’élevage, sont quasiment imperceptibles au regard. Elles ont été aménagées progressivement, « en considérant la biodiversité, les ressources, en tâchant d’établir des cycles et des boucles », décrit Josef Holzer. En gravissant les pentes du Krameterhof, son discours prend vie. Vous le découvrirez dans notre prochain épisode !

Publié le 04/10/2022

Cela fait six ans que le Comptoir agricole et Gustave Muller distribuent l’Outil d’aide à la décision (OAD) Farmstar en Alsace. Ses atouts et limites sont désormais bien connus, ce qui permet d’en tirer un maximum de bénéfices.

Développé par Airbus et Arvalis, Farmstar est un OAD qui permet de piloter la fertilisation azotée du blé, de l’orge, du triticale et du colza. Il repose notamment sur la prise d’images satellites qui permettent de mesurer la quantité de biomasse et l’indice de chlorophylle, deux indicateurs qui aboutissent à une estimation de la quantité d’azote dont la culture a besoin à un instant t. Et donc d’apporter la bonne dose d’azote au bon endroit, sans sur ni sous fertilisation. Une théorie que Valentin Gertz, technicien au Comptoir agricole, module : « Farmstar est un outil. Il faut garder un œil critique sur les résultats, et s’en servir comme base de réflexion. En effet, si les résultats donnent une bonne image de la réalité à un temps t, avec des données fiables, ils ne prennent pas en compte l’historique des pratiques ». Ainsi, à force d’utiliser Farmstar, les techniciens du Comptoir agricole se sont rendu compte que, en Alsace, huit années sur dix, il ne pleut pas du 15 mars au 15 avril, ce qui englobe le stade épis 1 cm, généralement atteint fin mars, où les besoins en azote du blé sont importants, et où les agriculteurs effectuent donc un apport d’azote. Or, sans pluie, cet apport n’est pas bien valorisé. « Aussi, lorsque les images satellites arrivent fin avril, elles suggèrent une sous fertilisation, alors que la réalité correspond à une dose d’azote mal valorisée, pointe Valentin Gertz. Ce constat nous a d’ailleurs permis d’affiner nos préconisations en matière de fertilisation azotée de manière à prendre en compte ce risque de manque de précipitation. Nous incitons les agriculteurs à avancer cet apport d’azote, afin de maximiser la probabilité d’avoir une pluie valorisante derrière ».     Valentin Gertz estime qu’en Alsace, les agriculteurs ont plutôt tendance à sous-fertiliser. « Farmstar va donc déclencher des apports de doses d’azote plus élevées qui vont permettre de maximiser le potentiel de rendement ». En outre, Farmstar permet de mieux prendre en compte les reliquats azotés, surtout lorsqu’ils sont élevés, ce qui devrait être le cas cette année. À noter que l’utilisation de Farmstar requiert de fractionner la dose totale d’azote à apporter en trois apports, car c’est surtout sur le 3e apport que la dose est ajustée, potentiellement jusqu’à l’impasse totale. Vers une fertilisation en temps réel À l’heure actuelle, en Alsace, quelque 150 adhérents du Comptoir agricole utilisent Farmstar sur environ 2 000 ha. L’idée que cet outil est réservé aux agriculteurs qui disposent de matériels performants, et notamment d’un épandeur d’engrais à modulation automatique persiste, alors qu’en fait ce n’est pas obligatoire. En effet, Farmstar édite aussi des cartes de modulation manuelle quand c’est possible (lire aussi en encadré). Le Comptoir agricole propose deux formules, une « réglementaire » et économique, qui donne accès aux fonctionnalités de base. Et une formule « agronomique », plus onéreuse, qui donne accès à des fonctionnalités plus poussées pour les agriculteurs les plus techniques. Un nouveau modèle de gestion de la fertilisation azotée, baptisée CHN, est en cours de développement par Arvalis. Il intègre à la fois des données sur les besoins des cultures et les conditions climatiques. Avec ce nouveau modèle, la fertilisation azotée sera pilotée en temps réel, ce qui nécessite plus de trois apports à des doses réduites d’azote, de fin tallage à épiaison. « L’utilisation de cet outil va demander du temps, de suivi des données, de réalisation des apports, de renseignement des pratiques tant en matière de fertilisation que d’irrigation, mais il permet de lever les biais d’origine climatique, et de mieux intégrer les données météorologiques. Ainsi, si aucune précipitation n’est prévue, le modèle ne déclenchera pas d’apport d’azote, même si la culture en a besoin », décrit Valentin Gertz.    

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