Pratique

Publié le 17/10/2017

Une cinquantaine de producteurs et d’artisans bios étaient réunis dimanche 1er octobre à Waldolwisheim, près de Saverne, pour la 22e édition de BioWaldo.

Pour sa 22e édition, BioWaldo, le marché bio annuel de Waldolwisheim, s’est déroulé sous un magnifique soleil, dimanche 1er octobre. Une bonne cinquantaine d’exposants - agriculteurs, artisans bios et associations de protection de l’environnement - avaient installé leurs stands dans les rues du village pour faire découvrir leurs productions et leurs activités. Cette édition était placée sous le signe des fruits de saison. Un thème décliné sur certains des stands, mais aussi dans des jeux de découverte proposés au public, dans l’exposition réalisée par les écoliers du village et dans les savoureuses histoires de la conteuse Christine Fischbach, qui circulait dès le matin dans les allées du marché bio vêtue d’un tablier vert où s’étaient posés quelques papillons. Montrer que l’agriculture biologique préserve les ressources naturelles, crée de l’emploi en milieu rural, produit des paysages de qualité et offre des produits sains et nourrissants : telle était l’ambition de l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba), organisatrice de BioWaldo. Un message que les visiteurs, pour la plupart déjà convaincus, ont parfaitement entendu. Caviar de betterave à l’ail Habituée du marché bio de Waldolwisheim, sœur Béatrice, de la ferme Saint-André à Friedolsheim, fait goûter ses petites verrines réalisées à partir des légumes de la ferme : entre le pesto de pleurotes et le caviar de betterave à l’ail et à l’oignon, on a bien du mal à choisir. La production de pleurotes bios est l’une des dernières diversifications de la ferme Saint-André, explique Camille, qui est en train de reprendre le flambeau de sœur Béatrice. Une champignonnière a été aménagée dans l’ancienne étable et les pleurotes s’ajoutent désormais à la gamme de légumes vendus à la ferme ou en livraison chez les particuliers. Quelques stands plus loin, le Moulin des moines, de Krautwiller, présente toutes sortes de pain, de farine, de pâtes sans œufs. Le Moulin des moines est un pionnier du bio depuis 1970, précise Édouard Meckert, 76 ans, venu donner un coup de main à son fils. « Le bio, c’est toute ma vie », témoigne-t-il. Sa grande fierté est d’avoir relancé l’épeautre et le petit épeautre et d’avoir sauvé de la disparition plusieurs entreprises agroalimentaires alsaciennes (les eaux Celtic, les bretzels Boehli). L’entreprise, qui exporte dans 25 pays, est même en train d’ouvrir des magasins… en Chine. De l’autre côté de la rue, ce sont les charcuteries et les fromages de chèvre et de vache qui tiennent la vedette. Si elle n’est présente qu’une fois par an à Waldolwisheim, la ferme des Trois chênes à Wintersbourg participe chaque semaine à une dizaine de marchés en Alsace et en Moselle. Franck y vend les produits de son élevage bio à une clientèle de fidèles. Savoir que ses vaches et ses chèvres sortent au pré durant la belle saison est un argument qui compte, autant que la qualité gustative de ses produits. Située à Waldhambach, pas très loin de La Petite Pierre, la brasserie Blessing est l’une des dernières nées dans le petit monde des microbrasseries. Nathalie et Thomas Blessing, qui étaient établis à Montpellier, ont « tout plaqué » pour revenir s’installer en Alsace Bossue et y fabriquer des bières artisanales bios. Leur gamme en comprend sept différentes, dont deux bières de saison. « Elles sont excellentes, témoigne un couple de visiteurs. On les a découvertes fin août à la fête des knepples. On les trouve où, à Strasbourg ? » Nathalie s’empresse d’énumérer les points de vente qui distribuent ses produits. Fruits : le gel a fait des dégâts « Suite au gel de printemps, nous n’avons hélas pas trop de fruits à présenter. Nous avons perdu 95 % de notre récolte. » Malgré la pancarte, les visiteurs n’hésitent pas à s’approcher du stand d’Arlette et Gérard Carrier, attirés par un bel alignement de bouteilles de jus et d’alcools de fruits. Le couple d’arboriculteurs, qui exploite près de 7 ha de vergers en biodynamie à Vœllerdingen, n’est pas à la fête : « On n’a pas eu une année normale depuis 2012 », se désole l’arboriculteur, qui s’est lancé dans la fabrication de bière pour faire face à des aléas climatiques de plus en plus fréquents. Les fruits, c’est sous forme de confiture et de sirops qu’Anne Paulen les fait déguster : elle et son fils Nicolas élaborent une gamme impressionnante de confitures fabriquées à partir de baies sauvages et des fruits de la ferme, située à Geiswiller. Parallèlement au marché bio, plusieurs conférences ont émaillé l’après-midi sur des sujets aussi divers que les perturbateurs endocriniens, l’habitat bio et les arbres remarquables du Bas-Rhin.

L'Aria au salon des produits régionaux Auchan Retail

Produits locaux, format Grand Est

Publié le 16/10/2017

L’Association régionale des industries alimentaires (Aria) Alsace a participé au salon des produits régionaux Auchan Retail, première rencontre de l’industrie alimentaire du Grand Est, le 28 septembre. Une initiative commerciale inédite qui a rencontré un franc succès, puisqu’elle a réuni 104 entreprises.  

Le palais des congrès de Strasbourg a accueilli le premier salon des produits régionaux Auchan Retail, auquel ont participé une centaine d’entreprises de la région Grand Est, PME et producteurs régionaux, afin de promouvoir leurs marques régionales. Au total, 130 marques étaient représentées. 220 directeurs Auchan, 53 entreprises alsaciennes L’Aria Alsace a participé à cette initiative commerciale inédite qui valorise les savoir-faire de la filière agroalimentaire et des industries alimentaires. Ce salon a été inauguré par Franck Aubrée, directeur régional Auchan Retail France, en présence de Manou Massenez-Heitzmann, présidente de l’Association régionale des industries alimentaires (Aria), Patrick Bastian, conseiller régional, et Christine Barthe, déléguée générale de la Fédération des entreprises et entrepreneurs de France (Feef). La marque Auchan entend « devenir leader dans le bon, le sain et le local », a déclaré le directeur. Ce salon offre l’opportunité aux directeurs et responsables d’Auchan de découvrir les entreprises locales des territoires Grand Est, leurs différentes marques qui « peuvent être disponibles pour d’autres régions ». L’objectif de ce salon est de construire, d’échanger entre fournisseurs, manageurs pour, au final « satisfaire les clients », a-t-il indiqué. Christine Barthe a précisé que les entreprises et PME présentes « apportent ce dont la grande distribution a besoin ». Manou Massenez-Heitzmann a souligné que les trois Aria du Grand Est génèrent 40 000 emplois directs et 14 millions d’euros de chiffre d’affaires. Il est important de pouvoir « répondre aux grandes mutations des modes alimentaires qui tendent vers l’intégration de plus en plus nette de produits régionaux, bios notamment, demandés par les consommateurs ». Ce salon Auchan est une opportunité pour développer des collaborations permettant « de coller au mieux aux nouveaux comportements alimentaires », a-t-elle conclu. Patrick Bastian, vice-président de la commission de l’agriculture au Conseil régional, a indiqué que le Grand Est, précurseur en la matière, a organisé des assises de l’alimentation réunissant les trois acteurs, les producteurs, les distributeurs de la grande et moyenne distribution et les consommateurs. « Si les producteurs veulent répondre à la demande de la grande distribution, il faut lancer une production importante, au niveau du Grand Est. » Il a souligné « l’importance des marques, auxquelles sont attachés les consommateurs ». Il a conclu en saluant cette initiative du groupe Auchan, un salon qui a permis la rencontre entre les producteurs, les industries alimentaires et 220 directeurs et responsables de rayons d’hypermarchés et de supermarchés du Grand Est.

En vente dès ce samedi 14 octobre à Krautergersheim (Bas-Rhin)

Choucroute solidaire : c’est la toute dernière fois !

Publié le 13/10/2017

Le choucroutier retraité de Krautergersheim l’a annoncé lors de la récolte des choux : l’édition 2017 de la choucroute solidaire est aussi la dernière. Vaillante jusqu’au bout, l’équipe de bénévoles commence à prendre de l’âge. Dommage ! C’était un moment attendu avec impatience par les amateurs de choucroute, ravis de contribuer, par leur acte d’achat, à une noble cause. Celle de l’éducation des enfants.

Pour sa treizième édition, l’opération « Choucroute solidaire » s’est achevée sur un bilan très positif : la vente des seaux de choucroute a permis de collecter 34 000 €, reversés à l’association « Une école, un avenir » qui œuvre en Thaïlande. Si l’opération a démarré en 2004, c’est depuis 2005 que l’intégralité des sommes collectées est reversée, sans déduire de frais d’aucune nature, à l’association « Une école, un avenir », animée par Daniel Zaepffel et son épouse à Dambach-la-Ville. Cette association humanitaire, qui ne connaît ni intermédiaire ni frais de fonctionnement, s’investit en Thaïlande où elle finance la construction et l’aménagement d’écoles dans les régions les plus difficiles d’accès. Cette année encore, la récolte s’est déroulée dans des conditions assez pénibles, la pluie ayant rendu la parcelle glissante et altéré l’état sanitaire des choux. Cette météo capricieuse n’a pas freiné le dynamisme de l’équipe de bénévoles, tous fidèles au poste. Ils ont récolté les choux à la main et les ont chargés à l’ancienne sur quatre remorques, avant de les acheminer vers la choucrouterie. Dans la foulée a eu lieu la transformation artisanale de cette variété d’une finesse et d’une texture incomparables. « C’est la Rolls-Royce de la choucroute », se plaît à dire le choucroutier retraité, à l’origine de cette action humanitaire. Les plus grands chefs de cuisine sont de son avis : « Ce produit du terroir alsacien donne une choucroute fine, longue et blanche, au goût unique », affirmait Michel Husser dans le journal Le Monde. Le chef du restaurant au Cerf à Marlenheim n’hésite pas à la qualifier de « plus belle choucroute du monde ». Après avoir achevé sa fermentation, la choucroute solidaire sera disponible dès le samedi 14 octobre à partir de 9 h au 2 rue des Juifs à Krautergersheim, et ce jusqu’à épuisement du stock. Elle est conditionnée en seaux de 5 kg, 10 kg ou 15 kg, au prix de 7,50 €, 15 € et 22 €, ces prix restant inchangés. « Aider les enfants à devenir » Cette choucroute se conserve pendant plusieurs semaines dans son seau, tant qu’il est hermétiquement fermé. De plus, elle se congèle facilement : il suffit de la conditionner crue en sachets à l’ouverture du seau. Donc, amateurs de choucroute d’Alsace et généreux donateurs, précipitez-vous à Krautergersheim dès ce samedi 13 octobre pour acheter des seaux de choucroute. N’hésitez pas à faire des stocks ! Le choucroutier retraité de Krautergersheim compte sur la participation de tous pour que l’opération « Choucroute solidaire 2017 » soit une réussite, à l’instar des précédentes éditions. Une exposition d’images sera visible au 2 rue des Juifs pour témoigner de l’implication des bénévoles dans l’opération « Choucroute solidaire » et montrer les réalisations effectuées avec les fonds recueillis. Aider les enfants à devenir, telle est la philosophie qui anime notre choucroutier. Quelle plus belle satisfaction que de constater que, grâce à cet élan de générosité, de plus en plus d’enfants thaïlandais peuvent étudier dans de bonnes conditions !

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