Pratique

Jusqu’au 15 octobre au Parc des expositions à Mulhouse

Les 57es Journées d’octobre et la 17e édition de Folie’Flore

Publié le 07/10/2017

Les 57es journées d’octobre et la 17e édition de Folie’Flore se déroulent jusqu’au 15 octobre au Parc des expositions à Mulhouse. Cette année, la fleur coupée et le travail de fleuristerie sont mis à l’honneur.

Il y a cette année deux nouveautés aux Journées d’octobre. La première concerne une ouverture en B to B avec le salon du professionnel des fleuristes, Florevent, dimanche 8 et lundi 9 octobre. Le salon est tourné vers l’international avec des conférences, des démonstrations et un partage d’expériences. La seconde est le village des fleurs et des plantes avec sa quarantaine de stands de pépiniéristes, producteurs et créateurs de petits éléments de décoration pour le jardin. Il est possible pour le public d’acheter des plantes et des fleurs vues pendant le show, à l’instar de la rose Folie’Flore. Ce village est uniquement ouvert lors du deuxième week-end de la manifestation, les 14 et 15 octobre de 10 h à 20 h. On va retrouver quelques autres villages à succès. Celui des créateurs, situé à l’entrée. Il regroupe des artisans. Un concours va élire le stand le plus fleuri ou le plus décoré avec des éléments en rapport avec la plante. Le village du jardin, lui, plus grand et plus varié que les éditions précédentes, est dédié aux produits d’aménagements du jardin et est inspiré par la nature. Il est situé à la fois sous chapiteau et à l’extérieur, à l’entrée du show floral. Tous les métiers liés au jardin, aux végétaux, aux bassins, aux abris de jardin ou clôtures sont présents. Le village de l’habitat regroupe de son côté toutes les activités liées au bien-être chez soi. Il y a également le village gourmand qui est l’âme de la manifestation avec son large choix de restaurants et ses trois podiums sur lesquels se succèdent animations musicales, spectacles et démonstrations des corporations. Le marché des producteurs permet à ce secteur de mettre en avant la production artisanale et les acteurs de proximité afin de valoriser les produits de nos terroirs. 10 000 m2 de mise en scène Par ailleurs, les corporations artisanales et les apprentis du CFA Roosevelt se succèdent pendant les JO pour présenter leur métier et exprimer leur talent. Différents concours culinaires sont ainsi organisés. De son côté, Daniel Zenner propose des recettes de plats traditionnels revisités. Enfin, la place des fêtes permet à l’association mulhousienne Zig Zart de mettre en valeur certains artistes locaux pour des concerts et des soirées à thème. La scène alsacienne dite scène de l’auberge du Boucher propose, elle, des animations musicales qui invitent à quelques pas de danse, tant dans l’après-midi qu’en soirée. Mais, le grand espace privilégié reste Folie’Flore. Jusqu’au 8 octobre, la manifestation accueille la coupe de France des fleuristes. 12 candidats s’affrontent sur le thème du cirque dont deux Alsaciens, Tristant Schatz pour le Haut-Rhin et Julien Heuber pour le Bas-Rhin. Le 12 octobre, il y a le baptême de la rose Folie’Flore en présence d’Alain Baraton, jardinier en chef du domaine de Versailles. Cette rose, tout spécialement créée pour l’occasion par Marcel Joerger et produite par la roseraie Barth, est de couleur crème écru aux caractéristiques bien particulières avec ses 14 cm, son odeur des plus parfumées et ses 60 pétales. Pour le reste, Folie’Flore reste un show floral avec des démonstrations florales, des jardins, des pistes aux fleurs. Le tout, sur 10 000 m2 de mise en scène, en lumières et en musiques, 2 000 m2 réservés à la coupe de France des fleuristes et onze jardins éphémères. De quoi ravir les visiteurs qui s’annoncent une nouvelle fois nombreux.

Publié le 07/10/2017

Le Syndicat des eaux et de l’assainissement souhaite améliorer la qualité du champ captant de Mommenheim. Pour cela, les agriculteurs vont donner leur vision et proposer des solutions. Le tout sous la direction de la Maison de la nature d’Alsace du Nord. Mardi 26 septembre, les deux organismes ont présenté leur démarche devant une soixantaine d’exploitants et d’élus.

La qualité de l’eau dans les puits du secteur de Mommenheim laisse à désirer. Pourtant, le Syndicat des eaux et de l’assainissement (SDEA) et les agriculteurs ont fait des efforts depuis une vingtaine d’années. Les taux de nitrates et de pesticides baissent, mais trop lentement. Alors, le SDEA passe la vitesse supérieure. Le 26 septembre, les responsables du syndicat et de la Maison de la nature d’Alsace du Nord ont lancé un « dialogue territorial » avec les agriculteurs, à Hochfelden. En clair, les agriculteurs sont invités à donner leur avis et proposer des solutions via des groupes techniques et de concertation. Ces groupes, formés en fin de séance, se réuniront à partir de novembre. Leur mission ? Définir les actions réalisables pour protéger l’eau, tout en valorisant leurs productions agricoles. Le développement des cultures sous maïs ou du miscanthus sur bandes enherbées a ainsi été évoqué en réunion. « À l’issue des réunions, on soumettra nos conclusions au SDEA », explique Sébastien Godel, directeur de la Maison de la nature d’Alsace du Nord. Il se chargera des groupes de concertation tandis que Magali Kraemer, du SDEA, s’occupera des ateliers techniques. Connaître les contraintes des agriculteurs Si le SDEA décide in fine des actions à mener, il connaîtra au moins le point de vue des premiers concernés. Et leurs contraintes. « On hiérarchisera nos conclusions, afin de proposer des solutions simples à mettre en œuvre rapidement, et d’autres plus complexes », précise Sébastien Godel. L’enjeu est de taille. Le risque si la situation se dégrade ? Des arrêtés préfectoraux sans consultations préalables. « Il faut améliorer la qualité de l’eau avant que le législateur ne nous impose un règlement sans nous prendre en compte », presse Jean-Luc Eckart, président de la mission eau du syndicat, en ouverture de la réunion. L’organisme part d’un constat. Sur les sept forages de la zone, quatre dépassent les normes de concentration en nitrates et pesticides. Deux sont même à l’arrêt. Pas de panique, selon le SDEA, l’eau distribuée respecte les standards de potabilité. L’agence mélange en effet les extractions des cinq puits en activité jusqu’à obtenir une eau avec une concentration de nitrates en dessous des 50 mg/l. La limite autorisée. Mais une directive européenne impose d’améliorer la qualité individuelle des captages. Autrement dit, on ne tient plus compte de la pureté du mélange distribué à la population, mais bien des eaux brutes de chaque puits.

Publié le 01/10/2017

En moins de cinq ans, et au prix de lourds investissements, la scierie Siat est devenue un acteur majeur sur le marché du pellet combustible. Le 16 septembre, la famille Siat à Urmatt ouvrait les portes de son entreprise.

« Depuis que nous sommes dans l’entreprise nous ne distribuons pas de bénéfices, tous sont réinvestis, explique Paul Siat. Tous les sept ans, ce sont l’équivalent de huit mois de chiffre d’affaires qui sont ainsi réinvestis. » C’est avec cette approche financière authentiquement rhénane, basée sur des capitaux familiaux et où les bénéfices sont intégralement réinvestis dans l’outil industriel, que la famille Siat a, en une décennie, adapté le modèle économique de sa scierie pour répondre aux défis du réchauffement climatique. La scierie Siat tire de son activité de sciage de bois pour le bâtiment trois principales énergies renouvelables : des pellets à partir de la sciure, de l’électricité cogénérée à partir de la combustion d’écorces fraîches, et de la chaleur tirée de la vapeur de combustion des écorces. La condensation de cette importante quantité de vapeur, produit de la chaleur qui permet d’accélérer le séchage des bois de charpente, et de la sciure avant pelletisation. « Pour rentabiliser l’installation, il fallait d’une part avoir un bon rendement énergétique et d’autre part savoir valoriser la chaleur cogénérée », explique Paul Siat, qui dirige l’entreprise avec ses deux frères et son neveu. Au total, ce sont pas moins de 80 millions d’euros (M€) qui ont été investis en moins d’une décennie, dont 45 M€ dans les énergies renouvelables. Sur les 120 M€ de chiffre d’affaires, 7 M€ par an proviennent de la vente d’électricité cogénérée à partir de la combustion des écorces et 20 % sont dégagés à partir de la vente de pellets combustible. Auparavant la sciure était destinée à la pelletisation en Allemagne et à l’industrie des panneaux de particules, dont la ressource se fonde désormais essentiellement sur du bois recyclé : « Le basculement a été compliqué au départ ». Il n’y a donc pas pour l’heure d’inquiétude sur la ressource en pellets, affirme Paul Siat : « Avec l’isolation des maisons, le pellet constitue une vraie alternative pour un chauffage sobre, les Français l’ont bien compris, car il s’agit d’une énergie renouvelable qui est, qui plus est, un coproduit de sciage, et c’est la calorie la moins chère comparée aux autres énergies. » En cinq ans, Siat Braun est devenu « un acteur significatif du marché des pellets avec 120 000 tonnes par an, dans un marché national d’1 million de tonnes ». Le séchage préliminaire de la sciure avec de la « chaleur verte » lui permet de produire un pellet particulièrement performant en combustion dans les foyers familiaux.

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