Pratique

Pac 2017

Faites votre demande d’acompte

Publié le 10/09/2017

Il est désormais possible de faire une demande d’Avance de trésorerie remboursable (acompte) pour bénéficier d’une avance sur les paiements de la campagne Pac 2017. La demande est à faire sur le site TelePac. Munissez-vous de votre numéro de Pacage et mot de passe pour accéder au site. Si vous ne vous êtes pas connecté depuis le dépôt de votre dossier en juin dernier, le code TelePac 2017 (envoyé par courrier par la DDT en mars dernier) vous sera demandé. Une fois arrivé sur la page d’accueil, dans l’onglet « Téléprocédures », cliquez sur « Apport trésorerie 2017 » et suivez les instructions. Cet acompte représentera : 90 % des aides attendues pour les aides couplées, les aides découplées et l’ICHN, 80 % pour les MAEC et les aides à l’agriculture biologique. Pour les nouveaux demandeurs ou avec changement de numéro Pacage, un montant forfaitaire sera alloué en attendant le solde. Le dépôt des demandes doit se faire entre le 1er septembre et le 15 octobre 2017. Pour être payé au 16 octobre, la demande devra être réalisée avant le 22 septembre. Les demandes plus tardives seront soldées au fur et à mesure sans garantie de date. C’est pourquoi, la FDSEA incite tous les agriculteurs à faire la demande dès maintenant. Pour toute question, n’hésitez pas à contacter la FDSEA du Bas-Rhin au 03 88 19 17 67.

Publié le 09/09/2017

Déjà attribuée à plus de 3 000 produits, la marque « Savourez l’Alsace Produit du terroir » distingue les produits transformés en Alsace et contenant au moins 80 % d’ingrédients provenant de la région.

Du raifort, de la moutarde, de la bière, des bretzels… Près de 3 000 produits fabriqués par une cinquantaine d’entreprises agroalimentaires portent la marque « Savourez l’Alsace Produit du terroir ». Lancée en 2015, elle résulte d’un partenariat entre la profession agricole, l’Association régionale des industries alimentaires (Aria) et la Région Grand Est pour mettre en valeur les produits transformés localement et dont au moins 80 % des ingrédients proviennent de la région. « Nous, les agriculteurs, nous avons des productions diverses et variées. Nous sommes prêts à en inventer d’autres. Mais nous devons le faire en lien avec les entreprises agroalimentaires qui transforment et commercialisent les produits. C’est un vrai enjeu de filière », a expliqué Philippe Boehmler, président de la marque, en ouvrant la table ronde organisée dimanche 27 août à Mietesheim. Le raifort et la moutarde, spécialités de l’entreprise Alélor de Mietesheim, sont deux exemples de partenariats réussis entre les agriculteurs et l’agroalimentaire régional. 150 tonnes de raifort sortent chaque année des lignes de conditionnement de l’entreprise. « Nous avons la volonté de nous approvisionner à 100 % en Alsace », témoigne Alain Trautmann, directeur d’Alélor, qui peut déjà compter sur les apports de 17 producteurs de raifort répartis dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres autour de Mietesheim. Les livraisons à l’usine se font en tracteur, c’est dire si la proximité est une valeur forte de cette filière. Douces graines de moutarde La moutarde douce d’Alsace est une production plus récente de l’entreprise. Pour la fabriquer, il a fallu remplacer une partie de l’approvisionnement par des graines de moutarde cultivées en Alsace. Alélor a fait appel à la Chambre d’agriculture, qui a lancé les premières cultures d’essai de moutarde en 2008. De trois tonnes la première année, la production de moutarde douce d’Alsace Alélor est montée à 55 tonnes aujourd’hui. « On aimerait arriver à 120/130 t, de manière à couvrir les besoins du marché », précise Alain Trautmann. Six agriculteurs sont pour le moment impliqués dans la filière (contre un seul au départ). Tout comme le Comptoir Agricole, qui collecte, sèche, trie, nettoie et conditionne les graines de moutarde pour les mettre à disposition d’Alélor. Spécialiste du bretzel et des produits apéritifs, la maison Burgard, basée à Hoerdt, développe la production de bretzels et de pain à sandwich à partir de farine bio d’Alsace. D’ici la fin de l’année, la fabrication de ces deux produits sera entièrement réalisée à partir de matière première bio et régionale, indique Emmanuel Goetz, directeur général de l’entreprise. La brasserie La Licorne, de Saverne, propose quant à elle sa bière Licorne Elsass depuis une dizaine d’années. Elle est fabriquée à partir d’orge et de houblon cultivés en Alsace, précise Fabrice Schnell, son directeur technique. Le succès est tel que l’entreprise a ajouté à sa gamme un panaché, lui aussi fabriqué avec des ingrédients dont l’origine 100 % régionale est certifiée par Alsace Qualité. Partager les risques Si les exemples ne manquent pas, monter des filières d’approvisionnement régional n’est pas aussi évident qu’il y paraît. Cela demande du temps et de l’énergie. « Il faut qu’il y ait un marché, une demande », argumente Denis Fend, directeur général du groupe Comptoir Agricole. Pour avoir participé au sauvetage ou au démarrage de plusieurs filières régionales (houblon, pain Alsépi, pomme de terre…), il sait bien qu’il faut parfois « essuyer les plâtres. » Se lancer dans une nouvelle culture, c’est s’exposer à des aléas plus élevés que dans une culture en place de longue date. « Pour la moutarde, on vise 2 t/ha, illustre Denis Fend. Mais l’an dernier, les rendements ont varié entre 7 et 25 quintaux selon les producteurs. Une telle différence joue beaucoup sur la rentabilité », souligne le directeur général du Comptoir, qui plaide pour « des risques partagés » entre producteurs et transformateurs. Le développement d’un produit d’origine régionale suppose un approvisionnement stable et en quantité suffisante, insiste Edouard Meckert, du Moulin des moines (Krautwiller). Ce qui fait parfois défaut. « On n’a pas suffisamment de blé bio pour suivre la demande, reconnaît Julien Scharsch, président de l’Opaba et de Bio en Grand Est. Mais on y travaille. » L’un des meilleurs moyens de sécuriser l’approvisionnement est de passer des contrats avec les agriculteurs. « Contractualiser des volumes, avec un prix, offre plus de facilité à un jeune qui s’installe », insiste Julien Koegler, secrétaire général des JA du Bas-Rhin. Il faut aussi que la qualité y soit. « Le consommateur recherche d’abord la qualité, elle doit être irréprochable. Sinon, on fera de l’Alsace washing comme d’autres font du green washing », remarque Denis Fend. Des filières viables dans la durée Dernière condition pour assurer le succès des filières mises en place : qu’elles soient économiquement viables. C’est-à-dire rémunératrices pour les agriculteurs, pour les transformateurs tout en restant accessibles aux consommateurs. Une équation particulièrement difficile à résoudre. S’agissant des céréales bio, le directeur du Comptoir Agricole remarque qu’elles sont en concurrence avec les céréales bas intrants disponibles sur le marché à des prix bien inférieurs. « Il faut être conscient que quand on produit régionalement, on produit plus cher. » Alain Trautmann confirme. Il paie les graines de moutarde alsaciennes 25 % de plus que les graines provenant du Canada. Quant au raifort alsacien, il coûte deux fois plus cher que le raifort acheté sur le marché européen.

Publié le 08/09/2017

Vaches, tomates, céréales, chèvres… La diversité des productions sera au rendez-vous de la 4e édition du Tour des fermes le 10 septembre.

Le Tour des fermes 2017 va offrir au public la découverte des exploitations situées sur les communes de Kolbsheim et de Breuchwickersheim, à travers trois circuits à pied ou à vélo. Cette édition rassemble dix participants, notamment le Comptoir agricole, dont les silos portuaires refléteront l’importance de la filière céréales dans ce secteur et dans l’Eurométropole. Dany Karcher, maire de Kolbsheim, rappelle que sa commune, et celle de Breuchwickersheim, ont récemment intégré l’Eurométropole. Et souligne : « Il est important de préserver l’outil de travail des agriculteurs qui font le plus noble des métiers, nourrir les Alsaciens. » Il évoque le CGO, qui enlèverait des centaines d’hectares de terre dans le secteur. Laurent Fischer, représentant de la Chambre d'agriculture, se réjouit que le partenariat initié avec la Cus perdure. Et souligne l’intérêt « du maintien du lien entre l’Eurométropole et l’agriculture. » Vincent Schotter, représentant de l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace, évoque le travail collectif réalisé pour ce Tour des fermes, qui constitue un moyen de « donner encore plus conscience aux consommateurs du poids de leurs actes d’achat. » Françoise Buffet, adjointe au maire de Strasbourg, relève l’augmentation du nombre d’agriculteurs au sein du territoire : « C’est une extrême richesse. » La Cus va poursuivre le rapprochement entre producteurs et consommateurs afin de « revenir à la solution locale. » Elle estime que les consommateurs sont en effet de plus en plus conscients d’être « acteurs de l’alimentation et de l’agriculture de demain. » Robert Herrmann, président de l’Eurométropole, soulève le problème « de l’équilibre entre l’agriculture et la ville » sur le territoire. Il ne nie pas les tensions qui existent, notamment sur le CGO, mais affirme que le débat reste « ouvert » et que l’Eurométropole va se pencher sur la question de « la place de l’agriculture dans la ville », notamment en travaillant sur la géothermie et la biomasse. Pour lui, Le Tour des fermes est « une idée magnifique », qui permet la rencontre entre les agriculteurs et le public, leur permettant de mieux comprendre les mécanismes de productions. Cette manifestation génère « du vivre ensemble », conclu Robert Herrmann, qui souhaite que le territoire « conserve sa vocation agricole. »

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