communication

Jeunes Agriculteurs. Canton de Hochfelden

Portes ouvertes sur le lait

Publié le 24/07/2017

Cette année, c’est à Bossendorf que les Jeunes Agriculteurs du canton de Hochfelden organisent leur concours de labour et leur journée portes ouvertes. Plus précisément au Gaec Winckel, spécialisé dans la production laitière.

Nichées au détour de ruelles de Bossendorf, les infrastructures du Gaec Winckel s’étendent au cœur des champs alentour, formant une grappe de bâtiments. Laurent Winckel a repris les rênes de l’exploitation avec son frère, Antoine, en janvier 2013. Les deux frères ont suivi la même formation agricole au lycée d’Obernai, à quelques années d’écart. Et Laurent a commencé à travailler à la ferme, en attendant qu’Antoine finisse ses études pour le rejoindre. Une fois ce cap franchi, les deux frères décident rapidement d’investir, à la fois pour pouvoir continuer à vivre de leur métier, pour gagner en confort de travail, et dégager du temps, une denrée précieuse ! Aussi, dès 2014 débutent-ils les travaux de terrassement de ce qui sera la future étable. Les vaches laitières y entrent en octobre 2016. « Nous avons fait une bonne partie des travaux nous-mêmes, sauf le béton et l’électricité », indique Antoine Winckel. Avec une difficulté : « Le terrain affiche une pente de 2 % à laquelle nous avons dû nous adapter ». Ce qui se traduit par un léger dénivelé dans le bâtiment. « Il faut penser à serrer le frein à main du tracteur, sinon il s’en va ! », commente Laurent. Les deux frères en ont profité pour moderniser leur système de traite. Laurent était plutôt pro-robot ; et Antoine pro-roto. Et comme c’est lui qui est plus spécifiquement en charge de la production laitière, c’est lui qui a eu le dernier mot ! Grâce à un argumentaire bien étayé : « Le roto est moins cher que le robot à long terme. Le coût d’entretien est raisonnable. Et puis, quand la traite est finie, tout est fait. Car nous pouvons en profiter pour faire les soins aux vaches qui en ont besoin, donner le lait aux veaux… Certes, il reste la contrainte de la traite, mais le roto permet de gagner en confort de travail. » Depuis le 6 octobre 2016, c’est donc avec un roto Westphalia que la traite est assurée. Un mois après le déménagement des vaches dans leur nouveau logis, le troupeau avait déjà grossi de 20 génisses : « Nous avions anticipé en utilisant des semences sexées ». Ce qui a aussi permis aux éleveurs de poursuivre leur travail de sélection axé sur les aplombs, la productivité, et la santé générale des bêtes. Les effets du changement d’étable ne se sont pas fait attendre : « Nous avons constaté une diminution des cellules, des mammites et une amélioration de la qualité du lait ». Des projets Inquiets à cause des crises liées au prix du lait, les deux frères le sont. « Mais suite à nos investissements, nous n’avons pas d’autre choix que de produire du lait », constate Antoine. Alors les deux frères caressent l’espoir de pouvoir augmenter leur litrage : « Nous ne sommes pas encore au taquet, l’étable a été conçue pour accueillir 140 vaches laitières. Actuellement nous ne pouvons pas la remplir car nous n’avons pas suffisamment de litrages contractualisés, mais nous n’attendons que ça », indiquent-ils. Une augmentation du litrage qu’il conviendrait d’adosser à une augmentation de la SAU, pour pourvoir aux besoins en fourrage et en paille. Et pourquoi pas à l’embauche d’un salarié, pour abattre la charge de travail supplémentaire.

Marathon du vignoble d’Alsace

De la convivialité à volonté

Publié le 05/07/2017

Plus de 4 200 coureurs étaient inscrits au départ du 13e marathon du vignoble d’Alsace. Les vignerons de la région de Molsheim-Marlenheim se sont mobilisés pour assurer le ravitaillement des sportifs, dans une ambiance festive et débridée.

Trois courses - quatre avec celle des enfants -, 12 stands gastro-viniques, 42 kilomètres de circuit, plus de 4 200 participants inscrits : organisé le week-end dernier, le marathon du vignoble d’Alsace a connu son succès habituel. Il y a ceux qui viennent pour le sport, mollets galbés par l’entraînement, poumons gonflés par l’effort, bien décidés à grappiller quelques minutes sur leur performance de l’année dernière. Et il y a ceux qui viennent pour le fun, perruque fluo sur la tête, en costume de bagnard, de légionnaire romain, ou simplement vêtus d’une couche-culotte… Pourtant, quelque chose réunit les participants : c’est la joie de courir dans un environnement unique, protégés de l’ardeur du soleil par les nombreux nuages qui défilent dans le ciel. Le circuit, qui traverse 17 villages de Molsheim à Marlenheim, offre une vue sans pareil sur la mosaïque des cultures de cette petite région traversée par la Mossig : les vignes y côtoient les parcelles de blé et de maïs, les vergers de cerisiers succèdent aux champs de tournesol. Rutscherle et gobelets en carton Les vignerons du secteur sont à pied d’œuvre. Ils assurent le ravitaillement des coureurs sur des stands répartis le long du parcours. À Dorlisheim, première des 12 étapes gastro-viniques, des rutscherle remplis de sylvaner accompagnés de brioche attendent les coureurs. « Plus ils sont déguisés, plus ils s’arrêtent », constate un jeune vigneron, amusé, en regardant défiler les marathoniens encore fringants. Suivent les stands kougelhopf-pinot blanc à Mutzig, choucroute-riesling à Molsheim, tarte flambée-pinot noir rosé à Ergersheim. Distants de quelques kilomètres, les stands des vignerons alternent avec des points de ravitaillement sportif : là, c’est l’eau qui coule à flots, comme à Avolsheim, où les bénévoles du village ont aligné les gobelets en carton qu’ils remplissent d’eau du réseau. À Scharrachbergheim, les coureurs du semi-marathon attendent 10 h pour prendre le départ. Une foule joyeusement colorée se presse derrière les barrières pour encourager les marathoniens, qui ont déjà 21 km dans les jambes. L’effort se lit sur leurs visages. Les coopérateurs de la cave du Roi Dagobert ont vu passer les premiers quelques minutes plus tôt. Ils ont prévu une cinquantaine de bouteilles de pinot gris. « On va les écouler sans problème », prédit Sébastien Kaspar, en servant un verre à un coureur - chirurgien. En sortant de Wangen, les sportifs attaquent une côte bordée de vignes. Le 30e kilomètre n’est plus très loin. Pas de quoi réjouir Muriel, qui souffre d’ampoules aux pieds. « Allez Muriel ! », l’encourage un groupe de Vosgiens assis sous un cerisier. Ils sont venus soutenir leur fille, Sandra, qui participe à son premier semi-marathon. « C’est pas elle, là-bas ? », interroge la mère. Non, Sandra est encore loin : le deuxième coureur du semi-marathon, reconnaissable à la couleur verte de son dossard, vient tout juste de passer. Arrivés à Wolxheim, au 39e kilomètre, les coureurs passent au régime sucré - muscat et pain d’épices - pour finir les 42 km avec un duo mignardises-crémant. La ligne d’arrivée franchie, il ne leur reste plus qu’à rejoindre le village marathon, où chaque finaliste reçoit… une bouteille de pinot blanc auxerrois. Quant aux vainqueurs de la course la plus longue, Yoann Altmeyer chez les hommes et Aurore Soliveres chez les femmes, ils sont priés de monter sur la balançoire : sur le siège d’en face, une caisse en bois que l’on remplit de bouteilles de vins d’Alsace jusqu’à ce que leur poids soit atteint.

Publié le 04/07/2017

Une histoire, une passion, un terroir, le magasin Auchan d’Illkirch-Graffenstaden a mis un grand coup de projecteur sur les fruits et légumes d’Alsace du 21 au 24 juin. Un hommage appuyé aux producteurs et à la filière, invités le samedi 24 juin au côté de son ambassadrice, Delphine Wespiser.

Cerises, groseilles, pommes de terre, choux, oignons, le magasin Auchan d’Illkirch-Graffenstaden a joliment et savamment mis en scène l’ensemble des productions de la filière Fruits et légumes d’Alsace entourées d’une multitude de produits transformés ou faits en Alsace sur un grand stand installé à l’entrée du magasin, du 21 au 24 juin. 30 producteurs, plus de 200 références régionales Pyramide de fruits et légumes au logo de la filière, ancienne charrette regorgeant de fruits rouges, produits de la marque Savourez l’Alsace, Produit du terroir, l’équipe d’Auchan, menée par la manager commerce, Sandrine Roussel, a eu à cœur de montrer à ses clients la diversité de ces productions. Les producteurs et fournisseurs invités à découvrir cette opération de promotion le 24 juin ont tous félicité le directeur du magasin, Frédéric Agaud, pour cette initiative. Après avoir salué la présence notamment des Jardins du Ried, de Sodicru, de Michel Hegé, producteur de fraises, de Laurent Sonnendrucker, horticulteur, Frédéric Agaud a précisé que cette opération s’inscrit dans « la démarche militante de la direction nationale en faveur du bon, du sain et du local ». Un quart des produits référencés dans le magasin proviennent d’Alsace. « Nous travaillons toute l’année avec une trentaine de producteurs de fruits et légumes et comptons plus de 200 autres références », via la centrale d’achat régionale Scofel, dirigée par Boris Wendling. Des références qui vont des cosmétiques au textile, en passant par les fleurs ou le café. Le magasin va élargir son offre de produits bios, « en multipliant par trois leur nombre », dont ceux issus d’Alsace. « Nous entendons soutenir le développement de ces productions régionales, une demande de plus en plus forte en ce sens émanant de la part des consommateurs », a souligné Frédéric Agaud, avant de conclure que le magasin souhaite développer « cette politique volontariste en parfaite harmonie avec les producteurs » comme le montre cette opération, « une grande première ». Montrer la qualité des produits alsaciens Boris Wendling a rappelé que derrière ces terroirs et ces produits, il y a une histoire et des hommes. Le magasin « rend hommage à leur passion, à partager avec les clients ». Jean-François Vierling, président d’Alsace Qualité, a noté « la chance des consommateurs d’avoir des productions de proximité et de qualité ». La grande distribution a pris conscience que « les circuits courts, c’est l’avenir. La qualité alsacienne est au rendez-vous à Auchan », a-t-il déclaré avant de remercier le directeur pour cette initiative. Un sentiment partagé par Pierre Lammert, président de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla). Il a ajouté que le développement de ces productions favorise également celui de la main-d’œuvre. Et salué la participation à cette opération de l’ambassadrice de la filière, Delphine Wespiser. Miss France 2012, elle lui donne « une image forte », dynamique et augmente sa notoriété auprès des consommateurs. Fruits et légumes d’Alsace, c’est aussi la garantie de la qualité, avec des producteurs qui sont tenus de suivre une charte et dont 90 % sont adhérents à l’Ifla. Delphine Wespiser a souligné « l’importance du bien manger » en rappelant les valeurs défendues par la filière, « plus près, plus frais, plus vrai », que les consommateurs ont eu tout loisir de découvrir et tout particulièrement sur les fruits rouges de saison…

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