communication

Publié le 09/09/2017

Dégustations d’agneau, démonstrations de tonte, la filière ovine a animé le premier week-end de la foire européenne, en mettant l’accent sur l’excellence de la production locale.

En cette matinée du 2 septembre, les trombes d’eau sur l’espace agricole n’ont pas démoralisé les membres de la filière ovine présents à la foire européenne de Strasbourg. Récemment élu à la tête de la section ovine Grand Est, Hervé Wendling, président du syndicat ovin du Bas-Rhin, souligne que la filière régionale a désormais « plus de poids au niveau national », avec deux sièges au bureau de la Fédération nationale ovine. Stabilité des prix, un atout de la filière « C’est un plus », mais il faut rester vigilant, estime le président, car c’est aussi « de la concurrence pour la filière locale ». La section ovine Grand Est regroupe plus d’une centaine de membres. Les départements de la Moselle et de l’Aube, notamment, comptent de nombreuses exploitations ovines. Il est impératif « de maintenir la qualité actuelle de la viande, voire de l’augmenter ». Depuis trois ans, la filière se porte plutôt bien, « avec une stabilité au niveau des prix », contrairement à d’autres secteurs d’élevage. Mais cela reste « tendu, si l’on se place au niveau de l’agriculture en général », précise le président. Autre facteur qui contribue à cette dynamique, la marque Agneau Terroir Alsace, créée en 2013, qui réunit une vingtaine de producteurs. « Elle fonctionne de mieux en mieux », souligne son président, l’éleveur Stéphane Huchot. Il y a encore « du potentiel auprès des boucheries », et une partie de la grande et moyenne distribution propose désormais la marque dans ses rayons. Un projet avec la marque Savourez l’Alsace Produit du terroir est en cours pour élaborer un partenariat avec les restaurateurs alsaciens, ce qui serait « une belle opportunité pour la filière ». Hervé Wendling souligne l’importance de rester dans cette trajectoire dynamique et aimerait être « plus épaulé » à l’avenir dans cette tâche par d’autres membres et notamment pour les grandes manifestations de la filière. La prochaine étant la fête des bergers qui se tiendra le 24 septembre à Dettwiller. Pour l’heure, sur la foire européenne, l’équipe ovine a proposé une dégustation de tranches de gigot d’agneau, et l’éleveur Jérémy Reinbold de Brumath a offert de belles démonstrations de tonte au public.

Savourez l’Alsace Produit du terroir

La marque fait sa pub

Publié le 09/09/2017

La finale départementale de labour a relancé la communication sur la marque « Savourez l’Alsace Produit du terroir ». Réunion avec les industriels de l’agroalimentaire, mise en avant de la filière raifort, installation de bâches promotionnelles et actions lors de la foire européenne de Strasbourg doivent mettre un coup de projecteur sur cette initiative née en 2015.

La marque « Savourez l’Alsace Produit du terroir » part à la conquête de l’industrie agroalimentaire. Dimanche 27 août à Mietesheim, jour de finale de labour, les responsables de la marque et leurs partenaires ont organisé une table ronde à l’usine Alélor Raifalsa. L’objectif, inciter les industriels à utiliser des matières premières locales dans leurs productions. Autour de la table, des représentants de la Chambre d'agriculture d’Alsace, des responsables professionnels agricoles, des responsables d’entreprises agroalimentaires et des élus, en particulier des conseillers régionaux qui soutiennent cette initiative. Le but poursuivi ? À l’instar de ce qui a été fait dans la restauration collective, l’agriculture alsacienne veut travailler plus étroitement avec l’industrie agroalimentaire régionale. « Cela ne se fait pas du jour au lendemain, explique Philippe Boehmler, président du comité d’accréditation de la marque « Savourez l’Alsace Produits du terroir ». Il faut identifier les attentes des industriels et mettre en place un système de contractualisation pour que les agriculteurs puissent se lancer dans ces productions et fournir aux industriels les quantités demandées, tout au long de l’année. C’est un travail minutieux de mise en relation. » Des bâches le long des routes alsaciennes En ces temps chahutés par les scandales alimentaires, l’agroalimentaire est à la recherche de valeurs sûres. « La marque garantit au consommateur la provenance locale des matières premières », souligne Philippe Boehmler. « Pour la majorité des produits concernés, 80 % au moins des ingrédients doivent être d’origine régionale », précise Bénédicte Dubois, directrice d’Alsace Qualité. À ce titre, la filière raifort, mise en avant lors de la finale départementale de labour, est exemplaire. Alélor Raifalsa s’approvisionne en totalité auprès des producteurs locaux, dans une relation contractuelle de longue date. Cet événement est le premier volet d’un plan de communication ambitieux. « Notre campagne a pour but de faire connaître la marque « Savourez l’Alsace Produit du terroir » auprès du grand public, explique Julien Koegler, secrétaire général des JA 67. Nous avons installé 80 bâches au bord des routes du Bas-Rhin et du Haut-Rhin pour faire connaître ce logo que les consommateurs pourront ensuite retrouver sur certains produits dans les supermarchés. L’objectif est que le consommateur exige cette marque lorsqu’il fait ses courses, qu’il devienne acteur de sa consommation. » C’est aussi le moyen de lancer le site internet www.terroir.alsace. Événement à la foire européenne La prochaine étape aura lieu lors de la foire européenne de Strasbourg. La marque « Savourez l’Alsace Produit du terroir » tiendra un stand sur l’espace agricole. « Par ailleurs, nous allons organiser un événement avec les restaurateurs, le mardi 5 septembre, afin de valoriser le partenariat entre le monde agricole et les restaurateurs alsaciens. Nous avons invité les membres de l’Union des métiers de l’industrie hôtelière, des Étoiles d’Alsace, des maîtres restaurateurs, de la Fédération des chefs de cuisine restaurateurs d’Alsace », explique Julien Koegler. Pourquoi les Jeunes agriculteurs sont-ils impliqués dans cette démarche ? « Nous avons besoin de cette marque pour construire des filières sur le long terme. Grâce à sa création, nous espérons installer des jeunes et renouveler les générations. » Les consommateurs retrouveront également la marque lors du salon Saveurs et Soleil d’automne qui se tiendra du 22 au 24 septembre aux Tanzmatten de Sélestat. La filière fruits et légumes d’Alsace a été une des premières à adopter cette marque à 100 % !

Publié le 08/09/2017

Vaches, tomates, céréales, chèvres… La diversité des productions sera au rendez-vous de la 4e édition du Tour des fermes le 10 septembre.

Le Tour des fermes 2017 va offrir au public la découverte des exploitations situées sur les communes de Kolbsheim et de Breuchwickersheim, à travers trois circuits à pied ou à vélo. Cette édition rassemble dix participants, notamment le Comptoir agricole, dont les silos portuaires refléteront l’importance de la filière céréales dans ce secteur et dans l’Eurométropole. Dany Karcher, maire de Kolbsheim, rappelle que sa commune, et celle de Breuchwickersheim, ont récemment intégré l’Eurométropole. Et souligne : « Il est important de préserver l’outil de travail des agriculteurs qui font le plus noble des métiers, nourrir les Alsaciens. » Il évoque le CGO, qui enlèverait des centaines d’hectares de terre dans le secteur. Laurent Fischer, représentant de la Chambre d'agriculture, se réjouit que le partenariat initié avec la Cus perdure. Et souligne l’intérêt « du maintien du lien entre l’Eurométropole et l’agriculture. » Vincent Schotter, représentant de l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace, évoque le travail collectif réalisé pour ce Tour des fermes, qui constitue un moyen de « donner encore plus conscience aux consommateurs du poids de leurs actes d’achat. » Françoise Buffet, adjointe au maire de Strasbourg, relève l’augmentation du nombre d’agriculteurs au sein du territoire : « C’est une extrême richesse. » La Cus va poursuivre le rapprochement entre producteurs et consommateurs afin de « revenir à la solution locale. » Elle estime que les consommateurs sont en effet de plus en plus conscients d’être « acteurs de l’alimentation et de l’agriculture de demain. » Robert Herrmann, président de l’Eurométropole, soulève le problème « de l’équilibre entre l’agriculture et la ville » sur le territoire. Il ne nie pas les tensions qui existent, notamment sur le CGO, mais affirme que le débat reste « ouvert » et que l’Eurométropole va se pencher sur la question de « la place de l’agriculture dans la ville », notamment en travaillant sur la géothermie et la biomasse. Pour lui, Le Tour des fermes est « une idée magnifique », qui permet la rencontre entre les agriculteurs et le public, leur permettant de mieux comprendre les mécanismes de productions. Cette manifestation génère « du vivre ensemble », conclu Robert Herrmann, qui souhaite que le territoire « conserve sa vocation agricole. »

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