communication

Centre d’études techniques apicoles d’Alsace (Cetaa)

Miels d’Alsace à l’honneur !

Publié le 04/11/2016

Châtaigne, acacia, sapin… Pour la seconde édition de la fête du miel, organisée par le Cetaa, quatre apiculteurs alsaciens ont proposé des dégustations sur la place Gutenberg à Strasbourg, l’occasion de découvrir les qualités de cette production locale.

Samedi 29 octobre, le public a pu déguster sur la place Gutenberg à Strasbourg les miels de quatre apiculteurs alsaciens professionnels à l’occasion de la fête du miel. Organisée par le Cetaa, cette seconde édition, également proposée à Colmar le 22 octobre, vise à mettre en avant « l’appellation IGP Alsace et la démarche de qualité entreprise par ces apiculteurs », souligne Alexis Ballis, conseiller technique dédié à cette production, à la Chambre d'agriculture d'Alsace. « Tout est analysé : le pollen, le goût » notamment par des laboratoires indépendants. La certification est octroyée par un organisme certificateur indépendant. Seule cette certification IGP apposée sur les pots de miel garantit et authentifie leur origine Alsace. Une récolte réduite de moitié en moyenne Pour ces quatre producteurs, l’année a été particulièrement difficile, « à l’image des autres filières en Alsace », souligne Alexis Ballis. L’humidité intense du printemps puis la sécheresse ont occasionné « une famine chez les abeilles et engendré des difficultés d’essaimage ». Dans l’ensemble de l’Alsace, « il n’y a pas beaucoup de volume mais la qualité est au rendez-vous ». Pour le miel de sapin, le miellat est arrivé trop tard, « les abeilles n’avaient plus assez de force pour récolter, elles se préparaient déjà à hiberner ». Pour la filière apicole, « c’est une troisième année consécutive de petite récolte », précise le conseiller, « réduite de moitié en moyenne », avec des disparités selon les variétés et les secteurs. « Ça c’est joué parfois à quelques kilomètres, notammentpour la grêle », précise Bernard Tonnelier, du Rucher du Lutenbach, président de l’organisme de défense et de gestion des miels d’Alsace. Dans le val de Villé, cet apiculteur a récolté peu de sapin, mais a par contre réalisé « une bonne année pour le châtaignier ». « L’acacia est fragile et craint l’humidité, la récolte s’est réduite à trois jours au lieu de dix habituellement » note l’apiculteur. Sur le marché de la place Gutenberg, les apiculteurs ont proposé uniquement des produits faits « maison » comme le pain d’épices élaboré par Sylvie Lehr du Rucher des Vosges du Nord. Apicultrice depuis 18 ans, elle est installée à Struth et déplore une perte de récolte de 50 % cette année sur ses 700 ruchers en production. « Celle de sapin était maigre, mais c’est mieux que rien », souligne cette apicultrice. La récolte fut par contre meilleure du côté du concours général agricole de Paris où elle a décroché trois médailles : l’or pour son miel d’acacia et l’argent pour le miel crémeux et de forêt. Savoir-faire et saveurs des miels d’Alsace À Reichstett, avec 350 ruchers, Sébastien Berger, des Apiculteurs Berger, déplore également « une récolte réduite de moitié, sans miel de tilleul, ni d’acacia », suite à des orages. Il a récolté trois tonnes « au lieu des six attendues, et une seule récolte de sapin », début septembre. Pour composer avec cette météo très défavorable, il a choisi « de ne pas faire de miel mais des abeilles », en vue de l’agrandissement de ses ruchers. Sur son stand, le public a pu découvrir les outils quotidiens des apiculteurs, un fumoir, le casque protecteur, le miel en rayon. Ce marché se voulait également pédagogique, avec des panneaux explicatifs dont ceux du cirier gaufreur et apiculteur Laurent Fichter, du Rucher des mûriers à Kingersheim. « La qualité de la cire est primordiale pour les apiculteurs », souligne Alexis Ballis, cet outil de travail, « c’est comme la terre pour le paysan, c’est là que tout pousse ». Il met en garde sur les produits issus du « commerce international, où la cire peut contenir des polluants », ce qui peut ensuite impacter les ruchers.

Alsace Destination Tourisme - Horticulteurs et pépiniéristes alsaciens

La nouvelle convention de partenariat est signée

Publié le 26/10/2016

Alsace Destination Tourisme (ADT) la filière horticole alsacienne (Flhoreal), et l’Union régionale des pépiniéristes et horticulteurs d’Alsace (Uphoral) ont profité des dernières Folie’Flore de Mulhouse pour signer leur convention de partenariat pluriannuelle.

Cette convention a pour objectif de faire connaître davantage le rôle des horticoles auprès des communes dans le cadre du label « Villes et Villages fleuris », et des particuliers, par le concours des Maisons fleuries, élargi aux catégories socioprofessionnelles telles que les hôteliers-restaurateurs, les viticulteurs et l’ensemble des prestataires touristiques. La convention a été engagée au titre des années 2016 et 2017 porte sur 16 000 euros d’aides allouées par l’ADT à la filière horticole. Une somme qui permet de financer notamment la campagne de communication autour d’Elsass Geranium, l’espace animation des Folie’Flore 2016 et 2017, des formations pour les communes non labélisées, et diverses manifestations (marché aux plantes du parc zoologique et botanique de Mulhouse, le salon du Jardin et Fête des Plantes, la Fête des plantes d’automne à Schoppenwihr). À noter que pour l’année 2016, un accent particulier a été mis sur la nouvelle catégorie des potagers fleuris. Initialement créé par l’association « Fleurs et Plantes d’Alsace », ce concours vise à récompenser les jardins potagers remarquables d’un point de vue esthétique et présentant une grande diversité de légumes et de fleurs associée. Une « qualité de vie » Le président délégué de l’ADT, Vincent Debes, voit le label « Villes et Villages fleuris » comme une « vraie marque de qualité de vie et d’attractivité des territoires. Fleurissement, développement de la palette végétale et mise en valeur paysagère participent fortement à la qualité du cadre de vie dans nos communes et répondent à une large attente de la population », souligne le président délégué de l’ADT, Vincent Debes. « Le fleurissement sert à tout le monde. C’est une question de qualité de vie », résume pour sa part le président de Flhoreal, Christian Romain. En Alsace peut-être encore plus qu’ailleurs. Depuis plusieurs décennies, le fleurissement des villes et villages - symbolisé par l’emblématique géranium - s’est progressivement inscrit dans le paysage bas-rhinois et haut-rhinois. Et même si le nombre d’entreprises horticoles a chuté d’un tiers ces dix dernières années, la filière conserve un poids économique important : 60 millions d’euros de chiffre d’affaires, 120 entreprises et 800 salariés, soit 5 % de l’emploi agricole en Alsace. Une tendance que tous les professionnels du milieu souhaitent bien évidemment voir perdurer dans les années à venir. D’où l’intérêt pour le président de l’Uphoral, Paul-André Keller, de « développer et réhabiliter le fleurissement » auprès des communes et des consommateurs.

Publié le 24/10/2016

Depuis quinze ans, l’association « L’Univers du goût » tisse patiemment et discrètement sa toile pour perpétuer chez les jeunes générations un sens qui leur permettra potentiellement d’apprécier le vin une fois adultes.

Comment défendre la place du vin dans la société sans pratiquement jamais en parler ? C’est la gageure que relève en permanence l’Univers du goût depuis sa création. L’association y travaille minutieusement en s’adressant en priorité aux enseignants et aux animateurs qui peuvent ensuite démultiplier le message diffusé dans leurs classes, en milieu périscolaire et socioculturel. Nadine Husser, animatrice de l’Univers du goût depuis 2007, est la cheville ouvrière des journées de formation programmées tout au long de l’année. « L’école est avec la famille le milieu au sein duquel les enfants sont éduqués au goût » rappelle-t-elle. « L’éducation au goût est universelle. Elle touche tout le monde. Elle peut servir de support aux apprentissages fondamentaux. Le goût, c’est de la géographie quand on découvre l’origine des produits, des mathématiques quand on les additionne, du vocabulaire quand on s’intéresse à leurs noms. Chaque enfant possède un odorat et des papilles gustatives. Les stimuler avec le goût permet à l’enfant de gagner en confiance » juge Annick Wehrlé, professeur d’œnologie au lycée de Rouffach, qui a pris la succession de Cécile Bernhard-Reibel à la présidence de l’association en 2014. En quinze ans d’activité, rien n’a pu se substituer à l’atelier sensoriel qui, par la dégustation d’un produit simple (un fruit, du chocolat, du miel,…) montre les différences de perception qu’il peut y avoir entre les individus. Mais l’Univers du goût a aussi peaufiné son arsenal pédagogique. Il comporte un support visuel qui traite des cinq sens. « Je parle notamment des arômes, comment les molécules odorantes circulent par le nez et la bouche jusqu’au cerveau » détaille Nadine Husser. Aux enseignants ensuite de l’adapter à l’âge de leur public. Pas question de leur remettre une fiche toute faite car le message doit « vivre » pour être retransmis avec un maximum d’efficacité. Une mallette réalisée de concert avec les inspecteurs et conseillers pédagogiques résume le b.a.-ba du goût aux enseignants. Dans un autre format, une valise recèle des classeurs de méthodologie par cycle de scolarité et des exemples de projet pouvant inspirer les enseignants, mais aussi des outils comme un kit olfactif aux arômes agréable (lavande), fort (citron) ou désagréable (moisi), une carte de France reprenant des produits comme les fromages ou des fruits, un sac tactile avec lequel l’enfant devine un objet en le touchant à travers le tissu… Induire des changements de comportement Depuis 2012, l’Association nationale d’éducation au goût des jeunes (ANEGJ) mesure l’impact de ces formations via des questionnaires déclinés en une version pour les enseignants et une autre destinée aux enfants. Le retour constate que « certains ne sortent jamais de leur quartier et ne savent tout simplement pas comment transformer un aliment. Par l’éducation au goût, l’enfant découvre des choses qu’il peut reproduire une fois dans sa famille, induisant ainsi des changements de comportement. Cela va de la lutte contre le gaspillage au développement de l’analyse critique. Cela dépasse le simple « j’aime » ou « je n’aime pas ». Il peut susciter un débat autour de la table familiale parce qu’il y a déposé une épice ramenée de l’école » notent Annick Wehrlé et Nadine Husser. Elles poursuivent : « on s’aperçoit également qu’une piqûre de rappel n’est pas inutile au collège. L’éducation au goût doit se rappeler au souvenir de ceux qui en ont déjà bénéficié afin qu’ils n’adoptent pas par mimétisme l’attitude pouvant être dictée par l’appartenance à un groupe. C’est pourquoi nous démarrons des ateliers cuisine avec le personnel des cantines scolaires pour que le moment du repas devienne aussi un instant de plaisir ». Et le vin dans tout cela ? Car rappelons que l’Univers du goût est une initiative de la production viticole alsacienne. Et dans la pratique, force est de constater que le vin est bien loin, à peine présent sous la forme du fruit qu’est le raisin que sous sa forme fermentée. Mais l’essentiel n’est pas là. « L’idée n’est pas de faire de la communication à la place du Civa. Mais de former les jeunes consommateurs au goût de manière à ce qu’il puisse s’intéresser plus tard au vin ou à autre chose. En cela, les membres fondateurs de l’Univers du goût sont des précurseurs. La production s’est rendue compte que si les générations futures doivent continuer à consommer de manière responsable, il va falloir passer par l’éducation au goût, apprendre à être critique face aux messages marketing, à l’offre alimentaire, solide et liquide. Dans l’Univers du goût, on ne juge pas le produit comme quand on le déguste. Il informe et laisse le libre arbitre à chacun pour faire ses propres choix sur ce qu’il va mettre dans son assiette et dans son verre ».

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