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Cave historique des Hospices de Strasbourg

Rencontres viniques plébiscitées

Publié le 18/12/2016

La journée portes ouvertes du 10 décembre de la cave historique des Hospices de Strasbourg n’a pas démenti l’engouement du public pour ces rencontres avec les vignerons.

Devenues un rendez-vous incontournable de fin d’année, les journées portes ouvertes de la cave historique des Hospices de Strasbourg sont organisées sur trois samedis en décembre. La première, du 3 décembre, a attiré de nombreux amateurs « malgré les conditions d’accès », a noté le responsable de la cave, Thibaut Baldinger. L’affluence est allée crescendo pour la seconde journée, du 10 décembre, où Strasbourgeois et touristes ont pu rencontrer six vignerons qui font mûrir leurs vins dans cette cave exceptionnelle. Près de 70 vins à la dégustation Les amateurs de muscat ont pu déguster celui du grand cru Marckrain 2012 du domaine Fonné à Bennwihr, particulièrement typé. Les échanges avec ces visiteurs, pour certains très éclairés, sont toujours « particulièrement intéressants pour les vignerons, a souligné Patricia Fonné. La vente s’effectuant après, dans le magasin du caveau, nous pouvons vraiment nous concentrer sur la dégustation et expliquer nos vins. » L’intérêt pour ces visiteurs était de pouvoir comparer le même cépage sur des terroirs différents, avec entre autres, le muscat 2015 du vigneron Xavier-Léon Muller, de Marlenheim, en 100 % ottonel. Il a fait découvrir son muscat cuvée Franck 2015, très proche d’une vendanges tardives (VT), à qui « il ne manquait qu’un tout petit degré ». En bouche, on retrouve le fruité du muscat, la rondeur, mais bien tempérée par une belle acidité. D’autres visiteurs ont été emballés par son crémant chardonnay, élevé durant trois ans sur lattes, « ce qui fait sa qualité », médaille d’argent au concours des effervescents en 2016. D’autres encore séduits par les vins de Jean-Marie Vorburger-Meyer, de Vœgtlinshoffen, et son gewurztraminer VT la Quintessence 2011 notamment. Son riesling Hospices, vieilles vignes 2014, « le premier en sec », a soulevé l’enthousiasme avec son joli fruité sur une belle acidité. Le crémant brut de la cave de Cleebourg, sélectionné cette année par la cave pour la cuvée des Hospitaliers, a séduit bon nombre d’amateurs. Le coopérateur Thierry Heimlich a précisé que « les vendanges ont été longues, il a fallu être patient », les derniers gewurztraminers ont été récoltés la semaine dernière. Globalement, les coopérateurs de Cleebourg sont très satisfaits, notamment sur le volume et la qualité, et « agréablement surpris » après tous les aléas météorologiques de cette saison. C’est aussi le sentiment d’André Ruhlmann, de Dambach-la-Ville, qui émet toutefois une réserve sur certains cépages « qui n’auront sans doute pas la « moelle » de ceux de 2015 ». Pour l’heure, habitués et amateurs ont plébiscité son Étoile de rose 2015, un pinot noir vinifié en blanc. La cave a également offert la découverte originale d’une trentaine de vins d’autres régions viticoles, Bourgogne, Provence, avec notamment la cuvée du terroir 2012 de la Légion étrangère. Thibaut Baldinger s’est dit « ravi de pouvoir proposer au public quelque 70 vins à la dégustation », pour découvrir le meilleur de ces vignerons. Ils seront plus nombreux, neuf, pour la dernière portes ouvertes de cette année, le samedi 17 décembre. Avis aux amateurs !

Publié le 16/12/2016

Pour la 12e édition des Ovinpiades des jeunes bergers au niveau national et la 7e au niveau territorial, 34 candidats issus du lycée agricole d’Obernai et du lycée agricole de Rouffach se sont affrontés au cours de cinq épreuves pratiques et d’un quiz théorique. En participant aux Ovinpiades, les élèves ont pu se projeter dans cette production, mieux la connaître et ainsi s’en faire une image plus positive.

Il est 14 h à Preuschdorf, la bergerie de Stéphane Huchot est calme, on entendrait presque les mouches voler, si elles n’étaient frigorifiées par les températures hivernales. Seules quelques brebis et leurs agneaux bêlent de temps à autre. Le calme avant la tempête. Car les 34 élèves participants aux Ovinpiades des jeunes bergers en Alsace sont sur le point de revenir de leur pause déjeuner et de passer les ultimes épreuves avant la divulgation des résultats. Faire connaître une filière qui recrute Tout l’objet de cette compétition organisée par Interbev Ovins et l’ensemble de la filière ovine est de promouvoir le métier d’éleveur ovin et de susciter de nouvelles vocations auprès des élèves des établissements agricoles. En effet, depuis quelques années, la filière ovine cherche à installer des nouveaux éleveurs de brebis en France. Car au cours de la prochaine décennie, 61 % des éleveurs de brebis allaitantes et 39 % des éleveurs de brebis laitières partiront à la retraite. Pour assurer le renouvellement de ses générations mais également le maintien de sa production, la filière ovine doit donc installer près de 10 000 éleveurs dans le même temps. Et les atouts de cette production ne manquent pas : une Politique agricole commune favorable, un bon maintien des prix, une adaptabilité remarquable des animaux offrant un large panel de conduites d’élevage possibles, une demande en viande d’agneau supérieure à l’offre, des débouchés variés, des opportunités dans les démarches qualité… Et argument non négligeable, les investissements nécessaires étant modérés, le retour sur investissement est rapide. Avec le programme Inn’ovin, la filière se mobilise pour relever les défis de demain : créer plus d’emplois sur l’ensemble du territoire pour satisfaire la demande en agneaux et en lait, et rendre ce métier plus attractif en permettant à l’éleveur de dégager un meilleur revenu tout en travaillant dans de meilleures conditions. Des axes de travail ont été identifiés pour favoriser les installations, accroître les performances technico-économiques, améliorer les conditions de travail et produire durable. Plus qu’un concours, une découverte Dans le cadre de ce recrutement de nouveaux éleveurs, les Ovinpiades des jeunes bergers sont une invitation à découvrir le métier d’éleveur ovin de l’intérieur, à travers des gestes concrets et des échanges avec des professionnels. Ces quatre dernières années, le concours a permis à plus de 4 000 élèves de manipuler des brebis et de se projeter dans cette production qu’ils connaissent peu ou pas du tout, et en même temps d’en avoir une image plus positive. Outre la technicité et la modernité de cet élevage, ils découvrent aussi son potentiel : organisation du travail, équipement, aide à l’installation, conduite d’élevage… Car avant les épreuves proprement dites, les élèves se sont entraînés au sein de plusieurs exploitations ovines, encadrés par les éleveurs, leurs professeurs de zootechnie et Jean-Pierre Saulet Moes, conseiller ovin à la Chambre d'agriculture d’Alsace. Une manière de se familiariser aux épreuves (qui ne sont autres que la reproduction de gestes quotidiens d’un éleveur ovin) et de découvrir la diversité des modes de production ovine. Et mardi 13 décembre, c’était le grand oral : les élèves se sont soumis à différentes épreuves alliant théorie et pratique. Pour chaque épreuve, le jury était composé de deux membres (éleveur, technicien et/ou enseignant agricole). Trier les brebis avec un lecteur électronique Apprécier la santé d’une brebis Manipuler et évaluer l’état corporel d’une brebis Évaluer l’état d’engraissement des agneaux Parer les onglons Avant ces épreuves pratiques, les élèves avaient auparavant participé à un quiz destiné à valider les connaissances sur l’élevage ovin : filière, alimentation, reproduction, génétique, santé, reconnaissance de races… Comme au niveau national, c’est en partie ce quiz qui a permis de départager les deux vainqueurs puisque Thomas Schneider et Tania Werly, les deux finalistes, y ont obtenu de bons résultats. Ils iront tous les deux défendre les couleurs de l’Alsace lors de la finale nationale, qui se déroulera le samedi 25 février au Salon international de l’agriculture à Paris. Mais avant cela, Jean-Pierre Saulet-Moes et Hervé Wendling, président du syndicat ovin du Bas-Rhin, les ont incités à s’entraîner. En tout cas, ils ne couperont pas à quelques séances d’entraînement pour peaufiner une épreuve qui a été écartée lors de cette finale territoriale et qui consiste à choisir le bélier le plus qualifié pour répondre à une problématique d’élevage tirée au sort.  

Publié le 13/12/2016

Les vignerons de la Couronne d’or ont pris leurs quartiers sur la terrasse du Palais Rohan à Strasbourg. À une encablure de la cathédrale, les effluves du vin blanc chaud d’Alsace, proposé par la Tribu des gourmets de Strasbourg, viennent titiller les narines des touristes.

  Sur le marché des délices de Noël, les vignerons de la Couronne d’or se sont mêlés, cette année encore, aux boulangers, aux producteurs fermiers de foie gras et aux artisans brasseurs d’Alsace, pour le plus grand plaisir des gourmets. Dans leur sillage, ils ont emmené la Tribu des gourmets de Strasbourg et son stand de vin blanc chaud d’Alsace. Un stand très prisé par les touristes, qui ne semblent pas rebutés par les mesures de sécurité draconiennes imposées par la préfecture. Cela fait quatre ans que la Tribu des gourmets, coprésidée par Charles Brand, vigneron à Ergersheim, et Didier Bonnet, journaliste à Strasbourg, a lancé l’idée d’un vin blanc chaud d’Alsace qui s’est immédiatement imposé comme une belle réussite. La recette originale, que Charles Brand tient de sa grand-mère, n’est pas étrangère à ce succès. À la demande de la ville de Strasbourg, la Tribu des gourmets a également créé un jury pour améliorer la qualité des vins chauds, rouges ou blancs, sur l’ensemble des marchés de la capitale de Noël, une garantie d’authenticité en quelque sorte. Par ailleurs, la Tribu des gourmets vient d’éditer un livre sur le vignoble de proximité de Strasbourg, paru aux éditions du Signe. Intitulé Strasbourg et ses vignobles, il est en vente sur le stand de vin chaud.

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