communication

Publié le 24/07/2017

Plus de 120 vins d’une trentaine de vignerons ont été proposés en dégustation aux visiteurs pour la 111e édition de la foire aux vins de Barr, inaugurée le 14 juillet place de l’Hôtel de Ville par son président, Gilbert Leininger.

Après la cérémonie de remise de médailles aux sapeurs pompiers par le maire de Barr, Gilbert Scholly, sur la place de l’Hôtel de Ville, le 14 juillet, suivie de la distribution du traditionnel pain d’épices à tous les adjoints municipaux, le président de la foire aux vins de Barr, Gilbert Leininger, a officiellement lancé sa 111e édition. Précisant, lors du couper de ruban, qu’elle « est la plus ancienne foire aux vins d’Alsace ». Trois jours de fête musicale, folklorique, autour de plus de 120 vins de l’ensemble des cépages de ce vignoble. Vignoble en souffrance, optimisme sur la récolte 2017 Après avoir déploré « l’absence de représentants des instances professionnelles viticoles », Gilbert Leininger a évoqué l’arrivée de la nouvelle équipe En marche, en espérant que « ce vent de renouveau apporte des résultats, notamment pour l’agriculture en crise ». Le monde agricole souhaiterait simplement vivre de son travail « sans être sous perfusion des subventions nationales et européennes ». Le prix du beurre s’enflamme actuellement mais « les producteurs n’ont pas un centime de plus pour eux », a-t-il noté. Le malaise est réel et « cette nouvelle équipe aura fort à faire pour que l’agriculture puisse vivre de sa production ». « Le vignoble alsacien aussi est en crise ». Épargné durant des années, il est « en souffrance depuis quatre ans, suite aux faibles récoltes qui ont mis à mal les trésoreries ». La récolte de 2016 était belle, mais n’a pas réussi à renflouer les caisses. Cette année, deux jours de gel ont occasionné de graves dégâts, près de 3 000 hectares ont été touchés. Une situation encore aggravée par la grêle. « Le gel en soi n’est pas anormal, mais ce qui l’était, ce sont les températures estivales de mars », a souligné le président. Le vignoble de Barr a été épargné par ces aléas. La floraison a été bonne, pour l’instant, avec « de belles grappes qui promettent une belle récolte, a priori précoce si la nature l’accompagne favorablement ». Les ventes des vins d’Alsace régressent, a constaté le président, appelant toutes les instances viticoles à se mettre autour d’une table pour « redonner au vignoble alsacien sa place parmi les plus grands vins blancs du monde », persuadé qu’on ne peut réussir « que dans la solidarité ». Redonner fierté et visibilité aux vins d’Alsace Gilbert Scholly a rappelé, quant à lui, que la ville soutient cette foire aux vins, « la première de France, une tradition à perpétuer ». Avec une prochaine 65e édition de sa fête des vendanges, « Barr est la capitale viticole du Bas-Rhin », a-t-il affirmé avec humour. « Le folklore alsacien et le vignoble sont des marqueurs essentiels pour l’Alsace », a souligné Nathalie Ernst, conseillère départementale. « Adultes, enfants, le vignoble est à consommer sans modération », a ajouté Marièle Colas, conseillère régionale. Avant de réitérer le soutien de la Région à l’agriculture, un facteur essentiel pour le tourisme en Alsace, tout comme le fait de capitaliser sur la marque Alsace, « notre identité ». Le vice-président du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace, Erwin Moser, a souligné le renouvellement de cette instance, à l’image de celui de la France, avec un nouveau directeur. « Cela va dans le bon sens, mais il faut que les troupes suivent pour redonner fierté et visibilité aux vins d’Alsace ». Sur les cartes des vins des restaurants alsaciens « on oublie souvent les vins alsaciens, les beaux rouges » notamment, contrairement à d’autres régions. Le crémant représente 25 % de la production globale, les vins font partie du patrimoine régional, « il est temps de se bouger ». La France ne soutient pas cette activité, qui représente pourtant « un acteur économique majeur, étant le deuxième poste à l’export ». Les vins ne sont pas délocalisables, ils sont le produit « de la sueur des vignerons », a-t-il déclaré, ajoutant que la France, leader mondial, risque « d’être doublée par la Chine ». Erwin Moser a conclu en assurant que la foire aux vins de Barr réunit tous les ingrédients d’une belle fête, des vins à partager, « bons pour le moral et la convivialité ». La reine des vendanges de Barr, Mélissa Hetzel, et sa dauphine, Chloé Esslinger, honorées de participer à cette fête, ont rappelé qu’elle met le grand cru du Kirchberg à l’honneur. Une initiative saluée par les dauphines de la reine des vins d’Alsace, Maïté Burg et Marie Wessang, « un terroir d’exception » que le président a invité à découvrir.

Comité des reines des vins d’Alsace

Un dîner de gala pour « L’Âme des Reines »

Publié le 24/07/2017

À l’occasion de la 70e édition de la foire aux vins d’Alsace de Colmar, le comité des reines des vins d’Alsace organise vendredi 28 juillet à 18 h au cabaret colmarien un dîner de gala en l’honneur de ces jeunes femmes qui ont accompagné de leur présence la viticulture alsacienne depuis 1954.

Depuis sa création le 27 mai 2011, le comité des reines des vins d’Alsace regroupe 180 souveraines et dauphines issues de plusieurs générations. Pour marquer l’événement, il a élaboré avec la participation du lycée de Rouffach « Les sillons de Haute Alsace » une cuvée spéciale : « L’Âme des Reines ». Cette cuvée sera dévoilée et dégustée lors de cette soirée de gala. Dès le samedi 29 juillet, elle sera disponible à la vente sur le stand du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (hall 4) en présence des reines des vins d’Alsace. Une partie des bénéfices sera reversée à deux associations : l’Apei « Les Amis et parents d’enfants inadaptés du Centre Alsace » et « Vivre comme avant », association de soutien aux femmes atteintes du cancer du sein. « La soirée sera ouverte au public et ponctuée de plusieurs temps forts : l’annonce de l’identité de la reine des vins d’Alsace 2017 et de ses deux dauphines, la présentation de la vidéo des reines des vins d’Alsace et de la cuvée « L’Âme des Reines ». Un menu (39 €/pers, boissons comprises) concocté pour l’occasion sera servi tout au long de la soirée, qui se poursuivra par le spectacle « Revue 2017 du cabaret colmarien », avant d’entamer la partie dansante animée par l’orchestre Top Connexion. Pour prendre part à cette soirée et vivre un moment unique en présence de la grande famille des vins d’Alsace, il faut dès à présent contacter le comité des reines des vins d’Alsace au 06 22 48 41 49 ou par e-mail : comite.rva@gmail.com », précise Claudia Renel, du comité des reines des vins d’Alsace. Un événement spécial Pour ce 70e anniversaire, le comité des reines des vins d’Alsace a donc souhaité marquer le coup en organisant cet événement spécial. Une soirée « 100 % reines des vins » mettant en lumière trois jeunes femmes qui auront su s’attirer les faveurs du jury après avoir convaincu les internautes de la légitimité de leur candidature. En effet, pour la deuxième année consécutive, les candidates sont d’abord passées par la case Facebook pour obtenir le plus de « J’aime » auprès de leurs fans. 18 jeunes femmes ont souhaité participer à l’élection cette année, et seules 12 ont été retenues. « On demande avant tout que les candidates aient un lien avec le vignoble alsacien et qu’elles aient une vraie passion pour celui-ci et les vins qui y sont produits. Et globalement, on n’est pas déçu. Nous avons des jeunes femmes de qualité qui témoignent de vraies connaissances en vin », explique Isabelle Munsch, du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace. La « finale » s’est ensuite tenue le 10 juillet à la Maison des vins d’Alsace. Elles ont dû déguster et commenter un vin avec un langage professionnel approprié. Des qualités attendues qui pourront être évaluées par le public sur le stand du Civa pendant la foire aux vins. Les reines des vins et leurs dauphines se succéderont pendant toute la durée de la manifestation pour faire découvrir et déguster cette cuvée « L’Âme des Reines ».

Jeunes Agriculteurs. Canton de Marmoutier

Deux fermes pour un dimanche !

Publié le 24/07/2017

Entre jeunes bovins et concours de labour, la journée portes ouvertes des Jeunes Agriculteurs du canton de Marmoutier promet d’être animée à Zehnacker, sur la ferme de la famille Bastian et celle des familles Paget et Regel. À découvrir le dimanche 30 juillet.

Pour leur traditionnel rendez-vous avec le public, les Jeunes Agriculteurs du canton de Marmoutier proposent de découvrir deux exploitations, celle du Gaec des voyageurs, de la famille Bastian, et l’EARL du Weihermatt, des familles François Paget et Regel à Zehnacker. Du poussin au mastodonte charolais… Depuis 2012, Cyrille Bastian est associé dans le Gaec des voyageurs avec son père, Patrick, et Clément Boehm. Le Gaec occupe deux sites à Zehnacker. Une partie des bâtiments est dédiée au conditionnement (emballage, cartonnage) des pommes issues des 2 hectares de vergers. Depuis 2007, le Gaec a développé une activité de transport de céréales en saison. Sur l’autre site, un bâtiment - doté de panneaux photovoltaïques depuis 2010 - accueille de jeunes bovins à l’engraissement. Et un autre, plus récent, est destiné à l’élevage de poulets. L’abattoir Siebert cherchait de nouveaux producteurs dans le secteur, une opportunité que ce jeune éleveur a saisi lors de son installation. « C’est une diversification de l’activité » qui pour l’instant « est positive ». Le bâtiment de 1 500 m2 accueille 30 000 poulets par bandes, soit 150 000 par an. C’est en 2009 que le Gaec s’est tourné vers l’engraissement de jeunes bovins, délaissant l’activité laitière. 300 bovins sont actuellement à l’engraissement, durant 13 à 14 mois, ce qui à ce stade donne des bêtes plutôt impressionnantes. La majorité est de race charolaise, avec quelques croisés charolais, salers, issus d’élevage français. Les charolais sont placés de préférence sur aire paillée, plutôt que sur caillebotis. « C’est une race plus fragile », souligne l’éleveur. Les cultures fournissent une partie de leur nourriture. Sur les 140 ha, les prairies occupent 65 ha, le blé 25 ha, le maïs 35 ha, l’orge 6 ha et le colza 9 ha. Il est intégralement livré au Comptoir agricole. Dans le bâtiment tout proche de celui du Gaec, l’atelier d’engraissement de François Paget compte 220 places. Il est en EARL depuis 2015 avec son beau-père, Jean-Michel Regel, non exploitant. L’éleveur y engraisse, durant environs dix mois, un mélange de races, des croisés, mais principalement des charolais. Les 65 ha de cultures sont entièrement dédiés à la nourriture des taurillons. Le prix de la viande, « stagnant actuellement », est d’ordinaire assez fluctuant, soulignent les deux éleveurs. Trampoline, démonstrations de cartonnage et concours de labour Ces deux éleveurs vont accueillir le public lors de la journée portes ouvertes des JA du canton de Marmoutier, présidé par Laurent Lux. Ce dernier est éleveur laitier à Lochwiller, où il élève 135 vaches prim’holstein. Dans ce canton, qui compte une trentaine de membres, le concours de labour reste un moment important de la journée. « Avec un vice-champion du monde de labour dans le canton, c’est normal », lancent les jeunes agriculteurs ! Le public pourra circuler entre les deux fermes, découvrir les différentes races à viande, dont les croisés, avec leurs cornes, qui devraient faire de l’effet ! Sur l’autre site du Gaec, les visiteurs pourront assister à des démonstrations de cartonnage, puisque la machine sera spécialement mise en route ce dimanche. Les JA proposent également une animation trampoline, une mini-ferme pour les enfants. Une exposition de matériels agricoles dernier cri devrait intéresser les professionnels. Pour la restauration, prévue sous un hangar, il y a aura du poulet rôti, des frites et des grillades au menu. Après le concours de labour, les incontournables tartes flambées des JA clôtureront cette journée, qui s’annonce riche en découvertes…

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