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Visite de ferme à Kolbsheim et Gimbrett

Le nouveau préfet illico sur le terrain

Publié le 12/07/2017

Dès le lendemain de sa prise de fonction, le nouveau préfet du Bas-Rhin et du Grand Est, Jean-Luc Marx, a pris connaissance des dossiers agricoles en visitant deux fermes sous la conduite des responsables agricoles bas-rhinois.

Jean-Luc Marx, nouveau préfet du Bas-Rhin et du Grand Est, n’aura pas attendu longtemps avant de se plonger dans les dossiers agricoles. Mardi 11 juillet, les responsables agricoles bas-rhinois l’ont invité à visiter deux exploitations caractéristiques de la diversité de l’agriculture départementale. Jean-Paul Bastian, premier vice-président de la Chambre d’agriculture d’Alsace, Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin, et Thomas Gillig, président des Jeunes Agriculteurs du département, l’ont d’abord accueilli à la ferme Diemer, à Kolbsheim. Une ferme de polyculture qui a fait le choix de se diversifier dans le maraîchage et qui devrait être impactée par la réalisation du Grand contournement ouest (GCO). L’occasion pour les responsables agricoles de sensibiliser le nouveau préfet aux impacts fonciers et agricoles de cette infrastructure et de présenter les mesures de compensation économique et environnementale prévues dans le projet. Le deuxième rendez-vous de la matinée a eu lieu à la ferme Bohr, à Gimbrett. Freddy Bohr et sa famille ont exposé les spécificités de leur exploitation, spécialisée dans la production de lait et de vin d’Alsace. Lors d’un tour de table, les représentants des différentes filières ont procédé à un tour d’horizon de la conjoncture agricole. Nous reviendrons sur les différents dossiers abordés dans notre prochaine édition.

Publié le 06/07/2017

L’entreprise Boehli a ouvert sa « fabrique à bretzels », mercredi 28 juin, dans son usine de Gundershoffen. Les visiteurs découvrent l’histoire de l’entreprise, de la bretzel, et son processus de fabrication dans le nouvel espace musée.

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur la bretzel. L’usine Boehli de Gundershoffen s’est agrandie l’an dernier, avec deux nouvelles lignes de production. L’occasion pour le fabricant de biscuits de remplacer son vieux magasin d’usine par un espace d’accueil plus recherché. Depuis le mercredi 28 juin, les visiteurs défilent dans un petit musée dédié à la bretzel. Suivez le guide, Raphaël Wurtz, directeur de l’usine. On commence par une fresque sur l’histoire du biscuit. De sa première apparition documentée, il y a 1 400 ans, à son développement moderne. Les hypothèses sur sa naissance varient selon les sources. Certains lui attribuent une origine celte. D’autres dressent un parallèle entre la forme de la pâte et les bras croisés des moines à l’heure de la prière. Symbole de l’Alsace Quoi qu’il en soit, tout le monde s’accorde pour dire que la bretzel est vite devenue un symbole. Emblème de la corporation des boulangers d’Alsace, elle s’impose par la suite comme une caractéristique indissociable de l’Alsace. Au même titre que le vin ou la choucroute ! Place à l’histoire de la maison. Le visiteur ébahi déambule devant une petite reconstitution de la boulangerie du maître Marcel Boehli. Boulanger de son état de 1935 à 1952, année de fondation de sa première usine. Ustensiles d’époque et petite biographie donnent une idée des réalités du métier au milieu du siècle passé. On s’attaque ensuite à l’histoire moderne de la société. Son rachat en 1998 par Édouard Meckert. Son expansion à l’international. « On est connu partout dans le monde, notamment en Australie et au Koweit », confirme Raphaël Wurtz. Et l’explosion de son chiffre d’affaires, passé de 3 à 11,5 millions d’euros (M€) en 20 ans. Un tunnel pour tout savoir Dernière étape et pas des moindres, le processus de fabrication. On touche du doigt les matières premières (farine de blé, huile de tournesol, eau, sel, levure de boulanger et malt) exposées sur une table. Puis, le visiteur se familiarise avec les différents métiers présents dans l’usine. Des écrans et panneaux expliquent le rôle de chacun dans la confection des bretzels et des sticks. Suivez la fabrication en vidéo : Pour finir, l’attraction phare du musée. Le tunnel à bretzels. Dans ce passage, les amateurs d’apéritifs salés peuvent observer la ligne de production, à travers de grandes baies vitrées. Moules, tapis roulants et autres fours sont ainsi à portée de main. Des écrans et panneaux donnent les informations de base pour comprendre le processus. La visite se termine bien entendu à la toute nouvelle boutique et au bar. Bière et bretzel ont toujours fait bon ménage !

Marathon du vignoble d’Alsace

De la convivialité à volonté

Publié le 05/07/2017

Plus de 4 200 coureurs étaient inscrits au départ du 13e marathon du vignoble d’Alsace. Les vignerons de la région de Molsheim-Marlenheim se sont mobilisés pour assurer le ravitaillement des sportifs, dans une ambiance festive et débridée.

Trois courses - quatre avec celle des enfants -, 12 stands gastro-viniques, 42 kilomètres de circuit, plus de 4 200 participants inscrits : organisé le week-end dernier, le marathon du vignoble d’Alsace a connu son succès habituel. Il y a ceux qui viennent pour le sport, mollets galbés par l’entraînement, poumons gonflés par l’effort, bien décidés à grappiller quelques minutes sur leur performance de l’année dernière. Et il y a ceux qui viennent pour le fun, perruque fluo sur la tête, en costume de bagnard, de légionnaire romain, ou simplement vêtus d’une couche-culotte… Pourtant, quelque chose réunit les participants : c’est la joie de courir dans un environnement unique, protégés de l’ardeur du soleil par les nombreux nuages qui défilent dans le ciel. Le circuit, qui traverse 17 villages de Molsheim à Marlenheim, offre une vue sans pareil sur la mosaïque des cultures de cette petite région traversée par la Mossig : les vignes y côtoient les parcelles de blé et de maïs, les vergers de cerisiers succèdent aux champs de tournesol. Rutscherle et gobelets en carton Les vignerons du secteur sont à pied d’œuvre. Ils assurent le ravitaillement des coureurs sur des stands répartis le long du parcours. À Dorlisheim, première des 12 étapes gastro-viniques, des rutscherle remplis de sylvaner accompagnés de brioche attendent les coureurs. « Plus ils sont déguisés, plus ils s’arrêtent », constate un jeune vigneron, amusé, en regardant défiler les marathoniens encore fringants. Suivent les stands kougelhopf-pinot blanc à Mutzig, choucroute-riesling à Molsheim, tarte flambée-pinot noir rosé à Ergersheim. Distants de quelques kilomètres, les stands des vignerons alternent avec des points de ravitaillement sportif : là, c’est l’eau qui coule à flots, comme à Avolsheim, où les bénévoles du village ont aligné les gobelets en carton qu’ils remplissent d’eau du réseau. À Scharrachbergheim, les coureurs du semi-marathon attendent 10 h pour prendre le départ. Une foule joyeusement colorée se presse derrière les barrières pour encourager les marathoniens, qui ont déjà 21 km dans les jambes. L’effort se lit sur leurs visages. Les coopérateurs de la cave du Roi Dagobert ont vu passer les premiers quelques minutes plus tôt. Ils ont prévu une cinquantaine de bouteilles de pinot gris. « On va les écouler sans problème », prédit Sébastien Kaspar, en servant un verre à un coureur - chirurgien. En sortant de Wangen, les sportifs attaquent une côte bordée de vignes. Le 30e kilomètre n’est plus très loin. Pas de quoi réjouir Muriel, qui souffre d’ampoules aux pieds. « Allez Muriel ! », l’encourage un groupe de Vosgiens assis sous un cerisier. Ils sont venus soutenir leur fille, Sandra, qui participe à son premier semi-marathon. « C’est pas elle, là-bas ? », interroge la mère. Non, Sandra est encore loin : le deuxième coureur du semi-marathon, reconnaissable à la couleur verte de son dossard, vient tout juste de passer. Arrivés à Wolxheim, au 39e kilomètre, les coureurs passent au régime sucré - muscat et pain d’épices - pour finir les 42 km avec un duo mignardises-crémant. La ligne d’arrivée franchie, il ne leur reste plus qu’à rejoindre le village marathon, où chaque finaliste reçoit… une bouteille de pinot blanc auxerrois. Quant aux vainqueurs de la course la plus longue, Yoann Altmeyer chez les hommes et Aurore Soliveres chez les femmes, ils sont priés de monter sur la balançoire : sur le siège d’en face, une caisse en bois que l’on remplit de bouteilles de vins d’Alsace jusqu’à ce que leur poids soit atteint.

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