Pratique

Publié le 07/04/2017

La période de déclaration Pac 2017 a débuté. Le site de déclaration en ligne TelePac est ouvert depuis le 1er avril pour la majorité des exploitants.

TelePac est ouvert depuis le 1er avril 2017. Les télédéclarations ainsi que la déclaration des aides bovines seront ouvertes jusqu’au 15 mai 2017 inclus. Certains dossiers d’agriculteurs ne seront malheureusement pas accessibles dès le 1er avril (message affiché lors de la tentative de connexion au dossier Pac 2017). Les MAEC ne seront pas déclarables avant le 15 avril. Dans tous les cas, les dossiers seront accessibles à partir du 21 avril au plus tard. Pour vous présenter les nouveautés (nouvelle photo aérienne, outil de calcul des SIE), la FDSEA et la Chambre d’agriculture sont à pied d’œuvre pour vous proposer des réunions d’information Pac complètes. Comme l’an dernier, un accompagnement personnalisé avec réalisation complète de votre déclaration vous est proposé sur de nombreux points du département (voir tableaux). Comment se connecter à TelePac Si votre mot de passe vient d’être modifié et est à jour Entrez votre n° Pacage + mot passe créé, cliquez sur « Connexion ». Pour ceux dont le mot de passe doit être mis à jour (pas de connexion depuis six mois) Entrez votre n° Pacage + dernier mot de passe créé, cliquez sur « Connexion ». - > Un onglet s’ouvre et vous propose la création d’un nouveau mot de passe de huit caractères minimum (avec chiffres et caractères spéciaux). Pour les nouveaux déclarants et en cas de perte de mot de passe Cliquez sur « Créer un compte ou mot de passe perdu ». Saisissez votre n° Pacage, saisie de données personnelles (Insee, Iban, Siret) et code TelePac 2017 reçu il y a quelques jours. Vous devrez ensuite créer un nouveau mot de passe de huit caractères minimum (avec chiffres et caractères spéciaux). À noter que les nouveaux déclarants et les exploitants ayant perdu leur code TelePac 2017 peuvent effectuer une demande de code en ligne ou contacter la DDT (03 88 88 91 43 ou 46 ou 48).

Concours régional de taille de vigne

Pierre Verchere remporte le sécateur d’or

Publié le 16/03/2017

18 finalistes se sont retrouvés mercredi 1er mars dans le vignoble d’Heiligenstein pour le 38e concours régional de taille de vigne. C’est Pierre Verchere qui a remporté l’épreuve.

C’est sous la pluie que s’est déroulé le concours régional de taille de vigne, mercredi 1er mars à Heiligenstein. Une partie des 18 finalistes s’était qualifiée le matin même, lors de l’épreuve ouvrant au diplôme de taille, qui réunissait 71 candidats. Des candidats ayant obtenu leur diplôme de taille les années précédentes s’étaient joints à eux. Les deux épreuves ont eu lieu sur des parcelles proches, dans la zone d’appellation du klevener de Heiligenstein. Placé sous l’égide du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa), le concours était comme chaque année coorganisé par le lycée agricole et viticole de Rouffach et la Chambre d’agriculture Alsace, avec le soutien des jeunes adhérents du syndicat viticole local. Vers 14 h 30, Christine Klein, chronomètre suspendu autour du cou, donne le top départ aux 18 candidats. Non sans avoir rappelé les attentes du jury : « Une taille en guyot simple ou double, à adapter en fonction des ceps ». Elle formule quelques mises en garde : « On ne taille pas les jeunes pieds s’il n’y a pas d’arcure et on ne touche pas aux pieds morts ni aux pieds malades. » Les candidats ont 20 minutes pour faire la preuve de leur savoir-faire. À l’issue des 20 minutes, le travail est jugé successivement par trois jurys, pour un maximum d’objectivité. De la finesse dans le choix des bois La parcelle où se déroule le concours est « une parcelle un peu difficile, souligne Jérôme Attard, conseiller viticole à la Chambre d’agriculture Alsace. Elle n’est pas trop vigoureuse, elle demande donc de la finesse dans le choix des bois de manière à pérenniser la souche. » Les critères pris en compte par le jury sont le choix des bois, la maîtrise de la charge, la propreté et la vitesse de taille. À quelques minutes de la fin de l’épreuve, les membres du syndicat viticole préparent les boissons chaudes sous les tentes installées en bordure de parcelle. Concours ou pas, la convivialité reste de mise. « C’est une bonne expérience, juge Thierry, en terminale bac pro au lycée de Rouffach, qui participe au concours pour la première fois. On peut discuter entre collègues, on rencontre des professionnels… » Habitué à tailler les vignes - ses parents exploitent une dizaine d’hectares à Niedermorschwihr - Thierry n’a pas éprouvé de difficulté particulière. « C’était plus dur ce matin, pour le diplôme de taille, car il fallait aussi répondre aux questions du jury. » C’était aussi une première participation pour Céline et Claudine. Les deux sœurs ont suivi trois jours de formation à la taille et ont obtenu leur diplôme le matin même, comme 21 autres participants. Elles ne s’attendaient pas à être sélectionnées pour le concours régional. Salariée sur l’exploitation de son mari à Scharrachbergheim, Céline a « l’habitude de tirer les bois mais pas de tailler. » Quant à Claudine, elle est une pro du ciseau avant d’être une pro du sécateur, puisqu’en plus d’être viticultrice, elle est aussi… coiffeuse à mi-temps.

Section des anciens exploitants de la FDSEA du Bas-Rhin

« Comment pouvons-nous vivre avec seulement 716 €/mois ? »

Publié le 14/03/2017

Le conseil départemental des anciens exploitants s’est réuni le lundi 27 février à la Maison de l’agriculture de Schiltigheim. Deux dossiers ont retenu plus particulièrement l’attention des participants, les retraites et la transmission des exploitations.

Le président Paul Schiellein remercie les retraités pour leur présence nombreuse à l’assemblée générale de la FDSEA du Bas-Rhin. « Cela montre que nous sommes solidaires avec les préoccupations des actifs. » Le début de l’année 2017 a été terni par le décès de Xavier Beulin, le président de la FNSEA. « Pour l’avoir rencontré très souvent, je peux dire que c’était un homme extraordinaire. » L’élection d’un nouveau président interviendra le 13 avril prochain. « Difficile de dire qui succédera à Xavier Beulin. » Le congrès des anciens exploitants se déroulait les 7 et 8 mars à Paris, avant l’élection du président national le 15 mars. « À 75 ans, Jean-Paul Bizien a décidé de ne plus se représenter. Nous aurons donc un nouveau président. » La section des anciens de la FDSEA du Bas-Rhin compte 958 membres. « Nous sommes en tête des départements du Grand Est », souligne Paul Schiellein, avant d’aborder le dossier des retraites. « L’État nous avait promis de faire grimper nos retraites à 75 % du Smic en trois ans, en nous attribuant des points gratuits de RCO (Retraite complémentaire obligatoire). » La RCO est gérée par la Mutualité sociale agricole (MSA) qui a tiré la sonnette d’alarme dès le mois d’août 2016 : « La trésorerie qui devait permettre de payer l’augmentation des retraites diminuait drastiquement, les réserves de la MSA avaient été pompées par l’État, la taxe sur l’huile de palme n’a pas été votée par le Sénat. » Plus d’équité pour les retraites Il était hors de question que les actifs agricoles supportent cette mesure, estime Paul Schiellein. « En 2016, les actifs ont versé 3 % de cotisation RCO. L’État voulait l’augmenter à 5 %, ce que nous ne pouvions pas accepter. Début décembre, Stéphane Le Foll a convoqué une conférence sociale pour trouver une solution à ce problème. » Ni lui ni Marisol Touraine n’ayant assisté à cette réunion, aucune avancée concrète n’a été obtenue. Xavier Beulin et Jean-Paul Bizien ont rencontré le ministre de l'Agriculture lors d’une cérémonie dans le Finistère. Ils en ont profité pour lui dire qu’une augmentation de 2 % de la cotisation RCO n’était pas acceptable. Ils ont eu gain de cause : le 30 décembre, un décret limitait la hausse de la cotisation à 0,5 % en 2017 et 2018, ce qui la portera à 4 % en 2018. Cela représente 110 millions d’euros par an, l’État s’engageant à verser le même montant. Il sera financé par une augmentation de la taxe farine, de la taxe tabac et de la CSG globale. « Grâce à ce compromis, nos retraites arriveront à 75 % du Smic. Mais nous souhaitons aller plus loin, indique Paul Schiellein. Alors que la moyenne des retraites est de 1 320 € par mois en France, comment pouvons-nous vivre avec seulement 716 €/mois ? Nous nous battons pour obtenir 85 % du Smic et le calcul du montant de la retraite sur les 25 meilleures années, au lieu d’une carrière complète. Le moment est idéal pour négocier cette mesure : 2017 est la 25e année du passage du revenu cadastral au revenu économique de l’exploitation. Nous préparons un argumentaire pour les candidats à la présidence et pour le futur président. » Bientôt une carte Moisson spécial « retraités » Les responsables de la section des anciens exploitants du Bas-Rhin n’ont pas chômé, ces derniers mois : « En décembre et en janvier, nous avons rencontré toutes les organisations agricoles pour valider les accords conclus, en particulier le Crédit Agricole Alsace Vosges qui a un nouveau président et un nouveau directeur. Nous avons également eu de longues discussions avec Groupama Grand Est. » « Avec Mutualia, nous avions négocié un contrat collectif. » Suite à la fusion opérée au niveau national, il ne reste plus que trois Caisses Mutualia en France, dont une dans le Grand Est. « Ma crainte était que le contrat négocié auparavant soit caduc. Je suis rassuré : malgré la fusion, nous conservons nos acquis. » La carte d’adhérent a été envoyée avec l’invitation à l’assemblée générale de la FDSEA du Bas-Rhin. Elle doit être conservée car elle permet d’obtenir les tarifs négociés dans les différents organismes. Mais d’ici le mois d’avril, elle sera remplacée par la carte Moisson, annonce Paul Schiellein. Il s’agit d’une carte plastifiée comportant un n° d’adhérent qui permettra de bénéficier de réductions négociées auprès des différents organismes, mais aussi auprès de partenaires locaux, explique Julien Moureau. « La FDSEA du Bas-Rhin est en train de négocier avec les commerçants et les prestataires de services de la région pour obtenir des offres privilégiées pour les agriculteurs et les retraités. » L’objectif est toujours le même, explique Paul Schiellein, « maîtriser les charges et essayer d’apporter des services aux adhérents ». Accompagner la dématérialisation des données MSA « L’an dernier, je vous ai annoncé que la MSA souhaite dématérialiser la transmission de documents. Nous sommes montés au créneau pour négocier un support papier trimestriel. De notre côté, nous avons décidé d’organiser des formations pour que les retraités puissent apprendre à accéder à ces documents informatiques. » Une première session a eu lieu à Schiltigheim. Elle a réuni dix stagiaires. Philippe Wolff et Julien Moureau, animateur de la SDAE, ont animé cette réunion, en partenariat avec Groupama, le Crédit Agricole et la MSA. Les prochaines sessions de formation seront organisées à Haguenau, Sélestat et Strasbourg, voire en Alsace Bossue selon le lieu de résidence des candidats. Lors des prochaines réunions territoriales, la section des anciens exploitants lancera un questionnaire pour repérer les éventuels candidats et leur niveau en informatique, annonce Paul Schiellein. Des réunions territoriales qui se tiendront à Traenheim le 14 mars, Batzendorf le 16 mars, Boofzheim le 21 mars et Drulingen le 28 mars (lire en encadré). Ces réunions territoriales seront centrées sur les enjeux de la transmission de l’exploitation et seront animées par Philippe Wolff, Marilène Bellot (FDSEA67), Thomas Gillig (JA67), Sophie Goehry (Odasea 67), Anne Pfemmert (MSA d’Alsace) et François Anstett (CFG67). « Nous comptons sur vous pour mobiliser les retraités qui vous entourent afin qu’ils assistent à ces réunions, même s’ils ne sont pas encore membres. Une plaquette a été réalisée pour sensibiliser le plus grand nombre de retraités à ce thème qui concerne toutes les générations. » Après ces réunions territoriales, Paul Schiellein propose aux membres du conseil départemental des anciens exploitants de se retrouver le 31 mai pour une réunion décentralisée. « Je vous propose de visiter l’Ephad de Dorlisheim qui réunit une maison de retraite, une unité spécifique pour les personnes psychiquement dépendantes et un accueil de jour, pour découvrir comment ce genre d’établissement est géré. »

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