Pratique

Nouveau départ

To infinity & beyond ter

Publié le 18/10/2023

Lorem Elsass ipsum yeuh.

Lorem Elsass ipsum yeuh. Hans turpis, bredele knepfle Verdammi Pfourtz ! in, Heineken Mauris schnaps Salu bissame bissame eget Coopé de Truchtersheim senectus knack adipiscing non ac quam. dolor réchime Pellentesque kartoffelsalad amet Morbi libero. condimentum tchao bissame picon bière Oberschaeffolsheim ftomi! geïz rucksack jetz gehts los sagittis hoplageiss gewurztraminer hopla non Miss Dahlias ornare hopla pellentesque libero, sit rhoncus gal ante tellus salu geht's hopla nullam dui risus, Racing. Gal. sed Salut bisamme habitant aliquam lotto-owe nüdle dignissim Christkindelsmärik leo et id, Spätzle DNA, id sit varius Carola porta so mamsell Wurschtsalad Gal ! auctor, Strasbourg semper leo messti de Bischheim chambon wurscht morbi und ac rossbolla kougelhopf lacus elit leverwurscht Chulien commodo Huguette tristique hop tellus amet Oberschaeffolsheim Chulia Roberstau vulputate sed gravida hopla merci vielmols flammekueche mänele ullamcorper ornare elementum placerat libero, kuglopf eleifend mollis quam, météor schpeck purus ch'ai suspendisse wie vielmols, blottkopf, barapli sit baeckeoffe Richard Schirmeck consectetur turpis schneck Kabinetpapier amet, munster s'guelt Yo dû.

Jeunes Agriculteurs - canton de Haguenau

Portes ouvertes sur la méthanisation

Publié le 26/07/2023

Dimanche 6 août, les Jeunes Agriculteurs du canton de Haguenau accueilleront le public sur le site de la station de méthanisation SAS ABH. Les visiteurs pourront découvrir les installations de ce site, bien visibles depuis la route, mais généralement fermées au public. Ce sera donc l’occasion de communiquer sur les atouts de la profession agricole en matière de lutte contre le changement climatique.

Implantée entre Wittersheim, Huttendorf, Keffendorf et Berstheim, la SAS ABH (pour Agriculteurs Biomethane Haguenau) a injecté ses premiers mètres cubes de biométhane le 13 octobre 2020, soit cinq ans environ après que le projet a émergé, et deux ans après le début des travaux. La SAS ABH, qui emploie aujourd’hui trois salariés, repose sur un groupe de 14 agriculteurs et un paysagiste, tous situés dans un rayon de 6 km autour du site de méthanisation. Le digesteur est alimenté uniquement avec des produits agricoles : fumier, lisier, pailles de maïs, culture intermédiaire à vocation énergétique (Cive), pulpes de betterave, décrit David Huss, salarié de la SAS qui s’occupe de préparer les rations. Au total, chaque année, le digesteur avale quelque 36 000 t d’intrants, à 15 % sous forme solide (5 400 t) et à 85 % sous forme liquide (30 600 t). David Huss doit faire en sorte que la ration reste stable dans le temps, et produise un digestat de qualité constante. Chaque matin et chaque soir, une ration est préparée dans une benne. Chaque jour, ce sont environ 100 t de matières organiques qui entrent régulièrement dans le digesteur, heure par heure. Le contenu du digesteur passe aussi régulièrement dans le post-digesteur, avant d’être stocké lorsque les différents micro-organismes ont fait leur œuvre pour produire du méthane à partir de la matière organique. David Huss compose les rations de façon à répondre à la demande de production, en fonction de la disponibilité des ingrédients et de leur pouvoir méthanogène. Les agriculteurs disposent d’un droit en digestat, à la hauteur de leur contribution en matières premières. Ils sont autonomes dans l’utilisation qu’ils en font. Le travail de David Huss consiste aussi à tracer les matières entrantes et sortantes. C’est notamment grâce à cette traçabilité que le biogaz issu de la SAS ABH a récemment été certifié RED2, ce qui atteste de sa durabilité. Différents points ont été pris en compte lors de cette certification, qui consiste à vérifier que l’unité consomme moins de gaz à effet de serre (GES) qu’elle ne permet d’en économiser : les intrants, le fonctionnement des installations… « Cette certification va devenir nécessaire pour les stations de méthanisation qui produisent plus de 200 normo mètres cubes/h de méthane (CH4), pour pouvoir bénéficier d’un tarif préférentiel », précise David Huss. Vendus à Engie et distribués par GRDF, les 315 normo mètres cubes de méthane produits chaque heure par la SAS ABH équivalent à la consommation de 10 000 foyers. Une information qui marquera sans doute les esprits des personnes qui saisiront l’opportunité de visiter cette unité de méthanisation !

Publié le 20/07/2023

La commune de Herrlisheim est marquée par la raffinerie de Strasbourg qui, de 1963 à 1984, a permis son développement, avant de laisser derrière sa fermeture une friche d’une centaine d’hectares. Elle est en cours de réindustrialisation et de renaturation. Herrlisheim en profite pour se développer, mais de manière raisonnée. La municipalité veille à préserver l’équilibre entre activité économique dynamique et qualité de vie.

Impossible d’évoquer l’agriculture et la ruralité à Herrlisheim sans aborder ce que le maire, Serge Schaeffer, qualifie de « petits Balkans » : une quinzaine d’hectares situés sur le site de l’ancienne raffinerie Total de Drusenheim-Herrlisheim qui, après sa fermeture en 1984, a laissé une centaine d’hectares impropres à la culture. Après des années de tractations, cette friche est en cours de réhabilitation. Une partie est réindustrialisée, pour accueillir l’Axioparc et de nouvelles entreprises. Une autre partie est dédiée à la renaturation, qui doit compenser la réindustrialisation du site. L’ensemble des opérations a été confié à l’aménageur (Tellos), au moyen d’un bail emphytéotique. Sauf sur 15 ha, qui appartiennent à la communauté de communes et qui font l’objet de nombreuses convoitises. Les agriculteurs, notamment, considèrent que comme ces terres étaient exploitées autrefois, elles doivent leur revenir. Les associations environnementales et les chasseurs défendent d’autres intérêts. Et chaque partie considère que « ses intérêts sont plus élevés que ceux des autres », résume Serge Schaeffer, qui se qualifie de « casque bleu », dans l’affaire. En effet, « mon rôle consiste à réussir à faire vivre tout le monde en bonne intelligence, donc à trouver l’équilibre entre compensations naturelles, demandes des agriculteurs, des chasseurs, des écologistes ». Hormis ce point de crispation, il fait bon vivre à Herrlisheim. Outre l’Axioparc, où l’entreprise Bauder, spécialiste de l’étanchéité et de l’isolation, va créer une centaine d’emplois, « sans consommation de foncier », une seconde zone industrielle permet à des entreprises de s’installer. Ainsi, le fabricant de moteurs Thyssenkrupp va générer une autre centaine d’emplois. La population de Herrlisheim, jusque-là relativement stable, à quelque 5 000 habitants, est donc amenée à s’accroître. Plusieurs lotissements sont en cours de construction, et un autre est en projet pour « fixer l’habitat, décrit Serge Schaeffer, qui rappelle que les lotissements sont dosés pour correspondre à la demande, aux besoins des jeunes générations qui souhaitent s’installer, ou continuer à vivre à Herrlisheim ». La commune poursuit l’équilibre, entre dynamiser son territoire et limiter l’artificialisation des sols. 600 arbres pour un mandat Herrlisheim bénéficie d’une belle dynamique associative. Les arboriculteurs de Herrlisheim, notamment, soutiennent la municipalité dans son projet d’implanter 600 arbres durant sa mandature. Un projet en bonne voie puisqu’à mi-mandat 300 arbres ont été plantés sur le ban communal afin de créer des zones de fraîcheur. Un travail que salue Serge Schaeffer, car : « Il ne suffit pas de planter des arbres, il s’agit aussi de les entretenir. » En outre, les arboriculteurs ont choisi des essences qui doivent mieux résister au changement climatique : chêne sessile et pédonculé, noyer, pommier sauvage, aulne, châtaignier… Dans le même ordre d’idée, la municipalité a levé le pied sur la tonte des espaces verts. Si elle est davantage favorable à la biodiversité, la fauche tardive nécessite de faire un peu de pédagogie : « Pour certains, ça fait un peu trop unordnung (ou désordre) », sourit Serge Schaeffer. Le fleurissement du village aussi a été adapté. La priorité a été donnée au centre bourg, avec des espèces moins exigeantes en eau dans des parterres équipés d’oyas, ce qui a permis de réduire le temps consacré à l’arrosage. Pour favoriser les mobilités douces, la municipalité a tracé 6 km de pistes cyclables, notamment vers les écoles, les commerces et le Kleinbach, le cours d’eau qui traverse la commune. Serge Schaeffer se déplace le plus souvent possible à vélo et encourage ses adjoints à faire de même, pour « montrer l’exemple ». La municipalité met aussi en œuvre des actions pour économiser l’eau et produire des énergies renouvelables. Ainsi, le nouvel atelier municipal, en cours de construction, sera couvert de 1 200 m2 de panneaux photovoltaïques, équipé d’une pompe à chaleur, et d’une citerne de 50 m3 qui permettra de récupérer les eaux de pluie qui dévalent du toit. Une ressource qui servira à arroser arbres et espaces vertes. « Le nouvel atelier municipal devrait, à terme, rapporter davantage à la commune qu’il ne lui a coûté », pointe Serge Schaeffer. Dialoguer Enfin, la municipalité entretient de bonnes relations avec ses agriculteurs. La profession est représentée au conseil municipal par Michel Georg, double actif aujourd’hui retraité, qui « parle agriculture première langue », sourit Serge Schaeffer, qui apprécie ces professionnels de la terre : « Ils sont autant aimés que critiqués, par exemple pour l’impact de leur activité sur la ressource en eau. Il est donc important de nourrir le dialogue pour progresser ensemble », pointe Serge Schaeffer. C’est avec cette volonté qu’un travail a été mené dans les aires d’alimentation de deux captages d’eau en partenariat avec le SDEA, la Safer et la Chambre d'agriculture d’Alsace. « L’objectif est d’identifier les mouvements de foncier. La commune doit avoir une maîtrise foncière pour pouvoir mettre en place une convention qui aille dans le sens de la réduction du recours aux produits phytosanitaires », résume Serge Schaeffer. Une politique qui « génère des dialogues très intéressants avec les agriculteurs, et qui a été reçue plutôt positivement par la profession », estime le maire. Depuis qu’il a été élu maire en 2020, Serge Schaeffer a vu les crises se succéder. Il y a eu le Covid, puis la hausse du coût des matières premières et de l’énergie, qui ont impacté le budget de la commune. Pour lui, ces crises doivent inciter à « penser autrement », pour aller vers davantage de sobriété énergétique, d’autonomie des territoires : « Travailler, habiter, se nourrir… L’idéal serait de pouvoir tout faire sur le même territoire » ! À ces crises, sanitaire et économique, s’en ajoute une sociétale, estime Serge Schaeffer qui en veut pour preuve l’augmentation des conflits de voisinage, un rapport aux élus différents : « Nous devrions être responsables de tout. Et agir immédiatement », constate-t-il. Or, dans les faits, les élus se retrouvent donc coincés entre des citoyens exigeants, des responsabilités qui leur incombent sans que les finances ne suivent. Résultat : « Nous sommes confrontés à des injonctions contradictoires. » En outre, le manque de moyens se traduit par des renoncements, notamment en matière d’investissements, tout simplement parce que « faire vivre l’existant requiert un budget incompressible. »

Pages

Les vidéos