Pratique

Concours des maisons fleuries du Bas-Rhin

Le palmarès de la 58e édition

Publié le 09/01/2018

Voici le palmarès des plus jolies maisons et fermes fleuries du Bas-Rhin en 2017, selon le classement qui vient d’être diffusé par Alsace Destination Tourisme. Maisons avec jardin : 1er prix Antoinette et Richard Klein, Kogenheim ; 2e prix Agnès Hamm, Lipsheim ; 3e prix Martin Hirtz, Sélestat Maisons sans jardin ou appartement : 1er prix M. et Mme Bakatselos, Schoenenbourg ; 2e prix Rémy Wacker, Sessenheim ; 3e prix Annette Hamm, Berstett. Immeubles collectifs (espaces privés extérieurs) : 1er prix Ehpad Bel Automne, Drusenheim ; 2e prix Hôpital Marquaire, maison de retraite de Mutzig ; 3e prix Ehpad de Bouxwiller. Hôtels, restaurants, gîtes et prestataires en accueil touristique : 1er prix gîte Clévacances, Gabie Hatt, Wickersheim-Wilshausen ; 2e prix hôtel-restaurant Logis, au Cheval Blanc, Gabrielle Zinck, Niedersteinbach ; 3e prix restaurant La Petite Auberge, Robert Hubrecht, Le Hohwald ; félicitations du jury : gîte de France de Jacqueline Schunck, Ohnenheim ; hôtel-restaurant Chez Julien, Devant Fouday Fermes, corps de ferme et exploitations viticoles en activité : 1er prix Gérard Linck, Soultz-sous-Forêts ; 2e prix Philippe Grosskost, Wolfisheim ; 3e prix André Graff, Osthoffen Immeubles industriels et commerciaux : félicitations du jury à la station-service Total, Haguenau Potagers fleuris : 1er prix Claude Fischer, Bischheim ; 2e prix Bernard Arnold, Rosenwiller ; 3e prix Francine Hummel, Dieffenbach-les-Woerth Concernant le concours des particuliers, les inscriptions sont ouvertes de début août au 30 septembre de l’année en cours. L’ensemble des habitants des communes des deux départements peuvent concourir par l’envoi de 5 photos numériques auprès d’Alsace Destination Tourisme. Les inscriptions au concours des maisons fleuries peuvent être faites par les communes qui organisent un concours communal et qui pourront faire remonter les meilleures réalisations vers le jury d’arrondissement puis le jury départemental, ou par les particuliers directement. Chaque commune peut présenter sept candidats au maximum (toutes catégories confondues). Pensez à prendre de belles photos durant l’été !

Conseil départemental du Bas-Rhin

« Faire rêver de l’Alsace »

Publié le 08/01/2018

« Sérénité retrouvée », après plusieurs années de turbulences dues à la baisse drastique des dotations de l’État. C’est par ces termes que Frédéric Bierry qualifie le budget primitif 2018 du Département du Bas-Rhin, d’un montant d’1,1 milliard d’euros. « Nous avons respecté nos engagements : ne pas augmenter la fiscalité, diminuer la dette et maintenir un niveau d’investissement de 120 millions d’euros », précise-t-il.

« Tous les ratios financiers sont au vert », indique le président du Conseil départemental du Bas-Rhin. Cette situation financière saine a été reconnue par la Chambre régionale des comptes et la Cour des comptes qui a salué les économies réalisées sur les dépenses de fonctionnement, mais aussi la qualité des politiques sociales engagées par le Département. Une appréciation confirmée par l’évaluation de la Banque Postale et de l’agence de notation Standard & & Poors qui note désormais le Bas-Rhin d’un double A. Des unités volantes d’assistantes maternelles Le budget 2018 marque la mise en œuvre très concrète des stratégies départementales, dans le domaine de l’emploi, de l’éducation, des territoires connectés et attractifs et des actions sociales. « En matière d’emploi, notre démarche porte ses fruits. Nous constatons une réelle baisse des bénéficiaires du RSA qui sont passés de 26 000 à 24 250 en 2017. Cette baisse aurait un réel impact sur notre budget, si le gouvernement n’avait pas imposé une hausse de 10 % du RSA, qui équivaut à une dépense supplémentaire de 30 millions d’euros sur trois ans. » Le CD 67 a décidé de renforcer sa politique d’insertion en créant des unités volantes d’assistantes maternelles pour soulager les foyers monoparentaux, en attendant de trouver une solution de garde pérenne. « L’objectif est de lever tous les freins à l’employabilité, garde d’enfant, mobilité, comme nous l’avons fait pour les salariés de Zalando à Lahr. » Concernant la politique d’autonomie, le département investira 5,5 millions d’euros afin d’augmenter les places d’accueil en établissement pour les personnes handicapées. « La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) a entamé une démarche de restructuration complète : nous allons co-construire une politique du handicap avec les associations. » La politique enfance, jeunesse et famille est elle aussi dotée de moyens importants. La stratégie départementale vise à aider les jeunes à devenir des adultes responsables, autonomes et engagés, par exemple en les accompagnant dans l’apprentissage de la vie citoyenne. Il s’agit également de faire face à l’afflux d’enfants migrants non accompagnés qui se poursuit. « Nous avons augmenté le nombre de logements coachés avec accompagnement éducatif. Le réseau d’accueil solidaire se met en place : 80 familles ont répondu à l’appel. » Parmi les autres éléments saillants, 52 millions d’euros sont consacrés au plan actions éducatives et collèges, par exemple pour la restauration du collège de Brumath et du collège Galilée de Lingolsheim, la restructuration du restaurant scolaire de Bouxwiller, mais aussi pour la mise en œuvre du plan numérique et le soutien au bilinguisme. Faciliter l’accessibilité à l’agglomération strasbourgeoise Même montant pour la politique d’aménagement du territoire, avec la participation aux grands projets structurants, comme la rocade Sud, le contournement de Châtenois, les opérations d’aménagement foncier remembrement agricole) liées au COS/GCO ou encore l’aménagement de l’axe multimodal de l’entrée Ouest de Strasbourg (RN4-A 351). « L’entrée du TSPO (transport en site propre de l’Ouest strasbourgeois) au cœur de l’agglomération strasbourgeoise est un vrai enjeu. Cet axe draine 25 % des voyageurs du Bas-Rhin. » 50 M€ seront également investis dans les différentes politiques partenariales avec les territoires. « Avec la fin des contrats de territoires, nous entrons dans l’ère des contrats départementaux, avec le même niveau de moyens mais une coconstruction renforcée des politiques », indique Frédéric Bierry. « L'Alsace doit être à la hauteur de son image » Dernier axe de la politique départementale, la stratégie touristique interdépartementale. « Nous restons convaincus de la pertinence de l’échelle alsacienne et de l’enjeu fondamental que constitue le développement touristique. » L’Alsace accueille 2, 5 millions de touristes. Ce secteur économique emploie 37 000 personnes, dont 22 000 dans le Bas-Rhin. « Il faut lutter contre les dynamiques négatives », estime Frédéric Bierry. La promotion touristique se fait désormais à l’échelle du Grand Est et la destination Alsace se noie dans la masse. C’est pourquoi les Départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont décidé de co-construire une stratégie d’innovation et de développement touristique, en s’appuyant sur l’agence Alsace Destination Tourisme. « Notre politique se joue en deux temps : faire rêver les touristes de l’Alsace et s’assurer qu'ils réalisent leurs rêves en Alsace. » L’ADT a recensé six thématiques d’excellence : « Découvrir l’Alsace, terre d’itinérance douce », avec ses pistes cyclables et ses voies fluviales ; « Prendre de la hauteur » dans le massif vosgien ; « L’Alsace prend soin de vous » avec « une offre bien-être extraordinaire » ; « Savourer les étoiles et les millésimes » ; « Vivre la vie de château », avec le Haut-Koenigsbourg mais aussi les 80 autres châteaux visitables recensés dans la région. « Notre objectif est de rendre la visite de ces châteaux forts plus ludique en nous appuyant sur la technologie d’aujourd’hui », souligne Frédéric Bierry ; dernière thématique, « L’Alsace au cœur de l’humanisme rhénan et de l’Europe », tourisme de mémoire, arts et traditions populaires, savoir-faire d’excellence. Alsace Destination Tourisme veut réinventer l’offre touristique pour tenir compte des nouveaux modes de consommation, améliorer l’expérience client en revoyant le système d’information et de réservation. Et surtout, s’assurer que l’Alsace tient ses promesses…

Publié le 08/01/2018

Le séchoir à tabac de Lipsheim, au sud de Strasbourg, a évité de peu la destruction. Vendredi 15 décembre, la Fondation du patrimoine et l’Écomusée d’Alsace ont lancé un appel aux dons pour financer une opération un peu spéciale. La restauration et le déménagement du bâtiment à Ungersheim, dans le Haut-Rhin.

Le séchoir à tabac se dresse, branlant, dans le centre-ville de Lipsheim. Inutilisé depuis 1958, trop cher à entretenir, l’édifice à colombage tombe en ruine. « Je ne pense pas qu’il tiendrait dix ans de plus », lâche Jean-Marc Weber, le propriétaire. Une planche de bois gît dans la ruelle voisine. La structure de trois étages est devenue un danger public. Condamné à la démolition, il vient pourtant de sauver sa peau. Vendredi 15 décembre, l’Écomusée d’Alsace et la Fondation du patrimoine ont lancé une souscription pour déménager le bâtiment vers le village-musée haut-rhinois. Une opération complexe du fait de l’état de la grange. « Près de 20 % des bois sont à refaire », illustre Dominique Tomasini, secrétaire de l’association Patrimoine et Emploi, en charge des travaux. Et cela a un coût. Environ 75 000 €. La fondation pour la préservation du patrimoine s’est engagée à financer presque la moitié de la somme. Reste à collecter 40 000 € auprès des particuliers et d’entreprises mécènes. Ambitieux. « On a de bons espoirs d’atteindre nos objectifs courant 2018, assure Pierre Goetz, délégué régional de la fondation. En douze ans d’activité en Alsace et 400 projets soutenus, je n’ai pas souvenir d’un seul échec dans nos souscriptions. » Le bâtiment a frôlé la démolition D’ailleurs, le chantier est d’ores et déjà programmé pour début avril. Une besogne estimée à trois mois de travail. « On remontera le bâtiment en mai et juin à l’Écomusée devant les visiteurs », se réjouit Dominique Tomasini. Mais au fait, pourquoi l’Écomusée d’Alsace ? Tout commence en 2012. À bout d’idées pour sauvegarder son bien familial, Jean-Marc Weber se résout à demander l’autorisation de le démolir. Refus de la mairie. « Le séchoir est situé à moins de 500 m du Jeu de quille, classé monument historique, expose Jean-Pierre Raynaud, premier adjoint au maire de Lipsheim. Les Bâtiments de France se sont opposés à sa démolition. » Mais pas à son déplacement. En 2014, le propriétaire entre en contact avec l’Écomusée d’Alsace. Miracle, le village traditionnel ne dispose pas de séchoir à feuilles de tabac. Marché conclu. La bâtisse voyagera jusque dans le Haut-Rhin. Une opération exceptionnelle. « Notre collection est complète, signale Éric Jacob, directeur du musée en plein air. Nous n’avons pas déplacé de bâtiment aussi grand depuis vingt ans. » L’emplacement final n’est pas encore défini, mais le responsable se félicite déjà des possibilités offertes par le nouveau venu. Une maison alsacienne disparaît chaque jour « Nous sécherons notre petite production de tabac sur place et nous installerons un séchoir à houblon au rez-de-chaussée. » Les bénévoles du musée vont aussi agencer un parcours pédagogique sur l’histoire et les techniques de culture du tabac dans la région. Presque un travail de mémoire face à la baisse du nombre de cultivateurs et la mécanisation du séchage. Mais les séchoirs sont loin d’être les seuls menacés par la décrépitude. Une maison alsacienne serait détruite chaque jour, d’après des rumeurs qui courent dans le milieu de la protection du patrimoine. « Et l’Écomusée n’a pas vocation à accueillir tous les bâtiments menacés », prévient son directeur. Le patrimoine alsacien se meurt. Éric Jacob tire la sonnette d’alarme. « Il faut trouver des solutions pour maintenir les édifices historiques là où ils ont été érigés. » Sous peine de les voir disparaître. Un sort que Jean-Marc Weber a réussi à éviter à son séchoir, témoin d’un siècle d’histoire familiale. « Cela m’aurait fait mal au cœur de le détruire, confie-t-il un brin ému. Je lui souhaite de vivre encore 50 ou 100 ans au moins. »

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