Service de remplacement
Un ami qui vous veut du bien
Service de remplacement
Publié le 29/04/2017
L’assistance proposée par le service de remplacement du Bas-Rhin reste trop souvent méconnue des agriculteurs. C’est ce qui ressort de l’assemblée générale organisée le mercredi 12 avril à la Maison de l’agriculture de Schiltigheim.
Comment assurer les travaux de la ferme en cas de pépin ? Le service de remplacement a des solutions… parfois méconnues. Son bureau se réunissait mercredi 12 avril à Schiltigheim. Et tous ses membres se sont accordés sur la nécessité de rendre plus visibles les nombreux services proposés. Un imprévu, ça arrive toujours au mauvais moment. On tombe malade, ou on tombe tout court, et nous voici dans l’impossibilité de travailler. Dans ces cas-là, le service de remplacement propose de dépêcher un agent pour prendre la relève. Si la MSA prend en charge une grande partie de ce dépannage, cela se limite aux 20 premiers jours. Développer les contrats avec Groupama Et après ? Groupama Grand Est, partenaire du service de remplacement, propose un contrat spécifique qui prolonge cette prise en charge à 180 jours. Une énorme différence… pour presque rien ! « La cotisation est de 177 € par an, soit à peine une journée de remplacement », précise Julien Jacob, vice-président du service de remplacement du Bas-Rhin. Petit bémol, seuls 20 adhérents sur les 345 que compte l’organisation ont signé ce contrat. Pour le responsable de l’assurance, présent ce mercredi, ce n’est pas faute de proposer : « Mais même les jeunes, qui bénéficient de réductions, préfèrent les contrats à indemnité journalière. » Une vision à court terme qui peut s’avérer dommageable en cas d’incapacité de travail de plusieurs semaines… La souffrance psychologique prise en compte Autre sujet, autre mesure. La dépression et le burn-out, cet état d’épuisement professionnel, font l’objet d’un traitement spécial. La MSA a débloqué une enveloppe couvrant jusqu’à 35 dossiers pour 2017. Preuve que cette souffrance invisible commence à être sérieusement prise en compte. Ici aussi, la communication s’avère primordiale car « il est difficile de détecter ce type de problèmes, selon Thomas Gillig, président du service de remplacement du Bas-Rhin. Les exploitants se confient difficilement, il faut faire connaître ce dispositif. » Car il pourrait sauver des vies. Le programme dédié au burn-out prévoit ainsi un soutien financier pour prendre une semaine de répit. « Nous avons eu de très bons retours depuis janvier, précise Julien Jacob. Des gens qui ont pu se retrouver avec leur famille, faire le point pour mieux repartir. » Les salariés et agents du service de remplacement ont également reçu une formation aux problèmes psychologiques. Une manière d’apporter un soutien moral, en complément de l’appui matériel offert jusqu’à présent. Une aide aux vacances quasi inutilisée Partir en vacances, un doux rêve pour de nombreux agriculteurs. Vraiment ? La MSA prévoit une aide aux congés dans son Passeport JA. Ce chéquier, d’une valeur de 2 000 €, est délivré à tous les jeunes exploitants qui s’installent dans le département. Il délivre notamment 500 € pour solliciter un suppléant au service de remplacement. Là encore, le dispositif souffre d’un manque de visibilité. « En moyenne, à peine un quart des montants alloués sont utilisés », regrette un responsable de la MSA. Et Marylin Chardonnet, responsable administrative du service de remplacement, d’ajouter « de nombreux jeunes ne répondent pas à nos envois. » Si la communication et la sensibilisation des exploitants semblent être un axe de développement important, Thomas Gillig note des progrès. « On s’aperçoit que les gens sont réceptifs à nos relances et aux actions de communication. C’est là dessus que nous devons continuer à travailler. » En espérant que la prise de conscience se poursuive.












