Pratique

Relais départemental du tourisme rural du Bas-Rhin

En constante progression !

Publié le 12/07/2017

La saison 2016 a été excellente pour les Gîtes de France et plus encore pour le Relais départemental du tourisme rural du Bas-Rhin qui affiche une progression de près de 9 % du volume d’affaires de la centrale de réservation, un bilan détaillé par son président, Maurice Waltsburger.

Depuis plus de 3 ans, l’hébergement rural à la faveur des touristes français et étrangers. L’année 2016 a confirmé cet engouement pour ce type de vacances avec une saison largement positive en termes de fréquentation. L’activité de la centrale de réservation est en hausse avec 3 841 contrats internet contre 3 682 en 2015, précise Maurice Waltsburger, président du Relais départemental du tourisme rural du Bas-Rhin, « une hausse supérieure à la moyenne nationale des Gîtes de France ». Certes le mouvement a bénéficié du climat d’insécurité, notamment pour la clientèle familiale, qui a préféré rester en France, mais le Relais a également enregistré « une hausse dans le secteur du tourisme d’affaires », avec des personnels de chantiers ou des cadres venus en mission ponctuelle. Une clientèle française fan des gîtes ! Le parc compte 686 hébergements en gîtes, dont 182 chambres d’hôtes sans table. La progression des nuitées en termes de semaine louées dépasse les 7 %, dont plus de 72 % proviennent de la clientèle française, d’Île de France et de Normandie notamment, les Allemands et les Belges étant les touristes étrangers parmi les plus nombreux. Ces chiffres, et ceux du bilan, ont été présentés lors de la récente assemblée générale de l’association du Relais départemental, qui a changé de statuts. Pour simplifier le fonctionnement des structures, l’association a absorbé par fusion l’association Loisirs accueil Alsace Bas-Rhin. La centrale de réservation reste une structure commerciale dépendante directement de l’association. Le Relais a entamé depuis quelques années un travail important auprès des propriétaires pour leur permettre de s’adapter à l’évolution de la clientèle sur les modes de réservation et plus précisément sur la réservation en ligne. « C’est devenu incontournable », souligne le président et cela « correspond aux attentes des clients dans leur nouveau mode d’achat des vacances ». Actuellement 54 % des hébergements du Relais sont réservables en ligne, l’objectif du Relais étant d’augmenter cette visibilité sur internet pour les propriétaires. Il s’agit de leur offrir « un outil qui facilite leur travail, en les rassurant, pour accepter ces évolutions des modes de réservation », notamment pour ceux qui accueillent des touristes depuis plus de 20 ans. Il est important de les inciter à « aller dans le sens du consommateur en leur donnant cette possibilité de réservation en ligne tout en gardant le côté humain » qui fait la force du mouvement. Plus de 95 % des hébergements sont actuellement choisis en ligne et 58 % des réservations se font par internet. 40 % des clients néanmoins continuent à vouloir passer par un contact téléphonique avec la centrale ou les propriétaires, possible grâce à la réservation partagée mise en place cette année. Cultiver la proximité, accompagner les évolutions En 2016, les propriétaires des gîtes ont obtenu la certification Afnor sur les avis des clients. « C’est un outil de persuasion qui rassure et qui souvent accélère la réservation ». La directrice du Relais, Anne-Sophie de Puineuf, précise qu’au moins 41 propriétaires ont été récompensés par le Trophée client, avec des notes moyennes supérieures à celles au niveau national. Elles prouvent « la qualité des hébergements » et les efforts consentis par les propriétaires et le Relais pour s’inscrire dans cette démarche et la poursuivre. La valorisation du patrimoine reste également un volet important de ce type d’hébergement. C’est la force des Gîtes de France pour faire face à la concurrence, parfois rude, de certains opérateurs, avec « la qualité de l’accueil et la disponibilité des propriétaires ». « Ces valeurs humaines de proximité et d’authenticité sont à préserver, et à communiquer ». Bon signe pour le Relais, certains propriétaires ayant répondu aux sirènes de la concurrence sont revenus au sein des Gîtes de France. La priorité cette année est « de maintenir le parc des hébergements, de l’améliorer, voire de l’augmenter, en mobilisant et en encourageant les porteurs de projets », notamment par le biais de certaines thématiques dans l’air du temps, comme l’œnotourisme. L’objectif « d’accompagnement des propriétaires à la réservation en ligne », reste d’actualité cette année. Le président a évoqué le travail au sein de la région Grand Est, avec les neuf autres Relais départementaux. Pour l’heure, Maurice Waltsburger affiche sa satisfaction face à cette bonne année 2016, confiant dans la force des valeurs humaines des Gîtes de France. Des valeurs bien mises en œuvre par les propriétaires.

Publié le 09/07/2017

Pour ses 75 ans, le Syndicat des eaux et de l’assainissement Alsace-Moselle (SDEA) organisait deux journées consacrées à l’eau avec visite de son siège et de plusieurs stations d’épuration.

Créé il y a 75 ans, le Syndicat des eaux et de l’assainissement Alsace-Moselle (SDEA) dessert plus de 520 communes d’Alsace et de Moselle. Grâce au travail de ses équipes, il ravitaille en eau potable 850 000 habitants et assure l’épuration de leurs eaux usées. Ses missions vont de la réalisation des captages à l’entretien des réseaux d’assainissement en passant par la protection des milieux aquatiques. Pour les faire découvrir au grand public, le SDEA organisait ses journées de l’eau, les 24 et 25 juin, sur son site de Schiltigheim et dans plusieurs stations d’épuration bas-rhinoises. Des journées inaugurées en grande pompe par plusieurs élus des collectivités partenaires du SDEA, accueillis par son président Denis Hommel. À Schiltigheim, la visite permet de se familiariser avec le cycle domestique de l’eau : maquette d’un château d’eau, tuyauteries, canalisations sont exposées au grand jour. Les ateliers de maintenance mécanique et électrique sont grand ouverts et les véhicules couramment utilisés par les équipes du SDEA sont exposés sur le parking. Il y a là un hydrocureur combiné, utilisé pour entretenir et déboucher les réseaux d’assainissement, un hydrocureur tout terrain et une aspiratrice automatisée, qui permet à un seul opérateur de soulever les plaques d’égout et de nettoyer les bouches. Un travail réalisé préventivement une fois par an sur les 200 000 bouches d’égout du périmètre SDEA, « sans compter le curatif », précise l’agent concerné. Détecter les fuites, et vite ! Un peu plus loin, l’équipe dédiée à la recherche de fuites sur le réseau présente le bilan de ses interventions : environ 600 anomalies sont repérées chaque année. Les efforts de renouvellement du réseau, de détection et de réparation rapide des fuites portent leurs fruits. Rassuré, le visiteur peut s’intéresser au devenir des eaux usées. Celles-ci sont dirigées vers une station d’épuration, où elles sont traitées avant de rejoindre le milieu naturel. Que faire des boues d’épuration ? Le SDEA s’est engagé dans une gestion durable de ces résidus. Yannick Hendriksen, chef du service traitement des eaux usées, explique qu’elles sont analysées puis épandues dans les champs. 13 000 tonnes de matière sèche sortent ainsi annuellement de la centaine de stations d’épuration gérées par le SDEA. 70 % des tonnages sont directement recyclés en agriculture, les 30 % restants sont confiés à des prestataires extérieurs qui les incorporent à des déchets verts pour en faire du compost. Promouvoir les cultures bas intrants Parmi les stands des partenaires du SDEA, celui de la Chambre d’agriculture d’Alsace est consacré à la lutte contre les coulées de boues et aux opérations Agri-Mieux conduites en zone vulnérable. Blandine Fritsch, de l’Adar du Kochersberg, explique quelles sont les actions mises en place pour éviter la pollution des eaux souterraines : le désherbage mécanique des cultures, l’ajustement des doses d’azote et le développement des cultures intermédiaires piégeant les nitrates sont désormais entrés dans les mœurs des agriculteurs, indique la conseillère. Le SDEA, pour sa part, s’est doté de cinq missions Eau qui tentent de réduire les pollutions causées par les nitrates et les produits phytosanitaires. Elles travaillent en lien avec les services de la Chambre d’agriculture. Dans le Bas-Rhin, trois zones sont concernées, détaille Elsa Meyer-Schopka en citant Haguenau et la bande rhénane, le secteur Piémont sud et le bassin-versant de la Souffel. Les opérations Ferti-Mieux et Phyto-Mieux ayant montré leurs limites, le SDEA s’engage désormais dans la promotion des cultures bas intrants. Des réunions territoriales ont déjà été organisées dans le Piémont sud, d’autres sont prévues cet été dans le secteur de Mommenheim. Si les études montrent que la conversion au bio ou le changement de cultures sont économiquement rentables, il reste à structurer les filières avec les opérateurs existants, précise Jean-Marc Riebel, vice-président du SDEA et président de la communauté de communes du val de Villé. « Il y a un travail collaboratif à mettre en place », souligne l’élu de moyenne montagne, persuadé de l’importance du dialogue entre élus, agriculteurs et consommateurs.

Filière Bois Énergie

Du bois bûche en Sud Alsace

Publié le 07/07/2017

Les frères Haefflinger, tous trois céréaliers à Réguisheim, poursuivent la diversification de l’entreprise familiale démarrée en 1995 en commercialisant du bois de chauffage sous la marque ONF Énergie Bois. Un partenariat inauguré le 22 juin qui va donner lieu à la création d’une nouvelle société : ONF Bois Bûche Sud Alsace.

Après le compost et les rafles de maïs, la famille Haefflinger de Réguisheim continue la diversification de l’entreprise familiale avec le bois énergie. Le 22 juin, les trois frères céréaliers ont officialisé leur partenariat avec l’Office national des forêts (ONF) pour devenir le point de vente officiel de bois de chauffage en Sud Alsace sous la marque ONF Énergie Bois. Cette dernière a pour objectif de garantir au client final un produit de qualité qui respecte différents critères : taux d’humidité contrôlé, essences adaptées, garantie des volumes, bois issu de forêts françaises gérées durablement (PEFC), et bois légal respectant la réglementation en vigueur. Comme le rappelle le directeur commercial bois et services de l’ONF, Alain Le Berre, ONF Énergie Bois est le « premier réseau français de bois de chauffage ». Les enjeux économiques sont importants : le bois de chauffage représente 40 % des énergies renouvelables en France, soit le pourcentage le plus important. « Le souci est que la qualité laisse souvent à désirer avec des taux d’humidité importants », poursuit-il. « Les consommateurs n’ont pour la plupart aucune idée de la qualité du bois qu’ils mettent dans leur chaudière. Du coup, il y a un décalage de plus en plus grand entre les matériels utilisés aujourd’hui pour brûler le bois et le combustible. Alors, pour que la filière reste opérationnelle et pérenne, il est devenu indispensable de garantir un bois de chauffage de qualité », précise Yves-Marie Gardette, chargé de mission bois énergie et carbone à l’ONF. Ainsi, le bois énergie sous la marque ONF Énergie Bois est garanti avec un taux d’humidité inférieur à 20 %. Pour parvenir à ces taux, le combustible est séché dans des caissons pendant deux jours par cogénération biomasse.

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