Ferme Saint-André, à Friedolsheim
Des investissements récents et nécessaires
Ferme Saint-André, à Friedolsheim
Publié le 27/01/2023
Le chantier d’insertion de la Ferme Saint-André, à Friedolsheim, est une exploitation maraîchère, de plus de quarante ans, dont l’outil initial date des années 1990. Avec l’arrivée de Freddy Mathis, en 2020, à sa tête, de nombreux investissements ont été réalisés pour être aux normes et soulager les salariés des tâches les plus ingrates.
« Un million d’euros ont été investis, en deux ans », pose Coralie Tijou, directrice de la fédération de charité Caritas Alsace, arrivée à la tête de l’association gestionnaire de la Ferme Saint-André, en 2020. Entre 55 et 75 % de la somme a été financée par l’État, rappelle-t-elle d’emblée, puisque la Ferme Saint-André est une structure d’insertion. « L’outil initial a trente ans, fait valoir Freddy Mathis, le chef de l’exploitation maraîchère. Les investissements étaient nécessaires. » L’agriculteur a été recruté au moment où le Covid-19 a commencé à sévir. Il a maintenu l’activité, tout en suivant les achats et travaux. « Le premier chantier a été l’irrigation. Aujourd’hui, 14 ha de SAU sont irrigués, avec un débit faible, certes, car c’est un branchement au réseau contraignant, mais existant, de 10 m3 d’eau par heure. On l’utilise donc pour la mise en place et la levée des cultures, uniquement. Les trois quarts de l’année, on utilise le goutte-à-goutte, pour les cultures d’été. Et, en hiver, l’aspersion sur la mâche, par exemple. Dans les serres, nous avons automatisé l’arrosage, la nuit. Et, en plein champ, nous avons un enrouleur, du même type que ceux qu’on trouve sur les terrains de foot », raconte Freddy. Auparavant, un vieux puits permettait d’irriguer avec un débit de 0,5 m3d’eau par heure. Autant dire qu’il n’y avait pas d’eau, pour l’irrigation, à la ferme. Sécurisation et simplification Quatre serres bi-tunnels de 18 sur 50 m ont été posées, avant l’arrivée du jeune chef d’exploitation. Les systèmes de culture ont été rationalisés : partout, les mêmes planches, pour y passer le même outil. Des bineuses mécaniques et une broyeuse, neufs, soulagent les salariés en insertion des tâches les plus difficiles. 50 % du travail est automatisé, aujourd’hui. Puisque les personnes en insertion ne sont pas des professionnels de l’agriculture et que le sol est argileux, le gain de temps est salutaire. « Au lieu de plusieurs mois, nous avons trois semaines, en avril, pour intervenir », précise Freddy. La flotte de cinq véhicules, pour les livraisons, a aussi été remplacée. « Du matériel plus adapté, pour plus de sécurité », pointe Freddy Mathis. Les bâtiments ont été remis aux normes… « et ce n’est pas fini », ajoute le chef d’exploitation. 600 m3 de chambres froides, arrivées en 2021, permettent, depuis la campagne 2022, de conserver sur palox les récoltes d’automne, tout l’hiver et, ainsi, de faire la jonction, entre deux saisons. Une cellule sera dédiée à la conservation des pommes, quand le verger sera en production, détaille Freddy. Un logiciel de gestion du site Internet et de la caisse entre aussi dans le montant des dépenses. Une nouvelle machine de lavage a été installée, la semaine passée. « Avec les nouveaux circuits de distribution (lire l’encadré), on manque déjà de place au lavage, au tri et au calibrage… Ça fera partie des prochains investissements », espère-t-il. Des chariots élévateurs neufs complètent la mise à niveau et en conformité de la ferme. Diebold à Ringendorf, Agrimat à Hochfelden, Techniques agricoles à Hohengœft, Green’Puls à Obernai et Jost à Molsheim sont les principaux fournisseurs de la Ferme Saint-André, située à la limite du Kochersberg, au nord et à équidistance de Landersheim et Westhouse-Marmoutier.












