Engins agricoles
Les règles pour circuler en sécurité
Engins agricoles
Publié le 14/02/2018
Après l’assemblée générale statutaire des syndicats des entrepreneurs des territoires du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, Sébastien Rohmer, conseiller en prévention à la Caisse d’assurance-accidents agricole (CAAA) d’Alsace a présenté une synthèse des règles à respecter pour conduire une machine agricole du Bas-Rhin de la manière la plus sécuritaire possible. Cela passe d’abord par le respect des différents codes, du travail, de la route… Une Feuille des mines, certifiant que la machine peut accéder à un ensemble routier, doit notamment être transmise à l’acheteur. La machine doit porter une plaque reprenant les caractéristiques du véhicule. Et le code du travail stipule qu’il est nécessaire de fournir une notice d’utilisation dans la langue du pays où la machine est vendue. Les machines agricoles sont soumises à une obligation d’immatriculation : carte grise pour les tracteurs, remorques et Machines automotrices genre agricole (Maga) ; réception Dreal (barré rouge) pour les autres engins. Des règles différentes selon les âges, les machines… La loi Macron du 6 août 2015 sur le permis de conduire stipule que « tout conducteur de véhicules et appareils agricoles ou forestiers, attachés à une exploitation agricole ou forestière, une Entreprise de travaux agricoles (ETA) ou une Cuma, est autorisé à conduire ces véhicules pendant la durée de leurs activités agricoles ou forestières sans être titulaire d’un quelconque permis dès l’âge de 16 ans. Tout autre titulaire d’un permis B peut conduire tous les véhicules agricoles et forestiers dont la vitesse n’excède pas 40 km/h. » Avant 18 ans, la conduite d’engins agricoles est cependant limitée à des ensembles de moins de 18 mètres de long, et à des automoteurs de moins de 2,5 m de large. Ce n’est qu’à partir de 18 ans qu’il est possible de conduire des convois à deux remorques, des automoteurs excédant 2,5 m de large, ou encore un convoi transportant du personnel, avec des règles assez strictes. Les machines agricoles doivent comporter un dispositif d’éclairage bien précis, notamment un ou des gyrophares, qui doivent être visibles à 50 m tous azimuts. Les feux de croisement doivent être allumés de jour comme de nuit dès lors que la largeur de l’engin dépasse 2,5 m. Tous les tracteurs de plus de 3,5 t doivent détenir un triangle de présignalisation à 30 m. Dès que la largeur dépasse 2,55 m, il faut des panneaux réfléchissants rouge et blanc à chaque extrémité. Au-dessus de 3,5 m de large, on se situe dans la catégorie du convoi agricole, ce qui requiert une voiture pilote portant la signalisation « convoi agricole ». Enfin, au-delà de 4,5 m de large, on entre dans la catégorie du convoi exceptionnel. Gare au danger électrique Depuis le 1er janvier 2010, tous les tracteurs doivent être équipés d’un arceau de sécurité ou d’une structure de sécurité anti-retournement. Les conducteurs de moins de 18 ans doivent en outre obligatoirement porter une ceinture de sécurité. Pour éviter les accidents, Sébastien Rohmer recommande de ne pas laisser les clés sur le matériel, de vérifier l’accouplement des freins, de respecter la signalisation, de nettoyer les éventuelles salissures laissées sur la voirie car, en cas d’accident qui leur serait lié, la responsabilité de l’agriculteur peut être engagée. Il rappelle aussi que 40 % des accidents de tracteur ont lieu à la montée ou à la descente. Enfin, il recommande de faire un tour de reconnaissance des parcelles pour repérer les lignes haute tension. Et, si le véhicule entre malgré tout en contact avec une ligne, il faut rester dans la cabine, qui est un élément isolant. S’il faut en sortir, il s’agit de sauter à pieds joints pour ne pas toucher simultanément la machine et le sol. Puis de se déplacer soit à cloche pied ou par petits pas.












