Élevage

Publié le 23/10/2020

Le seul rendez-vous des professionnels de l’élevage et de l’agriculture dans le Grand Est a eu lieu du 20 au 22 octobre à Metz. La neuvième édition d’Agrimax a été riche en rencontres malgré le contexte sanitaire. Des éleveurs alsaciens ont fait le déplacement.

Le soulagement des organisateurs comme de tous les professionnels présents était bien visible mardi matin à l’ouverture de la manifestation. Jusqu’au dernier moment, les incertitudes étaient réelles. « On a tenu à organiser ce salon pour notre territoire, mais aussi pour la profession agricole. Il y a une baisse des exposants et il y aura une baisse du nombre des visiteurs. C’est une évidence. Mais, les éleveurs, eux, sont là. C’est un salon qui va marquer l’année 2020 », explique Christophe Dechoux, responsable du salon Agrimax. Un événement qui se veut être une véritable plateforme de l’élevage pour tout le Grand Est avec des vaches, évidemment, mais également des moutons, un pôle avicole très important et des équins. « Les éleveurs sont demandeurs de sortir et de se comparer. Ils peuvent le faire sereinement ici avec les différents concours. Et puis, il y a un enjeu économique important. Dans cette période compliquée depuis quelques mois, les agriculteurs n’ont jamais arrêté de produire. Ils ont assuré la continuité alimentaire. Ce salon, c’est un peu leur récompense », ajoute Jean-Luc Pelletier pour l’association « Ambition Grand Est Élevage Europe ». Le développement d’Agrimax s’inscrit dans la durée. Cela fait trois ans que ses responsables travaillent avec ceux du sommet de l’Élevage pour propulser Agrimax parmi les grands rendez-vous nationaux, et même européens. Cette ambition est partagée par de nombreux partenaires, comme le réseau des Chambres d’Agriculture. Plutôt que de freiner cet état d’esprit positif, la crise sanitaire n’a fait que mobiliser davantage le monde de l’élevage. « Le simple fait d’ouvrir cette manifestation est une victoire. On le sent en voyant ces professionnels motivés », se félicite Christophe Dechoux. Une manifestation qui concentre sur près de 20 000 m² couverts et un espace plein air en entrée de salon l’ensemble des savoir-faire des acteurs de la filière. « Voir si notre travail est au niveau » Les éleveurs alsaciens ont répondu présents. Pour deux d’entre-eux, Agrimax est l’occasion de valoriser leur cheptel de race limousine. « On vient régulièrement ici pour promouvoir notre élevage et se comparer aux collègues. Agrimax permet de voir si notre travail est au niveau. Il offre également des opportunités commerciales », explique Louis Steinmetz de l’EARL du même nom à Berstheim. Il est venu avec trois de ses limousines. Un mâle de l’année, une génisse de l’année et un taureau reproducteur âgé de deux ans et demi. « Ce dernier est issu de la station nationale de Limoges qui est très réputée pour la qualité de son travail génétique. Pour les limousines, le concours a lieu le mercredi. Je suis très content qu’il se fasse et que cette manifestation ait été maintenue. C’est le seul concours allaitant actuellement sur le Grand Est de la France. C’est aussi le plus réputé », ajoute Louis Steinmetz. Il a obtenu des prix par le passé, mais l’éleveur vient avant tout à Agrimax par passion et plaisir. « Nous avons un élevage de 60 vaches allaitantes. Toute l’année, on bosse sur l’exploitation. Pour ma part, j’ai travaillé pendant six ans au herd-book limousin (organisme de sélection, N.D.L.R.). Je me suis installé il y a six mois à la suite du départ en retraite de mon père », conclut le jeune homme. Un peu plus loin, Brice Antoni est également très motivé. Avec son frère, il est responsable de l’exploitation familiale, l’EARL de la ferme du Piémont à Westhoffen. Âgé de 29 ans, il s’est installé il y a deux ans. « Nous avons un élevage de 65 mères et la suite. On est naisseur. Nous vendons toute la viande sur l’exploitation hormis les broutards qui sont vendus à un engraisseur. J’ai exercé le métier de boucher pendant dix ans avant de rejoindre la ferme à la retraite de mon père. C’est la deuxième fois que nous faisons un concours. La première fois, c’était à Épinal il y a quelques années. Comme nous sommes sélectionneurs de la race, c’est une suite logique de finalement être ici et de participer à un concours de ce niveau », indique Brice Antoni qui est venu avec deux animaux. Un gros travail génétique Dans un autre hall, l’équipe des éleveurs du syndicat Holstein du Bas-Rhin est présente en force. Elle est accompagnée de Perrine Ludwig, technicienne chez Prim’Holstein France. « Les éleveurs qui sont là sont adhérents chez nous. Ils font du pointage et un gros travail de génétique. Ce concours est important car il est réputé de bon niveau. Il y a de beaux animaux. Pour les professionnels, c’est d’autant plus important d’être présent qu’il n’y a pas grand-chose cette année en raison du contexte sanitaire. Cela leur permet de se revoir. C’est un moment de partage privilégié », précise Perrine Ludwig. Salarié au Gaec Wilt à Dachstein, Mathieu Urban acquiesce. « C’est toujours bien de pouvoir se confronter aux éleveurs des autres départements. Pour nous, c’est une évidence. À tous les concours, nous emmenons plusieurs animaux. C’est le cas cette année avec cinq vaches. L’une d’elle vient de remporter le titre de grande championne au concours virtuel organisé par Prim’Holstein France », précise Mathieu Urban. À quelques mètres, Olivier Wilt est précisément aux petits soins pour Emy, fille de Yorick sur Shottle. Lors de ce concours virtuel, elle s’était démarquée déjà en section par ses dimensions associées à un pis remarquable, notamment au niveau de ses attaches. À l’arrière du hall, la famille Gutzwiller de la ferme du Neuhof à Michelbach-le-Haut dans le Haut-Rhin est bien présente avec ses vaches et génisses. Mais, mardi après-midi, la priorité pour les deux enfants, Alicia et Olivier, est de préparer le concours des jeunes présentateurs. Il faut soigner la conduite des génisses.   Hier, le salon a été inauguré en présence de François Grosdidier, Maire de Metz et Président de Metz Métropole Publiée par Agrimax sur Mercredi 21 octobre 2020  

Confédération Régionale des Apiculteurs d’Alsace

Les résultats du concours annuel des miels d’Alsace

Publié le 16/10/2020

Le Concours des miels des apiculteurs producteurs du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, organisé par la Confédération régionale des apiculteurs d’Alsace, s’est déroulé le samedi 3 octobre. En raison de la crise sanitaire, la traditionnelle séance de dégustation organoleptique, qui consiste à faire déguster chaque échantillon de miel par trois juges successifs, n’a pas pu avoir lieu.

Il faut préciser que ce concours permet de certifier qu’un miel répond aux exigences réglementaires. Comme chaque année, c’est le laboratoire vétérinaire départemental de Colmar, en charge des analyses physico-chimiques, qui a validé les résultats. Ce sont 188 échantillons de miel qui ont été présentés contre 141 en 2019, et deux miels ont été éliminés pour non-conformité à l’humidité (celle-ci doit être de 18 % d’eau au maximum). Cette année, il n’y a donc pas de médailles et seule la « conformité a pu être attribuée pour 186 miels soumis aux analyses ». Cela démontre une fois de plus la qualité des miels alsaciens. L’année 2020 a été plutôt favorable, surtout pour les miels de printemps qui ont bénéficié d’une météo très clémente. La saison a permis, dans la plupart des secteurs, de récolter l’ensemble des crus disponibles dans la région. Et les miels de fleurs, forêt, sapin et acacia en occupent une bonne place. Les apiculteurs d’Alsace espèrent que l’édition 2021 permettra à nouveau de réaliser la séance de dégustation, afin d’attribuer les médailles, reconnaissance de qualité, aux miels méritants. Le palmarès Miel d’acacia Pierre Bagy de Saint-Hippolyte, Philippe Bossard de Saint Cosme, Ferme Rolli de Bergheim, André Frieh de Ribeauvillé, Roland Fuhrmann de Ribeauvillé, Philippe Gambert de Scherwiller, Dominique Gelly de Houssen, Rachida Georgenjuhm de Vœgtlinshoffen, André Graff d’Issenheim, Edgar Kreutzer de Mittelwihr, Georges Kreyer de Rodern, Bernard Laenger de Bennwihr, Gilles Lehmann de Riquewihr, Jean-Marcel Leonhardt de Kaltenhouse, Philippe Pallucci de Hirtzfelden, Nicolas Reiner de Hunawihr, Jean-Pierre Rinaldi de Cernay, Sundicat des Apiculteurs de Cernay de Saint Cosme, Jean-Paul Weber de Rodern. Miel de châtaignier Pierre Bagy de Saint-Hippolyte, Pascal Bischoff du Hohwald, Bernard Christen de Bernwiller, Christophe Cunin de Bassemberg, Ferme Rolli de Bergheim, Roland Fuhrmann de Ribeauvillé, André Graff d’Issenheim, Jean-Pierre Heller d’Obersaasheim, Gérard Lickefaffenhoffen, Anne Ludaescher de Mackenheim, Annie Matter de Thannenkirch, Didier Moser de Sierentz, Michel Obrecht de Ribeauvillé. Miel de fleurs Francis Anchling de Helfrantzkirch, Pierre Bagy de Saint-Hippolyte, Daniel Bembenek de Vieux-Thann, Pascal Bischoff du Hohwald, Jean Braun de Wittisheim, Bernard Christen de Bernwiller, Christophe Cunin de Bassemberg, Michel Dubois de Colmar, Jacques Duhail de Lutterbach, André Ehrlich d’Ensisheim, Sébastien Foehrlé de Rumersheim-le-Haut, André Frieh de Ribeauvillé, Jean-Pierre Heller d’Obersaasheim, Robert Hummel de Thann, Jacques Jounet de Volgelsheim, Louis Klee de Katzenthal, Bernard Laenger de Bennwihr, Jean-Marcel Leonhardt de Kaltenhouse, Georges Leonhart de Diebolsheim, Catherine Levêque de Herrlisheim, Anne Ludaescher de Mackenheim, Vincent Marchal de Vœgtlinshoffen, Jean-Jacques Martz de Offendorf, Annie Matter de Thannenkirch, Henri Mischel de Labaroche, Philippe Pallucci de Hirtzfelden, Gilles Renaud de Thannenkirch, Robert Romain de Vieux-Thann, Anne-Marie Schneider de Witternheim, Frédéric Schbnel d’Aspach le Haut, Syndicat des Apiculteurs de Cernay de Saint Cosme, Syndicat des Apiculteurs de Ribeauvillé, Gilawalter de Sigolsheim, Dany Voltzenlogel d’Offendorf. Miel de forêt Noël Aigle de Lapoutroie, Francis Barthlen de Reiningue, Daniel Bombenek de Vieux-Thann, Christophe Blaesy d’Illkirch-Graffenstaden, Philippe Bosshardaint Cosme, Jean-Claude Braun de Wittisheim, Bernard Christen de Bernwiller, Lucien Christmann de Haguenau, Christophe Cunin de Bassemberg, Michel Dubois de Colmar, Jacques Duhail de Lutterbach, Hugo Ferber de Guemar, Ferme Rolli de Bergheim, Jessica Forny de Riedisheim, André Freppel d’Albé, Alain Frieh de Ribeauvillé, André Frieh de Ribeauvillé, Roland Fuhrmann de Ribeauvillé, Philippe Gambert de Scherwiller, Dominique Gelly de Houssen, Grandes Sources de Wattwiller de Wattwiller, Bertrand Hirtz de Strasbourg, Valérie Houssemand de Sainte-Marie-aux-Mines, Jean-Paul Hugel de Saarie aux Mines, Jacques Jounet de Volgelsheim, Raymond Kleinclaus de Grendelbruch, Georges Kreyer de Rodern, Bernard Laenger de Bennwihr, André Lambach de Wattwiller, Jean-Marcel Leonhardt de Kaltenhouse, Vincent Leonhardt de Hohwart, Gérard Lickel de Pfaffenhoffen, Gérard Maurice de Lapoutroie, Mario Piasentin de Neuwiller la Roche, Gilles Renaud de Thannenkirch, Jean-Pierre Rinaldi de Cernay, Anne-Marie Schneider de Witternheim, Céline Schneider de Friesenheim, Sébastiert Soehnlen de Wattwiller, Syndicat des Apiculteurs de Cernay de Saint-Cosme, Syndicat des Apiculteurs de Ribeauvillé de Ribeauvillé, Daniel Vincent de Natzwiller, Dany Voltzenlogel d’Offendorf, Jacky Wendling de Haguenau, Christophe Wicker de Hochfelden. Miel de sapin Noël Aigle de Lapoutroie, Francis Anchling de Helfrantzkirch, Pascal Bischoff du Hohwald, Christophe Blaesy d’Illkirch-Graffenstaden, Jean-Remy Bohn d’Ammerschwihr, Jean-Claude Braun de Kaysersberg, Bernard Christen de Bernwiller, Christophe Cunin de Bassemberg, Benoit Diring de Raedersdorf, Hugo Ferber de Guemar, Ferme Rolli de Bergheim, Michel Frenot de Munster, André Freppel d’Albé, Alain Frieh de Ribeauvillé, André Frieh de Ribeauvillé, Roland Fuhrmann de Ribeauvillé, Dominique Gelly de Houssen, Christophe Haas d’Ostheim, Robert Hartemann de Marckholsheim, Jean-Marc Karrer d’Elbach, Louis Klee de Katzenthal, Edgar Kreutzer de Mittelwihr, Bernard Laenger de Bennwihr, Gilles Lehmann de Riquewihr, Vincent Leonhardt de Hohwart, Bernard Marck de Kientzheim, André Masselier de Stosswihr, Gilbert Mattern de Kaysersberg, Cindy Meyer d’Aubure, Henri Mischel de Labaroche, Didier Moser de Sierentz, Michel Obrecht de Ribeauvillé, Jean-Pierre Poure de Grandfontaine, Nicolas Reiner de Hunawihr, Gilles Renaud de Thannenkirch, André Rutschmann de Ribeauvillé, Anne-Marie Schneider de Witternheim, Céline Schneider de Friesenheim, Syndicat des Apiculteurs de Ribeauvillé de Ribeauvillé, Gilbert Trawalter de Sigolsheim, Jean-Paul Weber de Rodern. Miel de tilleul Francis Anchling de Helfrantzkirch, Daniel Bembeneck de Vieux Thann, Conseil départemental du Haut-Rhin, Sean Durkin d’Attenschwiller, Écomusée d’Alsace, André Ehrlich d’Ensisheim, Hugo Ferber de Guemar, FermeRolli de Bergheim, Sébastien Foehlé de Rumersheim-le-Haut, Habitat de Haute Alsace de Colmar, Robert Hartemann de Marckolsheim, Jean-Pierre Heller d’Obersaasheim, Catherine Levêque de Herrlisheim. Miel fleurs crème Francis Anchling de Helfrantzkirch, Jean-Luc Chevallier de Carspach, Lucien Christmann de Haguenau, Sean Durkin d’Attenschwiller, Ferme Rolli de Bergheim, Roland Fuhrmann de Ribeauvillé, Jean-Pierre Heller d’Obersaasheim, Alfred Hoffmann de Bust, Jean-Marc Karrer d’Elbach, Bernard Wendling d’Altkirch.

Publié le 15/10/2020

C’est une première dans la filière viande, le distributeur Carrefour propose un prix garantissant sur l’année la répartition équitable de la valeur ajoutée, à 2,45 €/kg vif pour des bœufs de 270 à 330 kg, élevés de 14 à 17,9 mois. C’est le contrat Prim’Herbe qui valorise des itinéraires d’engraissement moins intensifs. La viande est en vente en barquettes dans 50 magasins de l’Hexagone.

Rassurer le consommateur par rapport à ses attentes, tout en lui assurant un produit bon marché, et en même temps rémunérer équitablement le producteur : c’est la philosophie du contrat Prim’Herbe que met en place le groupe de distribution Carrefour à l’échelle nationale (5 400 magasins en France, dont 250 hypers et 4 000 magasins de proximité). Le contrat Prim’Herbe vient d’être signé entre l’enseigne de distribution et l’union de coopératives Cloé*, réunissant les coopératives du Grand Est Lorca, Cal et Comptoir agricole. Un contrat quadripartite en réalité, où tout le monde s’engage : le distributeur, la coopérative, l’éleveur et l’abatteur, Elivia à Mirecourt et Sicarev dans le Centre. Parmi la quarantaine d’éleveurs affiliés à Cloé, Jérôme Melard, naisseur - engraisseur à Puttigny, en Moselle (près de Château-Salins), présentait son atelier d’engraissement le 6 octobre. Gautier Lerond, directeur du pôle agriculture de Lorca, introduisait la présentation sur les enjeux de « la valorisation des prairies des éleveurs » et de cet itinéraire d’engraissement moins intensif. L’enjeu final, « c’est de préserver la consommation de viande bovine » qui diminue inexorablement de 0,6 % par an depuis 2009 (source Agreste), avec une viande de qualité, accessible en barquettes et présentant des garanties environnementales. « On mise énormément sur ce contrat parce qu’il est original et unique en France », explique Pascal Kardacz, responsable technique de la filière élevage chez Lorca. « C’est un contrat hyper cadré et très abouti. » De son côté, Carrefour « compte bien le généraliser à toute la France ». Pour l’heure, 50 magasins proposent cette viande chartée et en barquettes. « Ce n’est qu’un début, nous souhaitons engager beaucoup plus d’éleveurs ». L’approvisionnement a commencé en septembre au rythme de dix bêtes par semaine et devrait monter en puissance en janvier prochain avec 25 bêtes par semaine. Et même « doubler ou tripler, tout dépendra de la demande des magasins. Mais le marché s’annonce important et durable », ajoute Pascal Kardacz. Cette gamme de viande Prim’Herbe sera proposée en rayon libre-service et non à la découpe, donc avec une connotation bon marché.   Les premier retours de la conférence de presse suite à la signature du contrat Prim'Herbe signé entre l'union de... Publiée par Groupe CAL - Coopérative Agricole Lorraine sur Vendredi 9 octobre 2020   Engraissement peu intensif : une nouvelle filière rentable L’originalité de ce contrat, c’est qu’il génère une production en cycle court de 200 jours, or le taux de rotation influe sur la rentabilité de l’exploitation. La productivité s’effectue donc sur un mode différent de l’engraissement classique. Pour y voir plus clair sur la rentabilité, l’idée c’est de ramener le calcul de rentabilité au jour de présence de l’animal. « Comme c’est une nouvelle production, on manque de recul. Mais les études de bilan des exploitations témoignent d’une rentabilité annuelle intéressante liée au taux de rotation plus court. Les éleveurs se montrent pour l’heure très satisfaits de ce contrat », précise Pascal Kardacz. Arvalis sur son site d’expérimentation à Saint-Hilaire-en-Woëvre, dans la Meuse, étudie actuellement ce nouveau modèle d’élevage. Plusieurs rations sont à l’étude, afin de mieux définir l’itinéraire technique. Il ne s’agit pas d’amener les animaux à une croissance forte : ils prennent en moyenne 1,2 kg/jour. Un cahier des charges exigeant « On fait la promotion mais l’accompagnement technique est important », prévient Pascal Kardacz. Ainsi que le respect strict du cahier des charges : la viande peut provenir de génisses ou de bœufs âgés de 14 à 18 mois, de race à viande pure ou race mixte laitière. À l’abattage, le poids de carcasse doit se situer entre 270 à 330 kg, au terme d’une durée d’engraissement de 4 mois minimum. La conformation moyenne doit se situer entre O + à R +, l’état d’engraissement doit être standard de niveau 3. L’alimentation est sans OGM, 100 % d’origine France, dont 90 % sont produits sur l’exploitation. Et la ration comprend 35 % minimum d’herbe qui peut être issue de prairie temporaire (avec du méteil et du sorgho). Cette exigence est en lien avec la coloration de la viande qui doit être rouge, selon les attentes consuméristes. La ration peut être renforcée par une complémentation en vitamine E et en sélénium, connus pour leurs propriétés antioxydantes, favorables donc à la tenue de la viande en barquette. Durant les 4 derniers mois, aucun antibiotique n’est autorisé. Autre originalité mais assez contraignante, le contrat impose deux pesées obligatoires (ou trois pour les naisseurs-engraisseurs), ceci pour un suivi de la croissance et un ajustement de la ration. Une pesée est obligatoire un mois avant la sortie, de manière à programmer l’abattage des animaux et satisfaire les besoins des enseignes. S’agissant du bien-être animal, l’exploitation est soumise à un diagnostic BoviWell. Il repose sur les cinq libertés : absence de faim, de soif, d’inconfort, de stress, de douleur, de maladie et possibilité d’exprimer son comportement naturel. Ce diagnostic fixe un plan d’amélioration si besoin. Quant au diagnostic Cap’2ER qui évalue la performance environnementale tous les deux ans, il s’adresse à la biodiversité, au stockage du carbone, et aux émissions de gaz à effet de serre.    

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