Pratique

Banque alimentaire du Bas-Rhin

La collecte, c’est ce week-end

Publié le 22/11/2017

Les 24 et 25 novembre, près de 6 000 bénévoles en gilet orange seront présents dans plus d’une centaine de supermarchés bas-rhinois afin de collecter un maximum de denrées alimentaires, indispensables à l’action de la banque alimentaire. Cette année, le District d’Alsace de football se mobilise sur les réseaux sociaux.

En 2016, la collecte a permis de récupérer près de 336 tonnes de denrées alimentaires, soit près de 15 % du stock annuel de 2 000 t de denrées de la Banque alimentaire du Bas-Rhin. Or elle occupe une place primordiale dans l’aide alimentaire aux personnes en difficulté puisqu’elle irrigue une centaine de partenaires (associations, foyers d’hébergement, épiceries sociales, etc.). Ainsi, grâce à la Banque alimentaire du Bas-Rhin 5 millions de repas sont distribués chaque année à plus de 42 000 bénéficiaires. Plus que le soutien alimentaire de base, la Banque alimentaire mène aussi des actions d’information et de formation auprès des associations adhérentes. Elle constitue, pour ceux qui sont en situation de précarité, un tremplin pour le retour à l’emploi. En 2016, 36 personnes en contrats d’insertion, dont 16 bénéficiaires du RSA et deux travailleurs handicapés ont été embauchés et formés à des postes variés : logistique, chauffeur-livreur, préparateur de commandes, cariste, gestionnaire de stock… Un poste clé puisque les associations partenaires passent commande des produits dont elles ont besoin dans une liste, sous réserve de disponibilité. « C’est une particularité de la Banque alimentaire du Bas-Rhin, souligne Coralie Tijou, sa directrice. D’autres structures livrent des denrées imposées. Ce n’est pas notre philosophie. » Nouveau local et atelier pédagogique Fin octobre 2017, la Banque alimentaire a déménagé dans de nouveaux locaux lui permettant d’accomplir sa mission avec plus de sécurité et d’efficacité. Désormais sise à Illkirch-Graffenstaden, elle dispose de 2 700 m2 d’entrepôts (contre 1 800 m2 auparavant). Un gain de 1 000 m2 au sol, mais aussi de hauteur sous plafond, qui a permis de mettre en place des racks plus haut. Avec 500 m2 d’espaces dédiés aux services administratifs, les salariés œuvrent dans de meilleures conditions. Les 700 000 € déboursés pour les travaux d’aménagement sont contrebalancés par la réduction des coûts liés au stockage externe (auparavant la Banque alimentaire devait louer d’autres locaux et des chambres froides) et de la taxe foncière. Doté d’un parking et de trois portes, ce nouveau local permet aussi une circulation plus fluide et plus sûre des véhicules de livraison. Enfin, au sous-sol, un atelier pédagogique a été créé. Confrontée à une réduction des subventions dont elle bénéficie, la Banque alimentaire a entamé une démarche volontaire afin de consolider son approvisionnement auprès des grandes surfaces. À cela s’ajoute la réglementation anti-gaspillage, qui interdit aux supermarchés de détruire leurs invendus. Les deux facteurs combinés se sont traduits par un doublement de la ramasse de produits frais que la Banque alimentaire a dû apprendre à gérer. C’est tout l’objectif de cet atelier, qui doit permettre de valoriser ce qui était jeté (près de 200 t de fruits et légumes frais chaque année) en transformant les fruits en confitures et les légumes en soupes. Découvrez les nouveaux locaux de la banque alimentaire en images : Le Conseil départemental solidaire « Le taux de pauvreté est de 12 % en Alsace, a rappelé Frédéric Bierry, président du Conseil départemental du Bas-Rhin, lors du lancement officiel de la collecte. Il n’est pas acceptable que la précarité s’installe dans la durée. La méthode employée par la Banque alimentaire et ses partenaires pour lever les obstacles à la sortie de la précarité a l’avantage de responsabiliser et de redonner de la dignité aux bénéficiaires. » Le Département soutien donc la Banque alimentaire et les épiceries sociales pour un budget annuel de 300 000 €. Et plus de 100 agents du Département du Bas-Rhin ainsi que 38 jeunes employés au titre du service civique vont participer à la collecte. Les heures de bénévolat effectuées viendront abonder un compte épargne temps solidaire, destiné à soutenir en interne des collègues confrontés à des difficultés familiales ou médicales en leur permettant de s’absenter sans perte de rémunération. « Une action qui profite donc aux personnes en situation de précarité, et aux agents eux-mêmes », se félicite Frédéric Bierry. Le monde du foot aussi La Banque alimentaire peut aussi compter sur le soutien du District d’Alsace de football, dont les clubs adhérents ont collecté 1 t de denrées lors de l’opération Foot de Cœur. En outre les licenciés sont invités à s’engager en tant que bénévole lors de la collecte nationale, tout comme les salariés et volontaires du District d’Alsace. Nouveauté cette année : un challenge social, avec la publication sur la toile de photos d’acteurs du football alsaciens prenant part à la collecte accompagnées du slogan « Le 24 et 25 #jefaismaba », reprenant ainsi le hashtag de la collecte nationale. « Grâce à nos nombreux abonnés ça va faire le buzz et inciter les gens à participer à la collecte », espère René Marbach, président du District d’Alsace de football.

Publié le 20/11/2017

Le magasin de producteurs la Nouvelle Douane fête ses trois ans. Après quelques années de rodage, le point de vente strasbourgeois veut étendre ses activités. Le nouveau directeur couve de nombreux plans pour 2018.

Finie la période de décollage. Après trois ans d’activité, la Nouvelle Douane a stabilisé ses comptes et se lance dans de nouveaux chantiers… Commerciaux cette fois. Pour orchestrer ces nouveautés, un directeur fraîchement débarqué. Johan Legroux, ex-responsable de la restauration au magasin Ikea de Strasbourg, a pris ses fonctions courant octobre. Avec une feuille de route bien précise. Philippe Boehmler, éleveur et président de la société gérante du négoce, souhaite ainsi renforcer le service de livraison et nouer des partenariats avec des entreprises touristiques. En 2016, le point de vente a ouvert un coin petite restauration. Désormais, l’entreprise veut apporter les repas directement chez les consommateurs ou sur leurs lieux de travail. « On espère lancer la livraison de plateaux-repas au printemps 2018 », déclare Johan Legroux. Se mettre au web Même délai pour la mise en place de l’achat en ligne. Un élément qui freine le développement de l’entreprise. Certes, on peut déjà se faire livrer ses courses, mais le système reste beaucoup plus compliqué que chez les enseignes de grande distribution. Ici, on doit faire ses achats en magasin avant 14 h, puis signaler une heure de livraison et enfin régler un montant de 10 € à l’entreprise de coursiers à vélo. Demain, l’équipe de la Nouvelle Douane veut un site web sur lequel le client fait ses achats, paie et renseigne son adresse et ses disponibilités pour recevoir son caddie. Enfin, le supermarché souhaite acter des partenariats avec des entreprises du tourisme. Hôtels, restaurants, appart’hôtels, le nouveau directeur a multiplié les contacts depuis son arrivée. « On voudrait proposer des kits de bienvenue et des offres, pour inciter les visiteurs à pousser nos portes », explique le responsable. S’il se refuse de donner trop de détails, secret des affaires oblige, il assure être sur le point de signer un accord avec une chaîne d’appartements locatifs. Un nouveau cuistot Une initiative encensée par Paul Meyer, adjoint au maire de Strasbourg en charge du commerce. Cet élu engagé pour les commerces de proximité - il s’est notamment opposé à l’extension de la zone commerciale de Vendenheim - a souligné l’importance d’apporter des produits locaux partout, centre-ville compris. Après une saillie sur le tourisme de masse qui n’apporterait selon lui pas beaucoup de richesses, il a appelé à consommer autrement et à se recentrer sur le patrimoine (culinaire) alsacien. Si l’affaire se permet de monter des projets si ambitieux, c’est qu’elle connaît un franc succès depuis trois ans. « 95 % de nos clients sont porteurs de la carte fidélité et 30 % ont moins de 35 ans », se réjouit le directeur. Si bien que toutes les semaines, l’équipe reçoit plusieurs candidatures de fermiers souhaitant rejoindre l’aventure. Un succès qui a poussé la direction à embaucher un cuisinier le mois dernier. Son rôle ? Proposer de nouveaux plats en petite restauration et préparer le passage aux plateaux-repas. Les producteurs-actionnaires veulent aussi accroître leur rayonnement. Pour ça, ils prévoient de participer à des événements culinaires dans la capitale régionale.

Publié le 16/11/2017

Le lancement officiel des bières de Noël, lundi soir à l’Hôtel de Ville de Strasbourg, a donné le coup d’envoi de la saison hivernale. Les brasseurs ont rappelé l’importance de leur activité dans l’économie alsacienne et l’attractivité de la région. Ils ont aussi présenté quelques nouveautés.

Élus, milieux économiques et culturels, le tout Strasbourg s’est pressé sous les ors de l’Hôtel de Ville lundi soir. L’objet de toutes les convoitises ? La mousse de la nativité bien sûr ! Une dizaine de brasseries ont présenté leurs boissons servies dans les bars et restaurants jusqu’à la fin de l’année. Alain Fontanel a souligné que l’événement a toujours représenté le vrai top départ de la saison de Noël, et non, comme le voudrait la croyance populaire, l’arrivée (mouvementée cette année) du grand sapin sur la place Kléber. Pour le premier adjoint au maire, la bière participe au rayonnement de l’Alsace dans le monde. Une plateforme internet vient d’ailleurs de voir le jour. Lancé par le Syndicat des brasseurs d’Alsace, le site présente l’industrie brassicole, du champ de houblon au restaurant. L’objectif ? Encourager les touristes à visiter les brasseries de la région. Et là, pas de discrimination entre les gros et les petits. « On représente tout le monde de la même manière, même les brasseries non-adhérentes au syndicat », insiste Éric Trossat, le président de l’organisation. Conserver la première place Ses principales doléances, un soutien accru de la Région et du Département. Si l’Alsace est aujourd’hui la première région productrice de bière du pays, elle doit faire face à la concurrence venue du nord. « Xavier Bertrand, président des Hauts de France, soutient le secteur sur de grands événements et pour l’exportation, on espère que le Grand Est va nous suivre », dans les efforts pour conserver la première place. Le patron des brasseurs a aussi annoncé le retour de l’association sur la place publique. Cette année, l’équipe s’est concentrée sur le site internet, mais dès 2018 un événement du même style que la fête Au gré des bières de 2016 sera organisé. Mais on ne peut pas en dire plus, le sujet est top secret ! Petite confidence du responsable, tout de même, l’événement devrait avoir lieu en juin à l’extérieur de la grande île de Strasbourg.

Pages

Les vidéos