Pratique

Journée des chefs

La gastronomie à la cantine

Publié le 26/06/2017

L’Alsacienne de restauration et le pensionnat Sainte-Marie de Ribeauvillé ont organisé leur traditionnelle Journée des chefs le 9 juin. L’occasion de faire découvrir aux élèves un repas un peu plus gastronomique qu’à l’accoutumée, le tout cuisiné avec des produits locaux et de saison.

Le 9 juin, les élèves du pensionnat Sainte-Marie de Ribeauvillé ont eu droit à quelques étoiles lors de leur repas de midi. Comme il est de tradition depuis plusieurs années, l’établissement et l’Alsacienne de restauration - qui fournit les repas - ont souhaité offrir aux élèves un repas un peu plus gastronomique qu’à l’accoutumée. Cette année, ce sont les chefs du restaurant du Casino Barrière de Ribeauvillé, Alexandre Bouchain et David Meyer, qui ont relevé le challenge. Au menu : escalope de volaille d’Alsace façon tex-mex et sa brochette du soleil, verrine de salade de fruits revisitée avec quelques légumes, et buffet de crudités plaisirs gourmands réalisé le chef de cuisine du pensionnat, Jean-Yves Gadet. « L’idée est de faire preuve d’un peu de créativité pour amener les enfants à manger plus de légumes. » Un credo que Jean-Yves Gadet applique au quotidien depuis son arrivée dans l’établissement en 2014. Et ça marche. En trois ans, la consommation de légumes a doublé, faisant le régal des 260 élèves qui fréquentent la cantine le midi (120 le soir). « Je peux faire des cakes aux carottes et des salades mélangeant fruits et légumes », explique-t-il. Le tout réalisé en très grande majorité avec des produits locaux. « C’est inscrit dans notre ADN », commente Vincent Vu Cong, directeur de restaurant à l’Alsacienne de restauration. Présente dans de nombreuses entreprises et collectivités, la société de restauration gère aujourd’hui 17 des 33 établissements scolaires privés d’Alsace. « Tous les jours, nous servons des produits frais, légumes ou viandes dans les cantines que nous gérons. On y mange davantage au rythme des saisons », continue Vincent Vu Cong. Au pensionnat Sainte-Marie, les élèves ont aussi droit à du fromage à la coupe deux à trois fois par semaine. Le munster, la tomme ou le bleu ont notamment la cote. Toute la charcuterie est issue d’animaux élevés et transformés en Alsace, tandis que la volaille vient de chez Bruno Siebert, à Ergersheim. « On veut casser cette image de la cantine où la nourriture n’est pas bonne. Même avec un budget limité, on prouve qu’on peut faire de très bonnes choses. Tout dépend de la volonté du chef », témoigne Jean-Yves Gadet. Ce dernier n’hésite à mettre des légumes dans des salades de fruits ou à créer des tartes tatin aux navets. Au début, les enfants essaient par curiosité. Ensuite, ils en redemandent. Un retour forcément motivant pour le chef de cuisine. « Certains enfants ne connaissent pas certains fruits et légumes. Ça me touche. Alors j’essaie de faire ce qu’il faut pour qu’ils y prennent goût. Et les résultats sont là : les enfants sont heureux d’aller à la cantine. »

Brasseurs d’Alsace

L’univers bière en un clic !

Publié le 20/06/2017

Brasseries, patrimoine, producteurs, l’ensemble des activités autour de la bière est désormais accessible sur le Web avec le portail Au gré des bières, officiellement lancé le 10 juin à la CCI de Strasbourg, par le président du syndicat des brasseurs d’Alsace Eric Trossat, aux côtés des partenaires professionnels et institutionnels.

Seule région de France réunissant producteurs de vins et de bières, l’Alsace produit à elle seule 60 % de la production française de bière rappelle le président du syndicat des brasseurs d’Alsace Eric Trossat. Un syndicat qui réunit onze brasseries et compte deux membres associés, la corporation libre des artisans brasseurs d’Alsace et la brasserie associative l’Abreuvoir. Premier site Web touristique brassicole Pour mettre en valeur cette histoire, ces traditions, ces brasseries et ces producteurs, l’idée est née il y a trois ans, de créer un parcours touristique autour de cet univers bière, initiée par Guy Dominique Kennel, ancien président du Conseil départemental et de l’ADT, (Alsace destination tourisme). En collaboration avec l’ADT, le syndicat a ainsi créé un site Web entièrement dédié au tourisme brassicole, Au gré des bières.com, le nom de la manifestation brassicole lancée par le syndicat à Strasbourg, il y a quatre ans. C’est un outil ludique qui permet de « mieux comprendre l’histoire de la région sous le prisme de la bière et son importance », décliné en plusieurs thématiques, celle du patrimoine historique avec ses nombreux vestiges, « souvent méconnus des Alsaciens ». Sur la thématique des brasseries, 45 sont présentées sur le site, avec leur histoire. Sur ce parcours interactif, les visiteurs peuvent préparer leurs visites dans certaines d’entre elles et voir également les magasins de vente répertoriés. Même si elles ne sont pas ouvertes au public, « les brasseries ont toutes des choses à raconter à travers leurs produits », souligne le président. Les producteurs de houblon sont également associés à ce portail, avec le sentier du houblon. Tous les acteurs de la bière peuvent figurer sur ce parcours ajoute le président, « qu’ils soient ou pas affiliés au syndicat, afin d’offrir une vision exhaustive du monde brassicole alsacien », offrant aux touristes « du sur-mesure » selon leurs centres d’intérêt. Au gré des bières avec les cafetiers et les chefs d’Alsace L’ensemble des acteurs de la filière bière figure sur le site, les touristes pourront trouver des adresses de cafetiers qui proposent un bel échantillon des bières traditionnelles mais également artisanales. Ce portail offre un accès à la bière sous toutes ses formes, gastronomique entre autres, avec la participation des chefs d’Alsace. Jacques Eber, président des chefs d’Alsace du Bas-Rhin et des maîtres restaurateurs précise qu’une quinzaine d’entre eux participe à cette démarche en proposant des recettes à la bière dans leur menu. « C’est un challenge », de créer de nouveaux accords avec la bière, notamment sur les desserts. « C’est vivifiant, et leur participation est appelée à croître » ajoute ce chef. Le site sera régulièrement alimenté par l’ADT, avec l’actualité des événements en temps réel, liés à la bière. Il annonce notamment l’animation nationale la Moisson des brasseurs, du 23 au 25 juin, lancée par le syndicat des brasseurs de France à laquelle va participer cette année la brasserie Uberach les 23 et 24 juin, indique Eric Trossat, président et fondateur de cette brasserie. C’est dans le caveau de la Chambre de commerce et d'industrie de Strasbourg, décoré pour la circonstance de houblon, qu’il a officiellement lancé ce portail, le 10 juin. De nombreuses personnalités ont assisté à son lancement, dont le président du syndicat des brasseurs de France, François Loos, le député André Schneider, défenseur de la bière d’Alsace à l’assemblée nationale et « militant pour cette production et ce patrimoine régional d’Alsace ». Le site Au Gré des bières, est un portail qui invite à de belles balades à la rencontre, bien réelle de la foisonnante diversité du monde brassicole alsacien.

SlowUp de la route des vins d’Alsace

Les communes devront prendre le relais de l’ADT

Publié le 17/06/2017

Après l’immense succès populaire du slowUp de la route des vins d’Alsace, dont c’était la 5e édition le 4 juin dernier, Alsace Destination Tourisme a annoncé que la charge de l’organisation revenait désormais aux communes concernées.

Les neuf communes concernées par le slowUp, Sélestat, Scherwiller, Châtenois, Kintzheim, Orschwiller, Saint-Hippolyte, Rodern, Rorschwihr et Bergheim, vont-elles prendre le relais du slowUp de la route des vins d’Alsace ? La manifestation, lancée il y a cinq ans par les équipes du Conseil départemental de l’époque et leur président, Guy-Dominique Kennel, est désormais bien inscrite dans le calendrier des manifestations à succès en Alsace. L’Agence de développement et de promotion du tourisme n’a jamais fait mystère qu’il reviendrait un jour aux communes concernées et aux sponsors de prendre en charge l’organisation. Et l’heure est venue. Avec 40 000 visiteurs, l’événement a trouvé son public. Et l’on vient de loin pour arpenter la route des vins à vélo. Si l’ensemble des parties concernées, les maires des communes concèdent qu’il ne s’agirait pas que la manifestation s’arrête, les modalités d’organisation n’ont pour l’heure pas été définies. Ni même le financement. Le budget global de l’édition 2017 s’est élevé à 80 000 €, financés pour moitié par les collectivités et l’ADT, et pour moitié par les sponsors, qui s’offrent une vitrine exceptionnelle. S’ajoutant à cela, un millier de bénévoles. L’expérience en Suisse montre que la transition peut s’avérer délicate. L’édition 2017 du slowUp de Genève connaît ainsi pas mal de remous sous la pression de sponsors mécontents. Mais d’autres slowUp, comme celui de Bâle avec 50 000 slowUpeurs, continuent de connaître un franc succès. La balle est donc désormais dans le camp des communes, afin qu’elles s’entendent pour perpétuer le succès.

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