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Gestion écologique du cavaillon, sous le rang de vigne

Partage d’expérience autour de la piloselle

Publié le 07/06/2017

Sujet agronomique innovant s’il en est, la piloselle comme alternative au désherbage de la vigne, peut aujourd’hui profiter à bien des vignerons, pour répondre à des situations viticoles précises, notamment en coteaux. Et ce, grâce à l’expérience innovante partagée des vignerons de Westhalten et quelques autres en Alsace.

La piloselle est cette petite plante rampante aux vertus allélopathiques, c’est-à-dire qui empêcherait la levée des graines d’autres herbes. Ces propriétés sont mises à profit par des vignerons qui la plantent sur le rang de vigne. Installée durablement, mais non sans une certaine pratique à acquérir, elle permet d’éviter d’avoir recours aux herbicides ou aux techniques de buttage et débuttage. En Alsace, cette piloselle a fait l’objet d’essais à plus ou moins grande échelle, individuels ou collectifs. Quelques techniciens-conseils en viticulture, promoteurs de la piloselle depuis le début des années 2010 étaient réunis autour d’une table le 24 mai dernier au Petit Wettolsheim chez Jean-Marc Buecher, avec quelques viticulteurs alsaciens, qui ont testé ou testent la piloselle - Michel Ottermann des domaines Schlumberger, Pierre Isner, Jean-François Lallemand, Frédéric Schermesser, pour le GIEE de Westhalten, ainsi que Jean Masson, un chercheur de l’Inra. Ils ont partagé leur expérience, avant et après avoir visité les parcelles plantées de piloselle sur le rang de vigne. Motivés par des alternatives écologiques « Il y a cinq ans, on avait tenté de trouver une solution pour ne plus avoir à désherber ou tondre le cavaillon, dans des terrains inaccessibles et les vignes en espalier », introduit Michel Fritsch, technicien conseil d’AB2F. « Aujourd’hui, le retour technique nous l’avons, mais il nous manquait un regard comparatif global. Et c’est l’Inra, avec le GIEE de Westhalten, qui serait capable de nous donner ces données chiffrées objectives, servant de base de réflexion à des viticulteurs intéressés par la piloselle, et nous permettant de continuer de proposer des solutions », poursuit-il. Michel Ottermann, des domaines Schlumberger, souhaitait pour sa part installer la piloselle notamment sur les talus du domaine, lourds à gérer, et sur des vignes en dévers, également techniquement très contraignantes. L’objectif pour Pierre Isner était cependant de répondre aux prescriptions d’Écophyto, de réduction en herbicides, trouvant que l’alternative du désherbage mécanique dégrade le bilan carbone, représente une « contrainte de temps, d’énergie et de coûts ». Quant à Jean-François Lallemand, il s’agissait surtout « de retenir la terre du cavaillon en forte pente ». En effet, quand la bande désherbée un peu large se conjugue au passage de la roue, peuvent alors survenir des érosions par ravines au niveau du passage de roues, explique-t-il. Enfin, Jean-Marc Buecher à Wettolsheim, en bio sur son domaine, cherchait un mode de conduite écologique du cavaillon, notamment sur ses vignes en espalier du grand cru Hengst, dont la gestion en dévers, requiert extrêmement de technicité. Une mise en œuvre précautionneuse Michel Ottermann, assisté du technicien-conseil Stéphane Freyermuth, a été l’un des tout premiers en Alsace à installer la piloselle sur ses talus. S’il se montre satisfait, en revanche pour les cavaillons en dévers, ça a été plus compliqué. La piloselle s’installe par plantation : « L’expérience montre qu’on peut implanter une vingtaine d’ares à deux planteurs en une matinée, plus un préparateur de plants, puis c’est un îlot qu’il faut entretenir », explique Jean-François Lallemand. « Il faut se donner les moyens d’y arriver. Une fois le tapis obtenu, c’est plus cool », poursuit-il. Puis « l’entretien consiste à extirper les adventices résiduelles, tels les géraniums. Contre le trèfle, le meilleur moyen c’est la fauche. » « Si la zone n’est pas propre, la plante s’installe mais ne prend pas le dessus. En talus, on est moins exigeant sur la propreté. On a planté à une densité de 50 cm en quinconce », ajoute Michel Ottermann. Une synthèse et un guide à venir La réussite de la colonisation des cavaillons par la piloselle a connu plus ou moins de réussites et d’échecs, résume Jean Masson, qui a suivi le groupe de vignerons à Westhalten, dont le ban comprend à ce jour 16 hectares implantés de piloselle. « On a mesuré la vitesse de colonisation sur l’ensemble des parcelles. En fonction de conditions pédoclimatiques, on peut arriver jusqu’à 80 % de colonisation en 18 mois. Cependant, les parcelles qui accusent un retard de colonisation - entre 20 et 40 % de couverture à 18 mois - peuvent le récupérer. » Ensuite, poursuit-il, pour atteindre de 80 à 95 % de surface du cavaillon colonisée, « c’est là qu’interviennent les soins apportés avec la fauche et en extirpant les quelques adventices ». Une fois cette attention apportée en troisième année, la piloselle est installée durablement. Le groupe de vignerons de Westhalten a même adapté un outil de fauche à rotofil constitué de satellites, à l’assiette inclinable pour les cavaillons en dévers… L’ensemble de ces expériences, partagées dans le GIEE de Westhalten, font l’objet de rédaction d’une synthèse des échecs et réussites sur l’implantation de la piloselle, et de la rédaction d’un guide de pratiques, explique Jean Masson. À Wettolsheim, Jean-Marc Buecher, plus esseulé, mais parmi les précurseurs, a procédé différemment en tentant quelques innovations personnelles avec son fils Steeve, qui avait imaginé un ingénieux système de semis de graines enrobées et épandues en voie liquide sur le rang : « Notre objectif était de garder le sol propre le temps que la graine de piloselle germe et s’installe. On avait identifié l’outil, et on avait même testé différents enrobages. » L’idée étant qu’il est toujours moins fastidieux de semer que de planter des plants. Car, « c’est pénible à planter », prévient Jean-François Lallemand. Quant au taux de germination, il est bas et aléatoire, d’où le risque d’une colonisation irrégulière… « On avait différents essais avec différents terreaux, avec des échecs et des réussites. » Aujourd’hui, si les principaux obstacles techniques ont été levés, subsistent encore quelques interrogations et des volontés d’innovation, par exemple pour développer une planteuse de piloselle, peut-être par transfert de techniques d’outils implantation utilisés en maraîchage… Ou encore d’apprécier l’effet de concurrence de la piloselle sur la vigne en d’autres situations pédoclimatiques. C’est en partageant que les vignerons de Westhalten se sont rassurés… Une viticulture qui ose, mais qui veut s’appuyer sur des résultats Il est bien possible que le sujet de la piloselle aurait été abandonné s’il n’y avait pas eu « au départ dans ce projet une vocation de partage », et la volonté de co-construire « de l’innovation à partir de savoirs et de mobilisation des acteurs au sens large dans leur diversité de pensées, explique Jean Masson. On est en présence d’une viticulture qui ose, mais elle est confrontée à un besoin de confirmation, de vérification, de reconnaissance de résultats chiffrés pour aller plus avant dans le changement de pratiques… » Un sujet innovant comme la piloselle, requérant de la technicité et de l’observation, était au départ constitué de bouts d’informations. L’écueil réside dans « l’assemblage illégitime d’informations qui aboutit à faire prendre un risque à celui qui réunit les informations pour expérimenter dans sa parcelle. Si ça marche, tout va bien, si ça ne marche pas, alors on aurait dit que la piloselle c’est nul ! C’est ce que nous vivons en permanence sur bien d’autres sujets », explique Jean Masson. « L’âme du projet n’était pas de proposer une solution clé en main. Maintenant on aboutit à des résultats et on voudrait les partager. La profession pourrait en profiter, surtout pour ne pas reproduire les erreurs que nous avons commises », estime Jean-François Lallemand. « Aujourd’hui, nous avons cinq ans de recul, il sera un peu plus aisé de communiquer sur la piloselle avec une certaine confiance. Et il nous semble qu’elle peut répondre à des problématiques viticoles précises », résument Michel Fritsch et Éric Baumer.

Festival de l'élevage de Brumath. Concours de la race prim’holstein

Mazette, quelle championne !

Publié le 31/05/2017

80 génisses, issues de trois départements, ont investi le ring du festival de l’élevage, dimanche 21 mai à Brumath. Une belle confrontation qui a permis de constater que l’engouement des jeunes éleveurs pour les concours et la génétique ne cesse de croître.

De nombreux meneurs qui se sont affrontés samedi soir lors de la préparation et de la présentation des génisses étaient à nouveau dans le ring dimanche après-midi pour l’édition 2017 du championnat de la race prim’holstein. Un championnat interdépartemental puisque des éleveurs haut-rhinois et mosellans s’affrontaient aux locaux… en toute convivialité, bien sûr. Chez les juniors, c’est Mazette qui l’emporte. Cette génisse appartenant au Gaec Dintinger à Weislingen est née le 4 juillet 2016 (Jasper/Carmen). « Dès l’entrée sur le ring, elle vous séduit par sa féminité, la solidité de son dessus et de ses membres », s’exclame le juge haut-marnais, Alban Varnier. Chez les seniors, la balance penche finalement vers Wilt Eviane (Fitz Toc/Wilt Eva). Le juge est dithyrambique, mettant en avant son ouverture de côte, sa largeur de poitrine. Il relève aussi le parfait équilibre entre puissance et caractère laitier. Bref, « une vache zéro défaut, capable de vieillir ». À l’heure du sacre de la grande championne, c’est pourtant la plus jeune qui le fait craquer… Un concours de haute volée, estime Rémy Bierbaum, l’animateur de ce concours. Il a relevé « le professionnalisme des jeunes meneurs qui ont préparé les génisses avec une grande maîtrise et les ont présentées de main de maître. » Le palmarès Section I 1re n° 02 Mouchette, SCL Goos à Blaesheim ; 2e n° 04 Mélusine, Olivier Thiébaut à Craincourt ; 3e n° 01 Midali Mezzaluna, Gaec Butsch à Ranspach-le-Haut ; 4e n° 11 Wilt Lola, Gaec Wilt à Dachstein ; 5e n° 10 Mara du Neuhof, Gaec Gutzwiller à Michelbach-le-Haut ; 6e n° 05 Mikita du Neuhof, Gaec Gutzwiller à Michelbach-le-Haut ; 7e n° 09 Bel Monterey Alba, Gaec de la Passion à Filstroff ; 8e n° 07 Suz Misa, Gaec Sainte-Suzanne à Narbéfontaine ; 9e n° 06 Morine du Saulnois, Gaec du Saulnois à Rémilly ; 10e n° 08 Melissa, SCEA du Mittelegert à Lipsheim. Section II 1re n° 14 Madalia du Neuhof, Gaec Gutzwiller à Michelbach-le-Haut ; 2e n° 21 Maeva, SCL Goos à Blaesheim ; 3e n° 17 Faithstar, EARL Schwartz à Hochstett ; 4e n° 18 Berenike Ted, Gaec Reff, Gaec de la Passion, SCEA de Sarrixin à Vahl-les-Benestroff ; 5e n° 25 DLC Malou, Gaec de la Cigogne à Wolfisheim ; 6e n° 22 Mydestiny du Neuhof, Gaec Gutzwiller et Alex. Wintzenried à Michelbach-le-Haut ; 7e n° 23 Muriel, Gaec d’Itzing à Courcelles Chaussy ; 8e n° 16 Myrtille, Gaec Malaitis à Jebsheim ; 9e n° 20 Mignonne, Gaec Malaitis à Jebsheim ; 10e n° 19 Mamour, EARL Krieger à Zutzendorf. Section III 1re n° 34 Mazette, Gaec Dintinger à Weislingen ; 2e n° 27 Grumard Mousseline, EARL Schwartz à Hochstett ; 3e n° 31 ZS Aftershock Ivory, Julien Vuillemard à Dieuze ; 4e n° 29 HMP Marine, Gaec Hoffstetter à Largitzen ; 5e n° 33 Nohl-Sally, EARL Schwartz à Hochstett ; 6e n° 35 Mylène, Gaec de la Mossig à Wangen ; 7e n° 32 Majesté, Gaec Losser à Mussig ; 8e n° 26 Minnie, Gaec de la Mossig à Wangen ; 9e n° 28 Mandarine, EARL Christophe Rue à Osenbach ; 10e n° 30 Mia, Gaec du Waldmeister à Witternheim. Section IV 1re n° 41 Maya, Gaec Dintinger à Weislingen ; 2e n° 43 Rayon d’or Allika, Gaec Butsch à Ranspach-le-Haut ; 3e n° 44 Prinz Olauryn, EARL Prinz à Hausgauen ; 4e n° 40 Prinz Adeena, EARL Prinz à Hausgauen ; 5e n° 38 MS Cocktail, EARL Schwartz à Hochstett copr. Gaec Wilt à Dachstein ; 6e n° 37 Miss Red, Gaec des 4 Ponts à Wingersheim les Quatre Bans ; 7e n° 39 Mignonne, Gaec de la Mossig à Wangen ; 8e n° 42 Mavy Pass, Gaec de la Passion à Filstroff. Championnat junior 1re n° 34 Mazette, Gaec Dintinger à Weislingen ; 2e n° 02 Mouchette, SCL Goos à Blaesheim. Section V 1re n° 51 Wilt Eviane, Gaec Wilt à Dachstein ; 2e n° 57 Madison, Gaec Butsch à Ranspach-le-Haut ; 3e n° 54 HMP Mellia, Gaec Hoffstetter à Largitzen ; 4e n° 56 All Messi, Manu Wagner et Gaec Sainte-Suzanne à Narbéfontaine ; 5e n° 60 Suz Mady, Gaec Sainte-Suzanne à Narbéfontaine ; 6e n° 59 HMP Measy RF, Gaec Hoffstetter à Largitzen ; 7e n° 61 Mado, Gaec du Seltzbach-Braun à Hoffen ; 8e n° 58 Manivelle, Gaec Malaitis à Jebsheim ; 9e n° 53 Missy, EARL Schwartz à Hochstett ; 10e n° 48 Mille, Gaec du Waldmeister à Witternheim. Section VI 1re n° 62 Manureva, Gaec Dintinger à Weislingen ; 2e n° 68 Megastar du Saulnois, Gaec du Saulnois à Rémilly ; 3e n° 72 Lady Dy, Gaec Dintinger à Weislingen ; 4e n° 66 Molly, SCL Goos à Blaesheim ; 5e n° 64 Ma Blacky, Gaec Dintinger à Weislingen ; 6e n° 67 Suz Mina, Gaec Sainte-Suzanne à Narbéfontaine ; 7e n° 65 Marquise, Gaec des Sources à Lupstein ; 8e n° 70 Madeleine, Gaec Losser à Mussig ; 9e n° 71 DLC Maeva, Gaec de la Cigogne à Wolfisheim. Section VII 1re n° 78 Lolita, Gaec d’Itzing et Nutral à Courcelles Chaussy ; 2e n° 80 Suz Lou, Gaec Sainte Suzanne à Narbéfontaine ; 3e n° 75 Laeticia, Olivier Thiébaut à Craincourt ; 4e n° 74 Wilt Ève, Gaec Wilt à Dachstein ; 5e n° 83 Lelly, SCEA du Mittelegert à Lipsheim. Section VIII 1re n° 92 Lirina Rae, EARL Guth à Littenheim ; 2e n° 88 Luxueuse, Gaec du Château d’eau à Uhrwiller ; 3e n° 89 HMP Lorie, Gaec Hoffstetter à Largitzen ; 4e n° 87 Lilou, EARL Schwartz à Hochstett ; 5e n° 86 Wilt Eileen, Gaec Wilt à Dachstein ; 6e n° 15 Lasibel du Saulnois, Gaec du Saulnois à Rémilly ; 7e n° 85 DLC Leila, Gaec de la Cigogne à Wolfisheim ; 8e n° 84 Laguna, Gaec des 4 Ponts à Wingersheim les 4 Bans. Championnat senior 1re n° 51 Wilt Eviane, Gaec Wilt à Dachstein 2e n° 92 Lirina Rae, EARL Guth à Littenheim Grande championne n° 34 Mazette, Gaec Dintinger à Weislingen.

La saison des fraises commence

« Allez-y ! Elles sont toutes rouges… »

Publié le 30/05/2017

La saison des fraises est ouverte. Le lancement officiel a eu lieu mardi dernier au magasin Le Fruitier de Haguenau, à l’initiative de l’Association des producteurs de fraises d’Alsace et de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace.

La campagne avait bien commencé, les fruits s’annonçaient abondants, mais les gelées noires des 17, 18 et 19 avril ont refroidi l’enthousiasme des fraisiculteurs qui ont vu leur récolte amputée de 40 %. Heureusement, la période ensoleillée que nous venons de vivre a permis de redresser la situation et aujourd’hui, les fraises sont présentes en abondance. « Ne tardez pas ! » insiste Olivier Grinner, président de l’Association des producteurs de fraises d’Alsace. La saison est très courte, elle ne dure que trois ou quatre semaines… Que vous les achetiez en barquettes dans les magasins et sur les marchés, ou que vous vous rendiez en famille dans une des nombreuses libres cueillettes de la région, c’est maintenant ! Michel Hegé se réjouit de voir les producteurs de toute l’Alsace rassemblés à la ferme Densch de Haguenau pour le lancement de la campagne, au côté des membres de l’interprofession, des représentants des organisations professionnelles agricoles et de la Région Grand Est. À l’orée de la forêt de Haguenau, le magasin Le Fruitier est entouré d’un « grand jardin » de 8 hectares où sont implantés une petite fraiseraie, un carré de myrtilles, un verger de pommes et de poires - qui a entièrement gelé - et un champ d’asperges. « Nous envisageons de convertir le verger en bio. » Le magasin, quant à lui, propose une large gamme de produits du terroir et de l’artisanat local, l’agencement soigné mettant particulièrement en valeur les fruits et légumes. « Nous allons tous dans le même sens » « La saison a du mal à démarrer en raison des fortes gelées qui ont considérablement réduit la production, poursuit Michel Hegé. Les clients attendent avec impatience l’ouverture de la libre cueillette, ils nous inondent de coups de fil. » Il est vrai que le magasin est idéalement placé à la sortie nord de Haguenau, une ville de 35 000 habitants. « Mais je voulais attendre cet après-midi pour que vous puissiez voir de belles fraises bien rouges… » « Après les asperges, le lancement de la saison des fraises est toujours un moment très attendu », explique Pierre Lammert, président de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla). Il marque en général le retour des beaux jours… et c’est le cas cette année. Il a remercié la Région Grand Est qui soutient la promotion, tout au long de l’année, des fruits et légumes d’Alsace. D’année en année, la liste s’allonge : récemment, les légumes primeurs ont fait une entrée en scène remarquée, et dès la semaine prochaine, ce sera au tour de l’ail, de l’oignon et de l’échalote d’être mis en valeur. La preuve que les producteurs locaux ont la pêche ! D’autres événements sont prévus dans les prochains temps. Le salon interprofessionnel du commerce des fruits et légumes d’Alsace réunira les acteurs de la filière le 13 juin, et le salon Saveurs et Soleil d’automne accueillera des milliers de visiteurs, du 22 au 24 septembre aux Tanzmatten à Sélestat. « C’est le plus grand salon des fruits et légumes de France, précise Pierre Lammert. Nous continuerons à communiquer pour promouvoir les produits de notre région, avec notre ambassadrice de charme, Delphine Wespiser, ancienne Miss France. Elle ne pouvait être parmi nous aujourd’hui car elle est en tournage pour l’émission Fort Boyard. » Boris Wendling, responsable régional de la Scofel, centre d’achat régional du groupe Auchan, rappelle que dix enseignes de la distribution sont réunies au sein de l’Ifla. « Vous retrouverez un peu partout la même communication autour de la fraise d’Alsace, quelle que soit l’enseigne. C’est une demande du client, il attend ce produit. » La grande distribution est le canal de distribution le plus important en France, ajoute-t-il. Il commercialise 70 et 80 % de la production. Pour Boris Wendling, il n’y a pas d’opposition entre grande distribution et circuits courts. « Nous allons tous dans le même sens : nous cultivons le bon, le sain, la proximité. »

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