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Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin

Des pointures du pointage

Publié le 18/05/2018

Marie Goos et Lucas Huss se sont qualifiés pour la finale nationale du concours de jugement d’animaux par les jeunes. Ils représenteront le Bas-Rhin à Paris pour la deuxième fois.

Le concours de jugement d’animaux par les jeunes est ouvert aux jeunes de 15 à 25 ans, élèves de l’enseignement agricole ou jeunes agriculteurs récemment installés. Les candidats sont jugés sur leur aptitude au pointage des bovins de race laitière ou allaitante. Pour bien se classer ou pour remporter l’épreuve, ils doivent exercer leur esprit critique et évaluer la morphologie des animaux en fonction de leur destination, la production de lait ou de viande. Pour cette nouvelle édition, qui a eu lieu samedi 12 mai dans le cadre du festival de l’élevage, on comptait 35 inscrits, dont une bonne moitié de filles. Ce fort engouement marque la motivation de la jeune génération à concourir à cette épreuve qui se déroule dans une ambiance à la fois conviviale et professionnelle. Elle ouvre les portes de la finale nationale organisée au Salon de l’agriculture à Paris. Les deux qualifiés - Marie Goos de Blaesheim, en race prim’holstein et Lucas Huss de Wolfisheim, en race allaitante - y défendront les couleurs du Bas-Rhin en février 2019. Ce ne sera pas une première puisque les deux jeunes gens étaient déjà en lice à Paris cette année pour la finale nationale de jugement des animaux. Lucas Huss y a même remporté la première place en race charolaise. Une dimension pédagogique À Brumath, les candidats avaient deux vaches à pointer en race prim’holstein, et deux femelles en races limousine et charolaise. Les animaux ont été jugés selon des grilles de pointage nationales. Pour les vaches laitières, les principaux critères d’évaluation étaient concentrés sur la mamelle : profondeur du sillon, distance plancher-jarret, équilibre avant-arrière… Les jeunes pointeurs devaient également être attentifs au corps, au bassin et aux membres. Pour la génisse limousine et la vache charolaise suitée, l’appréciation portait essentiellement sur le développement musculaire et squelettique, ainsi que sur les aplombs. Les évaluations des candidats étaient ensuite comparées à celles d’un jury de référence, composé de Rémy Bierbaum, technicien à Élitest pour les races à viande, et Perrine Ludwig, technicienne à Prim’Holstein France, pour la race holstein. Une fois les feuilles de pointage rendues, l’exercice prenait une dimension pédagogique grâce aux commentaires de Rémy Bierbaum. Les Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, organisateurs de l’épreuve, ont pu compter sur le soutien de plusieurs partenaires, à savoir le Crédit Agricole, Costal et la FDSEA du Bas-Rhin, qui ont mis à disposition du matériel et des lots. Le palmarès Les candidats du concours de pointage sont répartis en trois catégories : juniors, seniors et vétérans. Voici les résultats : Race prim’holstein Catégorie junior 1re, Goos Caroline, Blaesheim (184 pts) ; 2e, Morier Emma, Donnenheim (260 pts) Catégorie senior 1re, Goos Marie, Blaesheim (120 pts) ; 2e, Lemoine Léo, Blagny (150 pts) ; 3e, Koenig Jim Vauthiermont (174 pts) ; 4e, Froehlicher Lea, Birlenbach (175 pts) ; 5e, Berger Bastien, Wittisheim (180 pts) ; 6e, Schoenel Johann, Wintershouse (186 pts) ; 7e, Wendling Julie, Lupstein (188 pts) ; 8e, Molle Marine, Dannemarie (206 pts) ; 9e, Huss Lucas, Wolfisheim (208 pts) ; 10e, Lapp Arnaud, Olwisheim (214 pts) ; 11e, Scharff Chloé Remilly (236 pts) ; 12e, Thiebaut Damien, Craincourt (242 pts) ; 13e, Thiebaut Romain, Craincourt (246 pts) ; 14e, Bourst Céline, Hoffen (248 pts) ; 15e, Seemann Camille, Schwenheim (252 pts) ; 16e, Prinz Apolline, Ruederbach (254 pts) ; 17e, Martin Laurelie, Landonvillers (256 pts) ; 18es ex-aequo, Gloeckler Lydie, Soultz-les-Bains et Hiegel Mélanie, Phalsbourg (258 pts) ; 19e, Schoenel Anne, Wintershouse (260 pts) ; 20e, Fichter Mike, Uhrwiller (270 pts) ; 21e, Cousandier Claire, Roeschwoog (290 pts) ; 22e, Knab Valentin, Kienheim (336 pts) ; 23e, Schubnel Marie, Bergheim (352 pts) ; 24e, Schneider Guillaume, Uhlwiller (360 pts) ; 25e, Cousandier Thomas, Roeschwoog (366 pts) ; 26e, Kenck Delphine, Buhl (372 pts) ; 27e, Scharff Louise, Remilly (406 pts) Catégorie vétéran 1re, Merckling Maeva, Schillersdorf (188 pts) ; 2e, Engel Manuel, Buhl (212 pts) ; 3e, Iltis Thomas, Schillersdorf (226 pts) Races à viande Catégorie junior 1re, Morier Emma, Donnenheim (348 pts) Catégorie senior 1er, Huss Lucas, Wolfisheim (120 pts) ; 2e, Seemann Camille, Schwenheim (130 pts) ; 3e, Martin Laurelie, Landonvillers (134 pts) ; 4e, Fichter Mike, Uhrwiller (138 pts) ; 5e, Schoenel Anne, Wintershouse (140 pts) ; 6e, Cousandier Thomas, Roeschwoog (142 pts) ; 7e, Berger Bastien, Wittisheim (152 pts) ; 8e, Cousandier Claire, Roeschwoog (154 pts) ; 9e, Gloeckler Lydie, Soultz-les-Bains (158 pts) ; 10e, Knab Valentin, Kienheim (156 pts) ; 11e, Thiebaut Romain, Craincourt (164 pts) ; 12e, Schneider Guillaume, Uhlwiller (176 pts) ; 13es ex-aequo, Koenig Jim, Vauthiermont, et Froehlicher Lea, Birlenbach (180 pts) ; 15e, Wendling Julie, Lupstein (186 pts) ; 16e, Molle Marine, Dannemarie (188 pts) ; 17e, Scharff Chloé, Remilly (198 pts) ; 18e, Scharff Louise, Remilly (200 pts) ; 19e, Lapp Arnaud, Olwisheim (202 pts) ; 20e ex-aequo, Bourst Céline, Hoffen, et Wenk Laura, Servigny-les-Raville (206 pts) ; 22e, Hiegel Mélanie, Phalsbourg (208 pts) ; 23e, Schoenel Johann, Wintershouse (226 pts) ; 24e Thiebaut Damien, Craincourt (238 pts) ; 25e, Prinz Apolline, Ruederbach (276 pts) ; 26e, Schubnel Marie, Bergheim (294 pts) ; 27e, Kenck Delphine, Buhl (386 pts) Catégorie vétéran 1re, Merckling Maeva, Schillersdorf (132 pts), 2e, Engel Manuel, Buhl (134 pts) ; 3e, Iltis Thomas, Schillersdorf (182 pts)

Concours de la race simmental

Oh les belles vaches !

Publié le 18/05/2018

Lisette. La grande championne simmental porte un prénom très bucolique. Cette vache en première lactation, issue du taureau Hadil et âgée de moins de 3 ans, a remporté la compétition haut la main. « J’ai flashé sur elle dès qu’elle a pénétré dans le ring, avoue la juge haut-marnaise, Annette Richard. Il faut absolument qu’elle sorte du département pour participer à des concours internationaux. » Que son propriétaire, le Gaec Cousandier à Rœschwoog, se le tienne pour dit !

Un peu plus tôt, Lisette avait raflé le prix de la meilleure mamelle jeune et le championnat jeune vache. Annette Richard s’était alors extasiée sur cette « très belle vache », l’abreuvant de qualificatifs flatteurs : « Complète, fonctionnelle, parfaite ! » Une vache comme on les aime, avec une excellente mamelle, des trayons équilibrés, une belle ligne de dos, de solides aplombs et un bon bassin. « Nombre d’éleveurs voudraient en être propriétaires », avait ajouté Rémy Bierbaum, technicien chez Élitest. Tagada ! Le Gaec Cousandier a une nouvelle fois décroché la timbale avec Fraise, une vache en 5e lactation. « Grande, longue, magnifique », elle a été sacrée championne vache adulte. Fille de Tombois et de Caraibe, elle est née en septembre 2010. En 4e lactation, elle a produit près de 8 500 kg de lait à 42,3 ‰ de taux butyreux et 34,3 ‰ de taux azoté. « Admirez la solidité de cette mamelle, elle ne bougera jamais », commente la juge. Rien d’étonnant à ce qu’elle s’arroge le titre de meilleure mamelle adulte… Coup de cœur pour Héline Héline s’est elle aussi distinguée lors de ce concours. Cette vache du Gaec Fichter d’Uhrwiller a remporté le titre de meilleure bouchère. Fille de Rum et de Caline, elle est née en novembre 2012. Actuellement en troisième lactation, elle a produit 7 315 kg de lait à 41,6 de TB et 36,8 de TA. « Dès le début, elle m’a tapé dans l’œil car elle est magnifique et puissante », déclare Annette Richard. Sans une chute inopinée lors de la séance de préparation, elle aurait sans doute constitué un sérieux adversaire pour le titre de championne… Maïté, une génisse de 2 ans appartenant elle aussi au Gaec Fichter, a quant à elle été sacrée championne génisse. Cette fille d’Illuminati et d’Irénée est « une excellente bouchère, complète sur tous ses postes. Très prometteuse, elle a tout pour monter sur le podium. » Une autre vache a attiré l’attention du jury. Gauloise, fille de Robi, appartenant à l’EARL Engel à Buhl. Actuellement en quatrième lactation, elle a produit 7 703 kg de lait à 40,7 de TB et 36,99 de TA en troisième lactation. « Une vraie simmental, complète, profonde, avec une belle mamelle. » Elle a été désignée réserve du championnat vaches adultes. Beau doublé pour le Gaec Bernhard à Wœrth. Joule s’est classée réserve meilleure mamelle jeune vache, tandis qu’Iris a décroché le même titre chez les vaches adultes. Des vaches très complètes, très laitières, précise la juge haut-marnaise. Au classement par lot, c’est l’EARL Engel de Buhl qui monte sur la première marche du podium, avec « des animaux complets, présentant une belle mixité, équilibrés sur tous les postes ». Sur les deuxième et troisième marches, on trouve le Gaec Bernhard de Wœrth et le Gaec Fichter d’Uhrwiller.

Association des producteurs d’asperges d’Alsace

Recettes de blogueuses

Publié le 12/05/2018

Trois blogueuses culinaires ont participé au concours de la meilleure recette d’asperges d’Alsace. Et c’est Julie qui l’a emporté avec un risotto d’asperges à la crème d’asperge et asperges grillées, baptisé « Se mettre au vert ».

Samedi 5 mai, l’association des producteurs d’asperges d’Alsace avait invité trois blogueuses culinaires à participer au concours de la meilleure recette d’asperges d’Alsace. Une première. Réunies dans les cuisines du Resto du coin dans le quartier de Neudorf à Strasbourg, elles ont été accueillies par Sylvain Scherer, le chef de l’établissement, son collègue Nicolas Pfirsch, du restaurant Au Cerisier à Westhoffen, Myriam Muesser et Dominique Krafft, de l’agence Musiconair, en charge de la communication sur l’asperge d’Alsace. Le but de ce concours était de la sortir de son image traditionnelle en laissant carte blanche à trois jeunes femmes, trois « influenceuses » du web. Et qu’à travers leurs écrits, elles suscitent la curiosité et l’intérêt d’une clientèle plus jeune pour ce légume qui marque l’arrivée du printemps en Alsace. En récompense de sa participation, la gagnante du concours verra l’adresse de son blog imprimée sur les étiquettes ornant les bottes d’asperges des membres de l’association, ce qui représente une diffusion de l’ordre du million d’exemplaires. La recette gagnante sera quant à elle diffusée via la newsletter adressée aux 24 000 personnes qui constituent le fichier de l’association des producteurs d’asperges d’Alsace. Miss Elka : en tarte fine Âgée de 28 ans, miss Elka - Lucie de son prénom -, tient un blog culinaire depuis trois ans et demi. Un loisir avant tout pour cette passionnée de gastronomie et de nourriture, qui travaille dans le marketing et la communication d’un groupe de restauration. La jeune femme présente sur son blog des recettes, ainsi que des commentaires de restaurants qu’elle a testés. « Je suis Strasbourgeoise, donc je me concentre plutôt sur les restaurants de Strasbourg, où je me rends en client mystère. Je déguste et je paie mon addition. » Miss Elka ne partage que les adresses qu’elle apprécie, c’est ce qui différencie son travail de celui d’un critique gastronomique, qui n’hésitera pas à faire part de ses coups de gueule contre tel ou tel établissement. Lucie participait samedi dernier au concours de la meilleure recette d’asperges d’Alsace, avec deux autres « influenceuses » du web alsacien. Avec sa tarte fine aux asperges, sauce mousseline et jambon Forêt Noire, elle a proposé une version revisitée de la recette traditionnelle alsacienne, plus élaborée dans son dressage pour donner à ce légume de printemps une touche « gastro » résolument contemporaine. Dans son blog comme dans la vie, Miss Elka défend les produits locaux de saison : été comme hiver, elle se ravitaille au marché couvert de Neudorf, à deux pas de chez elle, où elle apprécie la fraîcheur et l’authenticité des produits. Pour sa recette, elle a utilisé les asperges de l’îlot de la Meinau. Sokhna : en version exotique Originaire du Sénégal, qu’elle a quitté à l’âge de 13 ans, Sokhna (prononcez Sorna) a grandi dans le milieu de la restauration. C’est pour passer plus de temps avec sa mère, qui tenait un restaurant de spécialités africaines, qu’elle s’est mise à cuisiner. Elle a entamé un CAP cuisine, qu’elle a mis provisoirement entre parenthèses pour travailler au Café Bâle, sur la place d’Austerlitz à Strasbourg, où elle est en charge des entrées, des salades et des desserts. Il y a trois ans, elle a ouvert son blog, Taste of sun, où elle partage ses recettes mais aussi toutes ses bonnes adresses « lifestyle ». Également présente sur les réseaux sociaux, Sokhna réalise depuis quelques mois des vidéos de cuisine diffusées sur YouTube : ses abonnés peuvent suivre pas à pas les différentes étapes de ses recettes, qui s’inspirent tout à la fois de la cuisine africaine et de la cuisine occidentale. L’utilisation des épices, des ingrédients exotiques et les mélanges sucrés-salés ne lui font pas peur. La preuve ? Dans le cadre du concours, la belle Sénégalaise, âgé de 26 ans, qui aime cuisiner « sain et de saison », a réalisé des asperges aux gambas rôties, beurre passion et mayonnaise à la vanille. Sans dénaturer le produit, elle a osé l’assortir à des saveurs exotiques totalement inhabituelles, et à en faire une association qui a plu au jury, composé de Sylvain Scherer, Nicolas Pfirsch, et Myriam Muesser. Julie : pour se mettre au vert Son premier blog, ouvert il y a sept ans, était consacré aux nouvelles technologies ; le dernier, Les recettes de Julie Gri, ouvert il y a six mois, parle de cuisine. « Au départ, je l’ai créé pour retrouver mes propres recettes car j’aime beaucoup improviser et je ne me souviens pas toujours de ce que j’ai mis dans les plats que je confectionne », explique la jeune femme. Âgée de 29 ans, designer d’applications mobiles de profession, Julie a l’habitude de cuisiner pour ses collègues. Il y a un an, elle a découvert la cuisine végétarienne, ce qui lui a donné envie de partager ses recettes sur le web. « Beaucoup de gens pensent que la cuisine végétarienne se limite aux graines et aux salades. Mais en fait, on peut se nourrir en se faisant plaisir, même quand on a une contrainte alimentaire ». Julie alimente son blog très régulièrement, plusieurs fois par semaine lorsqu’elle a le temps, de même que son compte Instagram où elle poste presque quotidiennement des idées de petits-déjeuners. Originaire de Fegersheim, la jeune femme a travaillé durant cinq ans à Paris avant de revenir en Alsace car la région lui manquait vraiment. Et si l’asperge ne l’inspirait pas plus qu’il ne faut au départ, elle s’est prise au jeu du concours et s’est creusé la tête pour trouver de quoi mettre en valeur ce légume emblématique de la région, en l’interprétant à la mode végétarienne. Sa recette ? Un risotto d’asperges à la crème d’asperge et asperges grillées, baptisé « Se mettre au vert ». Julie l’a imaginé après un brainstorming en famille et l’a testée auprès de sa sœur avant de la soumettre au jury.

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