Pratique

Publié le 26/10/2017

La destination labellisée Vignobles & Découvertes « Cœur d’Alsace » organise du 27 au 29 octobre la quatrième édition de l’événement « Le Palpitant week-end du cœur d’Alsace ». Un rendez-vous œnotouristique à ne pas manquer pour tous les gourmands et amateurs de vins d’Alsace. Créé en 2017 par les offices de tourisme du Mont Sainte-Odile, d’Obernai, du Pays de Barr et de Sélestat Haut-Koenigsbourg Tourisme, « Le Palpitant week-end du cœur d’Alsace » a comme objectif de faire découvrir 36 adresses labellisées Vignobles & Découvertes choisies pour leur plaisir d’accueillir, leur envie de partager leur passion du monde du vin et leur appartenance à une démarche qualité. « L’idée est que chacun propose ce qu’il a de meilleur », explique Anne Meyer, directrice de l’office de tourisme du Pays de Barr. Au programme de ces trois journées de gourmandises et de découvertes : des dégustations à l’aveugle dans des caves, des petits concerts, des menus accords mets vins ou cuisinés au vin dans les restaurants, des cadeaux d’accueil et des réductions (avec le code COEUR2017) dans les hébergements, des dégustations scénarisées sous forme de jeu de piste Da WINEci code aux Ateliers de la Seigneurie, des visites elfiques accompagnées par des créatures des bois au château du Haut-Koenigsbourg… Chaque adresse peut aussi offrir un « petit plus » pour toutes celles et ceux qui se mettraient en scène en prenant une photo « artistique », « humoristique » ou « palpitante » avec le cadre-cœur en bois. Cette manifestation s’inscrit dans le cadre du développement de l’œnotourisme mené par le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa). « C’est une occasion formidable de promouvoir les vins d’Alsace », rappelle Nicole Bott, en charge de l’œnotourisme au sein du Civa. Mais il ne suffit pas d’ouvrir la porte de sa cave, loin s’en faut. « L’œnotourisme demande beaucoup d’investissement, d’imagination, de créativité, et plein de petites choses. Cela requiert beaucoup d’énergie, mais ça en vaut la peine au final. Et il faut beaucoup semer pour avoir des retombées avec le temps. L’œnotourisme est vraiment quelque chose d’exceptionnel, car on peut voyager tout en restant dans son caveau avec la multitude de personnes et de nationalités qui viennent à notre rencontre. » C’est dans cet esprit que les quatre offices de tourisme à l’initiative de ce week-end se mobilisent depuis 2010 pour en mettre en avant les richesses œnotouristiques de leurs territoires respectifs. « Notre idée est simple : faciliter les expériences pour les gens qui aiment le vin mais qui ne sont pas des spécialistes. Par le biais de courts séjours, nous leur permettons de vivre une expérience », souligne Anne Meyer. Organisé chaque fin du mois d’octobre depuis 2014, « Le Palpitant week-end du cœur d’Alsace » représente un peu le moment fort de cette mobilisation collective.

Ancienne manufacture de tabac à Strasbourg

Un nouveau magasin de producteurs bio avec restauration

Publié le 20/10/2017

C’est un projet d’envergure qui va se monter à Strasbourg : un magasin de 1 000 m2 de producteurs bios, avec restauration et atelier pédagogique à l’écocitoyenneté. Ce nouveau magasin se situera dans l’ancienne manufacture de tabac qui accueillera aussi un pôle dédié aux géosciences, l’annexe de la Haute école des arts du Rhin, un incubateur de start-up et une auberge de jeunesse…

Un groupe de producteurs en agrobiologie travaille actuellement d’arrache-pied au montage d’un projet de magasin de producteurs bios sur Strasbourg. Il se situera au sein du complexe rénové de l’ancienne manufacture de tabac, quartier de la Krutenau. Les travaux de rénovation débuteront au deuxième semestre 2018. L’ancienne manufacture est propriété de la SERS, un établissement public local qui a pour vocation d’améliorer l’habitat à Strasbourg. Le projet des agriculteurs devrait occuper 1 100 m2 des 10 000 m2 de l’ancienne manufacture laissés vacants depuis 2008. Pour le reste, un complexe se formera autour d’un pôle de géosciences, une auberge de jeunesse, des start-up, l’école des arts, et constituera ainsi véritable creuset culturel, scientifique, dans lequel le projet des agriculteurs trouvera toute sa place. Une fondation pour amorcer le projet C’est la fondation strasbourgeoise Terra Symbiosis* qui a été retenue par l’équipe municipale d’Alain Fontanel pour chapeauter le projet. Elle finance la coordination et le montage du projet. « En 2015, la fondation a souhaité émettre l’idée de créer un magasin de producteurs bios et locaux afin d’avoir une vitrine sur Strasbourg de ce qui se fait en Alsace », explique Léa Rudolph, coordinatrice du projet pour la fondation. « Avec de la vente directe, une offre de restauration, avec surtout une forte dimension de sensibilisation aux questions agricoles, et pédagogique qui implique les associations locales », poursuit la coordinatrice. « Les tenants du projet de la manufacture ont souhaité que ce soit profitable à toute la manufacture et pas seulement à l’agriculture biologique », précise Danaé Girard, également chargée du projet pour l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba). La fondation a également fait appel à Elsa Batot, chargée d’étude au Centre de gestion agricole Cegar, qui intervient pour la « mise en place du fonctionnement, l’agencement, les règles d’hygiène, le règlement intérieur du magasin, bref l’organisation juridique et collective, inhérentes à un point de vente d’agriculteurs ». Le Cegar a ouvert un service de conseils et d’accompagnement de collectifs d’agriculteurs qui veulent développer de la vente directe. Un groupe soudé par des valeurs communes Cependant, un tel projet de magasin de vente directe se mûrit longtemps à l’avance et se devait de tabler sur un « noyau dur » de producteurs. « Le relationnel est important, il fallait que les producteurs se connaissent bien avant et que nous ayons un groupe soudé par des valeurs communes, qui souhaite communiquer dans un esprit de pédagogie et de sensibilisation à l’écocitoyenneté », explique Léa Rudolph. Si le modèle économique de ce magasin est celui emprunté classiquement par tous les magasins collectifs de vente directe de l’agriculteur vers le consommateur, tel que Hop’la ou Cœur Paysan, ce magasin aura la particularité de proposer du 100 % bio, mais avec une forte orientation pédagogique, et une restauration sur place pour la valorisation des produits locaux. 70 % du chiffre d’affaires devront être réalisés avec les produits des fermes. « L’idée est que les producteurs soient présents et acteurs de leur magasin avec des permanences assurées, selon le principe classique des magasins de vente directe. Il y aura un lien fort avec les restaurateurs qui devront utiliser les produits des fermes. Une épicerie complétera l’offre qui n’est pas accessible en local », explique Danaé Girard. « Les restaurateurs devront se situer dans la cohérence du projet et ne proposer que des plats de saison et valorisant l’offre paysanne du lieu. » Le groupe retenu est celui de l’Amap Mafermebio, emmené par Vincent Schotter, producteur bio à Ittlenheim dans le Kochersberg. « On s’est regroupé à huit, il y a trois ans, pour proposer une offre diversifiée en Amap. On s’est choisi par connaissance et par affinité. Il ne s’agit donc pas d’un projet économique d’intérêts juxtaposés de producteurs, ce sont avant tout des valeurs humaines juxtaposées avec de l’économique derrière », explique l’agriculteur. Le groupe a plutôt fait le choix des jeunes agriculteurs, plutôt que d’acteurs du marché de la bio bien implantés qui auraient souhaité ajouter un énième réseau de distribution à leur commercialisation. « Dans ce groupe, il était important que les agriculteurs se choisissent entre eux pour la cohésion. Dans ces collectifs, le liant est déterminant. »

Publié le 19/10/2017

Tout le monde connaît Présence Verte, le service de téléassistance de la Mutualité sociale agricole. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’il existe une version « pro », spécialement mise au point pour la protection des travailleurs isolés, tels que les bûcherons en forêt, les magasiniers qui sont seuls dans leur entrepôt, les viticulteurs, etc. La souplesse d’APIS PV Pro est telle qu’il peut s’adapter à tous les besoins émergents.

Présence Verte est n° 1 de la téléassistance en France, expliquent Sandra Lengert, responsable de Présence Verte et APIS PV Pro, et Vanessa Clog, conseillère commerciale. Cette association fait partie du panel de solutions proposées par le groupe MSA Alsace. « Elle a deux activités, la téléassistance pour les personnes âgées ou les personnes handicapées, pour laquelle nous avons un agrément de services à la personne, et la protection des travailleurs isolés. » Lancé il y a trente ans au niveau national, ce service est diffusé en Alsace depuis 2015. Les solutions proposées par APIS (Association pour l’innovation sociale) PV Pro permettent aux entreprises de répondre aux obligations légales de sécurisation des salariés travaillant de manière isolée. « Dans le cadre de la prévention des risques professionnels, toute personne qui est amenée à travailler seule, par exemple dans une forêt, un bureau, un entrepôt, doit pouvoir donner l’alerte en cas de problème », souligne Sandra Lengert. Des matériels adaptés à tous les besoins APIS PV Pro met à la disposition des utilisateurs différents matériels pour répondre à toutes les attentes. Des matériels résistants aux chocs, à l’humidité, aux températures extrêmes… « La limite, c’est la couverture du réseau ! Mais nous avons développé une astuce : la fonction multi-opérateur permet à l’utilisateur de se brancher sur le réseau le plus puissant, où qu’il se trouve. Et si vraiment il se trouve dans une zone blanche, une notification l’avertit qu’il n’a plus de réseau. » Pour donner l’alerte, différentes possibilités sont prévues : touche SOS : en cas de blessure ou de chute, l’utilisateur appuie volontairement sur le bouton pour déclencher l’alarme perte de verticalité : si la personne tombe et ne se relève pas dans un certain délai (programmé à l’avance), la centrale d’écoute est automatiquement alertée absence de mouvement : si le boîtier ne détecte pas de mouvement durant une période donnée, l’alerte est automatiquement transmise à la centrale d’écoute présence vie : « Si un salarié est amené à intervenir dans un silo, une cuve ou en zone blanche, il peut programmer une alarme temporisée, de 30 minutes par exemple. S’il n’a pas rappuyé sur le boîtier au bout de cette période, une alarme est envoyée à la centrale. » APIS PV Pro propose un tout nouveau boîtier, qui se porte autour du cou - c’est le fait de l’arracher de son cordon qui déclenche l’alarme en plus du bouton classique SOS, et qui permet aussi de recevoir des appels. « Pour le tertiaire, nous avons des téléphones équipés d’un bouton de téléassistance. » Trois centrales d’écoute en France Lorsque l’alarme est déclenchée, un message est envoyé à la centrale d’écoute Présence Verte. 24 h sur 24, un opérateur prend l’appel en charge, géolocalise le travailleur et peut lui parler en main libre. Suivant la nature du problème, l’opérateur prévient la personne désignée - un collègue ou son responsable par exemple - pour confirmer la situation, ou déclenche les services d’urgence. « Nos matériels émettent une balise sonore qui permet de géolocaliser la personne plus facilement, surtout en forêt. » Présence Verte a trois centrales d’écoute, toutes situées en France. « Elles sont reliées entre elles. C’est le premier opérateur qui est disponible qui gère la chaîne d’alerte. » Avant d’équiper des agents, l’équipe de Présence Verte réalise une étude de poste pour conseiller l’entreprise sur les matériels et les options les plus adaptées. « Dans les semaines qui suivent, nous effectuons les ajustements nécessaires - temporisation, angle de chute. Nous travaillons en coordination avec les salariés de l’entreprise, les employeurs, les autres antennes de Présence Verte pour construire le système le plus pertinent, indique Vanessa Clog. Nous faisons tout pour éviter que le matériel et les programmations ne gênent le salarié. » Un détail a son importance : « Il faut bien réfléchir au système d’attache (baudrier, harnais d’épaule, autour du cou, à la ceinture). Nous allons sur le site pour adapter le matériel aux contraintes des agents. L’important, pour nous, est que le salarié comprenne l’utilité́ du matériel, mais aussi ses limites. Il ne doit pas penser qu’il est en sécurité quand il ne l’est pas », explique Sandra Lengert. Plusieurs entreprises ont déjà recours aux services d’APIS PV Pro, pour une soixantaine de salariés. Parmi eux, une scierie qui a équipé ses bûcherons, ses ouvriers forestiers et ses transporteurs, des évaluateurs à domicile, des salariés de caisses de sécurité sociale, une microcrèche, etc. « Dans le cadre d’une convention nationale, nous allons équiper les cabinets médicaux de la SNCF », indique Sandra Lengert. Des options peuvent être ajoutées sans surcoût de tarification. « Nous sommes une association à but non lucratif. Nous raisonnons service plutôt que démarche commerciale. »

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