A la une

Publié le 14/05/2017

Cinquante éleveurs ont déjà souscrit un contrat d’assurance Prairies auprès de Groupama Grand Est. Un an après le lancement de ce contrat innovant, petit rappel des risques couverts par ce contrat et des modalités d’adhésion avec Nicolas Riff, responsable du service assurance récoltes à Groupama Grand Est, en charge de la souscription et de la gestion du contrat.

Le nouveau contrat d’assurance des prairies a été lancé l’an dernier. Quelles en sont les modalités ? 50 éleveurs sont assurés cette année. Groupama a choisi une approche globale par le besoin fourrager de l’éleveur. L’assuré déclare l’ensemble de son cheptel, l’ensemble de ses prairies, ses cultures fourragères et ses achats de fourrages. De là, il en détermine son besoin fourrager et choisit sa franchise. Le contrat est éligible aux subventions européennes au même titre que la MRC. Groupama a choisi une approche globale par le besoin fourrager de l’éleveur. L’assuré déclare l’ensemble de son cheptel, l’ensemble de ses prairies, ses cultures fourragères et ses achats de fourrages. De là, il détermine son besoin fourrager et choisit sa franchise. Le contrat est éligible aux subventions européennes au même titre que la MRC. Quelle est la date limite de souscription de ce contrat ? La date limite de souscription officielle est le 31 mars en ligne pour les éleveurs, ce délai étant prolongé jusqu’au 15 avril avec un conseiller commercial. Cette année, ces délais ont été repoussés de quinze jours. Quelles sont les garanties couvertes par ce contrat ? Ce contrat couvre la production d’herbe indispensable à l’alimentation du cheptel contre les aléas climatiques, sans différenciation des types de prairies : artificielles, temporaires, permanentes… Il garantit les risques de déficit de pluviométrie ou de température qui peuvent affecter le rendement des prairies et donne ainsi à l’éleveur l’assurance de disposer de la quantité d’herbe nécessaire à l’alimentation du cheptel. L’assurance est basée sur le besoin de l’éleveur via la production d’herbe, et non via ses surfaces de prairies. Par contre, la quantité d’herbe vendue à l’extérieur n’est pas garantie. Les événements assurés sont : sécheresse, excès de température et coup de chaleur, coups de soleil, températures basses, coup de froid, gel, excès d’eau, pluies violentes, pluies torrentielles, humidité excessive, grêle, poids de la neige ou du givre, tempête, tourbillon, vent de sable, manque de rayonnement solaire. L’assurance prairies est un contrat d’assurance indicielle, basé sur des données recueillies par satellite. Un satellite mesure la pousse végétative et calcule les pertes par rapport à l’historique de l’éleveur. C’est là que réside l’innovation que Groupama a voulu mettre en avant.

Publié le 12/05/2017

Après 54 années d’existence, la Safer Alsace a approuvé mercredi 3 mai en assemblée générale extraordinaire sa fusion avec les Safer de Lorraine et de Champagne-Ardenne. Une fusion qui devait permettre la naissance ce jeudi 11 mai de la Safer Grand Est.

La Safer Alsace s’est constituée le 29 janvier 1963 avec comme premier président, Paul Deguille. Elle reçoit son agrément par décret du 2 août de la même année. Le 28 juin 1971, Louis Rudfloff, exploitant agricole à Artolsheim, prend la présidence qu’il assume durant 23 ans. Le 20 juin 1994, Jean-Paul Schneider, agriculteur à Geispitzen, lui succède jusqu’au 26 juin 2009, date à partir de laquelle Marc Moser assume ces fonctions jusqu’à cette dernière assemblée générale. La Safer a pour mission de préserver les espaces agricoles et de contribuer au maintien et au développement d’une agriculture dynamique, diversifiée et durable. Les évolutions législatives successives ont adapté au fil du temps ces missions. D’opérateur exclusivement agricole, elle est devenue progressivement un acteur de l’aménagement et du développement durable du territoire. « Ces évolutions ont pris en compte la diversité des usages et des fonctions de l’espace rural et périurbain, et donné aux Safer les moyens de contribuer à la protection de l’environnement et des paysages, et au développement local, tout particulièrement dans le cadre de partenariats avec les collectivités territoriales », a rappelé Marc Moser. La loi d’avenir agricole du 13 octobre 2014 et le découpage des régions opéré par la loi du 16 janvier 2015 exigent désormais que la zone d’action de chaque Safer soit constituée par les départements composant la région dont les limites territoriales sont entrées en vigueur au 1er janvier 2016. D’où la naissance de la Safer Grand Est. Le site d’Eckwersheim réglé Le rapport d’activité de la Safer Alsace pour l’année 2016 a été présenté. « Notre marché foncier régional a progressé fortement avec une hausse de 14 % des surfaces échangées, pour une valeur des transactions également en forte augmentation de 39 % pour arriver au chiffre de 303 millions d’euros. Ces chiffres sont cependant à relativiser. L’analyse du seul marché agricole régional présente une augmentation des transactions de l’ordre de 4,7 % pour une valeur de transactions de 40,30 M€ », précise Marc Moser. Au titre du marché de l’espace rural, 6 604 opérations ont ainsi été notifiées à la Safer Alsace en 2016. Le marché de l’espace en vue de son artificialisation concerne les biens d’origine agricole qui sont appelés à changer de destination par décision des acquéreurs, tels que les collectivités, les entreprises et les acheteurs privés. La surface ainsi vendue est passée de 306 hectares en 2015 à 836 ha en 2016 ! Elle représente 19 % des surfaces du marché de l’espace rural et une valeur de 155 M€. Cette augmentation est surtout liée à une vente sur la commune de Reichstett d’environ 400 ha sur l’ancien site pétrolier. Les résultats des différents marchés (espace résidentiel et de loisirs, des landes, friches et étangs, forestier, terres et prés, vignes, cultures spéciales) ont ensuite été donnés tout comme les acquisitions et rétrocessions en surface. « Dans cet environnement toujours difficile, notre société constate malgré tout un résultat positif de près de 65 000 € pour 2016. Un résultat obtenu grâce à une forte activité de fin d’année, mais aussi grâce à une reprise de provision importante sur stock de près de 225 000 € concernant principalement le site d’Eckwersheim. La Safer y avait acquis près de 94 ha en 1996. Différents projets avaient été étudiés durant ces vingt dernières années. Une première rétrocession d’une surface de 51 ha a été signée dès 2011 en faveur de Réseau ferré de France permettant la réalisation de la ligne TGV Paris-Strasbourg. D’autres rétrocessions signées de 2012 à 2015 nous avaient encore permis de réduire le stock d’une douzaine d’hectares. Les négociations fin 2016 avec une filiale de Vinci portant sur les compensations environnementales dans le projet du Contournement ouest de Strasbourg nous ont permis de rétrocéder 16 ha supplémentaires. Cela nous a menés au terme de ce stockage à un montant d’acquisition de près de 1,70 M€. Cette rétrocession a été signée il y a quelques semaines. Il reste un stock résiduel de 13 ha valorisé au prix agricole », a souligné Marc Moser. Première Safer de France à régionaliser La matinée s’est poursuivie avec une assemblée générale extraordinaire portant sur la fusion de la Safer Alsace avec celles de Lorraine et de Champagne-Ardenne. Depuis près de deux ans, les réunions et les discussions se sont multipliées pour réussir cette régionalisation. Un comité de coordination a été mis en place pour construire un accord politique, proposer un schéma de gouvernance et définir des nouveaux statuts. Au niveau juridique, il s’agit d’une fusion absorption. La Safer Champagne-Ardenne absorbe celles d’Alsace et de Lorraine afin de minimiser les coûts, notamment les coûts de mutations du stock foncier. La Safer Champagne-Ardenne détient le stock foncier le plus important. Cette décision a pour conséquence la dissolution anticipée des Safer Alsace et Lorraine, sans liquidation, avec transmission universelle du patrimoine à la Safer Champagne-Ardenne qui devient la Safer Grand Est. La fusion sera effective après l’approbation de la fusion par les deux autres Safer et après la décision de mettre fin aux mandats d’administrateurs de la Safer absorbante en vue de la refonte totale de gouvernance et l’élection d’un nouveau conseil d’administration intégrant des administrateurs issus des Safer absorbées. Marc Moser a présenté les contours du conseil d’administration : « Ce conseil sera mis en place jeudi 11 mai à l’occasion de l’assemblée générale mixte de la Safer Champagne-Ardenne, société absorbante et future Safer Grand Est. Cette assemblée se tiendra à Metz, dans l’hémicycle du Conseil régional. L’ordre du jour portera notamment sur la modification de la dénomination sociale et l’officialisation de la Safer Grand Est, l’adoption de la nouvelle gouvernance et la désignation des administrateurs. Le même jour, le conseil d’administration se réunira pour élire notamment un président et deux vice-présidents issus des trois Safer historiques. Cette Safer Grand Est sera la première Safer de France à régionaliser », a conclu Marc Moser.

Fleurs et plantes d’Alsace

Des couleurs et des saveurs !

Publié le 10/05/2017

Le roi des balcons d’Alsace est de retour, avec le lancement de la nouvelle saison de l’Elsass Géranium, pimentée de nouveautés, présentées par la filière Fleurs et Plantes d’Alsace le 3 mai dans l’entreprise horticole Barthel à Dorlisheim.

Rose fluo, rouge tradition ou bicolore, la saison de l’Elsass Géranium, la plante phare de la filière horticole alsacienne, a démarré. Elle a été lancée par son président, Christian Romain, à Dorlisheim au sein de l’entreprise familiale horticole Barthel. Entouré de quelques membres de la filière, Christian Romain a salué Marie-Reine Fischer, conseillère régionale et vice-présidente de l’Agence d’attractivité d’Alsace, Vincent Debès, conseiller départemental et président délégué de l’Agence destination Alsace, et Lise Jung, chargée de mission pour le Grand Est. Tendance 2017, tomates et salades s’associent au géranium « Sans géranium il n’y aurait pas eu de fleurissement en Alsace depuis 25 ans », a rappelé Christian Romain. Au fil des saisons, le fleurissement a évolué, mêlant de plus en plus cette plante phare à d’autres. Intégré dans une démarche de qualité initiée par la filière avec l’Elsass Géranium, « le géranium reste la colonne vertébrale de ce fleurissement ». Une nouvelle génération, baptisée millénniale ou Y, se tourne vers un fleurissement axé sur une complémentarité différente, celle de l’utile. Une tendance et une nouveauté 2017 présentées par Claude Barthel. Il a créé des balconnières qui mêlent entre autres, géranium, surfinia, œillet d’Inde avec des plants de tomate, des salades, des fraisiers ou des herbes aromatiques. De différentes tailles, elles permettent d’allier le plaisir visuel coloré à celui de pouvoir manger sa salade ou ses fraises, et d’expliquer aux enfants, comment ça pousse. « Le géranium est le cheval de bataille de l’entreprise depuis plus de 20 ans », a précisé Claude Barthel qui l’a reprise en 1988. En 2010, la première saison de l’Elsass Géranium représentait 10 000 pots, contre 70 000 cette année. L’horticulteur Stéphane Schwartz a présenté quant à lui le nouveau pot de l’Elsass Géranium. Son « décor est plus moderne », et il est à ramener chez l’horticulteur, « le coût de revient du pot biodégradable étant trop cher ». Au centre de cette démarche, reste « la qualité du terreau et de la plante », mise en avant par la filière. Il est important de mettre en exergue « la qualité exceptionnelle de cette plante », car elle représente l’Alsace et « participe à l’attractivité de la région », a souligné Marie-Reine Fischer. Fervente adepte du géranium, dont elle apprécie les « couleurs toujours aussi magnifiques », elle a salué cette nouvelle tendance d’associer le plaisir des yeux et celui du goût. « Une démarche qui devrait inciter les jeunes au fleurissement. » Enfin, elle a félicité les horticulteurs pour leur savoir-faire et leur créativité, et remercié la filière pour son engagement, soutenu par la Région. Des conseils précieux pour bien mixer les plantes Vincent Debès a rappelé que le département a récemment obtenu le label département fleuri de France. Il a évoqué cette évolution du fleurissement vers ce mixte entre fleurs et plantes à consommer, dans sa commune d’Hoenheim devenue « commune nourricière ». Il a souligné l’intérêt des arbres fruitiers colonnaires qui poussent à la verticale en pot, qui étaient également présentés par l’entreprise Barthel. La tendance de ce type d’arbres sur les balcons est de plus en plus présente. Ils peuvent également bien s’insérer dans les espaces collectifs et « l’abeille y trouve aussi son compte », a-t-il précisé. « Ces arbres sont des variétés naturelles », a ajouté Christian Romain. Ils poussent en colonne, avec un tronc se poursuivant sous forme de branche verticale sur laquelle se développent les fruits. Un véritable petit verger à portée de main pour les enfants ! Le choix de ces arbres, tout comme le mélange des plantes nécessitent les conseils d’un professionnel si l’on « ne veut pas être déçu », a insisté Claude Barthel. Il s’agit en effet de bien sélectionner les espèces qui peuvent s’associer : tomate et œillet d’Inde par exemple, « repoussant naturel des pucerons ». Par ailleurs, les différentes variétés doivent être adaptées au contenant, notamment pour les plants de tomate et les salades, avec un terreau de qualité, qui peut être enrichi d’un compost. Le lancement de la campagne de l’Elsass Géranium s’est poursuivi par la visite des 6 000 m2 de serres de l’entreprise Claude Barthel, où l’éclat incomparable des couleurs des géraniums est une belle invitation à un fleurissement créatif et savoureux !

Pages

Les vidéos