Chambre d’agriculture Alsace
Se former en irrigation pour éviter les erreurs
Chambre d’agriculture Alsace
Publié le 04/05/2023
La Chambre d’agriculture Alsace (CAA), en partenariat avec Planète Légumes, a proposé une formation à l’irrigation, à destination des maraîchers. Organisée à Obernai, cette formation est une première. C’est une aide précieuse pour les agriculteurs qui ont des systèmes d’irrigation déjà existants ou des projets à venir.
Pendant deux jours, à Obernai, ils étaient dix-neuf maraîchers alsaciens à suivre une formation dédiée à l’irrigation. L’objectif était de comprendre les enjeux de la gestion de l’eau afin d’être efficace sur ses cultures et d’éviter les erreurs. Différents ateliers étaient proposés, dont une partie sur les cultures mises en place par Planète Légumes. L’association de producteurs a délivré des conseils agronomiques : comment piloter son irrigation, selon le besoin en eau de ses cultures ? Quels sont les besoins en eau de la plante, en fonction de son stade de croissance et de la période de l’année ? Ou encore le fonctionnement de l’eau au sol, selon les racines… Patrice Denis, technicien irrigation à la CAA, s’est quant à lui chargé de la partie technique de la formation. « On a discuté de la réglementation d’eau en Alsace, du choix de la ressource, de la pompe. J’ai donné des pistes sur le matériel à utiliser, selon le légume et la surface. Le but était de voir ce qui est nécessaire à la constitution d’un projet ». Une formation qui a porté ses fruits Pour certains participants, ce moment d’échanges a déjà des bienfaits. C’est le cas de Louis Rivoire, associé à la ferme Saint-Blaise, à Valff, depuis quatre ans. Il était important pour le maraîcher de 32 ans de participer à la formation afin de mieux gérer ses installations. « J’ai pris conscience d’une erreur dans notre couverture intégrale. Je voulais être sûr que la culture soit bien irriguée, mais au final, j’avais mis trop d’arroseurs. Ils ont une portée large, donc une zone était doublement arrosée. En plus de consommer le double d’énergie, le feuillage était mouillé à haute quantité trop longtemps, ce qui est une entrée pour les maladies », explique-t-il. Avec un enrouleur, des tunnels et un système de couverture intégrale sur sa dizaine d’hectares de plantation, la ferme Saint-Blaise est rodée en irrigation. Mais elle continue d’apprendre pour se perfectionner. « On aime bien arroser la nuit, parce qu’il y a moins de vent, donc c’est plus efficace. On s’est rendu compte qu’il n’y a pas tant d’écart de perte d’eau par rapport à un arrosage en journée », explique Louis Rivoire. Vers une formation annuelle Cette formation était également destinée aux agriculteurs dont le projet d’irrigation est en phase de gestation. Patrice Denis reçoit de plus en plus de sollicitations de jeunes maraîchers. « On voit qu’il y a une vraie demande. Ils veulent comprendre l’irrigation car c’est tout de même du boulot, c’est contraignant et coûteux. Justement, on voit ensemble comment faire pour que cela soit moins coûteux et pour que cela fonctionne le plus possible. » Patrice Denis est actuellement en pleine réflexion pour réorganiser une formation sur l’irrigation. Il aimerait en proposer une par an, et pas seulement à destination des maraîchers.












