A la une

Publié le 21/04/2017

Les Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin ont organisé leurs élections le mercredi 12 avril dernier à la Maison de l’agriculture à Schiltigheim. Des élections qui s’inscrivent dans la continuité avec la reconduction du mandat de Thomas Gillig en tant que président et de Julien Koegler au poste de secrétaire général.

Comme à l’accoutumée, c’est le doyen du conseil d’administration, qui a présidé la première partie des élections. C’est Ludovic Pracht, administrateur, qui en a eu l’honneur pour la quatrième année consécutive mais aussi pour la dernière fois, puisqu’il s’agissait de sa dernière année chez JA. Un vent de changement a soufflé le lundi 12 avril dans la salle de séances, puisque six administrateurs ont cédé leur place, dont trois membres du bureau. Les Jeunes Agriculteurs ont d’abord procédé à l’élection de leur conseil d’administration, quelque peu renouvelé avec l’entrée de nouvelles recrues : Thomas Burger de Steinseltz, Arnaud Issenhuth d’Uttenheim, Jonathan Karcher de Mietesheim, Justine Masseran de Baerendorf, Geoffrey Schultz de Stotzheim et Gaëtan Vix de Wolschheim. Ils remplacent Lucien Beck de Friesenheim, administrateur depuis 2014, Luc Heinrich d’Ebersheim, et Ludovic Pracht de Siewiller. Luc Heinrich, était administrateur depuis 2013 et responsable du groupe tabac depuis 2012. Pour lui, « avoir été chez JA du Bas-Rhin était une expérience enrichissante. Je souhaite à chacun de vivre ça ! ». Quant à Ludovic Pracht, administrateur depuis 2008 et membre du groupe communication, il a tenu à rappeler l’importance de l’engagement et du collectif. « Les JA c’est de la convivialité mais aussi du sérieux. C’est important de s’impliquer pour faire avancer les choses. D’être présent lors des réunions mais aussi lors des événements pour pérenniser la structure. J’ai connu trois présidents différents. Même si chaque équipe a été différente, j’ai retrouvé la même convivialité et le même professionnalisme à chaque fois. J’ai eu du plaisir à en faire partie ». Thomas Gillig, président, les a chaleureusement remerciés et a salué leur engagement au sein du réseau et de la structure JA. Du nouveau dans le bureau Après l’élection des administrateurs, les Jeunes Agriculteurs ont procédé à l’élection de leur bureau. Thomas Gillig est réélu pour un troisième mandat en tant que président, tout comme Julien Koegler, en tant que secrétaire général. Côté membres du bureau, quelques petits changements sont à noter avec l’arrivée de deux nouveaux membres : Étienne Losser de Mussig et Christophe Haas de Reimerswiller. Ils passent tous deux du poste d’administrateur à celui de vice-président. Ils remplacent Thomas Diemer de Hurtigheim et Clément Fend de Marlenheim. Nicolas Urban accède au poste de secrétaire général adjoint, en remplacement de Philippe Boehmler. Après neuf années passées au sein des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, dont huit au bureau, ce dernier quitte l’équipe. C’est en 2008 qu’il entre au conseil d’administration pour accéder l’année suivante au poste de vice-président dans le bureau JA. En 2010, il devient secrétaire général, puis secrétaire général adjoint en 2014 afin de former la nouvelle équipe. Il était notamment responsable de la filière viande bovine et coresponsable du comité d’organisation de l’événement Les Terres à l’envers organisé à Oberhausbergen en 2011. Il a été à l’origine de la création du groupe communication JA lors de cette période, dont il en a été responsable durant trois ans et a porté avec son équipe de nombreux projets et actions. Thomas Gillig a tenu à rendre hommage à ces nombreuses années d’engagement au service du collectif. « Il a toujours su faire passer la cause commune avant l’individualité. Rappelons qu’il s’est notamment battu pour que puisse émerger la marque Savourez l’Alsace - Produits du terroir dont il a la présidence. J’ai beaucoup appris à ses côtés, il a toujours été force de proposition pour faire avancer les choses. Le syndicalisme coule dans ses veines. Jusqu’au dernier moment, il a été à nos côtés pour nous aiguiller ». Philippe Boehmler a tenu à faire part de quelques mots pour son départ. « Il y a deux choses qui me rendent particulièrement fier. La première, c’est d’avoir participé à l’organisation de l’événement Les Terres à l’envers. C’est une belle aventure et une belle leçon. Il ne faut pas sous-estimer notre force d’impact. Voir grand, c’est aller plus loin ! La seconde, c’est d’avoir pu préparer la suite, avec une équipe du bureau JA solide. Lorsqu’on est JA, c’est important d’avoir à cœur ce qu’on fait mais aussi ce qu’on laisse. La transmission est essentielle. Cette équipe a toute ma confiance pour la suite et je pars serein ! Nul doute que cette expérience chez JA a été une expérience humaine extraordinaire ». La soirée s’est achevée non sans émotion, sous les applaudissements, debout, du conseil départemental.

Pose de nichoirs et implantations de haies

Les services rendus par la biodiversité

Publié le 21/04/2017

À Dambach-la-Ville comme dans bien d’autres lieux viticoles, la conscience des services bienfaiteurs rendus par la biodiversité chemine timidement mais sûrement. Mardi 28 mars, une quinzaine de vignerons accompagnés des associations Haies vives d’Alsace et de la Ligue de protection des oiseaux ont replanté des haies et posé des nichoirs.

Au programme de cette matinée écologique, deux interventions, l’une de Camille Grosse et l’autre de Jacques Detemple, de l’association Haies vives d’Alsace, et les explications de Laurent Waeffler, de la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Puis, passage aux travaux pratiques avec la pose de 120 nichoirs dans le vignoble et des plantations de haies. Car le gîte pour la macrofaune ne suffit pas, il lui faut aussi le couvert. Une mésange ne va pas se nourrir que de 1 200 drosophiles par jour ou de chenilles, de vers de la grappe ou de cicadelles, il lui faut aussi de quoi manger les autres saisons… D’ailleurs, plusieurs vignerons s’essaient aujourd’hui à combiner avantageusement les arbres et les vignes. Camille Grosse donne plusieurs exemples d’agroforesterie, rappelant que la vigne est une liane et qu’elle s’accommode parfaitement aux arbres. C’est le système ancestral, dit de joualle, rappelle-t-elle, mis en œuvre aux domaines de Restinclières dans l’Hérault, Olivier de Serres en Ardèche, Émile Grelier en Gironde et François de Soos dans l’Aude. La culture de la vigne est combinée à des arbres valorisés en bois d’œuvre, en fruitiers ou tout simplement à des fins agronomiques. Selon les promoteurs de l’agroforesterie, les bénéfices attendus sur cet aspect agronomique sont beaucoup plus importants que ne le laisserait paraître une vigne concurrencée sous le pied d’un arbre. Le problème n’est pas l’eau, mais l’azote, précise Jacques Detemple, et à un degré moindre la lumière, même s’il est possible d’aménager les parcelles de manière à limiter l’ombre portée des houppiers, ou même de tailler les arbres en têtard et de les placer sur le rang de vigne, pour ne gêner aucunement la viticulture mécanisée. Une aubaine pour le vigneron car un arbre en têtard recèle beaucoup plus de biodiversité qu’un arbre classique. Quant aux branchages de l’année, ils constituent un amendement organique extrêmement fertilisant, par ailleurs mis en valeur à travers le bois raméal fragmenté (BRF). Que planter ? Du cormier, de l’épine-vinette, du noisetier, des fruitiers, etc. Idéalement jusqu’au 25 décembre, ou au printemps (attention s’il fait sec), en prenant soin de praliner les racines : un quart de terre de forêt, un quart de bouse, un quart d’argile et un quart d’eau, et en paillant le pied, explique Camille Grosse. Jacques Detemple rappelle l’importance de laisser des arbres morts au tronc creux, véritable gîte pour la faune cavernicole, oiseaux, chauves-souris, qui sont de véritables régulateurs d’insectes phytophages.

Concours des Grands vins blancs du monde

L’Alsace, terre d’or !

Publié le 20/04/2017

Avec plus de 900 échantillons de vins présentés et seize pays en compétition, la 8e édition du concours des grands vins blancs du monde, organisée les 9 et 10 avril au palais des congrès de Strasbourg, a montré une belle qualité des vins, l’Alsace en tête.

Le palais des congrès de Strasbourg a accueilli les 70 membres du jury international des concours des Grands vins blancs du monde, organisé par Strasbourg Événements du 9 au 10 avril, en partenariat avec l’Union française de la sommellerie et sous le prestigieux patronage de l’OIV (Organisation internationale de la vigne et du vin). Pour cette 8e édition, un 6e concours a fait son apparition, celui des Vins blancs de cépages et d’assemblages. Le jury, originaire de 19 pays différents, a dégusté 923 échantillons de vins des maisons en lice. Viticulteurs, œnologues ou sommeliers, ces personnalités du monde du vin leur ont attribué des notes selon des critères visuels et olfactifs, en prenant compte l’impression donnée au palais, celle d’ensemble et la typicité du produit. Rieslings 2015, hétérogènes Dans une ambiance studieuse, la première session de dégustations a démarré le dimanche matin, donnant lieu parfois à de grandes différences entre les tables sur un même cépage, le riesling notamment. La présidente de l’OIV, la Prof. Dr Monika Chritsmann, a trouvé la série d’une dizaine de rieslings 2015 « très agréables en bouche, d’excellente qualité », avec déjà quatre médailles d’or attribuées à sa table. Le sommelier Serge Dubs, sur une série de rieslings génériques de 2016, a souligné « la diversité de leurs origines et des conditions climatiques » sur ce cépage exigeant, « complexe ». Le jury recherche « l’expression du terroir », avec une bonne cohésion à la table, malgré « les habitudes de goût différentes ». Le dégustateur allemand Ralf Anselmann s’est dit charmé par le millésime 2015 et sa qualité, « plus gourmand que le 2014 », a noté Yann Juban, adjoint au directeur général de l’OIV. Ce dernier n’a pas trouvé de défauts majeurs sur ses séries, très diverses, avec « une belle expressivité ». Le viticulteur alsacien Francis Klee a souligné « l’unanimité sur le très bon », lié à la minéralité, une notion difficilement exprimable, « mystérieuse », la notion « de fraîcheur étant le fil conducteur de ces dégustations ». Pour sa part, le président de la Fédération mondiale des vins et spiritueux (Vinofed), le Canadien Ghislain K. Laflamme, a dégusté « des vins bien faits, avec une bonne longueur en bouche ». Pascal Léonetti, meilleur sommelier du monde 2006, a souligné que « le meilleur a côtoyé le pire », sur ces rieslings grand cru 2015, certains péchant « par manque de maturité ». Ce même cépage, millésime 2015, a occasionné quelques déceptions, soulignées d’un « banal » par le Master of Wine, John Salvi. L’œnologue Jean Michel Speich n’a pas trouvé « de perles ». Des vins bien faits, certes, mais « pas exaltants », selon Sabine Merdinoglu, « une minéralité peu présente », souligne le dégustateur italien Martin Stefanatto. Bernard Martin, grand maître de la confrérie des Rieslinger de Scherwiller, s’est dit « déçu » des pinots gris dégustés à sa table, des millésimes 2014 et 2015. « Ils n’avaient pas assez de maturation », une suite logique, selon lui, « du manque de maturité » au moment des vendanges, « très compliquées » dans son vignoble. Trois grands prix pour l’Alsace À l’issue de ces trois sessions de dégustation, l’impression d’ensemble reste « d’une excellente qualité » dans la diversité, a indiqué la présidente de l’OIV. Elle a salué « l’organisation parfaite » de ce concours, avec une mention spéciale pour l’accueil que les vignerons de Dambach-la-Ville ont réservé au jury. Christine Collins, de Strasbourg Événements, a relevé « leur beau cadeau », une dégustation de vins médaillés d’or depuis vingt ans. Josiane Hoffmann, directrice des salons à Strasbourg Événements, a remercié les membres du jury pour leur présence et leur travail. Le sommelier Serge Dubs les a félicités pour « le sérieux et la qualité de leurs dégustations », avant d’annoncer les six grands prix du jury qui ont obtenu un minimum de 85 points sur 100. Pour le concours Gewurztraminer du monde, c’est la sélection de grains nobles 2013 de la maison Aimé Stentz de Wettolsheim qui décroche le grand prix du jury. C’est encore l’Alsace qui est distinguée pour le Pinot gris du monde, le grand prix étant remporté par la maison Lucien Albrecht (Wolfberger - Eguisheim) pour son pinot gris, réserve 2016. C’est l’œnologue de la maison, Émilie Lejour, très émue, qui a reçu le prix en soulignant que c’était peut-être « la touche abricotée de ce vin » qui a séduit le jury. Pour le Pinot blanc du monde, c’est le Rulandské Bilé-Pozdnisber 2016 de la maison Znovin Znojmo As à Satov en République Tchèque qui décroche l’or. Ce pays se distingue également sur la nouvelle catégorie Vins blancs de cépages et d’assemblages du monde avec le Ryzlink Vlassky 2009 selection of grapes, de Vinselekt Micholvsky à Rakvice. Pour le Sylvaner du monde, le grand prix du jury 2017 est décerné à la maison Anselmann Werner & Gebrüder à Edesheim en Allemagne. Pour le Riesling du monde, l’Alsace est à nouveau à l’honneur avec le grand cru Frankstein 2015 de la maison Jean Hauller et fils de Dambach, à ajouter à la collection or du village ! Cette édition s’est achevée par le gâteau d’anniversaire des 20 ans du concours et la découverte pour les membres du jury de l’ensemble des vins qu’ils ont dégustés.

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