A la une

Publié le 04/07/2017

Une histoire, une passion, un terroir, le magasin Auchan d’Illkirch-Graffenstaden a mis un grand coup de projecteur sur les fruits et légumes d’Alsace du 21 au 24 juin. Un hommage appuyé aux producteurs et à la filière, invités le samedi 24 juin au côté de son ambassadrice, Delphine Wespiser.

Cerises, groseilles, pommes de terre, choux, oignons, le magasin Auchan d’Illkirch-Graffenstaden a joliment et savamment mis en scène l’ensemble des productions de la filière Fruits et légumes d’Alsace entourées d’une multitude de produits transformés ou faits en Alsace sur un grand stand installé à l’entrée du magasin, du 21 au 24 juin. 30 producteurs, plus de 200 références régionales Pyramide de fruits et légumes au logo de la filière, ancienne charrette regorgeant de fruits rouges, produits de la marque Savourez l’Alsace, Produit du terroir, l’équipe d’Auchan, menée par la manager commerce, Sandrine Roussel, a eu à cœur de montrer à ses clients la diversité de ces productions. Les producteurs et fournisseurs invités à découvrir cette opération de promotion le 24 juin ont tous félicité le directeur du magasin, Frédéric Agaud, pour cette initiative. Après avoir salué la présence notamment des Jardins du Ried, de Sodicru, de Michel Hegé, producteur de fraises, de Laurent Sonnendrucker, horticulteur, Frédéric Agaud a précisé que cette opération s’inscrit dans « la démarche militante de la direction nationale en faveur du bon, du sain et du local ». Un quart des produits référencés dans le magasin proviennent d’Alsace. « Nous travaillons toute l’année avec une trentaine de producteurs de fruits et légumes et comptons plus de 200 autres références », via la centrale d’achat régionale Scofel, dirigée par Boris Wendling. Des références qui vont des cosmétiques au textile, en passant par les fleurs ou le café. Le magasin va élargir son offre de produits bios, « en multipliant par trois leur nombre », dont ceux issus d’Alsace. « Nous entendons soutenir le développement de ces productions régionales, une demande de plus en plus forte en ce sens émanant de la part des consommateurs », a souligné Frédéric Agaud, avant de conclure que le magasin souhaite développer « cette politique volontariste en parfaite harmonie avec les producteurs » comme le montre cette opération, « une grande première ». Montrer la qualité des produits alsaciens Boris Wendling a rappelé que derrière ces terroirs et ces produits, il y a une histoire et des hommes. Le magasin « rend hommage à leur passion, à partager avec les clients ». Jean-François Vierling, président d’Alsace Qualité, a noté « la chance des consommateurs d’avoir des productions de proximité et de qualité ». La grande distribution a pris conscience que « les circuits courts, c’est l’avenir. La qualité alsacienne est au rendez-vous à Auchan », a-t-il déclaré avant de remercier le directeur pour cette initiative. Un sentiment partagé par Pierre Lammert, président de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla). Il a ajouté que le développement de ces productions favorise également celui de la main-d’œuvre. Et salué la participation à cette opération de l’ambassadrice de la filière, Delphine Wespiser. Miss France 2012, elle lui donne « une image forte », dynamique et augmente sa notoriété auprès des consommateurs. Fruits et légumes d’Alsace, c’est aussi la garantie de la qualité, avec des producteurs qui sont tenus de suivre une charte et dont 90 % sont adhérents à l’Ifla. Delphine Wespiser a souligné « l’importance du bien manger » en rappelant les valeurs défendues par la filière, « plus près, plus frais, plus vrai », que les consommateurs ont eu tout loisir de découvrir et tout particulièrement sur les fruits rouges de saison…

Publié le 03/07/2017

À chaque année, son accident de parcours. Pour cette campagne, ce ne sont pas les maladies, où les excès de précipitations qui ont joué avec les nerfs des agriculteurs, mais plutôt des difficultés de valorisation des apports d’azote en l’absence de précipitations. Au final, les blés ont bien récupéré. Et, s’il y a perte de rendement, elle sera imputable au remplissage des grains, en cours d’élaboration.

Depuis que les blés sont semés, la météorologie s’est caractérisée par un déficit de températures en hiver et un déficit de précipitations en hiver et au début du printemps. En effet, avec des températures moyennes dépassant péniblement 0 °C en décembre et en janvier, les blés n’ont que peu tallé et émis de feuilles. Le tallage s’est donc avéré limité, d’autant plus que le semis était tardif : « Plus les semis ont été réalisés tôt, plus le tallage a été lent et long. Plus les semis ont été réalisés tard, plus le tallage a été rapide et court », détaille Jean-Louis Galais, conseiller agricole à la Chambre d'agriculture d’Alsace. Soit le contre-pied de l’année dernière, qui avait été marquée par des excès de talles. Face à des blés clairs et chétifs, la mesure qui s’est avérée la plus efficace a été de réaliser un apport d’azote au tallage : « Réaliser cet apport a permis de ne pas perdre les talles qu’on avait. Par contre ce n’était pas forcément nécessaire de faire un apport important car, à ce stade, les besoins du blé ne sont pas très élevés. D’ailleurs, ce n’est pas l’azote qui fait le tallage, ce sont les températures. Apporter de l’azote a permis de faire plus de végétations. Les talles montent plus, mais on n’en fait pas monter plus », précise Jean-Louis Galais. Et puis cet apport était à raisonner à la parcelle : « Il était surtout justifié dans les situations caillouteuses, hydromorphes, moins face à des blés sains et exubérants. » 600 épis par mètre carré Cette stratégie s’est avérée d’autant plus payante que, par la suite, les agriculteurs se sont trouvés confrontés à des difficultés de valorisation de l’azote liées au manque de précipitations. « Il y a eu des précipitations en février - mars qui ont permis de valoriser les premiers apports. Mais ensuite, du 20 mars à fin avril il n’a quasiment plus plu alors que les blés atteignaient le stade critique d’épis 1 cm. » Ce sont donc des blés assez clairs qui ont abordé la phase de montaison, et la montée des épis s’est parfois effectuée en situation stressée. « À ce stade, nous étions très inquiets mais, finalement, les apports d’azote réalisés tardivement de manière un peu forcée ont permis aux blés de récupérer. » La plupart des blés se sont donc rattrapés en deuxième partie de campagne grâce à des pluviométries et des températures favorables à la fin de la montaison et à la floraison. Dans la plupart des situations, on dénombre quelque 500 à 600 épis par mètre carré, ce qui n’est pas limitant et qui correspond au seuil au-dessus duquel on est relativement assuré d’atteindre un bon niveau de rendement. Coup de chaud à la fécondation Avoir des épis c’est bien. Mais avoir des grains, c’est encore mieux ! Et cela passe par une fécondation efficace, ce qui nécessite notamment du pollen. Celui-ci se forme au cours de la méiose qui, cette année, a été précédée d’un coup de froid qui a fait craindre pour la qualité et la quantité de pollen. Ces craintes sont aujourd’hui levées puisque l’impact sur les blés semble limité. Viennent ensuite l’épiaison et la floraison, qui peuvent mal se dérouler en cas de manque d’azote notamment. C’est au moment de la floraison que se fait la fécondation, donc la formation du nombre de grains par épis. Or, à ce moment-là, un pic de chaleur a été enregistré, induisant un risque de coulure des fleurs. Pour le vérifier, il s’agit d’écarter les glumes et glumelles d’un épillet afin de vérifier la présence effective d’un épi. « Ce coup de chaud a eu un impact limité sur la qualité de la fécondation », estime Jean-Louis Galais. Les températures sont ensuite revenues à la normale, permettant d’atteindre une taille potentielle des grains correcte. La phase de remplissage est désormais en cours. Et le rendement final est donc désormais suspendu au mercure. « On estime la perte de PMG à 0,78 g par jour de température supérieure à 25 °C, rappelle Jean-Louis Galais. Or on a déjà enregistré 14 jours à plus de 25 °C. Cela signifie qu’à chaque fois que le mercure dépasse les 25 °C, cela a un impact sur le PMG, surtout en cas de stress hydrique. Car alors les blés ne sont plus capables de transpirer, donc de réguler leur température. » La semaine qui vient de s’écouler a donc été capitale car « s’il y a une perte de rendement, ce sera à cause du PMG », affirme le conseiller agricole. Début des moissons estimé au 20 juillet « Le PMG est d’ailleurs la composante qui plafonne le plus souvent le rendement final », estime Jean-Louis Galais. Or, pour éviter l’échaudage, les deux seuls leviers sont de jouer sur les dates de semis, en pratiquant des semis plus précoces, et le choix variétal, en choisissant des variétés qui font moins d’épis mais des grains plus gros. « L’an passé, il y avait une relation négative entre le nombre d’épis et le rendement. Autrement dit, ce sont les blés les plus moches qui ont été les plus productifs car il y avait moins de biomasse à entretenir », rapporte Jean-Louis Galais. Vendredi 16 juin, lors de la visite de la plateforme blé d’Arvalis - institut du végétal et de la Chambre d'agriculture d’Alsace (lire aussi en pages 16-17), Jean-Louis Galais a achevé son premier bilan de la campagne 2016-2017 en rappelant qu’entre l’épiaison et la maturité des blés, il faut cumuler 770 °C. La maturité devrait donc être atteinte le 1er juillet. Il ne restera plus alors aux blés qu’à sécher, à raison de 8 % d’humidité tous les 100 °C, ce qui laisse augurer d’un début des moissons au 20 juillet. « Mais s’il faut chaud, ce sera plus rapide ».

Jeunes Agriculteurs. Canton Molsheim

Belles vaches à vendre !

Publié le 28/06/2017

La traditionnelle journée portes ouvertes des Jeunes Agriculteurs du canton de Molsheim, organisée le dimanche 2 juillet à Dachstein à la ferme Wilt, sera exceptionnellement précédée, le 1er juillet, d’une vente aux enchères de 45 animaux dont une quinzaine issue de la ferme. Une belle opportunité pour les éleveurs locaux.

À Dachstein, le sujet de conversation favori à la ferme Wilt, c’est la génétique, « tout tourne autour dans l’élevage », reconnaît Olivier Wilt. « Cela remonte à nos deux grands-pères ». Un intérêt qui s’est visiblement transformé en passion, partagée par son frère Nicolas, associé depuis 2013 sur le Gaec familial avec leur père, Jean-Claude. Au fil des années et du travail génétique réalisé sur le troupeau, le Gaec s’est régulièrement illustré dans les concours. Deux animaux ont été plusieurs fois primés à Eurogénétique à Épinal cette année. Animaux de bonne famille à prix abordables Dans l’élevage, la façon de faire, de nourrir entre autres, est « en fonction de la génétique pour améliorer la qualité des vaches », souligne Nicolas Wilt. L’objectif est d’avoir « de bonnes vaches, qui donnent du lait et ne posent pas de problèmes ». L’un des intérêts est d’obtenir au fur et à mesure des vaches « qui valorisent bien le fourrage et l’herbe, en donnant de bons volumes de lait ». Sur les 150 hectares de SAU, 60 ha sont en herbe, dont 25 ha en prairies naturelles et 35 ha en mélange suisse. Le Gaec produit actuellement 9 800 litres de lait par vache en moyenne avec un troupeau de 120 prim’holstein. Ce que recherchent également les éleveurs ce sont des animaux aptes à « vieillir sans problème de santé, tant au niveau des pattes que des mamelles », ajoute Olivier Wilt. La participation régulière aux concours, « c’est aussi l’opportunité de se comparer aux autres et de progresser ». Le Gaec se défend plutôt bien, grâce notamment à sa vache star Élégance. Elle a une logette à part avec la vingtaine de bêtes destinées à concourir et compte pas moins d’une soixantaine de descendances dans le troupeau. Des vaches que le public et les éventuels acheteurs vont pouvoir admirer samedi 1er juillet, jour de la vente aux enchères organisée par le Gaec Wilt et ses cinq partenaires. Des acheteurs régionaux, français, mais également belges, allemands, suisses et espagnols sont attendus pour cette vente Wilt and Partners où 45 animaux de toutes catégories seront présentés. Pour le Gaec, ce sera 15 animaux, des vaches en lactation, des génisses pleines et des veaux. 15 autres seront issus d’élevages régionaux et 15 de France, précise Olivier Wilt. Le Gaec a établi un catalogue qui permet de mesurer la belle qualité génétique de ces vaches, « toutes issues de bonne famille en remontant sur dix générations » ! « Ce n’est pas juste une vente d’élite, c’est une vente pour tous », indique encore l’éleveur. Et c’est une opportunité pour les éleveurs locaux, d’autant que « les prix resteront largement abordables ». Cette vente, comme la précédente en 2008, est « un moyen de valoriser les investissements réalisés, une collecte d’embryons coûtant 1 000 €. Le but de la génétique n’est pas de nous enrichir, mais d’équilibrer les dépenses. » Château gonflable, salle de traite La vente aux enchères démarrera à 19 h, la ferme accueillera les acheteurs potentiels dès le début de l’après-midi. Les JA du canton de Molsheim, présidé par Joffrey Jost, vont assurer la restauration de cette soirée, tartes flambées et pizzas notamment. Certains acheteurs, venant de loin, seront encore là le lendemain pour la journée portes ouvertes des JA. « C’était le bon moment pour donner du temps et de l’énergie au service du collectif », souligne Joffrey Jost, membre depuis quelques années, président depuis le mois de mai. « C’est la suite logique de mon engagement au sein des JA », cela permet une nouvelle dynamique, d’autres affinités, ajoute Nicolas Wilt, trésorier des JA. Joffrey Jost, installé sur l’EARL Piémont des Vosges avec son père, Thierry, et sa mère, Anne-Marie, précise qu’il n’y a plus de concours de labour dans le canton depuis longtemps. Pour cette journée, les JA de Molsheim ont prévu des animations pour les enfants, un château gonflable entre autres. Le menu dominical sera composé de steak mariné ou de grillades, au choix, accompagnés d’un buffet de crudités. Le public aura tout loisir de découvrir le troupeau, la salle de traite de 2 x 16, qui date de 2014, ainsi qu’une exposition de matériels agricoles. Les visiteurs pourront bien sûr admirer les super-vaches et les intéressés découvrir les dessous et les enjeux de la génétique avec ces passionnés. Cette journée s’achèvera sur une touche gourmande avec les délicieuses tartes flambées des JA.

Pages

Les vidéos