Interbev Grand Est
Penser filière au quotidien
Interbev Grand Est
Publié le 30/05/2019
L’interprofession régionale bétail et viande, désormais bien installée dans sa configuration Grand Est, déploie un trésor de moyens pour promouvoir la viande régionale. Par une omniprésence sur les grands évènements à forte audience et en multipliant les partenariats.
L’année 2018 a été le premier véritable exercice à part entière pour l’interprofession régionale bétail et viande. Interbev Grand Est est le produit de la fusion des trois anciennes associations de Lorraine, Alsace et Champagne-Ardenne. Pour mener ses actions de promotion des produits et des métiers, Interbev reçoit du national une dotation financière, en fonction du niveau de la consommation et des abattages régionaux. « Ce regroupement nous permet un certain confort de travail en équipe », a noté le président Xavier Lerond, lors de l’assemblée générale, le 16 mai à Laxou (54). Il a insisté dans son rapport moral sur les trois axes essentiels de l’activité : « la promotion de la filière au quotidien, se défendre ne suffit plus » ; la sensibilisation de la restauration hors domicile qui passe par les décideurs politiques, mais aussi et surtout par les gestionnaires des établissements ; l’appui aux éleveurs, « le premier maillon essentiel », en les formant à la prise de parole et en leur assurant un service de réclamations en cas de litiges avec l’abattoir. Viande du terroir Grand Est Ces lignes directrices transpirent dans le rapport d’activité présenté par le directeur, Franck Bellaca. Il a été choisi de mutualiser les démarches de « communication produit ». Un socle commun « viande du terroir Grand Est » a été défini. Et complété par des déclinaisons propres aux anciennes régions et pour les trois espèces : bovine, ovine et porcine. C’est ainsi qu’est née la marque Viande du Terroir Champagne-Ardenne, inspirée de sa voisine Lorraine. Interbev s’appuie sur l’étude d’image Qualitest réalisée auprès d’un panel d’une quinzaine de consommateurs. Ceux-ci souhaitent sécuriser dans leurs choix la provenance, l’élevage, la nourriture et l’origine des viandes. La visibilité et la lisibilité de l’offre sont à améliorer. « Les axes de différenciation se situent autour de la qualité de produit, en termes de race, d’alimentation et d’élevage, relève Franck Bellaca. Une valeur ajoutée qualitative qui viendra s’adosser à l’aspect local ». La gestion des marques au jour le jour est une affaire très compliquée, analyse Xavier Lerond qui en profite pour alerter sur les velléités des parcs naturels régionaux de créer leurs propres marques. Le président craint que ces initiatives pénalisent « la lisibilité et l’efficacité dans le temps ». Leçon d’élevage et d’équilibre Interbev Grand Est multiplie les animations dans les magasins et les partenariats sur des salons ou évènements avec une forte fréquentation du grand public. Ce fut le cas notamment de la foire de Poussay et des vingt ans de l’Aoc Côtes de Toul à Nancy l’année dernière. La participation à l’opération nationale Made in Viande est aussi un temps fort de l’année. La sensibilisation des scolaires s’est traduite par vingt-sept journées de « leçon d’élevage et d‘équilibre » réalisées en interne ou avec la présence d’une diététicienne. « Les classes sont un lieu d’apprentissage qu’il faut investir, estime Xavier Lerond, cela a en outre la vertu d’être une vraie leçon pour les enseignants aussi. » L’interprofession organise aussi chaque année un colloque viande et restauration à destination des acteurs de la restauration hors domicile et des élus. Le dernier en date à Verdun a rassemblé soixante participants. Jean-Luc Masson - Le Paysan Lorrain












