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Le Petit Futé, édition 2017-2018

Colmar, tourisme et vignoble

Publié le 03/07/2017

Les éditions 2017-2018 du « Petit Futé » viennent de sortir. Une collection sur Colmar, sur le tourisme et le vignoble, mais également sur des thématiques plus spécifiques qui s’adaptent à des demandes bien plus ciblées. Le guide national de l’œnotourisme évoque, lui, le vignoble alsacien sur 20 pages.

Le « Petit Futé » est devenu un guide qui a su répondre aux attentes de ses lecteurs tout en se diversifiant en quarante ans d’existence. À Colmar, il fête son 25e anniversaire. Facilement reconnaissable, il propose des informations touristiques et se veut un support au service des habitants au quotidien. « On y trouve aussi bien des adresses pour faire du shopping, ses courses, réparer sa voiture, soigner son animal de compagnie, réaliser des travaux, que des endroits pour sortir, partager un bon moment et pratiquer des activités de loisirs. Ce n’est pas un guide pour les touristes uniquement. C’est un guide pour toute l’année, pour les gens qui vivent ici. Il y en a pour tous les goûts, tous les prix, et pour contenter tout le monde tout au long de l’année. Colmar n’est pas seulement le rendez-vous des touristes, on y vit et on y vit bien, sans subir les augmentations saisonnières », explique Marine Preiss, la responsable d’édition. En version numérique Tirée à 18 000 exemplaires, l’édition 2017-2018 présente une centaine de nouvelles adresses pour le même nombre de pages. « Il a fallu faire des choix. Moins de photos et supprimer certains textes, mais que l’on retrouve sur la version numérique », ajoute Marine Preiss. Le livre ne compte pas moins de 13 000 coordonnées couvrant les domaines les plus éclectiques. Il y a également d’autres « Petit Futé » sur des collections thématiques. À commencer par celle consacrée au tourisme et au vignoble. Avant de partir à la découverte de la route des vins d’Alsace, le « Petit Futé » invite le lecteur à en savoir davantage sur les vins d’Alsace : les vins, le vignoble, les appellations et les cépages, le terroir, la vigne, la production et la vinification. Ou encore le fait de savoir comment servir et déguster les vins d’Alsace. Sans oublier les grands noms du vignoble, et les accords mets et vins. Enfin, le « Petit Futé » propose un panel de vins à moins de 20 € à travers une sélection rigoureuse de crémant, muscat, pinot blanc, gris ou noir, riesling, gewurztraminer ou encore sylvaner. Il complète parfaitement le guide national de l’œnotourisme 2017 où l’on retrouve sur plus de 600 pages tous les vignobles français et leurs vins régionaux. L’Alsace est évidemment présente sur une vingtaine de pages bien documentées.

Ouverture de la saison des alliacées

Une ferme modèle pour le lancement des alliacées

Publié le 13/06/2017

L’interprofession des fruits et légumes d’Alsace a organisé la première journée de lancement des alliacées, vendredi 9 juin, sur l’exploitation de Jean-François Vierling à Schnersheim. L’occasion pour lui de présenter sa ferme et sa philosophie.

Ça y est. L’ail, l’échalote et les oignons ont leur événement à eux. Une quinzaine de professionnels ont participé à la première journée de lancement des alliacées, vendredi 9 juin. Les responsables de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla), d’Alsace Qualité et de la distribution ont découvert l’exploitation de Jean-François Vierling, à Schnersheim. La première ferme homologuée « agriculture raisonnée » en Alsace. Depuis 2004 la certification récompense les efforts du producteur pour respecter un cahier des charges exigeant. Pour notre hôte, le plus important c’est de « respecter la qualité intrinsèque du légume. » En d’autres termes, cultiver le plus naturellement possible. Cela passe ici par le paillage plastique. Pour voir les bienfaits de ce système, rien de mieux que de juger sur pièce. Des bénéfices du paillage plastique Direction la parcelle d’échalotes. Sa grande fierté. À l’extérieur du village il a planté 15 hectares de plants sur plastique. Premier point positif, l’économie d’eau. Le plastique retient l’humidité et la chaleur. « Ça donne le même effet que si on court avec un K-way », illustre le maître des lieux. Résultat, plus besoin d’irriguer ! Un avantage considérable dans une région régulièrement sujette aux sécheresses. Et ce n’est pas tout. Le film plastique protège les pousses des projections de terres et empêche l’apparition de mauvaises herbes. « Cela réduit le développement de bactéries et d’insectes », précise le producteur. D’où l’absence de traitement insecticide et herbicide. Et Jean-François Vierling d’ajouter : « On traite une seule fois, avec une substance de croissance ». Enfin, tous les plants achetés sont certifiés « sains ». Un investissement de près de 200 000 € par an. Pour notre guide, le jeu en vaut la chandelle. « Nous avons réduit de 80 % les produits phytosanitaires » utilisés sur l’exploitation. Mais cette solution comporte bien des inconvénients, non ? « Quand le vent se lève, les bâches se gonflent et les échalotes glissent en dessous, concède le producteur. Cette année on a passé dix jours à replacer les plantes correctement. » Bilan, certains légumes souffrent de légers retards de développement. Pas de quoi démotiver le propriétaire, pour qui cette technique est la meilleure. Un tracteur customisé Retour à la ferme. Là, celui qui a aussi fondé la marque Les arômes d’Alsace expose une autre innovation. Son tracteur customisé. Il a adapté une arracheuse de poireaux pour la récolte de l’ail. Mathieu, un des dix employés de l’entreprise, fait la démonstration. Le fonctionnement est le même que pour les poireaux. Seule différence, l’équipe de la ferme a installé une scie hydraulique afin de couper les feuilles avant l’arrachage. « Cela facilite le travail des personnes en charge du nettoyage (retirer les feuilles et les racines), et constitue un gain de temps », détaille le patron. Il n’a pas comptabilisé les heures de travail économisées. Mais Mathieu, lui, a fini sa rangée en une trentaine de minutes sur son tracteur modifié. D’ailleurs on pourrait même retrouver les bâches du champ d’échalotes dans cet engin. Jean-François Vierling a en effet suivi le parcours du plastique usagé. « Il est expédié en Chine pour être retraité, et nous revient sous forme de pièces pour l’automobile. » Rien ne se perd, tout se transforme !

Rencontres Made in Viande

Une communication offensive sur la viande

Publié le 01/06/2017

Haut lieu de la génétique laitière, le festival de l’élevage de Brumath a fait la part belle à la viande. L’opération Made in Viande a permis d’expliquer au grand public les spécificités des différents maillons de la filière.

Il y a trois ans, Interbev a mis en place les Rencontres Made in Viande, un événement d’envergure nationale. « Pour cette troisième édition, nous avons décidé de faire les choses en grand, en nous invitant au festival de l’élevage de Brumath », explique Lucien Simler, président d’Interbev Alsace pour quelques jours encore. « L’idée est de s’inscrire dans un événement grand public pour inciter le consommateur à manger de la viande et à garder la confiance dans tous les maillons de la chaîne, du producteur au boucher, en passant par l’abatteur, poursuit Philippe Boehmler. Le message que nous voulons faire passer est clair : ne vous détournez pas de la viande ! » De nombreux emplois sont en jeu, à tous les niveaux, explique Philippe Boehmler. « Nous devons trouver le moyen de travailler ensemble pour élaborer une communication offensive avec tous les partenaires qui valorisent la viande pour construire la filière de demain. » Pour ce faire, Interbev a invité plusieurs acteurs de la filière à témoigner des spécificités de leur métier : Thomas Urban pour la production, David Bloch pour l’abattage, Bruno Colin pour la mise en marché, Hervé Wollbrett et Charles Balzer pour la boucherie artisanale. Thomas Urban est producteur de viande bovine à l’EARL du Zornthal à Schwindratzheim. Organiser cette rencontre lors du festival de l’élevage est une évidence : 50 % de la viande bovine consommée en France est issue des races laitières, souligne-t-il. Pour lui, il est important de pérenniser la filière élevage pour continuer à valoriser l’herbe. « Nous sommes le premier maillon de la chaîne, rappelle-t-il. Le métier d’agriculteur est d’une grande complexité. On nous apprend à produire, mais nous devons maîtriser une multitude de tâches sur notre exploitation. » Produire ce que veut le marché Deuxième maillon de la filière, la mise en marché. Bruno Colin est le président de Cloé, union de coopératives qui gère la logistique et la commercialisation des animaux sur trois départements lorrains et deux départements alsaciens. Il insiste sur l’importance de la contractualisation et de l’appui technique pour garantir l’adéquation entre la production et la demande du marché. « Il faut changer de braquet, aller sur un flux poussé pour répondre aux attentes du consommateur. » David Bloch est le directeur de la société Marcel Muller, gérant de l’abattoir de Haguenau. « C’est le maillon le plus chahuté, mais il est indispensable. C’est un métier très difficile, très surveillé - les vétérinaires de l’État sont présents en permanence dans les abattoirs. » C’est un métier noble, mais très physique. « C’est pourquoi nous avons du mal à recruter. » La tâche de l’abatteur est de valoriser le travail de l’éleveur, poursuit David Bloch. « Un abattoir, c’est comme la salle d’opération d’un hôpital. Une carcasse bien abattue, bien refroidie, bien présentée, bien préparée, fera le bonheur du boucher. » Hervé Wollbrett, boucher charcutier à Saint-Jean-les-Saverne, prend le relais. « Notre métier consiste à valoriser au mieux la viande, mais ce n’est pas simple : nous avons besoin de gens très qualifiés. » Il prévient : « Les consommateurs vont sans doute manger moins de viande, mais de qualité. » Deuxième témoignage, celui de Charles Balzer, de la boucherie Riedinger-Balzer à Vendenheim. « Nous nous approvisionnons localement : nous cherchons des génisses dans les Vosges du nord et des veaux de lait à Oberbronn. Et pour la viande ovine, nous travaillons avec Agneau Terroir d’Alsace. » Avec, à la clé, une belle augmentation des ventes. Contrer les attaques anti-viande « À travers cette démarche interprofessionnelle, la viande prend enfin toute sa place au festival de l’élevage, déclare Jean-Paul Bastian, vice-président de la Chambre d'agriculture d’Alsace. Je suis heureux que tous les partenaires de la filière travaillent main dans la main pour promouvoir la viande. » Pour contrer les attaques anti-viande, de plus en plus virulentes, il faut se positionner sur le plan de la qualité, donner envie aux consommateurs de continuer à acheter de la viande. La filière alsacienne revient de loin, rappelle-t-il. « Après une année tumultueuse, avec la faillite de l’abattoir Copvial, nous avons réussi, grâce à tous les partenaires qui sont autour de nous, à reconstruire une filière viable. »

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