Pratique

12e trophée alsacien de l’innovation alimentaire

Un festival du goût et des saveurs

Publié le 13/04/2018

Les abords du marché couvert de Colmar servaient de cadre, samedi 7 avril, au 12e trophée alsacien de l’innovation alimentaire, organisé par la faculté de marketing et d’agroscience de l’Université de Haute Alsace et l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace, avec le soutien du Service universitaire de l’action culturelle de l’UHA.

Sous un beau soleil printanier, de nombreux visiteurs ont découvert avec plaisir les produits innovants et originaux réalisés par les 64 étudiants répartis en 8 équipes pour la compétition. Ces jeunes ont offert un beau festival du goût et des saveurs, porteur de promesses d’innovation. Chaque équipe, composée de manière à pouvoir développer les deux compétences - agroalimentaire et marketing -, a travaillé durant six mois sur des recettes innovantes à base de produits régionaux. Les étudiants devaient présenter leur travail sous forme d’oral devant le jury et de stand pour faire goûter au public leurs recettes et promouvoir ces produits alimentaires innovants dans une sympathique relation d’échange. Ont ainsi été présentés Jungle Fit, une boisson issue d’un assemblage de kéfir et d’hibiscus, renfermant des probiotiques et dont la faible valeur énergétique permet de se rafraîchir en toute sérénité. Quercus, alcool titrant 20 °, offrait une saveur inédite, mêlant l’amertume des glands de chêne, la subtilité de la pomme et la douceur du caramel. Jardidrêche proposait deux tartelettes à base de drêche et de farine de seigle - pour une riche teneur en fibres -, l’une aux légumes (patate douce, pulpe d’églantines, betteraves et oignons nouveaux), l’autre à la viande de dinde, avec un mariage sucré salé de compote de pommes et d’épices tandoori. So'Chou, saucisse à la choucroute garnie, était composé de chou, de morceaux de pommes de terre, de lard et de collet fumé, maintenus par un boyau de porc naturel. Potit’Algue, tartinade à base d’algues et de potimarron proposait un subtil mariage terre-mer. Amandalis, biscuit sans gluten inspiré des pâtisseries orientales, permettait de se régaler tout en préservant son bien-être. Crockipique, apéritif atypique, mariait à la perfection l’ortie avec d’autres saveurs, comme le parmesan et le piment. Enfin, Chocolupin, goûteuse pâte à tartiner conditionnée en verre de 330 grammes contenant du chocolat et du lupin, a ravi les papilles.

Groupama Grand Est - Eurométropole de Strasbourg

Se protéger de la cybercriminalité

Publié le 05/04/2018

À l’heure où Facebook a perdu plus de 93 milliards d’euros depuis l’affaire Cambridge analytica, Groupama, fidèle à ses valeurs de prévention, attire l’attention de ses partenaires lors d’une conférence sur la cybercriminalité, organisée conjointement avec l’Eurométropole de Strasbourg.

Robert Herrmann, président de l’Eurométropole, le souligne en préambule : la gestion des fichiers et la protection de la vie privée sont des sources de questionnement pour les élus et les entreprises. Trop souvent, la prise de conscience n’est réelle que lorsqu’on se trouve confronté à une attaque. Or, un risque traité après coup a toujours un coût exorbitant par rapport à une action préventive. C’est le sens du propos de Christian Aghroum, ancien commissaire divisionnaire ayant dirigé l’Office de lutte contre la cybercriminalité, fondateur en 2015 d’une société de conseil et d’audit en sûreté, cybersécurité et gestion de crise. La cybersécurité vise à assurer la protection du système d’information de l’entreprise. Les données doivent rester disponibles, confidentielles entre l’émetteur et le receveur, intègres (c’est-à-dire qu’elles n’ont pas été manipulées) et auditables (le fonctionnement correct du système est vérifiable). Pour y parvenir, trois piliers sont nécessaires : la technique bien entendu, l’organisation cela va de soi, mais aussi la formation. Car si personne n’est formé, à quoi sert un système sécurisé ? La cybercriminalité revêt quant à elle deux formes : elle peut être née des nouvelles technologies (piratage, défacement de site, accès non autorisé) ou simplement être une criminalité qui préexistait mais qui a été favorisée par les nouvelles technologies (pédopornographie, escroquerie, rançon, etc.). Or corrélativement au développement d’internet et à la massification des informations, la cybercriminalité se développe. Internet, « c’est un lieu de culture, d’échange, de commerce, bref de bonheur. Mais c’est aussi 4 à 5 % de malheur et d’horreur », estime le conférencier. Les forces de police doivent s’adapter et faire face au développement de la cybercriminalité dans un temps ultrarapide. En outre, la cybercriminalité est souvent transfrontalière ce qui impose de créer des coopérations et d’aider les pays défavorisés à se protéger contre ce fléau. Un objectif : dérober des données personnelles Christian Aghroum casse « le mythe romanesque du Geek ». La cybercriminalité est le fait de groupes organisés qui ont une réflexion, des moyens, un objectif et surtout une cible : obtenir des données personnelles. Une fois ces données récupérées, elles sont recelées sur le « dark web »*. Le coût de la cybercriminalité est évalué à 550 milliards de dollars dans le monde et à 1 % du PIB européen : « Nous travaillons tous quatre jours par an pour les cybercriminels sans le savoir. » À l’avenir, le développement des objets connectés offre des perspectives formidables notamment pour la santé et la protection des personnes, mais il va également générer une augmentation du risque de vol de ces données. Les entreprises : des cibles de choix Les premières vagues de cybercriminalité ont démarré en 2007. Aujourd’hui, certains États utilisent des cybercriminels pour défendre leurs intérêts. Les entreprises constituent des cibles de choix car elles détiennent des données et de l’argent. Et pour s’en prémunir, la formation est essentielle car dans 39 % des cas, l’attaque provient d’erreurs humaines (une pièce jointe douteuse ouverte, un lien malveillant, etc.). Les techniques de phishing (hameçonnage), escroquerie au président, blocage des sites contre rançon sont les plus courantes. Christian Aghroum invite les éventuelles futures victimes à ne jamais payer la rançon et à redémarrer leur site à partir de la dernière sauvegarde. Des bonnes pratiques plutôt simples mais qu’il vaut mieux anticiper. La cybercriminalité peut prendre également des aspects d’espionnage industriel ou même d’action terroriste. Le piratage de TV5 Monde par Daech en est la triste illustration. D’ici le 25 mai 2018, les entreprises doivent mettre en œuvre le règlement européen de protection des données (RGPD). Perçu comme une nouvelle contrainte, il faut l’envisager comme une opportunité pour réfléchir à l’organisation interne et sensibiliser le personnel aux questions de cybercriminalité. Ce règlement est le « moyen de faire monter l’Europe en compétence ». Car « ce n’est pas en tournant le dos aux choses qu’on y fait face » ! Un point de vue partagé par François Schmitt, président de Groupama Grand Est, qui invite à une prise de conscience des problèmes pour être mieux en capacité de les gérer. Un homme averti en vaut deux…

Lycée agricole d’Obernai

Des formations et une foule de projets

Publié le 23/03/2018

Le lycée agricole, le Centre de formation des apprentis et le CFPPA d’Obernai ouvraient leurs portes au public samedi 17 mars. Pour présenter leurs formations et leurs projets, qui sont nombreux.

Des moutons sur la pelouse, des poules et des lapins dans les couloirs, des jeunes et leurs parents dans les salles de classe et dans les allées de l’exploitation agricole… Samedi 17 mars, pour sa journée portes ouvertes, le lycée agricole d’Obernai a accueilli un public vraiment très large… Aussi large que l’éventail des formations proposées sur le site : entre le lycée, le CFA (Centre de formation des apprentis) et le CFPPA (Centre de formation et de promotion pour adultes), plus d’une soixantaine de formations différentes s’offrent aux éventuels candidats. Alors que les futurs lycéens étaient reçus en entretiens personnalisés par l’équipe enseignante, Thierry Girodot, directeur de l’EPL, Sylvie Pagliano, directrice du CFA et du CFPPA, et Gilles Cadieu, proviseur-adjoint du lycée agricole, accompagnés du président de l’EPL, Franck Sander, faisaient le tour de l’établissement, en compagnie d’une poignée d’officiels. Dans la salle des bac pro CGEA, Simone Hentz, professeur d’économie et de gestion, présente cette filière professionnelle, accessible après la 3e, très prisée par les enfants d’agriculteurs qui ne souhaitent pas s’engager dans un cursus long. « Nous proposons deux spécialités : grandes cultures et polyculture-élevage. Il y a un an, on risquait fort de voir disparaître l’une des deux spécialités. Grâce à un appui fort de la profession agricole, nous avons réussi à la maintenir », se réjouit Thierry Girodot. Ce faisant, le directeur de l’EPL attire l’attention sur l’une des spécificités du lycée agricole d’Obernai, dont le quart des effectifs est constitué d’enfants d’agriculteurs. « Au niveau national, c’est 12 à 13 % seulement. » Des enquêtes aux maquettes La salle suivante est celle qui accueille les élèves de 3e visant une seconde générale et technologique. Ceux qui choisissent cette filière se voient proposer un « enseignement exploratoire » qu’ils n’ont aucune chance de trouver dans un lycée d’enseignement général, précise Thierry Girodot. « C’est ce qui va leur permettre de mieux comprendre les problématiques du vivant. » Des situations d’apprentissage leur sont proposées en dehors de l’établissement. Ils mènent des enquêtes, réalisent des lectures de paysages et rendent compte de leurs découvertes de diverses manières, comme en témoignent les maquettes présentes dans la salle de classe. Juste à côté se trouve la salle réservée aux élèves de bac technologique STAV, une filière qui n’existe qu’en lycée agricole. Deux options sont possibles : aménagement et productions agricoles. Le bac technologique est destiné à une poursuite d’études en cycle court, précise le professeur d’aménagement, M. Romanus. Ceux qui choisissent l’option Aménagement et valorisation des paysages sont initiés, à raison de 2 à 3 h de cours par semaine, aux métiers liés à la protection de la nature, de l’eau et de la forêt. « Je fais travailler les élèves sur des projets, des cas concrets », précise l’enseignant en citant l’exemple du sentier pieds nus en projet à Oberhaslach. Pour la première fois, l’établissement propose un stand d’information pour le CFPPA. Les adultes intéressés par les secteurs de l’agriculture, du paysage, les activités équestres, et l’eau ont le choix entre des formations diplômantes ou des stages courts, précise Sylvie Pagliano. La directrice du CFPPA souhaite également développer les formations sur l’agroécologie et la culture de houblon bio. Et un Certificat de spécialisation (CS) agroéquipement est en préparation, en lien avec le lycée Paul-Émile Victor, avec lequel le lycée agricole d’Obernai entretient plusieurs partenariats. Le groupe s’engage ensuite dans les locaux du CFA : 400 apprentis y sont accueillis cette année. L’augmentation des effectifs est particulièrement sensible dans les formations de niveau 5, en paysage comme en agriculture, souligne la directrice. L’agriculture, l’agroéquipement, le paysage et les activités équestres sont les principales filières dans lesquelles se forment les apprentis. Le CFA d’Obernai propose notamment un BTS technico-commercial en agrofourniture, un bac pro en agroéquipement « qui fonctionne très bien » et un BTS Gestion de l’eau, accessibles en alternance. Dans le couloir, des banderoles rédigées en français et en allemand témoignent de l’engagement de l’établissement dans la coopération transfrontalière. Les responsables espèrent bien développer le nombre des apprentis transfrontaliers pour qu’il atteigne 10 % des effectifs du CFA. Une nouvelle serre de 150 m2 Direction le P3E, le pôle d’excellence éducative sur l’eau, inauguré à la rentrée 2016. Dans ce bâtiment flambant neuf sont accueillis aussi bien les étudiants du BTS Gemeau que ceux de l’Engees, l’école d’ingénieurs strasbourgeoise. Philippe Westphal coordonne les activités pédagogiques du site et assure leur développement. Bien que le secteur de l’eau présente une grande variété de métiers, les candidats ne se bousculent pas pour les formations de niveau 3 et 4, constate le coordonnateur. La visite s’achève sous la nouvelle serre de l’EPL : d’une surface de 150 m2, elle a été pavée par des apprentis du CFA. Elle servira aux stagiaires du CFA et du CFPPA pour des travaux pratiques. « C’est important d’être à la pointe au niveau des installations », souligne Sylvie Pagliano. La serre est équipée d’un système d’arrosage, d’une rempoteuse, auxquels s’ajouteront prochainement des tables de multiplication et de rempotage. Toujours parmi les projets, celui de la chauffer avec de l’eau chaude issue de la station de méthanisation du lycée, pour optimiser les moyens. Une pépinière hors-sol sera également créée dans le but de pouvoir montrer aux stagiaires et aux apprentis l’ensemble des tâches, qu’ils ne peuvent pas toujours découvrir en entreprise.

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